La justice libanaise a ordonné vendredi la libération de Hannibal Kadhafi, l’un des fils de l’ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, détenu depuis dix ans sans jugement, en échange d’une caution de 11 millions de dollars.
Son avocat français a déclaré à l’AFP qu’il allait contester la caution et affirmé que son client ne pouvait réunir cette somme, le clan de l’ex-dictateur libyen étant soumis à des sanctions internationales.
Les autorités libanaises avaient indiqué exiger de Hannibal Kadhafi des informations sur la mystérieuse disparition en Libye du dirigeant chiite libanais Moussa Sadr, en 1978, dont ils accusent son père.
Hannibal, aujourd’hui âgé de 49 ans, avait deux ans à l’époque.
« Le juge d’instruction dans l’affaire de l’enlèvement et la disparition de l’imam Sadr a accepté la libération de Hannibal Kadhafi, en échange d’une caution de 11 millions de dollars », a indiqué à l’AFP un responsable judiciaire libanais.
Selon ce responsable qui a requis l’anonymat, Hannibal Kadhafi est en outre frappé d’une interdiction de voyage.
« La libération sous caution est purement inadmissible dans un cas de détention arbitraire. On va contester la caution », a affirmé à l’AFP son avocat français, Laurent Bayon, relevant que son client était « sous sanctions internationales ».
« Où voulez-vous qu’il trouve 11 millions de dollars? », a-t-il demandé.
En septembre, l’ex-gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, accusé de détournements de fonds, avait été libéré par la justice libanaise après avoir versé une caution de plus de 14 millions de dollars, un record au Liban.








