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Les PME sont en danger

Une étude réalisée par la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONNECT)  grâce à un  financement du PNUD sur un échantillon de 527 PME a montré que le taux des entreprises qui font face à des problèmes a augmenté suite à la pandémie COVID-19 pour atteindre 50% alors qu’il était aux alentours de 25%.

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Pareilles études avaient démarré  en 2016, mais c’est la première fois qu’un tel taux est enregistré, et ceci est dû principalement à la pandémie, selon le représentant du CONNECT, Mourad Ben Mahmoud.

En effet, 68% des petites et moyennes entreprises (PME) représentent des petites entreprises PE où le nombre des effectifs est entre 6 et 19 employés, tels que  les cafés, les restaurants et les agences de voyage…

« Les 2/3 de ces petites entreprises s’en sortaient bien, sauf qu’actuellement, ce sont elles qui  sont les plus touchées par les effets  du confinement et les  conséquences de la pandémie», explique Ben Mahmoud lors d’une intervention sur les ondes de Mosaïque Fm.

L’absence de l’aide de l’Etat et la difficulté dans l’octroi des crédits, sont les principales raisons pour lesquelles ces entreprises sont touchées. En fait, seulement 17% des PME ont accès aux prêts.

Au jour d’aujourd’hui, les PME ont perdu 0.7 emploi en moyenne, le secteur commercial 1.5 emploi par entreprise,  et celui des services 1 emploi par entreprise. Seul le secteur industriel n’a pas enregistré une perte significative en termes de  de postes d’emploi, tandis qu’auparavant les PME créaient entre 1.5 et 2 postes d’emploi.

Il est à signaler que  70 % des PME ont vu leur chiffre d’affaires régresser en 2020 contre 34% seulement en 2018.

« Quant au pourcentage des PME qui ont rencontré des difficultés suite à la pandémie du COVID-19, il s’est élevé à 97%. Les 3% des PME restants ont enregistré une  amélioration dans leurs activités car elles opèrent dans le secteur  pharmaceutique ou celles qui sont en relation avec le dépistage du virus ainsi que celles qui sont dans le domaine alimentaire », expliquait  Ben Mahmoud.

Ce n’est pas la priorité du ministère !

De son côté, la directrice générale de la direction des PME au ministère de l’Industrie, Malika Krid a affirmé qu’ « environ 50% des sociétés qui ont fait faillite souhaitent reprendre  leurs activités. »

Cependant, la réforme de ces PME n’est pas facile vu que 68% sont des PE qui  n’ont ni auditeur ni un prévisionnel de trésorerie. De plus,  elles ne représentent pas une priorité pour le ministère, selon Ben Mahmoud.

 « L’augmentation du nombre de crédits accordés par les banques, l’octroi  d’aides  aux PME pour établir des dossiers en bonne et due forme, le  suivi post déblocage pour les PME ainsi que l’activation des centres d’affaires dans les régions, pourraient être des solutions pour sauver les PME »,estime  le représentant de CONNECT.

Selon lui, il faut également trouver des mécanismes pour accompagner les petites entreprises. Au fait, la coopération avec les centres techniques, les technopoles ainsi que les universités est indispensable pour encourager les PE à se développer et à promouvoir  leurs produits de recherche.

« D’autre part, il faut que l’Etat et les chambres de commerce valorisent et encouragent les PE qui peuvent être innovantes dans leurs domaines, pouvant même dépasser les grandes marques », souligne-t-il.

Quant aux demandes des entrepreneurs, elles sont principalement au  nombre de quatre selon le responsable, à savoir la réduction des  taxes et impôts, l’allègement de la bureaucratie, le financement et l’écoute.

« Sachant que les taxes sur les entreprises ont diminué pour atteindre 15%, l’impôt sur la patente peut atteindre les 35%, ce qui représente un taux important », dit le représentant de CONNECT.

Une lueur d’espoir

« Ce qui redonne un peu d’espoir, c’est que 50 % des PME et plus que 70% des entreprises étrangères en Tunisie veulent faire des extensions en Tunisie », explique Ben Mahmoud.

Par ailleurs, le rôle principal des groupements professionnels tel que CONNECT est l’écoute,  servir de relais et faire office de porte-parole de ces PME.

Si on revient aux chiffres, on retrouve que 1million 300 mille postes d’emplois sont assurés par le secteur privé pour seulement 600 mille postes d’emploi pour le secteur étatique.

« Préserver un emploi déjà existant est beaucoup plus facile qu’en créer un  », a-t-il conclu.

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