La formation professionnelle s’impose comme un pilier essentiel du Plan Mattei pour l’Afrique, reliant développement, création d’emplois et gestion des migrations. La Tunisie devient un exemple concret de partenariat méditerranéen axé sur les résultats, affirme la plateforme Decode 39, l’outil indispensable de décideurs italiens.
La Tunisie a mis en place le premier comité de pilotage de son Programme national de formation professionnelle, une initiative bilatérale phare développée en partenariat avec l’ONUDI et soutenue par l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS). Ce comité est présidé par le ministre tunisien de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Ce programme intervient arrive à un moment délicat pour la Tunisie, confrontée à une hausse du chômage – notamment chez les jeunes –, à une inadéquation croissante entre la formation et les besoins du marché du travail, et à des pressions migratoires croissantes.
Le programme tunisien de formation professionnelle est l’un des outils opérationnels les plus concrets du plan Mattei italien pour l’Afrique, qui vise à promouvoir des partenariats équilibrés fondés sur le développement, l’investissement et la création d’emplois dans les pays d’origine.
L’Italie considère la formation professionnelle comme une réponse structurelle aux causes profondes des migrations irrégulières, plutôt que comme une stratégie de confinement à court terme.
Le comité de pilotage comprend des représentants nationaux et régionaux, des acteurs institutionnels et économiques, ainsi que des partenaires du secteur privé, parmi lesquels l’UTICA, le ministère de l’Économie et de la Planification, la Fédération tunisienne des hôtels, l’Agence de formation touristique, et AICS.
Il est assigné à ce programme maints objectifs et d’Abord, Faire de la formation professionnelle un véritable moteur de croissance économique. Ceci va de pair avec l’adaptation des compétences aux besoins du marché du travail et la création d’opportunités d’emploi durables pour les jeunes
Parmi les secteurs prioritaires, le programme se concentre ceux stratégiques pour les marchés tunisien et international, notamment les industries agroalimentaires mécanique, le textile & habillement et le tourisme.
L’Italie a alloué 6,5 millions d’euros, approuvés en juin 2025. Ce financement couvre la modernisation des centres de formation professionnelle dans les secteurs du tourisme, de la construction et des travaux publics, la formation à l’utilisation et à l’entretien des machines-outils pédagogiques modernes, y compris les simulateurs, les améliorations d’infrastructure et la numérisation des parcours d’apprentissage
Une attention particulière est accordée au rôle du secteur privé dès lors que le renforcement des partenariats avec le secteur privé est regardé comme un pilier central, visant à garantir la pertinence de la formation et à faciliter l’intégration des jeunes sur le marché du travail.
Un « modèle de coopération »
Rome considère ce programme comme un modèle de coopération axée sur les résultats, pleinement aligné sur l’objectif du plan Mattei qui est de s’attaquer aux causes des migrations grâce à des opportunités économiques concrètes.
Par le biais d’AICS, l’Italie soutient également l’implication des organisations de la société civile, en lançant des appels à projets locaux – notamment dans les domaines de la formation en alternance, de l’entrepreneuriat et du soutien aux start-ups.
En attendant, le comité de pilotage a souligné la nécessité d’accélérer la définition du plan de mise en œuvre et du calendrier de réalisation afin de garantir des résultats concrets à court terme, tout en mobilisant les jeunes , effort au titre duquel le programme vise également à accroître l’attractivité de la formation professionnelle grâce à des initiatives novatrices, notamment des activités culturelles et sportives.








