« Construire son avenir au sein de la patrie est un choix réaliste. » Cette conviction, exprimée par Dosso, migrant ivoirien après trois ans passés en Tunisie, résume le changement de perspective qui anime aujourd’hui de nombreux ressortissants d’Afrique subsaharienne. Face aux impasses de la migration irrégulière, ils sont de plus en plus nombreux à transformer leur rêve d’Europe en un projet de reconstruction dans leur pays d’origine.
Ce basculement de l’espoir s’est concrétisé le 23 mai par le retour volontaire de 243 Ivoiriens, dans le cadre du programme humanitaire lancé par la Tunisie à la mi-juin 2025. L’une des plus importantes opérations de rapatriement organisé sur le sol tunisien, cette opération a ainsi vu ces migrants choisir dignement de mettre fin à des années d’errance pour renouer avec leurs racines et leurs familles.
« Les longues années d’attente m’ont amené à reconsidérer mon choix de la migration irrégulière. Je ne souhaite plus que retrouver ma famille et construire une nouvelle vie dans mon pays », témoigne un jeune rapatrié avant son envol pour Abidjan. Aka Aimé, qui met fin à une longue séparation familiale, a qualifié son séjour en Tunisie de « globalement positif » et entend reprendre sans délai ses activités dans le secteur du bâtiment.
Le dispositif tunisien, salué pour son efficacité, permet de finaliser les formalités de retour en moins de deux semaines. Les migrants sont accueillis au camp d’El Amra (gouvernorat de Sfax), puis transférés vers l’aéroport de Tunis-Carthage pour un trajet de plus de 250 kilomètres, dans un cadre organisé et respectueux de leur dignité.
« La plupart d’entre nous pensent désormais sérieusement à retourner dans leur pays, après une longue attente et des conditions difficiles », confie Souleymane, l’un des bénéficiaires. Pour beaucoup, ce retour n’est pas un échec mais une renaissance : ils repartent avec un capital humain et des compétences professionnelles acquises en Tunisie, déterminés à mettre ces compétences au service du développement de leur patrie.
Les autorités tunisiennes réaffirment leur engagement en faveur d’une migration sûre, ordonnée et régulière, à travers ce programme mené « selon une approche humaine, progressive et rigoureusement organisée », en coordination avec les pays d’origine et les partenaires internationaux. Le camp d’El Amra continue d’accueillir les candidats au retour volontaire, offrant une alternative digne à l’impasse migratoire.
Le retour volontaire, une alternative digne à l’impasse
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l faut renvoyer de gré ou de force force tous les migrants clandestins et illégaux dans leurs pays d’origine car notre petit pays sans richesses de sous sol par rapport à ses voisins et une forte jeunesse dont une partie déja en chômage ne peut pas supporter une avalanche de migrants clandestins et illégaux sur son territoire .