« La France reconnaît aujourd’hui l’Etat de Palestine », « pour la paix entre le peuple israélien et le peuple palestinien », a déclaré solennellement sous les applaudissements le président français, à l’ouverture de la grand-messe annuelle des Nations unies à New York, qui sera dominée par la guerre à Gaza.
« Le temps est venu d’arrêter la guerre, les bombardements à Gaza, les massacres et les populations en fuite. (…) Le temps de la paix est venu, car nous sommes à quelques instants de ne plus pouvoir la saisir », a-t-il martelé.
Il a toutefois indiqué que l’établissement d’une ambassade de France dans un futur Etat palestinien serait conditionné à la libération des otages détenus à Gaza.
Comme Israël, qui dénonce cette décision déjà formalisée dimanche par le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et le Portugal, les Etats-Unis ont fustigé la reconnaissance.
Principal allié du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Donald Trump « pense que c’est une récompense pour le Hamas » de reconnaître l’Etat de Palestine, selon sa porte-parole Karoline Leavitt.
Emmanuel Macron est à l’initiative d’un sommet, coprésidé avec l’Arabie saoudite, sur l’avenir de la solution à deux Etats, après des mois d’intense travail diplomatique pour rallier un maximum de pays et tenter de forger un plan de paix.
Il a permis l’adoption, à l’écrasante majorité de l’Assemblée générale de l’ONU, d’un texte soutenant un futur Etat palestinien mais excluant sans équivoque le mouvement islamiste Hamas. Une condition exigée par de nombreux pays occidentaux.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, privé de visa par les Etats-Unis et s’exprimant par vidéo, a d’ailleurs insisté sur cet engagement.
« Le Hamas n’aura aucun rôle dans le gouvernement, le Hamas et d’autres factions doivent rendre leurs armes à l’Autorité palestinienne », a-t-il promis.







