Les ressources en gaz naturel (production nationale + forfait fiscal) ont atteint 698 ktep-pci, à fin mai 2026, enregistrant, ainsi, une baisse de 14% par rapport à la même période de l’année précédente, selon le rapport sur « la conjoncture économique (mai 2026) »publié par l’Observatoire National de l’Energie et des Mines.
La production nationale du gaz commercial sec a enregistré une quasi-stabilité. Il convient de noter que le Champs Nawara et celui de Chergui ont enregistré respectivement une hausse de production de 10% et de 26%. Pour ce qui est du Gaz commercial du sud, sa production a enregistré une hausse de 5%, alors que le Champ Hasdrubal a connu une baisse de la production de 17%.
L’observatoire a noté une baisse du forfait fiscal sur le transit de gaz d’origine algérienne de 33%, à fin mai 2026 par rapport à fin mai 2025 en se situant à 225 ktep-pci.
Par ailleurs, la répartition de la redevance totale entre la part cédée à la STEG et celle destinée à l’exportation montre qu’à fin mai 2026, la quasi-totalité de la redevance a été cédée à la STEG, représentant près de 87 % du volume total.
A signaler qu’un dépassement des prélèvements STEG sur la redevance revenant à l’Etat Tunisien a été enregistré en 2025 d’une quantité de 240 millions de Cm3, en cours de régularisation.
S’agissant des achats du gaz algérien, ils ont enregistré une hausse de 8% entre fin mai 2025 et fin mai 2026, pour se situer à 1143 ktep-pci.
L’approvisionnement national en gaz naturel a enregistré une quasi-stabilité entre fin mai 2025 et fin mai 2026 pour se situer à 1812 ktep-Pci.
La demande de gaz naturel quasi étale
La demande totale de gaz naturel a enregistré une quasi-stabilité entre fin mai 2025 et fin mai 2026 pour se situer à 1807 ktep-pci.
La demande destinée à la production d’électricité a signé la même tendance, tout comme celle destinée à la consommation finale.
Le secteur de la production électrique reste, de loin, le plus grand consommateur de gaz naturel (65% de la demande totale à fin mai 2026), la production électrique est en effet basée sur le gaz naturel d’environ 91%.
Pour les usages finaux (hors production électrique), la demande de gaz naturel a connu une quasi stabilité pour se situer à 624 ktep-pci.
La demande des clients moyenne et basse pression a enregistré une légère hausse de 1% et celle des clients haute pression a enregistré une baisse de 3%.
La consommation spécifique globale des moyens de production électrique a enregistré une baisse 3% entre fin mai 2025 et fin mai 2026 pour se situer à 195.3 tep/GWh.
D’ailleurs, la production d’électricité à partir du gaz naturel a enregistré une hausse de 3% entre fin mai 2025 et fin mai 2026, a indiqué le rapport sur « la conjoncture économique (mai 2026).
Energie primaire : Hausse du déficit de 12%
Le bilan d’énergie primaire a fait apparaître, à fin mai 2026, un déficit de 2,5 Millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) enregistrant ainsi une hausse de 12% par rapport à fin mai 2025, et ce, en comptabilisant la redevance, selon le même rapport qui précise que le taux d’indépendance énergétique, qui représente le ratio des ressources d’énergie primaire par la consommation, s’est situé à 34% à fin mai 2026, contre 39% à fin mai 2025. Dans le même temps, et sans comptabilisation de la redevance, le taux d’indépendance énergétique se limiterait à 28% à fin mai 2026, contre 30% à fin mai 2025.
Les ressources d’énergie primaire se sont situées à 1.3 Mtep à fin mai 2026, enregistrant ainsi une baisse de 9% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette baisse est due principalement à la diminution de la production nationale du pétrole brut et du gaz naturel, a expliqué l’observatoire.
Les ressources d’énergie primaire restent dominées par la production nationale de pétrole et du gaz qui participent tous les deux à hauteur de 75% de la totalité des ressources d’énergie primaire.
La part de l’électricité renouvelable (production STEG et privée et autoproduction) reste timide et ne représente que 4% des ressources primaires.
A signaler que la redevance sur le transit du gaz algérien a enregistré une baisse de 33% à fin mai 2026, par rapport à fin mai 2025, d’après le même rapport.








