« Des espaces d’isolement sont mis en place par les autorités sanitaires pour mettre à l’écart les malades infectés par des virus contagieux d’une manière générale et par la variole simienne (mpox) en particulier si jamais elle est repérée en Tunisie », a assuré samedi Riadh Daghfous, Directeur Général du Centre National de Pharmacovigilance.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Daghfous a souligné que l’isolement du malade entre deux à quatre semaines permet de contenir la propagation de l’infection.
Il a, en outre, indiqué que l’isolement peut se faire à domicile ou à l’hôpital rappelant l’importance de respecter les mesures préventives notamment l’hygiène et l’utilisation d’objets personnels.
Dans ce contexte, Daghfous a appelé les personnes présentant des éruptions cutanées à rester chez elles pendant la période d’isolement.
Selon la même source, le niveau actuel de propagation de la variole simienne n’a pas atteint celui de 2022, lorsque l’Europe avait connu des taux record d’infections. Il a affirmé que les équipes médicales suivent de près toutes les évolutions, et que les équipes sanitaires surveillent également les points de passage frontaliers.
Le responsable a fait savoir qu’il existe trois types de vaccins, principalement destinés aux personnes ayant été en contact avec le patient ou aux individus ayant une immunité faible.
Dans ce contexte, le Directeur de la Pharmacovigilance a souligné que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) mobilise tous ses efforts pour diriger les vaccins vers les pays africains qui enregistrent les taux d’infection les plus élevés, notamment la République Démocratique du Congo, et dans une moindre mesure, le Burundi et le Kenya.
Le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait estimé mercredi dernier que la recrudescence de variole simienne (mpox) en République démocratique du Congo (RDC) et dans un nombre croissant de pays d’Afrique constituait une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) au titre du Règlement sanitaire international (2005) (RSI).
Le contrôle est renforcé au niveau des frontières et les malades infectés par des virus contagieux sont mis à l’écart
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