AccueilLa UNEL’Etap, une entreprise qui rapporte 573 MDT à l’Etat

L’Etap, une entreprise qui rapporte 573 MDT à l’Etat

L’Etap a rapporté à l’Etat tunisien, en 2019, la somme de plus de 573 MDT, dont 150 MDT en bénéfices qui vont à l’Etat actionnaire, et plus de 423 MDT en impôt sur les bénéfices qui vont directement au Trésor.

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Ces résultats sont issus d’un chiffre d’affaires (total des produits d’exploitation) de presque 1,6 Milliard DT, certes en baisse de plus de 113,650 MDT. Cette variation provient essentiellement de la commercialisation des hydrocarbures qui a enregistré une baisse de 21 MDT sur le pétrole brut, 33 MDT sur le gaz naturel et 24 MDT sur le GPL.

A l’Etap cependant, les charges du personnel  dépassaient à peine les 51 MD (en hausse de 14 MDT en glissement annuel pour un effectif total de l’ETAP au 31/12/2020, de 785 employés). Mais aussi et surtout plus de 573,650 MDT en dotations aux amortissements et aux provisions. Et les charges d’exploitation énormes, qui ont été de plus de 1, 218 Milliard DT en hausse de plus de 2 MDT, qui avalaient presque la totalité du chiffre d’affaires. Ces charges et ces dotations ont énormément grevé le résultat d’exploitation, qui était presque déjà divisé, après les 697,426 MDT. Et tout cela amène à un résultat net, certes toujours bénéficiaire de 150 MDT, mais un bénéfice qui baissait de presqu’autant. Le résultat de l’exercice 2019 a baissé par rapport à l’année 2018 de 147,5 MDT « dû essentiellement à la régression des revenus de commercialisation de brut, de gaz naturel et de gaz pseudo-liquide ».

–          La balance énergétique se porte mieux, mais !

Dans son rapport annuel pour l’exercice 2020, l’Etap revient d’abord sur l’atténuation de son déficit commercial, en grande partie attribuable à l’amélioration du déficit de la balance énergétique. Allègement d’environ 11% en 2020 par rapport à l’année précédente en raison, essentiellement, de la baisse de la demande nationale en énergies primaires (-7%), ainsi que la chute du prix du baril de Brent de 35% en 2020 par rapport à l’année 2019).

L’amélioration de l’activité du secteur énergétique s’est manifestée par l’atténuation du déficit du bilan d’énergie primaire (5,1 Mtep en 2020 contre 5,8 Mtep en 2019, soit une amélioration de l’ordre de 11,13%), et l’institution de deux nouvelles concessions d’exploitation d’hydrocarbures Bochra et Abir, issues du permis Borj El-Khadra, en date du 2 novembre 2020.

Mais 2020, c’est aussi l’absence d’octroi de nouveaux permis d’exploration en 2020, contre six (6) permis octroyé en 2019, et la diminution du nombre de puits d’exploration forés passant de six en 2019 à seulement un seul en 2020. Les ressources disponibles en énergie primaire (y compris les redevances en gaz perçues sur le gazoduc transméditerranéen) ont cependant accusé une légère hausse de l’ordre de 0,1%.

–          Le Covid-19 a quelque chose de bon : une diminution de la consommation

Sinon, les ressources en pétrole ont enregistré, en 2020, une diminution d’environ 8%. Les ressources disponibles en gaz (production nationale et redevance) ont enregistré en 2019 une hausse de l’ordre de 7%, essentiellement grâce à l’entrée en production du champ Nawara et la hausse de la redevance sur le transit du gaz algérien.

La demande d’énergie primaire est passée de 9.694 ktep en 2019 à 9.063 ktep en 2020, affichant ainsi une baisse de l’ordre de 7%, suite à la diminution de la consommation des produits pétroliers d’environ 8%, d’une part, et à la baisse de la demande de gaz naturel d’environ 5%, d’autre part (impact de la pandémie du COVID-19 sur l’activité économique).

Baisse ainsi de 8 % de la consommation nationale des produits pétroliers est passée de 4577 ktep en 2019 à 4219 ktep en 2020 affichant ainsi une baisse de l’ordre de 8%.

Cette régression est due principalement au fléchissement de l’activité économique suite aux mesures prises pour lutter contre la propagation du COVID-19 (confinement total et partiel à partir du mois de mars 2020). Ceci s’est traduit par la diminution de la consommation du gasoil de 5%, de l’essence de 2%, du fuel de 5% et du coke de pétrole de 2%.

L’ampleur de la chute de la demande au niveau des produits pétroliers est plus significative pour le jet aviation qui a enregistré une diminution importante de 66%, durant 2020 par rapport à l’année précédente, et ce en raison du ralentissement des activités du secteur de transport aérien notamment, le secteur de tourisme.

En 2020 aussi, la consommation totale de gaz naturel a enregistré une régression de l’ordre de 5% passant de 5118 ktep en 2019 à 4844 ktep en 2020. Ceci s’explique par la baisse de la consommation du gaz naturel pour la production d’électricité de 2,5% et de 13,3% pour les autres usages (hors production électrique). Cette baisse est attribuable au ralentissement de la plupart des activités économiques courant l’année 2020 (confinement et post-confinement).

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