Les ministres des Affaires étrangères des pays méditerranéens, réunis, à Barcelone, à l’occasion du lancement officiel du Pacte pour la Méditerranée et de la célébration du 30e anniversaire du Processus de Barcelone, ont adopté une nouvelle vision stratégique pour la Mare nostrum, axée sur la connexion des personnes, des économies et des pays, et réaffirmé leur engagement à relever les défis régionaux.
En ces temps d’incertitudes, la Méditerranée doit rester un espace commun de paix, de prospérité et de compréhension mutuelle. Le multilatéralisme n’est pas facultatif, mais essentiel, ont-ils réaffirmé.
Aujourd’hui, nous renouvelons notre vision commune d’une Méditerranée de solidarité, plus forte et plus ambitieuse et ce, pour faire avancer nos priorités : transition verte, transformation numérique, capital humain et stabilité régionale, ont-ils soutenu.
De la lutte contre les incendies de forêt à l’action climatique et au dialogue culturel, en passant par la résilience régionale et l’inclusion sociale, les parties prenantes ont partagé un même message, à savoir que l’avenir de la Méditerranée doit être co-créé au-delà des frontières et des secteurs.
Alors que le Processus de Barcelone entre dans sa quatrième décennie, les décisions prises aujourd’hui, ont-ils souligné, marquent un pacte renouvelé entre les peuples méditerranéens en faveur d’une paix juste et durable, d’une stabilité pérenne et d’une prospérité partagée.
Ils ont, dans ce sens, fermement rejeté les « exactions injustifiées » qui privent les peuples palestinien, syrien et libanais de leur droit de vivre en paix et en sécurité.
« Sans une paix pérenne, la Méditerranée serait une illusion, un réceptacle sans fondement », selon des intervenants.
« Nous faisons très clairement face à une violation gravissime et quotidienne du droit international humanitaire », ont-ils déclaré, relevant que « la coopération est toujours plus forte que la division ».
Les ministres des pays du Nord et du Sud de la Méditerranée ont, également, approuvé la désignation des villes espagnole de « Cordoue » et libanaise de « Saïda » comme Capitales méditerranéennes de la culture et du dialogue pour l’année 2027. Une année au cours de laquelle les deux villes accueilleront un programme dynamique d’événements culturels et sociaux, destinés à favoriser les échanges et la compréhension dans toute la région.
Cette initiative met l’accent sur la durabilité, l’égalité des genres, l’inclusion numérique et la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel, pour une Méditerranée plus inclusive et plus résiliente.
Les pays méditerranéens réaffirment à Barcelone leur attachement au multilatéralisme
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