Le président kényan William Ruto a appelé à la responsabilité des pays riches dans le réchauffement climatique et à une refonte des institutions financières internationales pour mieux lutter contre le changement climatique.
Les pays les plus pauvres, en particulier ceux d’Afrique, ont été touchés de manière disproportionnée par les conséquences du changement climatique, qui ont aggravé les sécheresses et les inondations, malgré le fait qu’ils soient les moins responsables des émissions de carbone. Au cours d’une interview en marge du sommet de l’Union africaine dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, où le changement climatique est un sujet majeur, William Ruto a déclaré que le temps était venu d’un « changement de paradigme ».
« Nous sommes à un moment où nous n’avons pas d’options », a-t-il déclaré à l’AFP. La situation « ne s’améliore pas tant qu’il n’y a pas de changement et que nous n’avons pas une conversation honnête », a-t-il ajouté, exhortant les pays riches et les institutions financières à considérer l’Afrique comme « une richesse » dans les négociations climatiques.
« Nous voulons un système qui soit responsable, qui tienne les émetteurs qui polluent le monde pour responsables. S’il n’est pas responsable, alors il est corrompu », a déclaré Ruto, ajoutant que l’Afrique ne devrait pas être considérée comme des « mendiants » dans les négociations sur le climat.
Depuis des années, les gouvernements africains demandent que les plus grands pollueurs du monde paient pour les dommages causés par leurs émissions, connus sous le nom de « perte et préjudice ». La dernière ronde de négociations climatiques de l’ONU tenue en Égypte l’année dernière a convenu d’un fonds pour couvrir les coûts auxquels sont confrontés les pays en développement en raison des catastrophes naturelles liées au climat et des impacts tels que la montée du niveau de la mer.








