Réunis lundi 15 septembre dans la capitale qatarie, les dirigeants arabes et islamiques ont adopté une déclaration finale marquée par trois appels majeurs : la révision des relations diplomatiques et économiques avec Israël, la suspension des livraisons et transferts d’armes à destination de l’Etat hébreu, et la mise en œuvre des mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) visant des responsables israéliens.
Le texte condamne avec fermeté la frappe israélienne du 9 septembre contre Doha, qualifiée d’« acte de lâche agression » et de violation flagrante de la souveraineté du Qatar. Cette attaque, menée sur un territoire considéré comme un espace neutre de médiation internationale, est jugée par les participants comme une menace directe pour la paix et la stabilité régionales.
Les chefs d’Etat et de gouvernement ont exprimé une solidarité « pleine et indéfectible » avec l’Emirat et accusé Israël de vouloir torpiller les efforts de médiation en cours, notamment autour d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Ils ont également réaffirmé leur soutien « unanime » à la cause palestinienne et dénoncé des politiques responsables d’une « catastrophe humanitaire sans précédent » dans l’enclave.
La déclaration finale rejette toute tentative de déplacement forcé ou de nettoyage ethnique des Palestiniens, ainsi que tout projet d’annexion de territoires occupés. Elle appelle à la fin immédiate de l’occupation, réitère l’attachement à la solution à deux États et demande la mise en place de mécanismes internationaux pour mettre fin à « l’impunité » d’Israël.








