Le ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie, Neila Gonji, a annoncé qu’il avait été décidé d’augmenter les prix du carburant, après des mois de suspension du mécanisme d’ajustement mensuel automatique des prix de certains produits pétroliers.
Dans une déclaration à « African Manager » ce mardi 2 août 2022, elle a expliqué que le gouvernement avait décidé au cours de la période précédente de sursoir à la hausse des prix pour plusieurs considérations économiques et sociales et ce dans le souci de préserver le pouvoir d’achat des Tunisiens.
Elle a souligné que l’augmentation projetée ne sera pas substantielle, faisant observer que la politique d’ajustement des prix du carburant est une contrainte ininterrompue, jumelée à l’engagement du gouvernement de s’en tenir aux nombreuses mesures d’accompagnement en place . Elle a également déclaré que la crise russo-ukrainienne a pesé de tout son poids sur les approvisionnements en pétrole, notant que les besoins de compensation sont passés du simple au triple.
L’augmentation qui devrait être annoncée sera la 4ème du genre au titre de l’année en cours, étant rappelé que le ministère de l’Industrie avait fait état, le 14 avril, d’une majoration des prix de certains produits pétroliers. Le prix de l’essence sans plomb sera augmenté à 2330 millimes le litre, soit une augmentation de 110 millimètres par litre, et celui de l’essence super à 2010 millimes le litre, soit une augmentation de 95 millimes le litre.
Le prix de l’essence ordinaire a également été augmenté à 1790 millimes le litre, soit une augmentation de 85 millimes le litre, et le prix de l’essence sans plomb premium »à: 2600 millimes le litre, soit une augmentation de 240 millimes le litre.
La Tunisie importe plus de 53% de ses besoins
La ministre a indiqué que la Tunisie importe plus de 53% de ses besoins, et avec la hausse continue des prix du pétrole au niveau mondial, les besoins de financement, qui étaient estimés dans le cadre du budget 2022 à 5 200 millions de dinars, sont passés à 10 200 millions de dinars au cours de mois de juillet dernier.
Le volume des subventions s’est élevé à 8000 millions de dinars, selon la ministre qui a précisé que le volume de l’enveloppe de la compensation a dépassé celui du budget alloué à l’investissement public, estimé à 7700 millions de dinars, ce qui est « un sujet préoccupant », selon ses dires.
Elle a également déclaré que l’augmentation attendue ne couvrirait que 16% des besoins de financement, soulignant que la situation commande qu’il y ait de nouvelles augmentations à l’avenir.
Le déficit structurel de la balance énergétique, les répercussions de la guerre russo-ukrainienne sur les prix mondiaux, et les difficultés que connaissent tous les pays du monde à s’approvisionner en divers produits énergétiques, sont les éléments les plus importants qui appellent à intensifier les efforts de l’économie dans tous les domaines et en activant davantage le rôle du consommateur domestique, du secteur public ou des municipalités dans l’effort national de réduction de la demande d’énergie.
La Tunisie vise à atteindre 35% de sa production d’électricité à partir d’énergies renouvelables d’ici 2030.
La ministre a affirmé que le recours aux énergies renouvelables n’est plus une option et est devenu une nécessité pour faire face à un déficit énergétique qui se creuse, passant de 10% en 2010 à 48% en 2021, avec un pic à 59% en 2019.









Une première remarque: l’article parle de quatre types d’essence; le Sans Plomb, le Super, l’ordinaire et le Premium ! Or, nos stations-services n’en offrent que deux seulement le SSP et le premuim.
Quid du gas oil ou communément dit « mazout » ?
Il est clair que le rédacteur de l’article confond la nomenclature des produits. Le lecteur serait donc dans la confusion. Merci de preciser la bonne nomenclature des produits.
Une deuxième remarque: il parait aussi, si je ne me trompes pas, que l’auture de l’article a utlisé le futur pour rappler les auglmentations du mois d’avril 2022. Merci de vétifier.
Une dernière remarque: j’aurais souhaité que l’article nous eclairci sur la situation actuelle des stocks dans les dêpots des opérateurs. Pourriez-vous le faire ?
Merci