AccueilLa UNEL’«arme fatale» d’Ennahdha pour raboter les pouvoirs de Saied!

L’«arme fatale» d’Ennahdha pour raboter les pouvoirs de Saied!

La crise actuelle du pays est souvent attribuée au système politique quasi-parlementaire, qui ne précise pas clairement les pouvoirs des trois autorités : le président, le parlement et le chef du gouvernement.

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Elle s’exprime présentement dans un épisode de franche belligérance qui met aux prises notamment le  Mouvement islamiste Ennahdha et le président de la République, Kais Saied,  un conflit qui est appelé à s’intensifier dans les prochains jours, le parti islamiste se lançant dans une nouvelle manœuvre visant à limiter les pouvoirs constitutionnels de la présidence.

Selon des sources parlementaires citées par The Arab Weekly,  les membres du bloc parlementaire du parti islamiste ont soumis un nouveau projet de loi visant à modifier la loi électorale. Le texte d’après les mêmes sources, comprend une série de propositions visant principalement à révoquer la prérogative spéciale du président qui lui permet de convoquer des élections ou des référendums.

La dernière initiative d’Ennahdha va probablement exacerber les tensions politiques dans le pays et ajouter aux difficultés croissantes des Tunisiens  et de la classe politique.  Les sources parlementaires, qui se sont exprimées sous le couvert de l’anonymat, ont révélé que le projet de loi a été soumis le 20 avril dans un contexte de black-out médiatique.

L’article 101 « revu et corrigé »

Le texte de ce projet de loi, dont The Arab Weekly a obtenu une copie, mentionne une proposition d’amendement de l’article 101 de la loi électorale, qui stipule que « la convocation des électeurs est effectuée par décret présidentiel dans un délai minimum de trois mois avant le jour du scrutin pour les élections législatives, municipales et présidentielles et un délai minimum de deux mois avant le jour du scrutin pour un référendum ».

Dans le projet de loi, Ennahdha veut modifier le texte de cette disposition pour qu’elle  soit libellée comme suit : « la convocation des électeurs est effectuée par décret gouvernemental dans un délai minimum de trois mois avant le jour du scrutin pour les élections législatives, municipales et présidentielles ; un délai minimum de deux mois avant le jour du scrutin pour un référendum et un délai minimum d’un mois avant le jour du scrutin pour les élections anticipées ou partielles. »

La formule proposée montre clairement  qu’Ennahdha tente de bloquer toute tentative du président d’appeler à des élections anticipées, ou d’annoncer un référendum. Ce faisant, le mouvement islamiste espère retirer à  Saied l’une de ses attributions et l’accorder au  chef du gouvernement,  privant ainsi le chef de l’Etat président d’un atout essentiel auquel il pourrait recourir s’il souhaitait modifier l’équilibre politique actuel.

Selon les experts, Ennahdha est particulièrement préoccupé par l’appel à un référendum sur la constitution pour modifier le système politique actuel.

« Le texte du projet de loi sur l’article 101 de la loi électorale montre clairement qu’Ennahdha envenime le conflit politique. C’est un projet qui vise à réduire les pouvoirs et l’autorité du président lorsqu’il s’agit d’organiser des élections, en général », a déclaré le député Mabrouk Korchid à The Arab Weekly. Il estime que cette démarche envoie un nouveau message à Saied.

Amener Saied à négocier

« C’est plutôt un message politique car Ennahdha sait manifestement  que ce projet de loi ne passera pas. Il sera soit rejeté par les députés, soit laissé sans effet lorsque le président refusera de le signer », affirme  Korchid, soulignant que « le but de ce projet de loi est de défier davantage le président Saied, Ennahdha espérant l’amener à la table des négociations. »

Korchid a noté que les islamistes ont fait pression sur le président avec des campagnes contre sa personne et des menaces de destitution de Saied pour « une grave erreur. » « Nous assistons à une nouvelle dispute politique dont la loi est l’arme et le parlement le champ de bataille », a déclaré le député tunisien.

Le secrétaire général du Mouvement populaire (16 sièges parlementaires), Zouhair Maghzaoui, avait auparavant déclaré à une radio locale qu’il y a « une bataille politique entre deux camps et sur deux fronts majeurs. »

Il a souligné que « l’affaire n’est pas liée à la Constitution, bien que le prétexte de cette bataille ait été la Loi fondamentale. Il s’agit plutôt d’une bataille politique, opposant les forces sociales et nationales aux groupes de l’islam politique. Le camp de l’islam politique est dirigé par le mouvement Ennahda et ses alliés, qui sont principalement fidèles à des partis étrangers, avec une adhésion à la démocratie formelle et un engagement envers une transition démocratique en difficulté. D’autre part, les forces sociales et nationales s’accrochent toujours à la réalisation des objectifs et des revendications de la révolution. »

Maghzaoui a noté que le différend a éclaté entre Ennahdha et Saied, lorsque ce dernier a refusé d’adhérer à l’axe des Frères musulmans lors d’une visite du président turc Recep Tayyip Erdogan en Tunisie, fin décembre 2019.

Maghzaoui a poursuivi en disant que les récents mouvements et déclarations d’Ennahdha montrent que les islamistes sont « terrifiés » parce que « leurs calculs après les élections de 2019 se sont avérés faux. »

Ennahdha, a-t-il dit, voulait un chef du gouvernement faible, que son leader Rached Ghannouchi pourrait contrôler. Les islamistes voulaient également un président, qu’ils peuvent garder sous contrôle, a ajouté Maghzaoui.

5 Commentaires

  1. Les forces ssociales, démocrates, progressites et modernistes doivent bouger et montrer leur force, leur synergie aux islamistes terroristes. Il est temps que ces forces vives qui aiment leur pays et militent pour l’avanir de leurs enfants s’unissent autour de Abir Moussi pour contrer la secte Ennahdha et ses alliés. c’est la seule voix qui reste pour assurer un meiller futur de la nation. Le parti islamiste Ennahdha est un parti dangereux pour nous tous, il a rassemblé tous les criminels et les milices du monde (Al Khara-ma et ses voyous). Il ne faut plus compter sur l’étiquette « tunisien » à l’étranger, A l’étranger, le tunsien est un tueur, il égorge les innocents, les enseignants, les policiers et les citoyens étrangers. Adieu aux opportunités en matière de sciences et technologies, études et travail pour la future génération. Vos enfants n’auront plus la chance que les séniors ont vécu la belle période avant la « Merdolution », avant l’entrée en Tunisie de ces criminels. Unissez-vous, c’est la seule chance qui vous reste.

  2. Le Président n’a pas besoin qu’un parti vienne lui restreindre son champ d’activité politique ou raboter ses pouvoirs ,il a le don de faire le vide autour de lui !Prenez un seul exemple… En visite en France il a fait rire la droite et l’extrême droite française qui n’espéraient pas autant en déclarant que la France n’a pas colonisé la Tunisie elle l’a tout simplement protégée!!!

  3. Nahdha adapte les articles de la Constu8pour une main mise totale sur le pays avec un règne sur plusieurs décennies

  4. Il est très bien Kais Saïd et on se fiche de ce que pense la droite française ce sont des islamistes de toutes façons et les islamistes ça ne pense pas ça s’amuse de tout et de rien.

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