La vice-présidente de la Chambre nationale des femmes entrepreneurs et présidente de la Chambre régionale de l’Ariana, Sirine Dimassi Darghouth a déclaré que la Chambre œuvre à encadrer les femmes en général et celles qui lancent des projets en particulier, dans le but de développer la performance de leurs entreprises au niveau local et international et en les aidant à s’ouvrir davantage à d’autres marchés en participant à des séminaires, des formations, des partenariats régionaux et des conférences mondiales.
Dimassi a confirmé qu’environ 2 000 femmes ont adhéré à la Chambre nationale des femmes entrepreneurs, rappelant qu’il existe une chambre régionale dans chaque gouvernorat dont les sièges sont situés dans les bureaux régionaux de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat.
Elle a également lancé un appel à toute femme ayant un registre du commerce à s’inscrire et à rejoindre ladite chambre en raison de son importance dans le développement de son activité commerciale et dans le marketing.
Les indélébiles traces du Covid
Concernant la crise sanitaire, Sirine Dimassi Darghouth a expliqué qu’une étude avait été élaborée par une cellule de crise au sein de la chambre pour diagnostiquer les difficultés rencontrées par les femmes chefs d’entreprise.
Cette étude a révélé que plus de 170 entreprises sont en butte à d’énormes difficultés financières, et certains d’entre elles ont atteint la zone de risque de fermeture en raison de la pandémie de Covid-19.
L’étude, portant sur 5 grands secteurs, à savoir les services, l’artisanat, le commerce, l’industrie et l’agriculture, a révélé que le tissu industriel des femmes cheffes d’entreprises est majoritairement faible, fragile et non protégé. De plus, la pandémie de Covid-19 a aggravé la situation, où une majorité d’entreprises sont menacées de fermeture en raison de l’incapacité de leurs propriétaires à payer leurs cotisations sociales et les salaires de leurs employés.
À cela s’ajoute la complexité des parcours et l’adoption de mécanismes techniques et de logiciels électroniques, car l’étude a montré la difficulté de traiter avec les propriétaires de petites entreprises et les artisanes avec des plateformes électroniques pour aider les entreprises touchées par les effets de la pandémie.
Dans le même contexte, elle a déclaré qu’en coopération avec l’Organisation internationale du travail, certains crédits ont été alloués pour sauver certaines petites et moyennes entreprises en faveur de leurs propriétaires, dans le but de les développer ou de reconvertir leurs activités, selon des experts qui ont étudié les conditions de chacune, et la situation d’une vingtaine d’entre elles.
D’autre part, le vice-président de la Chambre a déclaré qu’en coopération avec la Fondation allemande GPP, des chercheuses dans le domaine scientifique ont été sollicitées enn vue de leur intégration dans le circuit des affaires. 13 projets ont été sélectionnés.
Les derniers chiffres montrent qu’il y a 18 000 femmes d’affaires et cheffes d’entreprises en Tunisie opérant dans divers domaines.
Par ailleurs, la Chambre Régionale des Femmes Entrepreneures de l’Ariana organise l’événement « Notre BELLE TUNISIE », le 9 avril 2022, en partenariat avec l’Académie Nationale de Cuisine (ANC).
L’événement « Belle Tunisie » vise, selon la présidente de la Chambre, Sirine Dimassi Darghouth, à présenter une vision dynamique du patrimoine matériel et immatériel de la Tunisie et à promouvoir la Tunisie en tant que destination touristique, économique et culturelle riche en artisanat traditionnel avec la participation de plus de 100 artisanes innovantes et un défilé de mode pour quelques jeunes créateurs de mode innovants et talentueux..








