Les bons conseils de Houssine Dimassi à Elyes Fakhfakh

Les bons conseils de Houssine Dimassi à Elyes Fakhfakh

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Houssine Dimassi, ancien ministre des Finances, a assuré que le gouvernement d’Elyes Fakhfakh est confronté à de nombreux problèmes d’ordre économique et social, précisant que la nouvelle équipe est appelée à résoudre plusieurs gros dossiers afin de sauver l’économie tunisienne qui souffre depuis des années.

Dimassi a précisé, dans une interview exclusive accordée ce jeudi 27 février 2020 à Africanmanager, que les finances publiques connaissent une situation très difficile, qui pèse lourdement sur le secteur économique, social et politique.

Il a dans ce contexte, insisté sur l’importance de la mise en place d’une batterie de réformes novatrices, dont l’objectif escompté est de rationaliser les dépenses, améliorer les ressources propres de l’Etat, et réduire le déficit budgétaire.

Et l’ancien ministre des finances d’ajouter qu’il est urgent de maîtriser la masse salariale qui a atteint, selon ses dires, des niveaux spectaculaires, passant de 7,680 milliards DT en 2011 à 20 milliards de dinars.

Dimassi a, sur un autre volet, indiqué que les caisses sociales devraient être parmi les grandes priorités du nouveau gouvernement, estimant que le déficit des caisses sera de l’ordre de 3 mille milliards.

Dans le même ordre d’idées, Dimassi a évoqué l’importance de réviser le système sanitaire en Tunisie, à travers le lancement de nouvelles approches et initiatives permettant de sauver le secteur et améliorer ses prestations.

Notre interviewé n’a pas manqué d’assurer que la nouvelle équipe gouvernementale est appelée à compléter la stratégie des réformes des entreprises publiques, aussi bien que l’instauration de la bonne gouvernance afin de garantir une meilleure gestion au niveau de la finance publique.

En effet, il a insisté sur l’importance de la résolution des problèmes de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) qui connaît un déficit financier inquiétant,et qui est menacée par la faillite, à cause de nombreux facteurs qui ont fortement impacté sa production et son rôle dans le tissu économique, suite à la prise de « mauvaises mesures et décisions ».

L’expert économique et financier a encore estimé, que le secteur banquier n’a pas accompli sa mission au niveau du renforcement et du financement des investissements, étant donné qu’il est devenu un secteur qui finance « le déficit budgétaire de l’Etat », signalant qu’il est temps d’annoncer une série de réformes pour le secteur en question afin qu’il puisse récupérer son vrai rôle dans l’économie tunisienne.

On rappelle qu’après plus de 13 heures de débats, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) avait accordé, dans la nuit de mercredi à jeudi, sa confiance au gouvernement d’Elyes Fakhfakh avec 129 voix pour, 1 abstention et 77 voix contre. Les nouveaux membres du gouvernement de Fakhfakh ont prêté, ce jeudi 27 février 2020, le serment devant le président de la République Kais Saïed au Palais de Carthage.

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