On le connaissait, depuis sa fameuse réplique à Samia Abbou à qui Fadhel Abdelkefi disait le 27 juillet 2017 à l’ARP, que « il n’y a pas plus facile que le sans-gêne et moi aussi je peux m’y mettre ! ». L’entendre, fin mars sur une chaîne TV privée, répondre au plan de relance de Samir Saïed, que c’est « trop tard, trop peu », c’est confirmer que l’homme n’a pas dérogé à son habitude de ne jamais mettre sa langue dans sa pose.
Le ministre du même nom que son chef de tout l’Etat, semble en effet avoir pris cinq mois pour faire le diagnostic que tout le monde a posé, à l’intérieur et à l’extérieur de la Tunisie, et sortir une pelletée de 42 mesures, en les adossant du coup à la « Istichara » de l’autre Saïed. Et ce n’était pas ce qu’on pourrait appeler une nouveauté, ni des mesures « Out Of the Box ».
- « J’ai ri en entendant Saïed parler de confiance »
Toutes ces mesures étaient connues, et depuis presque dix années, attendues par des opérateurs qui avaient déjà entendu parler de tous les grands mots de « plan Marshalll », plan d’urgence et autres, sans pour autant les voir, soit à cause de l’instabilité politique, soit par manque de moyens financiers. Et au moins l’une de ces causes, si ce n’est les deux, persiste encore.
Le nouvel énième plan, cette fois de Samir Saïed, a été placé dans « l’objectif global, de rétablir la confiance des opérateurs économiques ». Et Fadhel Abdelkefi, qui avait aussi été ministre du Développement et ministre des Finances aussi, de commenter cela, en disant avoir ri en entendant le ministre du Développement économique parler de redonner confiance aux hommes d’affaires. « N‘entend-il pas les discours du Président sur la confiance ? De quelle confiance parle-t-il lorsqu’on ne sait pas faire la différence entre spéculateur illégal et approvisionnement du marché et de l’économie ? Est-ce que ce n’est pas plutôt casser la machine économique, lorsque vous faites irruption chez un pâtissier qui garde 20 kilos de farine, ou un industriel qui stocke de l’eau minérale pour la haute saison, et que vous les confisquez et que l’industriel est jeté en prison ? Le résultat est que tout le monde va lever le pied et la machine économique s’arrêtera ». Il est vrai que la machine de guerre du chef de tout l’Etat, qui n’aime pas lui-même les hommes d’affaires, a fait plus d’une fois dans l’excès, jusqu’à des fois abuser, et sans aucune discrimination entre l’acte de gestion économique, et l’acte de prédation financière.
- Anti-disette, et il a raison. Il lui manque juste la plume à tirer le trait !
Toujours aussi direct, et cette fois allant à l’encontre de presque tous les experts, économiques et financiers qui se relaient depuis des années sur les plateaux de télévision, Fadhel Abdelkefi s’en prend à la gestion de la cheffe du gouvernement du chef de tout l’Etat. Ce dernier avait dernièrement eu des mots négatifs à son égard, et la 1ère de ses ministres ne devrait pas tarder à en faire autant. « Cartable en main, Mme la cheffe du gouvernement s’en est allée au FMI, parler du gel des salaires et des recrutements, de vente des entreprises publiques, et de la compensation. C’est un zéro sur 20 », commente-t-il en ayant certainement en tête la dernière note de Nejla Bouden sur le taux de satisfaction public vis-à-vis du rendement de son gouvernement.
Et de marteler à juste titre, que « personne en Tunisie, ne pourra faire cela. Et, chef de l’Etat, patrons et ouvriers, ont une autre position », dit encore Abdelkefi en référence à la position de Kais Saïed et de Noureddine Tabboubi du FMI et de son programme, qui est pour le moins négative. Mais aussi aux troubles sociaux que pourraient provoquer de telles mesures.
Et de conseiller Nejla Bouden en disant que « elle devrait aller au FMI et lui signifier son refus ». L’ancien ministre et actuel président de parti, n’est pas anti-FMI. Il est plutôt réaliste et anti-disette. Réaliste car il était bien positionné dans la machine, pour en connaître les secrets, les vérités, et les rouages. Il sait qu’on peut beaucoup faire pour améliorer les choses, sans pour autant mettre le pays en danger de disette. Le professionnel de l’économie et des finances qu’il est et l’ancien deux fois ministre qu’il était a donné la solution. Celle « d’aller dire aux partenaires que les trois moteurs de croissance du pays sont en panne, et que je veux faire redémarrer. Je vais aussi mettre en œuvre les promesses du 20/20 et je vais mettre en confiance le secteur privé et le libérer » et de demander leur aide, sur un autre ton, celui de la responsabilisation d’un pays dont la Tunisie est la frontière Sud, et qui, s’il tombe, ne le fera pas sans bruit, à l’intérieur même de leurs frontières.
Il restera bien sûr à la cheffe et à son chef à faire les réformes qui doivent être faites de l’intérieur. Jusque-là et depuis au moins cinq ans, aucun gouvernement ou chef d’Etat n’a voulu les faire. A Abdelkefi, il manque toujours la plume ou le crayon pour tirer les traits, tant il est vrai que même pour le « d’un trait » ou la « بجرة قلم », il faut d’abord détenir le pouvoir de la plume, et ensuite vouloir dépasser le populisme pour avoir le courage de le faire.









C’est probablement la personnalité la plus intéressante actuellement en Tunisie ,dans un monde idéale, ou les idiots sont actuellement au pouvoir ,je le désignerais comme chef de gouvernement pour apporter ses capacités économiques associé à Abir présidente de la république pour ses qualités en politique et sa force avérée en matière de communication .
La critique non constructive en Tunisie devient un art et une profession même chez soit disant la lumière, ce Abdelkafi critique aussi le rétablissement de la confiance aux hommes d’affaires alors que c’est primordiale pour pouvoir investir en Tunisie. On ne peut pas engager nos capitaux tant que la confiance n’y est pas dans les lois et dans le comportement. Certes le Chef de l’Etat lui manque cette compréhension, avec le temps il comprendra que seuls les hommes d’affaires sincères pourraient sauver avec lui l’économie du pays. Fadhel Abdelkafi n’a pas la maturité de gouverner un pays et s’il a la capacité de le faire, qu’il se présente aux élections prochaines. Puisqu’il parle de la confiance, je lui dirai ce de nous présenter ses réalisations effectives quand il était au commande. L’argent qu’il a dépensé pour une action promotionnelle en Tunisie sur les investissements avec des partenaires étrangers lorsqu’il était ministre s’évalue à des milliards alors que les participants à ces partenariats étaient des escrocs, ils ont bénéficiés des avantages de leur participation ni plus ni moins. Est-ce qu’il est sincère de nous présenter les résultats de ces dépenses, des politiciens ou responsables gèrent mal les affaires de l’Etat qui gaspillent l’argent du contribuable san donner suite ni de résultats palpables, ces responsables doivent être jugés, si non tout le monde peut engager à tort et à travers l’argent du peuple et personne ne demande de comptes. La critique est facile, mais la contribution pour améliorer les choses est absente. Laissez le gouvernement et le président travailler et portez des correctifs sincères si vous êtes de vrais patriotes.