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jeudi 26 novembre 2020
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Mohamed Dhaouafi:  » Les super-héros de la vraie vie ne portent pas de cape mais une prothèse « 

 » Chez Cure Bionics, nous croyons que les vrais super-héros ne portent pas de cape mais une prothèse. C’est pourquoi, nous souhaitons présenter au monde plus de super-héros », lance Mohamed Dhaouafi, résolu à mettre son empreinte dans un secteur qui connait en ce moment un boom retentissant: l’intelligence artificielle.
A seulement 28 ans, ce jeune tunisien est à la tête de  » Cure Bionics « , une startup qui confectionne des prothèses bioniques pour les personnes handicapées, une prouesse technologique qui lui a valu son entrée dans le prestigieux classement Forbes 2020 des 30 jeunes les plus innovateurs de la région arabe.
Conçues à partir d’une matière écologique, ces prothèses imprimées en 3d sont totalement ajustables pouvant épouser la morphologie de chaque porteur, y compris les enfants en pleine croissance.

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Reposant sur l’intelligence artificielle, ces appareils sont facilement commandés par des signaux musculaires, de sorte qu’aucune intervention chirurgicale n’est requise pour les relier au membre amputé. De plus, ils sont dotés d’une batterie alimentée à l’énergie solaire.

Avec son innovation, ce diplômé de l’Ecole Nationale des Ingénieurs de Sousse ambitionne d’offrir aux personnes à mobilité réduite plus que des prothèses, mais une autre manière de façonner et d’inspirer le monde.

 » Chez Cure Bionics, notre mission est de favoriser l’inclusion des personnes handicapées et de les aider aussi à percevoir cette différence comme une opportunité, voire même un super pouvoir afin d’inspirer les autres « , s’enthousiasme Mohamed dans un entretien accordé à l’agence TAP.

 » C’est à nous, les jeunes de conduire le changement ! »

Déjà sur les bancs de l’université, le jeune ingénieur était préoccupé par l’autonomisation des personnes en situation d’handicap. C’est en participant, en 2016, à une compétition estudiantine qu’il imagine son premier prototype de prothèse qui était à l’époque mécanique.

Dès lors, il décide de développer davantage ce prototype afin qu’il soit adapté au mieux aux besoins des personnes handicapées.

Déterminé à aller au bout de ses ambitions, Mohamed devait non seulement puiser dans ses fonds propres, mais aussi renoncer à une offre de stage alléchante au Canada. Ses efforts acharnés et son abnégation lui permettent finalement de présenter son prototype de main bionique en tant que projet de fin d’études.
 » Ce processus m’a pris huit mois. Durant toute cette période, je suis allé à la rencontre de nombreuses personnes amputées, dont un enfant de 8 ans qui a perdu sa main et sa jambe suite à une électrocution. Il allait très mal et sa mère, faute de moyens, n’était pas en mesure de lui procurer des prothèses « , se souvient le jeune homme.

Et de poursuivre :  » C’est alors que j’ai pris la décision de concevoir des prothèses qui soient adaptées aux besoins uniques de chaque enfant et accessibles à un prix abordable. « 

A moyen terme, Mohamed ambitionne d’exporter ses prothèses sur tout le continent africain et de conférer à son entreprise une renommée internationale, mais la priorité pour lui aujourd’hui demeure la Tunisie.

Il n’a qu’un seul objectif en tête : contribuer à l’essor économique de son pays et inciter d’autres jeunes de sa génération à lui emboîter le pas.
 » Nous, jeunes artistes, créateurs, entrepreneurs et scientifiques sommes capables de faire avancer notre pays. C’est à nous de conduire le changement. Il faut seulement oser et vouloir « , insiste-t-il.

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