Des milliers de manifestants sont descendus lundi dans les rues d’Antananarivo où ils ont affiché des scènes de joie avec des militaires et leur espoir d’une démission du président malgache Andry Rajoelina, dont l’allocution lundi depuis un lieu inconnu a été reportée plusieurs fois.
Durant le week-end, Andry Rajoelina a dénoncé « une tentative de prise du pouvoir illégale » dans cette île particulièrement pauvre de l’océan Indien, où une partie de l’armée a pris le parti d’un mouvement de contestation né le 25 septembre.
D’après la radio française RFI, il a embarqué dimanche « à bord d’un avion militaire français pour La Réunion, avant de partir vers une autre destination avec sa famille ». L’exécutif français n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP à ce sujet.
Le mouvement de contestation, qui dénonçait au départ les coupures incessantes d’eau et d’électricité, s’est mué depuis en une contestation plus large du président Rajoelina, 51 ans, et de son clan.
Les manifestants ont obtenu ce week-end le départ du décrié président du Sénat Richard Ravalomanana, ancien commandant de gendarmerie.
Quant au troisième homme vilipendé par la rue, l’homme d’affaires et proche du chef de l’Etat Maminiaina Ravatomanga, il a fui dimanche matin à l’île Maurice voisine, comme l’a confirmé le gouvernement mauricien.








