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Les prix du pétrole vont flamber jusqu’au 2ème trimestre 2022

Importateur net de pétrole, la Tunisie est très attentive au cours mondial du baril  qui  s’envole à une cadence très accélérée  vers le 100 dollars, prévoient des analystes qui n’ont pas l’habitude d’être des Cassandres.

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Les prix de l’énergie ont rebondi d’un tiers au troisième trimestre de 2020 après leur chute brutale du deuxième trimestre 2020, mais restent à hauteur du tiers en dessous de leurs niveaux d’avant la pandémie.

Cependant, les prix ont grimpé en flèche au troisième trimestre de 2021 et devraient rester élevés en 2022, prévoit la Banque mondiale, dans un récent rapport sur les « Perspectives des marchés des matières premières » (Commodity Markets Outlook).

Cette flambée historique des cours menace l’activité des entreprises les plus gourmandes en énergie et accentue les pressions inflationnistes mondiales liées à la reprise économique après la crise du Covid-19. Dans la zone euro, l’inflation a atteint en septembre son plus haut niveau depuis 13 ans, selon Eurostat. Résultat, l’inflation pourrait « déplacer » la croissance économique des pays importateurs d’énergie vers les pays exportateurs, selon la Banque mondiale.

Dans le sillage du gaz et de l’électricité, le prix du pétrole progresse lui aussi, touchant le seuil symbolique des 80 dollars fin septembre, son plus haut niveau depuis octobre 2018. La forte demande de carburant, liée à la reprise économique et du trafic aérien et routier, et une offre limitée expliquent l’appréciation de l’or noir. Une partie de la hausse de son prix résultant du report de la demande de gaz naturel sur le pétrole.

En moyenne sur l’année, les prix du pétrole brut (Brent, WTI et Dubaï) devraient atteindre en moyenne 70 dollars, soit une augmentation de 70% comparé à 2020. « Ils devraient grimper à 74 dollars le baril en 2022 alors que la demande de pétrole se renforce et atteint les niveaux d’avant la pandémie » puis retomberaient à 65 dollars en 2023, prévoit l’institution.

Selon la même source, en 2021, les prix de certaines matières premières ont atteint voire dépassé les pics historiques de 2011. Les cours du gaz naturel et du charbon se sont notamment envolés à des niveaux records dans un contexte marqué par une offre limitée et par le rebond de la demande d’électricité.

Ils devraient toutefois diminuer en 2022, sous l’effet du relâchement de la demande et de la progression de l’offre. D’autres flambées des prix pourraient cependant se produire à court terme en raison du niveau très faible des stocks et des problèmes persistants d’approvisionnement.

Les cours du pétrole brut (moyenne du Brent, du WTI et du Dubaï) devraient ressortir en moyenne à 70 dollars en 2021, soit une hausse de 70%. Ils devraient atteindre 74 dollars le baril en 2022, sachant que la demande de pétrole devrait se renforcer pour renouer avec les niveaux d’avant la pandémie.

Le recours au pétrole brut comme alternative au gaz naturel est le principal facteur qui pourrait induire une hausse de la demande plus forte qu’anticipé, tandis que la hausse des prix de l’énergie pourrait au contraire commencer à peser sur la croissance mondiale, au détriment de la demande.

Légère baisse des prix agricoles en 2022

Les prix agricoles, pour lesquels les prévisions indiquent une hausse de 22 % en 2021, devraient diminuer légèrement l’année prochaine lorsque les conditions de l’offre s’amélioreront et que les prix de l’énergie se stabiliseront.

En outre, la hausse des cours des denrées, ainsi que la récente flambée des coûts de l’énergie, font monter l’inflation des prix alimentaires et soulèvent des inquiétudes pour la sécurité alimentaire dans plusieurs économies en développement.

« La flambée des prix de l’énergie pose des risques importants à court terme pour l’inflation mondiale et, si elle se maintient, pourrait également peser sur la croissance des pays importateurs d’énergie », a  souligné Ayhan Kose, économiste en chef de la Banque mondiale.

« Le fort rebond des prix des matières premières s’avère plus prononcé que prévu » et « la volatilité récente des prix peut compliquer les choix politiques alors que les pays se remettent de la récession mondiale de l’année dernière », ajoute-t-il.

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