Plus de 30 personnes ont été tuées mercredi dans deux attaques, revendiquées par les jihadistes du JNIM, contre deux localités du centre du Mali, dont la junte au pouvoir est affaiblie après la récente offensive d’ampleur des insurgés alliés à des rebelles touareg.
Wamaps, un collectif de journalistes ouest‑africains spécialisés dans les questions sécuritaires au Sahel, a établi un « bilan provisoire » de « plus de 50 villageois » tués et d’autres « encore portés disparus ».
L’armée malienne a dit de son côté avoir mené « une opération ciblée contre les groupes armés terroristes » dans la zone, qui a « permis de neutraliser (tuer) une dizaine de terroristes », dans un communiqué qui ne donne pas plus de détails.
Les attaques de mercredi ont été revendiquées jeudi par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), qui dit avoir visé des miliciens progouvernementaux.
« L’attaque a été perpétrée en représailles à des actes commis par la milice Dan Nan Ambassagou. Les victimes sont majoritairement des miliciens. Mais il y a également des adolescents et des enfants », a expliqué à l’AFP une source sécuritaire.
En réponse à la prolifération des violences dans le centre du Mali, des groupes proclamés d’autodéfense se sont constitués, dont le plus connu est Dan Nan Ambassagou. Cette milice, composée majoritairement de chasseurs traditionnels dogons, avait été dissoute par les autorités après avoir été accusée d’avoir commis un massacre dans un village du centre du pays, Ogossagou (160 morts en mars 2019).








