Les responsables israéliens de la sécurité estiment que Hezbollah pourrait lancer une attaque d’envergure depuis le Liban, y compris des tirs de roquettes sur Tel-Aviv, si les négociations actuelles en vue d’un accord de libération d’otages avec le Hamas au Caire échouent. Cette évaluation, bien que non confirmée, a conduit Israël à se préparer à un tel scénario.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, devrait justifier l’attaque comme une réponse à l’échec des négociations.
Des sources sécuritaires israéliennes de haut niveau ont également averti qu’une attaque de représailles de l’Iran ou du Hezbollah n’impliquerait pas nécessairement des tirs de roquettes ou de drones comme prévu, mais pourrait prendre la forme d’assassinats ciblés de personnalités israéliennes, notamment des ministres, des membres de la Knesset et de hauts responsables de l’armée et des services de renseignement. En réponse à ces préoccupations, l’agence de sécurité intérieure israélienne, le Shin Bet, a relevé son niveau d’alerte et émis des directives plus strictes à l’intention de tous les organismes concernés.
Depuis une série d’assassinats israéliens présumés, dont celui du chef de Hamas, Ismail Haniyeh, à Téhéran, il est permis de penser que le fait de viser une personnalité israélienne de haut rang serait considéré comme une réussite importante. C’est pourquoi des discussions ont eu lieu avec d’anciens responsables de la sécurité, des membres du Conseil national de sécurité, des ministres et des officiers de l’armée, pour les inciter à redoubler de vigilance.
La question a été abordée lors d’une récente réunion du cabinet de sécurité, au cours de laquelle le ministre de la sécurité, Itamar Ben Gvir, a indiqué que sa sécurité personnelle avait été renforcée.
Le Hezbollah pourrait viser Tel-Aviv si les négociations sur les otages échouent
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