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Marwan El Abbasi: « la BCT est la gardienne de la stabilité du dinar »

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie,  Marwan El Abbasi, estime indispensable de bien gérer les devises étrangères et de les exploiter dans les secteurs prioritaires de la vie tels que l’apport de médicaments et la fourniture de matières premières comme le blé et l’orge, et autres.

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Lors d’une réunion de dialogue organisée par l’Association des Tunisien des Grandses Ecoles  (Atuge), sur la législation des  changes, il a  déclaré que  la capacité de la Banque centrale à fournir ou à transférer des fonds en dinars tunisiens dans une devise étrangère est considérée comme une  « prouesse » eu égard à la  situation économique actuelle.

D’aucuns  réclament constamment une modification des procédures de la loi sur les changes, concernant notamment celles liées au transfert de fonds en dinars tunisiens à l’étranger, sans être conscients de la gravité de la crise économique sans précédent que traverse le pays, soulignant que malgré toutes les circonstances et difficultés, la Banque Centrale répond dans la plupart des cas à toutes les demandes urgentes.

El Abbasi a affirmé que malgré les difficultés financières et économiques du pays ces dernières années, la Banque centrale a réussi à maintenir une certaine stabilité de la valeur du dinar tunisien.

Loi sur les changes

Et en ce qui concerne la tendance à réviser la loi sur les changes, le gouverneur de la BCT, a déclaré que l’Institut d’émission a été partie prenante  dans un programme de révision et de réforme des procédures liées à la loi sur les changes, dans le cadre du plan stratégique 2019-2022.

Il a rappelé que la BCT  s’est engagée dans un véritable programme de réformes lancé il y a environ deux ans avec l’accompagnement technique du Fonds monétaire international, compte tenu de son expérience dans le domaine visant à adapter le programme de réformes à la réalité économique tunisienne.

Au cours du processus de réforme, tous les textes liés à la loi sur les changes seront revus sur  le moyen et le long terme, et il comprendra plusieurs révisions liées à la numérisation, la simplification des procédures, et d’autres points.

Le gouverneur de la Banque centrale a souligné que la révision de la loi sur les changes n’est pas seulement liée à la banque des banques, mais aussi au gouvernement dans son ensemble.

On a évité le scénario libanais !

Dans sa réponse aux critiques récurrentes de la loi relative aux  changes, El Abbasi a déclaré que la loi actuelle, avec ses points négatifs et positifs, a contribué à éviter que le pays ne soit pris dans une spirale qui rappelle le scénario libanais.   

Il a souligné que la loi sur les changes empêchait les lobbies de contrôler les devises étrangères pendant la crise, indiquant que certaines personnes pensent qu’elles peuvent contrôler les devises étrangères pendant les crises, alors que la loi y a mis fin, selon lui.

Il a fait savoir que c’est en temps de crise que l’on prend toute la mesure  de l’importance de la loi des changes et de ses aspects positifs.

Depuis le processus de réforme qui a eu lieu en 1992, la réglementation des changes a été revue, ce qui a abouti à un texte final complexe jonché de nombreuses contradictions, indique-t-il.

Il a affirmé  qu’il est facile de déterminer les conditions nécessaires pour changer et réviser la loi sur les changes en libéralisant les échanges commerciaux et financiers tunisiens avec l’extérieur, mais qu’il est très difficile de les appliquer et de les maîtriser, surtout dans la conjoncture économique actuelle, qui est caractérisée par un déficit budgétaire, des taux d’endettement élevés et des taux d’inflation  qui le sont tout autant.

  « Est-ce que la Tunisie est capable, dans toutes ces circonstances, de mettre en œuvre toutes les mesures et est-ce que la BCT  peut intervenir, dans cette situation, pour réguler la liquidité du marché et défendre la valeur de la monnaie nationale, d’autant plus que l’expérience mondiale a prouvé que la libéralisation externe peut conduire à des dérapages économiques et financiers avec des conséquences néfastes » ? Il faut donc être prudent et il ne faut pas prendre de décisions hâtives », a-t-il répondu.

Le rôle des banques

Concernant la réglementation des changes et les transactions bancaires, le gouverneur de la BCTa appelé les banques à investir dans les ressources humaines en renforçant la formation dans le domaine des changes, ce qui a créé de nombreux problèmes à la Banque centrale.

De manière générale, de nombreux facteurs interfèrent avec la situation de l’économie tunisienne, et des mécanismes de transactions financières, de numérisation des transactions et de développement du tourisme doivent être développés, selon la déclaration de Marwan El Abbasi, considérant qu’il n’est pas raisonnable que l’accord sur l’Open -Sky n’ait pas été adopté en Tunisie jusqu’à aujourd’hui.

Dans le même contexte, il a appelé tous les acteurs du domaine économique à travailler sur le retour sur investissement pour créer de la richesse et restaurer le rythme de la croissance.

3 Commentaires

  1. Une Remarque au Gouverneur de la BCT. Nos T.R.E qui s’amusent à ouvrir des comptes de non résidents en Devises et qu’ils alimentent selon leurs moyens leurs comptes pour le bien de la Tunisie.
    Gouverneur , est ce que c’est normal que la famille residente en Tunisie( femme et enfants) ne peuvent beneficier de ce compte lors de leur voyage sauf autorisation bct et pour cela il va falloir attendre? alors que le compte ppr peut être utilisé par la famille. Vous ne trouvez pas une certaine absurdité dans ces decisions.
    Autre point Gouverneur. Un TRE ne peut être considéré de tel, qui si il a passé 2 ans à l’étranger. Sinon il n’a pas le droit d’ouvrir un compte à l’étranger et tout son argent doit être transféré sur un compte dinars convertible en Tunisie…..
    Gouverneur, sentez vous la bêtise dans cette loi. Beaucoup de tunisiens ont quitté le pays ces dernières années et ils n’ont transféré aucun centimes officiellement en Tunisie, car ils ne peuvent beneficier de compte en devise et s’ils ramènent de l’argent avec eux, alors pour la déclaration à la douane ils auront droit à la question magique: » vous avez 2 ans à l’étranger? »
    Gouverneur, Faîtes un effort et changez ces lois qui datent des années80.
    Vous ferez du bien au pays
    J’espère Gouverneur que vous allez pouvoir lire ces 2 lignes et surtout réagir au bout.

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