Le Liban a annoncé lundi son intention d’acheter du gaz naturel à l’Égypte, cherchant ainsi à réduire sa dépendance au fioul pour ses centrales électriques vieillissantes, dans un pays paralysé par des coupures d’électricité régulières.
En 2022, le Liban a signé un accord pour importer du gaz naturel d’Égypte et de Jordanie via la Syrie afin d’accroître son approvisionnement en électricité, mais les contrats n’ont jamais été mis en œuvre en raison de problèmes de financement et des sanctions américaines contre la Syrie.
Le secteur de l’électricité a coûté au Liban plus de 40 milliards de dollars depuis la fin de sa guerre civile de 1975-1990, et les gouvernements successifs n’ont pas réussi à réduire les pertes, à réparer les infrastructures délabrées ni même à garantir le recouvrement régulier des factures d’électricité.
Les habitants dépendent de générateurs privés coûteux et de panneaux solaires pour pallier l’approvisionnement irrégulier de l’État.
Le bureau du Premier ministre Nawaf Salam a déclaré dans un communiqué que le mémorandum d’entente entre le Liban et l’Égypte visait à « répondre aux besoins du Liban en gaz naturel destiné à la production d’électricité ».








