AccueilLa UNELes catégories vulnérables, victimes toutes désignées du changement climatique

Les catégories vulnérables, victimes toutes désignées du changement climatique

Deux slogans d’actualité nationale et internationale, la promotion de la femme et la lutte contre les changements climatiques, ont été, vendredi 19 août, à Tunis, le thème principal de la première des 14 manifestations parallèles programmées en marge du TICAD 8 (Conférence internationale de Tokyo sur le développement en Afrique) qu’abrite la Tunisie les 27 et 28 août.

Comme l’a noté la ministre de la Femme, de la famille, de l’enfance et des séniors, Amel Belhaj Moussa, à l’ouverture de la rencontre,  il s’agit de faire de la femme une actrice principale en matière de lutte contre les changements climatiques et la réalisation du développement durable, en lui assurant une participation institutionnalisée et plus qualitative tant à la production des richesses qu’à la prise des décisions dans ces deux domaines en particulier.

D’ailleurs la manifestation est intitulée « les femmes actrices de la résilience climatique et du développement inclusif. »

Or, pour ne signaler que le cas de la Tunisie, pourtant pionnière en matière d’émancipation féminine en Afrique, la majeure partie de la main d’œuvre agricole est féminine tandis que 6% seulement des femmes tunisiennes sont des chefs d’entreprises agricoles.

Justement, a souligné Isadora De Moura, directrice des programmes « ONU Femmes », en Tunisie, les catégories vulnérables dont principalement les femmes et les filles, sont les plus exposées aux répercussions négatives des changements climatiques. C’est dire que la précarité que connait la condition féminine, pour de multiples raisons sociales, culturelles et historiques, dans nos pays, risque de s’accroitre sans une riposte appropriée et soutenue par les femmes au changement climatique.

Elle a averti que les rapports internationaux indiquent que dans le bassin méditerranéen, la Tunisie est particulièrement menacée par les changements climatiques, risque que notre pays peut monnayer, lors de la 27ème session de la Conférence des parties à la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra dans la ville égyptienne de Charm el Cheikh, en novembre prochain 2022.

A cet égard, l’une des recommandations mises en avant à ce propos préconise « l’intégration de l’équité de genre dans les politiques climatiques. » L’encouragement de la participation des femmes à la recherche scientifique et aux programmes et projets de développement technologique a été également recommandé.

1950 dossiers pour « Femmes pionnières »

Dans ce contexte, les  participants ont écouté en ligne un exposé fait par Abir Khribich, sur son travail de recherche concernant le lien de cause à effet entre le développement social et la consommation des énergies renouvelables. Ce travail a reçu le prix de la meilleure recherche scientifique féminine sur l’adaptation aux changements climatiques en 2022 , initié par notre  ministère de la femme. 

 Le rapport d’introduction à la rencontre mentionne aussi, en ce qui concerne le volet  de  la recherche scientifique et de l’innovation, les grandes opportunités de coopération tripartite entre la Tunisie, le Japon et l’Afrique, offertes  par les quelques 12 technopôles tunisiennes, notamment dans le domaine du développement de l’économie verte.

La volonté existe. La ministre de la Femme a signalé que déjà quelques 1950 dossiers ont été déposés par des femmes dans le cadre du programme « femmes pionnières »( raydate) dont 400 à caractère agricole mais aussi plusieurs dossiers d’innovation et de technologies avancées.

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