L’Iran a conditionné dimanche tout accord avec les Etats-Unis à la garantie de ses droits, soulignant qu’il ne croyait ni aux paroles ni aux promesses américaines dans les laborieuses négociations en cours pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient qui s’étend dans le sud du Liban.
Alors que les deux pays semblaient ces derniers jours se rapprocher d’un accord, le New York Times a rapporté samedi, sans plus de détails, que le président américain avait durci sa proposition et envoyé une nouvelle version d’un possible protocole d’accord à Téhéran.
« Les discussions et les échanges de messages sont toujours en cours » et « tout ce qui se dit actuellement relève de la spéculation et ne doit pas être pris au sérieux », a dit le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, cité par la télévision d’État.
« Nous n’approuverons aucun accord tant que nous n’aurons pas la certitude que les droits du peuple iranien ont été pleinement garantis », avait déclaré auparavant dans une vidéo diffusée par la télévision d’Etat le principal négociateur iranien, le chef du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.
Selon le site américain Axios, Trump, dont la priorité déclarée est de mettre fin au programme nucléaire iranien et de rétablir le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, souhaite plus de fermeté dans la position de Washington.
« La seule garantie que je dois avoir, c’est qu’il n’y aura pas d’armes nucléaires. Ils ont accepté cela, et c’était très intéressant », a-t-il dit dans une interview enregistrée dans la semaine et diffusée samedi sur Fox News.
Selon CNN dimanche, des images satellites montrent que l’Iran a profité du cessez-le-feu pour déblayer au bulldozer 50 entrées de tunnels sur 69, dans les 18 sites touchés par Israël et les Etats-Unis.
De son côté l’Iran veut avant tout obtenir la levée des sanctions américaines et le déblocage de ses avoirs gelés, et revendique de maintenir un contrôle sur le stratégique détroit d’Ormuz, qu’il a quasi-verrouillé au début de la guerre.
Téhéran insiste aussi pour que tout accord inclue la fin des hostilités au Liban, où Israël veut « éliminer» Hezbollah. Quant au nucléaire, l’Iran souhaite en discuter dans un second temps.








