AccueilLa UNELes rêves, stylisés et en couleurs, de TSC pour «Ticad 8»

Les rêves, stylisés et en couleurs, de TSC pour «Ticad 8»

Sur une trentaine de projets retenus pour la version 8 du Ticad, sept projets ont été proposés par l’Association « Tunisian Smart Cities » (TSC).

Se présentant partenaire de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-japonaise (CCITJ) à l’occasion de la Ticad 8, qui se tiendra les 27 et 28 août 2022 à Tunis, l’Association Tunisian Smart Cities (TSC), dévoile la liste de projets qu’elle a proposés dans le cadre de cet événement inédit.

Sur un total de 14 projets, sept (dont 6 PPP et un seul privé) ont été retenus et intégrés dans la première édition du Livre Blanc –élaboré par la CCITJ- qui représente un document de référence significatif pour les entreprises japonaises et tunisiennes qui cherchent des opportunités d’investissement dans le cadre du partenariat triangulaire Japon-Tunisie-Afrique.

  • Pourquoi les PPP ?

Depuis sa création, TSC œuvre principalement et activement à la production des supports d’aide à la décision, qui se manifestent en des études prospectives, de faisabilité et de préfaisabilité, y compris les indicateurs de performance clés, d’analyse, de prévision… Ces supports, immédiatement exploitables, ont été formalisés à partir de différentes données fiables, permettant aux administrateurs du projet de prioriser les actions à déployer.

Dans ce cadre, Borhène Dhaouadi, président de l’association TSC, précise : « Notre objectif était de présenter des projets matures et innovants, dans l’esprit de la Ticad. Les sept projets retenus dans le Livre Blanc, dans sa première édition, sont des projets sérieux et axés sur le PPP à même de rencontrer l’adhésion de partenaires japonais, africains et même européens… Pour ce faire, et afin d’offrir d’excellentes opportunités, on a visé dés le début à aborder un changement profond en focalisant sur le secteur public-privé pour pouvoir implanter un nouveau modèle capable de répondre à des problématiques financières, sociales, administratives…

Tous les projets proposés font recours à la notion de PPPabilité, qui concerne à la fois l’éligibilité du projet à la Loi sur les PPP et sa  »bancabilité », c’est-à-dire sa rentabilité économique crédible aux yeux des financeurs avec des projets qui répondent à de vrais besoins. A travers cette démarche, l’investisseur va pouvoir créer de la richesse et dégager des marges de manœuvre financières, qui va lui permettre d’alimenter d’autres investissements ».

–  La liste de projets retenus :

Développement urbain : Aménagement de la zone Sebkha de Ben Ghayadha (un PPP avec un coût d’investissement de 120 m USD, capable de créer plus de 30.000 emplois) : Le projet prévoit une démarche écologique et protectrice de ce site naturel à travers la conservation du plan d’eau et de l’île, en les déclarant un parc naturel protégé. Le plan d’eau sera une zone d’amarrage des voiles latines traditionnelles ; l’ilot qu’on appelle «l’île aux oiseaux » sera une zone protégée qui permettra le retour d’une multitude d’oiseaux migratoires faisant des lieux un repère avant l’impact de la pollution industrielle sur la zone. Pour sa dimension africaine, ce projet peut être un POC «Proof of concept» à transférer dans des villes du continent africain. Un transfert qui se base surtout sur la démarche de dépollution de l’ancien site industriel et sur une logique de concertation publique avec la société civile, les citoyens ainsi que les autorités locales et régionales, dont l’objectif est de définir la programmation, la conception et le développement de la ville.

– Industrie : Plateforme industrielle et logistique (Projet privé qui coûte 170 millions USD, capable de créer 2.500 emplois) : Le projet propose de doter et d’appuyer le nouveau terminal Portuaire de Bizerte (Ro-Pax), d’une plateforme logistique au cœur de l’écosystème de l’industrie automobile de Menzel Jemil. La valeur ajoutée du projet réside dans la mise en place des unités frigorifiques, qui assureront l’alimentation et le ravitaillement des croisières et des marchandises et le renforcement des exportations des produits agricoles vers les marchés internationaux. Pour sa dimension africaine ; la position géographique de la Tunisie et de Bizerte fera en sorte à ce que des dessertes de ce projet avec des ports africains en plus des expertises métiers qui pourront être développées dans le cadre d’un programme de renforcement des capacités des acteurs du transport et de la logistique japonaise en faveur des partenaires africains.

