Le cauchemar du Covid-19 est en train de se dissiper pour le tourisme tunisien et les indiutries dérivées. Les autorités annoncent, pour la première fois, une amélioration des recettes touristiques de 7%, du 1er janvier au 20 octobre 2021, par rapport à la même période de 2020.
Le ministre du Tourisme et de l’artisanat, Mohamed Moez Belhassine, a précisé que le nombre de nuitées a augmenté de près de 19%, alors que le nombre d’arrivées en Tunisie a évolué de 3%.
Surtout , il a fait état, du retour des marchés britannique, allemand et russe, suite au retrait de la Tunisie, de la liste rouge de ces pays, ce qui laisse présager une reprise progressive de l’activité touristique dans la période à venir, surtout avec l’amélioration de la situation épidémiologique dans notre pays.
Dans le même contexte, il a été annoncé l’élaboration d’un plan de relance de l’activité touristique, lequel sera adopté prochainement. Il portera sur une période de trois ans et regroupera des mesures relatives à l’offre touristique, à la promotion, au tourisme intérieur, au protocole sanitaire…
Le ministre a rappelé les mesures sociales, économiques et fiscales adoptées, lesquelles ont permis d’assurer la pérennité du secteur touristique, qui emploie plus de 400 mille personnes directement et indirectement.
Il a fait savoir, aussi, que son département planche sur la révision du cadre juridique régissant le secteur, dans le but d’encourager les investissements dédiés au tourisme alternatif, afin de booster le développement régional dans les zones intérieures du pays.
Repenser radicalement le tourisme –
La pandémie du Coronavirus a révélé au grand jour ce qui n’allait pas dans le tourisme tunisien et auquel il doit être remédié séance tenante. Des déficiences qui persistaient depuis les années 1970 avec la prédominance d’un tourisme balnéaire de masse, concentré dans les villes littorales. « L’infrastructure touristique – essentiellement balnéaire- est souvent assimilée à l’hôtellerie. Cette monoactivité, étant favorisée par une certaine politique sectorielle, a été la responsable de la crise touristique actuelle avec toutes ses dimensions : économique, sociale et environnementale », constate l’universitaire Mohamed Hellal, dans une intéressante analyse sut la Revue Etudes Caribéennes. L’instabilité politique qui a suivi la révolution de 2011, ainsi que les attentats terroristes qui ont frappé la Tunisie en 2015, on fait drastiquement chuter la fréquentation touristique dans le pays, ajoute-t-il . Ces crises politiques et sécuritaires ont été rattrapées dans sa convalescence par le Covid-19. La priorité des acteurs du tourisme tunisien est donc aujourd’hui de faire redémarrer ce secteur. En parallèle, une prise de conscience des enjeux environnementaux a émergé ces dernières années pour favoriser le développement d’un nouveau type de tourisme plus durable, préconise-t-il .
La perspective de développer un tourisme durable et responsable doit s’inscrire dans une chaîne de valeurs et contribuer à l’atténuation des disparités sociales et territoriales à travers une approche inclusive. À cet effet, la pandémie aurait servi de révélateur et d’accélérateur d’une activité en pleine mutation. D’ailleurs, dans le contexte de l’après COVID-19, les candidats de voyage prônent pour un tourisme de proximité et écologique. Tout est en faveur d’un « tourisme doux » à la place du tourisme de masse de l’avant COVID. La Tunisie comme beaucoup des pays a été concernée par ce changement de paradigme.
Des préconisations qui rejoignent à quelques égards ce qui est proposé par la Banque Mondiale , dans son étude stratégique qui porte sur le tourisme tunisien,. Elle suggérait que les orientations suivantes soient adoptées en matière d’image : communiquer sur les régions tunisiennes, plutôt que sur la Tunisie elle-même, sur les sites touristiques et sur les filières de produits. Elle conseille aussi que « l’utilisation du potentiel considérable des NTIC (commercialisation par Internet, mais aussi utilisation d’un Intranet professionnel) et par une différenciation mieux marquée des techniques utilisées selon les segments de clientèle visée et les filières de produits ».









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Le cauchemar du Covid-19 est en train de se dissiper pour le tourisme tunisien et les indiutries dérivées. » industries «