Le Maroc aussi perd ses ingénieurs, happés par l’Europe, le Canada…

Le Maroc aussi perd ses ingénieurs, happés par l’Europe, le Canada…

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La fuite des ingénieurs n’est pas une spécificité tunisienne, le Maroc aussi, qui pourtant est mieux loti économiquement, est touché par le même fléau. L’édition du journal Assabah de ce mardi 12 février 2019 met sous les projecteurs l’émigration des cerveaux, vers l’Europe, le Canada et les pays du Golfe, une tendance qui s’accentue. Pour illustration : Toute la promotion 2017-2018 de l’École nationale supérieure d’informatique et d’analyse des systèmes (ENSIAS) a mis les voiles…

Une source a confié au journal que le Maroc est sous les radars des grosses multinationales, qui s’adressent directement à des bureaux de recrutement européens spécialisés dans le repérage des talents.
Assabah indique qu’une centaine d’ingénieurs en informatique ont filé vers l’Europe et le Golfe. Un phénomène qui frappe de plein fouet les sociétés marocaines, qui ont également besoin de ces compétences pour se développer. D’ailleurs 59% des offres d’emploi de 2019 ciblent des spécialistes en informatique.

La Fédération des technologies de l’information de télécommunication et de l’offshoring et le ministère de l’Industrie, du Commerce et des Télécommunications ainsi que des sociétés marocaines tentent de régler ce problème en scellant un partenariat pour former des cadres dans certaines spécialités. Mais rien ne garantit qu’ils resteront dans le pays une fois qu’ils acquièrent les outils pour monnayer leurs services à l’étranger.

En plus des dégâts pour le tissu entrepreneurial il y a l’énorme perte pour les caisses publiques : le coût de la formation d’un ingénieur monte à plus de 400 000 dirhams…

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