– Portuaire : BIZERTE PORT CONSORTIUM: TERMINAL RO-PAX (PPP d’un coût d’investissement de 190 millions USD, capable de créer plus de 2.000 emplois) : Le terminal ROPAX Bizerte Sud – Zarzouna est un projet portuaire – urbain qui a été conçu en parfaite harmonie avec son environnement immédiat et assure une interface avec la ville partagée avec les acteurs locaux. Ce projet apporte une nouvelle offre de trafic maritime RORO, Contenaires, Passagers et Croisières. Le port occupera un emplacement stratégique au cœur de la Méditerranée, dans la principale zone de passage entre les deux rives de la Méditerranée. Ce projet de développement économique intégré devrait se faire en partie sur le quai sud du canal de Bizerte et sur la baie du terminal pétrolier. Ce projet permettra d’accroître l’attractivité et la capacité portuaire de Bizerte pour devenir à terme le premier port du pays à s’insérer dans une parfaite logique de multimodalité et de connectivité et se mettre au rang des GREEN ports en Méditerranée et en Afrique.

– Transport : Le BRT de Tunis: Bus Rapide Transit Les Berges Du Lac-Tunis (PPP d’un investissement de 100 millions d’USD): Le BRT est un nouveau projet du transport en commun ayant pour objectif d’améliorer la mobilité d’une partie de Tunis. Le BRT améliorera les résultats économiques de la zone d’intervention et élargira davantage l’accès au marché du travail pour les personnes dont le lieu de résidence est plus éloigné. Les infrastructures du BRT comprennent un couloir distinct de 15 km pour les bus, et 17 stations, dont 4 pôles d’échanges et un parc de 80 bus. Le BRT couvrira la zone du pourtour du Lac nord de Tunis. Pour sa dimension africaine, le projet est un POC à transférer dans les villes africaines, qui se base surtout sur la démarche écologique du transport en commun, de valorisation foncière, et sur la concertation avec les usagers des infrastructures de transport dans le but d’une appropriation citoyenne des nouveaux projets de mobilité urbaine.

– Agriculture: African Oxygen Park: Espace Forestier De Production Du Bois (Un PPP d’un coût d’investissement de 300 millions d’USD capable de créer plus de 1.400 emplois): Le Projet  »Oxygen Park » est un projet d’ensemble, de valorisation et d’exploitation d’un espace forestier par la plantation des arbres Paulownia pour profiter de son bois noble et de ses avantages de croissance rapide dans le cadre d’une économie verte au nord tunisien. La phase expérimentale en Tunisie a, bel et bien, commencé. Le concept est basé sur la mise en place d’une filière bio-industrie agricole et d’une filière forêt bois vertueuse, structurée, modernisée et compétitive.

– Digital: African Digital Hub (Un PPP d’un coût d’investissement de 307 millions d’USD capable de créer 500 emplois): African Digital Hub est un projet à la fois fondateur et fédérateur. Fondateur, car l’enjeu est de réaliser un socle Numérique dont l’Afrique a besoin, tant au niveau de connectivité que de capacité à domestiquer ses propres données sur le continent. Fédérateur, car ADH est une solution primordiale pour orchestrer un véritable projet commun d’envergure à l’échelle de l’Afrique, qui doit faire face à une évolution démographique, et gagner en souveraineté stratégique, économique, et sociale. Africain digital Hub propose la mise en place sur le continent africain d’un ensemble de cardinaux numériques, qui assureront l’interconnexion de l’Afrique avec le reste du monde à travers un maillage souverain de câbles sous-marins. La ville de Bizerte a lancé avec la banque Africaine de développement (BAD) une étude de faisabilité pour la première phase opérationnelle de ce projet ambitieux.

– Santé: Hôpital Pédiatrique (Un PPP d’un coût d’investissement de 120 millions d’USD): Il s’agit en fait de construire un nouvel hôpital pédiatrique d’une capacité de 400 lits, équipé de matériels et de machines développés et qui regroupe tous les services et spécialités. L’objectif est d’assurer un service de santé publique moderne, fiable et de qualité pour une tranche fragile de la société à savoir les enfants.

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1 COMMENTAIRE

  1. Les PPP sont les meilleures opérations pour les pays, pour les gouvernorats ou pour les communes qui n’ont pas de quoi financer leurs projets ou qui ne sont pas éligibles à des crédits bancaires.
    Le Partenariat, Public, Privé (P.P.P) est l’idéal pour la Tunisie qui le fera Inchallah avec des opérateurs étrangers sérieux et sur la base de contrats bien étudiés et rédigés par des arbitres spécialisés.
    En effet, plusieurs affaires qui semblaient être juteuses pour les parties réceptrices des fonds, ont mal fini pour les deux parties contractantes. Il n’est assuré que toutes les opérations PPP réussissent ou ne dépassent pas les prévisions financières ou les délais prévus.
    Un contrant de PPP peut avoir plusieurs modèles dont ceux du type B.O.T. qui signifie, construire, utiliser et transférer.
    Le pays récepteur des fonds doit offrir le terrain et l’infrastructure jusqu’au lieu du projet, assurer la sécurité du projet même en cas de force majeure ou en cas de révolutions et se porté garant de la fructification financière pour la partie privée.
    Les grèves et les sabotages sont assumés par le pays hôte, qui paye l’échec de l’opération même si le projet ne démarre pas.
    Les lois locales et les tribunaux locaux n’ont aucun poids, et le recours en cas de litige se fait toujours à l’arbitrage.
    Heureusement qu’il y a de plus en plus de médiateurs et d’arbitres internationaux en Tunisie.
    Le Gouvernement Tunisiens, qui respecte bien ses citoyens doit inclure dans ces contrats un article qui laisse place aux arbitres Tunisiens d’intervenir en cas de litige.
    La Tunisie a perdu entre autres, l’affaire du plateau continental avec notre voisine la Lybie à cause de l’arbitrage (sous la présidence du leader Bourguiba). D’autres grandes affaires sont à suivre dans ce sens.
    Ce genre de partenariat convient bien aux pays qui n’ont pas le moyen de s’endetter auprès des banques.
    Les partenaires étrangers ne prennent pas des intérêts, mais ils se font remboursés à long terme à partir des bénéfices apportés par le projet.
    Les partenaires financiers ont l’obligation d’assurer la bonne maintenance du projet pour le transmettre à la fin du contrat à l’état presque neuf.
    De telles opérations, nécessitent du sérieux, de la bonne gouvernance, de la transparence et surtout de la sécurité aux frais du pays hôte.
    Pour ce genre de projets les querellés politiques et sociales auront de mauvaises retombées sur les finances publiques qui se transmettront ensuite directement sur les citoyens.
    Pour être bénéfiques, les PPP exigent avant tout de la stabilité, de la prévoyance et du travail sérieusement planifié.
    Ce que nous pouvons gagner des géants Japonais, c’est d’abord la mentalité de bosseurs organisés dont le travail est considéré dans leur constitution, à la fois un droit et un devoir (ce que nous n’avons pas dans la nôtre) C’est pour cela, qu’on les voit rarement en arrêt de production.
    Ce point risque d’être important pour notre pays lors de la rédaction des contrats des PPP.
    Outre la partie comportementale au travail, nous pouvons gagner avec les Japonais, de la formation et de la mise à niveau de nos ouvriers, cadres et institutions pour une future solide performance dans l’exportation de nos produits et services.
    Les deux parties Tunisienne et Japonaise sortiront gagnantes à condition, de maitriser toutes les clauses des contrats, de ne pas faire le malin avec les géants de l’Asie et d’oublier le mental des corrompus à tous les niveaux de l’administration publique, qui feront certainement échouer toutes les chances de décollage de la Tunisie.
    Rien ne se perd et rien ne se crée, Tout se transforme (M. Lavoisier).
    Transformons notre difficile présent en un futur plus agréable, et ce en exploitant notre sérieux, et nos diverses compétences tout en ‘écartant les mal intentionnés, profiteurs, bandits corrompus. Yes we can

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