AccueilLa UNEMohamed Ennaceur explique la gabegie à l’ARP

Mohamed Ennaceur explique la gabegie à l’ARP

Intervenant vendredi dans le débat extrêmement houleux suscité par l’adoption de certains nouveaux articles ajoutés par le gouvernement au projet de la loi de finances de 2019, le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Mohamed Ennaceur, a estimé que « ce qui venait de se passer aurait pu l’être avec quelqu’un d’autre au perchoir ».

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«  Le parlement est tel qu’il est, et les interventions à l’avenant », prenant acte de « la la tension en l’air, de l’hostilité clairement perceptible et du discours violent » qui ont marqué la séance plénière. « Nous gardons la même distance vis-à-vis de tous les députés et tous les groupes parlementaires. Notre rôle est de faciliter le consensus et le rendre possible. Nous ne sommes partie prenante dans le conflit en cours sur la scène politique », a-t-il affirmé.

Expliquant la genèse de la polémique suscitée par les articles en question, Mohamed Ennaceur a indiqué que « après l’adoption des articles de la loi des finances, le ministre des Finances a sollicité de présenter des propositions concernant certaines dispositions du texte ». « J’ai convoqué une réunion avec les présidents des groupes parlementaires en présence du ministre, ce qui fut fait incluant la discussion desdites propositions dont certaines ont été approuvées alors que d’autres ne l’ont pas été ».

Et d’ajouter : « A l’issue de deux heures de débats, la réunion s’est conclue sur un désaccord au sujet de la question des grandes surfaces dont le projet de loi a été soumis au vote et approuvé à une majorité de 88 voix. Il était dès lors possible de passer à l’examen du texte suivant. Mais la situation tendue qui régnait alors à l’hémicycle était telle que de nombreux députés tenaient à prendre la parole. L’essentiel est que tout le monde s’est exprimé, ce qui fut d’une grande utilité ».

Ennaceur se défend d’engranger des dividendes politiques

Le président de l’ARP a affirmé qu’il assume ses responsabilités et éprouve « une grande satisfaction personnelle que les uns et les autres se soient exprimés, aient reçu les messages véhiculés et que l’on soit arrivés à un consensus ». Cela m’honore, a-t-il dit, car « tel est l’essentiel, d’autant que nous sommes parvenus à changer le cours des choses ». « Je suis ici pour accomplir le devoir qui est le mien, et étant en dehors des conflits politiques, je n’entends nullement engranger des dividendes politiques », affirmant enfin qu’il n’est pas candidat à quoi que ce soit, étant « soucieux de m’investir dans mon devoir en ces circonstance historiques par lesquelles passe le pays ».

Il est à rappeler que la séance a ensuite connu une grande perturbation et le ton est monté d’un cran, après l’adoption de l’article relatif au report de l’augmentation à 35% (25% actuellement), de l’impôt sur certaines sociétés à l’instar des grandes surfaces, des compagnies d’importation de voitures et des sociétés de franchises au début de janvier 2020, contre janvier 2019 dans la première version, et ce pour la deuxième année consécutive. Cet article a été adopté au début par 88 voix pour, 5 abstentions et 31 voix contre, avant d’être soumis une deuxième fois au vote après un débat houleux. Des députés ont critiqué aussi bien son contenu que la manière adoptée par le ministre des finances Ridha Chalgoum pour l’imposer.

Les élus ont adressé des critiques acerbes au gouvernement et à certains de leurs collègues, les accusant de connivence avec certains lobbies économiques, en prévision de la prochaine campagne électorale, selon leurs dires.

La proposition du report, qui a retardé davantage la séance, a particulièrement, suscité une vive réaction de la part des élus du front populaire. Le président de la commission des finances et membe de ce bloc, Mongi Rahoui s’est interrogé sur l’absence d’exposé des motifs expliquant les raisons de la décision gouvernementale de reporter l’augmentation de l’impôt sur les recettes de grandes compagnies. D’autres députés ont évoqué la pression exercée par les hommes d’affaires sur les députés pour l’obtention de l’annulation de cette hausse.

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