AccueilLa UNELe ministre du «Made in Italy» à Tunis pour développer le plan...

Le ministre du «Made in Italy» à Tunis pour développer le plan Mattei

Le ministre italien des Entreprises et du Made in Italy (Mimit), Adolfo Urso, est en Tunisie dans le cadre de sa tournée  pour le développement du plan Mattei, qui l’a déjà conduit en Libye et bientôt au  Kenya. Il s’agit pour lui  de relancer la coopération industrielle bilatérale, laquelle, a-t-il précisé, « devra s’appuyer sur la double transition verte et numérique, avec une synergie ciblée dans le domaine des énergies renouvelables et dans la fourniture de matières premières critiques, indispensables pour atteindre l’autonomie stratégique ». Le ministre a également exprimé sa volonté de collaborer dans les domaines de la recherche, de la pharmacie, de la formation de l’administration publique et du développement de l’intelligence artificielle.

Pour l’heure, le projet-phare qui porte le partenariat tuniso-italien a pour nom Elmed, l’interconnexion électrique entre l’Italie et la Tunisie, réalisée du côté italien par Terna, un investissement total d’environ 850 millions d’euros est prévu, dont 307 millions alloués par la Commission européenne à travers le programme de financement Connecting Europe Facility (Cef), destiné au développement de projets clés visant à renforcer l’infrastructure énergétique communautaire.

Mais l’Italie est aussi animée par la volonté  de  jouer un rôle de premier plan dans le développement du secteur agricole tunisien, où les effets du changement climatique ont des conséquences néfastes sur les cultures. Dans ce contexte, la Tunisie doit faire face au manque de ressources hydriques pour l’irrigation des terres (environ 3 millions d’hectares domaniaux sont inutilisés ou insuffisamment exploités) et au manque de technologies adéquates, telles que les usines de dessalement pour le traitement des eaux à forte salinité, qui nécessitent une énorme quantité d’électricité, dont le pays nord-africain ne dispose pas à l’heure actuelle.

À cet égard, la ligne électrique sous-marine Elmed pourrait être utilisée pour exporter vers la Tunisie l’énergie nécessaire pour alimenter une usine de dessalement technologiquement avancée. Il s’agit d’un renversement de perspective : le câble ne serait pas utilisé pour importer de l’énergie propre de la Tunisie qui en produit  actuellement en petites quantités (la production d’énergies renouvelables est égale à 5 %, alors qu’il est prévu d’atteindre 35 % d’ici 2030), mais pour aider à développer l’agriculture.

Une plate-forme de production naturelle pour les entreprises italiennes

Avec un produit intérieur brut de plus de 45 milliards d’euros et une population de 12,2 millions d’habitants,  note Agenzia Nova, la Tunisie se présente comme une opportunité pour les investisseurs italiens, principalement grâce à sa proximité géographique, en ce sens qu’elle  représente une plate-forme de production naturelle pour les entreprises italiennes qui cherchent à diversifier leurs activités et à pénétrer de nouveaux marchés au Maghreb, en Afrique subsaharienne et dans le Golfe.

D’ailleurs, l’Italie est le deuxième partenaire commercial de la Tunisie après la France, avec des échanges de 6,865 milliards d’euros en 2023. Rome est le principal fournisseur de Tunis, avec des exportations s’élevant à 3,349 milliards d’euros et une part de marché de 13,89 .11,18 pour cent, dépassant des concurrents tels que la France (6,89 pour cent), l’Allemagne (3,93 pour cent), l’Espagne (0,97 pour cent) et le Royaume-Uni (XNUMX pour cent).
Les exportations italiennes vers la Tunisie sont dominées par le textile, l’habillement, le cuir et les accessoires, qui représentent 22,9% du total, soit 756 millions d’euros. Viennent ensuite les métaux de base et les produits métalliques, à l’exclusion des machines et des installations, qui représentent 18,2 % des exportations (609 millions d’euros). Les appareils électriques représentent 12,5 % (417 millions d’euros), tandis que les machines et appareils non classés ailleurs constituent 10,5 % (351 millions d’euros). Les autres secteurs importants comprennent les produits en caoutchouc et en plastique, ainsi que les autres produits minéraux non métalliques (6,8 %, 226 millions d’euros) et le coke et les produits pétroliers raffinés (6,5 %, 219 millions d’euros). La primauté des exportations italiennes vers la Tunisie a également été confirmée en 2024. Selon les tableaux de l’Institut National de la Statistique tunisien (INS) obtenus par « Agenzia Nova », l’exportation du « Made in Italy » en Tunisie  a été égale à 1,376 milliard de dinars (correspondant à environ 411 millions d’euros) au cours des deux premiers mois de l’année en cours, en baisse de 12,8 pour cent par rapport à la même période de l’année précédente, mais toujours en hausse de 1,5 pour cent par rapport à l’année précédente.

- Publicité-

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
5,135SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -