Des milliers de Syriens en liesse sont descendus vendredi dans la rue à travers le pays pour fêter la « victoire de la révolution » après la chute du président Bachar al-Assad.
« Je félicite le peuple syrien pour la victoire de la révolution et je l’appelle à descendre dans la rue pour exprimer sa joie », a dit Abou Mohammad al-Jolani, chef du groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS) à la tête de la coalition armée qui a renversé M. Assad.
Voisine de la Syrie, la Turquie qui a salué la chute du président syrien a annoncé la réouverture samedi de son ambassade à Damas. De son côté, une délégation du Qatar se rend dimanche en Syrie pour préparer la réouverture de l’ambassade selon un diplomate.
« Uni, uni, uni, le peuple syrien est uni », ont scandé les fidèles à la mosquée des Omeyyades à Damas, où s’est rendu le Premier ministre chargé de la transition, Mohammad al-Bachir, pour la première prière hebdomadaire du vendredi depuis la fuite de Bachar Assad en Russie.
Le pays, meurtri par près de 14 ans de guerre, est confronté à de nombreux défis, face auxquels les nouvelles autorités tentent de rassurer, et la communauté internationale se mobilise.
Les dirigeants du G7, réunis en visioconférence, ont appelé à « une transition pacifique et ordonnée ».
La Syrie sera aussi au menu d’une rencontre samedi en Jordanie, de ministres et haut diplomates américains, européens, arabes et turcs.
En tournée régionale, le secrétaire d’Etat Antony Blinken a répété en Irak et en Turquie que les Etats-Unis œuvreraient pour empêcher toute résurgence du groupe jihadiste Etat islamique (EI).
HTS, dont le chef Jolani se fait appeler désormais de son vrai nom, Ahmad al-Chareh, a pris la grande partie du pays durant l’offensive. Il affirme avoir rompu avec le jihadisme mais reste classé « terroriste » par plusieurs capitales occidentales, dont Washington.
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Les Syriens fêtent le « Vendredi de la révolution »
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