Le cabinet IHS Markit évoque la probabilité d’élections anticipées dans 6 mois...

Le cabinet IHS Markit évoque la probabilité d’élections anticipées dans 6 mois en Tunisie

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Le 10 janvier, l’Assemblée des représentants du peuple, le parlement tunisien, n’a pas voté la confiance au gouvernement de coalition proposé par le chef du gouvernement désigné Habib Jemli, nommé par le président Kais Saied le 15 novembre 2019 avec le soutien du parti islamiste Ennahda.

Le rejet par le parti populiste Qalb Tounes du gouvernement proposé par Jemli a été la clé de l’échec de sa tentative. Ce parti est le deuxième plus grand parti au Parlement après Ennahda issu des élections législatives de novembre 2019. Aucun parti ne dispose d’une majorité suffisante.

Selon la constitution tunisienne, le président Kais Saied dispose désormais de 10 jours pour nommer un nouveau Premier ministre, qui doit être approuvé par le Parlement dans un délai d’un mois. A défaut, Saied sera contraint de dissoudre l’Assemblée nationale et de convoquer de nouvelles élections, estime IHS Markit, leader mondial de l’information, de l’analyse et des solutions pour les principales industries et des marchés qui font tourner l’économie mondiale.

Il explique, dans une note publiée ce 24 janvier 2020, que l’échec de Jemli à obtenir le vote de confiance au parlement signifie qu’un processus difficile de formation de coalition doit être relancé par Saied et un chef de gouvernement nouvellement désigné, qui rencontreront probablement les mêmes difficultés que leur prédécesseur pour constituer un cabinet convenu par les partis politiques ayant des opinions politiques opposées. « Même si un nouveau gouvernement parvient finalement à obtenir l’approbation du Parlement, sa majorité sera sans doute si faible qu’un nouveau gouvernement sera de courte durée, ce qui augmentera la probabilité d’une nouvelle élection dans les six mois à venir », souligne IHS Markit.

Le risque de nouvelles élections est aggravé par le fait que la Tunisie doit obtenir un autre prêt de 3,5 milliards d’euros du Fonds monétaire international pour couvrir le budget 2020. Ce prêt sera probablement conditionné à une nouvelle série de mesures d’austérité que le prochain gouvernement devra adopter, ce qui pourrait déclencher un mécontentement populaire et affaiblir encore sa position.

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