Malgré son dynamisme économique, avec un taux de croissance moyen de 7 % ces 10 dernières années, les investisseurs tunisiens ne se bousculent pas pour investir au Nigeria et en Afrique en général.
La République fédérale du Nigeria, avec plus de 177 millions d’habitants en 2014, est la première puissance économique d’Afrique. Toutefois, malgré une production de pétrole importante, le pays demeure relativement pauvre. Ainsi, il offre des opportunités qui attirent à la fois les entreprises des pays du Nord et les « tigres » asiatiques.
D’ailleurs, le Medef qui est le principal syndicat patronal français, vient de conduire « une mission exploratoire » de quatre jours à Abuja et Lagos.
Manifestement, le contexte mondial se marque par la prédominance de l’économique sur le politique, et il est désormais indispensable pour la Tunisie d’accroître la présence en Afrique en augmentant le nombre d’entreprises tunisiennes et le nombre de nos représentations diplomatiques dans les pays africains qui, aujourd’hui hélas, ne comptent que 9 représentations contre 21 pour le Maroc.
La Tunisie doit désormais s’étoffer d’une dimension économique à part entière, aussi bien dans le secteur industriel que le secteur des services. À cet égard, elle devra multiplier le nombre de ses vols aériens vers des destinations africaines, qui sont, aujourd’hui, limitées à 4 destinations contre 24 pour le Maroc.








