AccueilLa UNEL'inclusion financière des «pauvres» par les IMF!

L’inclusion financière des «pauvres» par les IMF!

Nonobstant  certaines lacunes, et quelle activité n’en souffre pas, le secteur de la microfinance en Tunisie continue de remplir un rôle important dans la réalisation de l’inclusion financière, en permettant aux populations défavorisées d’accéder aux services financiers.

Selon le rapport annuel pour 2021 de l’Autorité de contrôle de la microfinance (ACM), en 2020 et 2021, en pleine période de COVID 19 , les Institutions tunisiennes de microfinance (IMF)  ont permis à 106 mille 719 personnes d’obtenir pour la première fois de leur vie un financement qui leur a été accordé par des IMF. Le chiffre se répartit entre 46 mille 971 en 2020 et 59 mille 748 durant 2021, soit 12 mille 777 de plus.

Cependant, le rapport fait état de défaillances dans la gestion des IMF relevées autant grâce au contrôle sur pièces qu’à la faveur du contrôle sur place, par le biais d’équipes de contrôleurs envoyée en mission de contrôle.

Dans le même contexte, l’ACM a reçu 31 réclamations de la part de clients sur des litiges avec des Institutions de la microfinance. Selon le rapport, le traitement de ces réclamations « a permis de détecter certains dépassements commis par quelques  IMF ». Elles ont été invitées à régler tout préjudice causé à leurs clients concernés.

Au niveau des activités financées qui dépendent des clients, à vrai dire, il est également surprenant de constater, quand même, que l’artisanat est le parent pauvre, avec 2% environ du montant global des microfinancements.

Indicateurs significatifs

Le secteur de la microfinance en Tunisie est composé de 186 associations actives (associations de microcrédits) et de 7 Institutions de microfinance sous forme de Sociétés Anonymes, dites IMF  SA, en plus d’une  IMF sous forme associative (regroupement ou filialisation d’associations), intitulée Association de soutien à l’autodéveloppement ou Asad Tamweel. Les diverses IMF  SA et les associations de microcrédits sont connues, toutes, par leurs noms respectifs.

Le nombre des microfinancements accordés par les IMF en 2021 s’est accru de 13,1 par rapport à 2020 passant à 465 mille 013 contre 411 mille 105 en 2020.

 Le montant est passé à 1674 millions dinars en 2021, contre 1402 millions environ en 2020.

Le commerce a accaparé la part prépondérante, suivi par l’agriculture, puis par l’artisanat  qui reste le secteur le moins bénéficiaire des microfinancements (2% environ).

Davantage d’hommes que de femmes

Les hommes et les femmes ont bénéficié respectivement de 55% et 45% de la valeur totale des microfinancements, quoiqu’en termes de nombre, les femmes ont bénéficié de 54% des microfinancements.

Le microfinancement moyen de l’homme atteint 4300 dinars, tandis que celui de la femme s’élève à 3000 dinars. Le microfinancement moyen en général atteint 3600 dinars.

Un autre aspect que d’aucuns trouveraient négatif dans la microfinance tunisienne concerne le taux effectif annuel global (TEAG, on dit aussi TEG, pour  taux effectif global tout simplement), c’est-à-dire les frais du prêt que les IMF  SA accordent à leurs clients, dans lesquels figure l’intérêt, mais il y a d’autres éléments. Ces frais sont supportés par le client, comme dans les prêts bancaires.

D’après le rapport, le TEAG pratiqué par les IMF  SA a atteint 32, 68% en 2021.

Toutefois, le rapport  ajoute à titre de remarques et non d’excuses que les IMF SA ne sont pas autorisées à collecter des dépôts de la clientèle, leurs principales ressources sont constituées des emprunts contractés localement et auprès des bailleurs de fonds internationaux. Le coût moyen pondéré des ressources d’emprunt atteint pour certaines IMF  SA plus de 15%.

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