L’expert économique et dirigeant à CONECT, Chékib Ben Mustapha, a déploré, mardi 12 septembre, via Radio Express FM, que selon une enquête réalisée par CONECT, 60% des demandes de prêts bancaires présentées par les PME aux banques tunisiennes sont refusées, de sorte que 80% de ces entreprises n’ont pas recours aux banques pour financer leurs activités.
Les directeurs des PME s’adressent, dans leur grande majorité, au cercle des proches et des connaissances pour trouver des financements , a-t-il noté, disant ne pas comprendre très bien la peur des banques à l’égard de cette catégorie d’entreprises.
Ben Mustapha a mis l’accent sur le grand rôle imparti à l’Etat dans le financement et l’accompagnement des PME, émettant l’espoir de voir la banque des régions voir le jour dans les meilleurs délais, notamment à la lumière de la situation difficile que connait la BFPME (banque de financement des PME),qui, selon son directeur, a épuisé totalement son capital et n’a pu l’augmenter depuis 2015, alors que la loi financière complémentaire de cette même année 2015 avait stipulé son augmentation de 100 millions dinars.
Le même scénario s’était répété en 2019, lorsque l’Etat, l’unique participant au capital, a renoncé d’injecter 100 millions de dinars dans le capital de la banque comme prévu.
Les prêts que la BFPME consent sont pratiquement accordés sans les garanties classiques et s’adressent à hauteur de 80% à la création de nouveaux projets, contre 20% pour les extensions.
En 2022, la BFPME avait approuvé quelques 1944 dossiers de financement moyennant une enveloppe estimée à plus de 1 milliard et 260 millions de dinars.








