Vanille, cacao, black-eyes (niébé) … plusieurs denrées d’export malgaches sont directement concernées par le durcissement de certaines LMR. Face aux représentants des ministères concernés et du secteur privé (opérateurs économiques, groupements d’entreprises) conviés pour l’occasion, Edouard Lehmann, spécialiste du sujet mandaté par l’Union européenne, avait pour mission de vulgariser et d’informer les participants des changements importants pour les filières. Tout en rappelant les bases.
« La première, c’est de garantir en tout temps une sécurité pour le consommateur européen. L’autre, c’est d’assurer une facilité de l’accès au commerce avec une circulation libre dans l’ensemble de l’Union européenne. »
Les révisions des textes sont opérées tous les 10 ans environ, explique l’expert. Et certaines d’entre elles vont toucher en particulier le marché malgache. « La filière black eyes, aussi appelé niébé, pose problème. Parce que l’on retrouve régulièrement dans les grains des résidus de chlorpyrifos, un pesticide interdit depuis 2020 en raison de risques de neurotoxicité et de génotoxicité pour la santé humaine. Au niveau de la filière vanille, ce sont plutôt les résidus de nicotine qui vont être scrutés. »








