Le président de la République, Kaïs Saïed, a annoncé, mercredi, lors d’une réunion, au palais de Carthage, avec le président de la Commission nationale de la réconciliation pénale, Ali Abbess, que les personnes impliquées dans des affaires de corruption, qu’elles soient en Tunisie ou à l’étranger, auront une nouvelle chance de conclure un accord de réconciliation pénale.
Ces accords seront soumis au Conseil national de sécurité nationale, a-t-il précisé dans une vidéo publiée sur la page officielle de la présidence de la République.
Le chef de l’État a souligné que cette initiative ne vise pas à régler des comptes, mais plutôt à récupérer chaque millime détourné au profit du peuple tunisien.
Il a ajouté que cette nouvelle chance accordée aux fauteurs vise à mettre fin définitivement à cette situation, niant à à ce propos toute intention de vengeance.
« Ceux qui acceptent cet accord de réconciliation pénale pourront quitter les prisons, qu’ils soient incarcérés ou à l’étranger », a-t-il encore ajouté.
Le président Saïed a en outre mis l’accent sur l’impératif de conclure au plus vite ces accords de réconciliation pénale, sans négociation ni chantage.
Il a dans ce contexte rappelé avoir proposé l’idée de la réconciliation pénale depuis 20 mars 2012, citant plusieurs réunions organisées à travers le pays dans l’objectif de formuler des propositions visant à récupérer les fonds détournés.
Il a également souligné que les personnes les plus impliquées devront investir dans les régions les plus pauvres, celles qui ont été appauvries par des politiques d’exclusion.
Il a rappelé qu’un projet de loi avait été élaboré mais que les commissions précédentes formées au lendemain du 25 juillet 2021 n’ont abouti à aucun résultat concret, la dernière ayant été dissoute le 15 septembre 2024.
Face à un processus qui tarde à se mettre sur les rails, le président Saïed a appelé le président de la Commission nationale de la réconciliation pénale à accélérer la présentation des projets d’accords sans perdre de temps en des procédures dilatoires injustifiées.
Il a à ce titre dénoncé ceux qui cherchent sciemment à prolonger cette situation, affirmant que les mesures décrétées doivent servir les objectifs fixés, assurant que la commission de réconciliation pénale sera formée dans les meilleurs délais conformément au décret-loi en vigueur qui a été modifié dans la perspective de faciliter ce processus.
Le président Saïed relance la réconciliation pénale
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