Le géant minier QMM fait à nouveau face à la colère d’une partie des communautés locales à Fort-Dauphin, dans le sud-est de Madagascar. La filiale de Rio Tinto qui extrait de l’ilménite est détenue à 20 % par l’État malgache. Si un accord avait été trouvé il y a six mois, des manifestants érigent des barrages sur la route menant au site depuis une semaine. Lundi matin, les forces de l’ordre les ont dispersés pour permettre aux quelque 300 employés bloqués sur le site de rentrer chez eux.
Six manifestants ont été blessés, deux se trouvent toujours à l’hôpital, rapporte le président de « Toteny Tanosy », association des notables de Fort-Dauphin et leader traditionnel chargé de mener la médiation entre les différentes parties. « Il y a aussi eu des blessés du côté des forces de l’ordre », fait savoir le groupement de la compagnie de la gendarmerie de la région Anosy, qui dénonce aussi « la présence de brigands amenés par les manifestants ».
« Rio Tinto respecte le droit de manifester de manière sûre et légale. Cependant, la nature de cette perturbation menaçait le bien-être de notre personnel et de la communauté dans son ensemble, et nous n’avions d’autre choix que de demander l’assistance des autorités », a signalé l’entreprise minière. Elle précise être « conscient[e] que les membres de la communauté peuvent avoir des préoccupations légitimes (…). Notre procédure de gestion des doléances prévoit un dialogue transparent entre toutes les parties prenantes, y compris les autorités locales et les représentants de nos communautés hôtes. »
Lors de l’accord conclu il y a six mois, des compensations financières avaient été accordées aux occupants des terres qui s’estimaient lésés par l’implantation de la multinationale.








