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Afrique de l’Est

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L’équipe de recherche de Ecobank prévoit une amélioration continue des perspectives économiques de l’Afrique de l’Est dans la section dédiée à cette région qui vient d’être mise en ligne sur son site Web financier, AfricaFICC (https://ecobank.com/AfricaFICC). L’Éthiopie, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda sont des moteurs économiques de la région et connaissent une période de croissance économique importante – on estime que leur produit intérieur va afficher une croissance comprise entre 5,2 % et 8,5 % cette année – stimulée par les réformes adoptées et l’essor du prix des matières premières qui a augmenté les revenus d’exportation.

La plupart des pays de la région tirent leurs revenus d’exportation de l’agriculture et des matières premières, mais les perspectives économiques sont bonnes. Les effets de la diversification des exportations, la modernisation des infrastructures, l’industrialisation, la découverte de nouveaux gisements pétroliers importants et le potentiel de croissance des services commerciaux devraient considérablement booster les économies régionales.

L’Afrique de l’Est est un centre de commerce anglophone bien intégré, mais la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) pourrait permettre à l’ensemble du continent africain d’exploiter son énorme potentiel de croissance. Une coopération et une intégration économiques de plus en plus renforcées créeront le socle à partir duquel le continent pourra développer sa compétitivité au niveau mondial.

Samuel Adjei, directeur général de Ecobank Kenya et directeur exécutif de la région CESA (Afrique centrale, de l’Est et australe) chez Ecobank, a précisé : « Les nations est-africaines devraient connaître une croissance économique continue et soutenue, portée par la hausse des prix des matières premières et la perspective d’une production pétrolière élevée. La région est un leader mondial des fintech, comme le montre le succès des services bancaires sur mobile. Le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda sont des centres régionaux pour les services commerciaux internationaux ».

Dr. Edward George, directeur de la recherche du groupe Ecobank, a souligné : « Les pays d’Afrique de l’Est, dont la plupart sont membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), constituent l’une des régions commerciales et économiques les plus dynamiques d’Afrique. L’Afrique de l’Est est un grand exportateur de thé, de café, de fleurs coupées et de minerais à l’international. La région est un centre des finances, de logistique et de services et possède l’un des flux de commerce intra-régionaux les plus diversifiés d’Afrique. Les consommateurs de pays comme le Kenya réalisent des transactions sur mobile depuis plus de dix ans. Aujourd’hui, des pôles technologiques est-africains, à Nairobi, Kigali et Kampala, ont un rôle de leader dans les innovations visant à relever les défis auxquels sont confrontés les Africains depuis longtemps. C’est une période passionnante pour l’Afrique de l’Est ».

Autres conclusions de recherche importantes sur la région d’Afrique de l’Est :

  • Le Kenya, avec ses exportations de matières premières diversifiées, dont le thé, les produits horticoles et le café, a débuté la production de pétrole brut. Mais, comme le pays ne possède pas d’oléoduc, le pétrole doit être acheminé par camion vers la côte. Le Kenya et l’Ouganda ont proposé la construction d’un oléoduc mais, tant qu’il n’aura pas été décidé quel oléoduc sera construit le premier, la production pétrolière kényane sera freinée.
  • L’Éthiopie bénéficie d’investissements étrangers directs importants dans les infrastructures et les projets industriels. Ses exportations de café et d’or ont profité de la hausse du prix des matières premières, même si l’augmentation du cours du pétrole pourrait entraver son économie, dépendante des importations de produits pétroliers.
  • Les transports, la construction, les minerais, le tourisme et les services commerciaux sont les moteurs de la forte croissance économique de la Tanzanie, qui modernise ses infrastructures et poursuit son industrialisation.
  • L’Ouganda a diversifié ses exportations agricoles, dont le premier produit est le café (c’est le premier exportateur de robusta d’Afrique). Le pays prévoit de débuter l’exportation de pétrole brut en 2019 et son secteur des services, qui représente 52 % de son PIB, continue d’afficher une forte croissance, portée par l’émergence d’un secteur d’innovation technologique.
  • Le secteur agricole rwandais profite de l’amélioration des conditions météorologiques et l’augmentation des prix des matières premières stimule ses exportations de minerais. Le soutien que le gouvernement apporte à l’innovation vise à faire du Rwanda le pays de choix des innovateurs en Afrique.
  • La fragilité de la situation politique au Burundi – qui a conduit à la suspension de l’aide apportée par les bailleurs de fonds – a affaibli son économie qui dépend en grande partie de l’agriculture et des minerais.
  • La guerre civile au Sud Soudan a fortement entravé la croissance économique et le développement des infrastructures des transports et des services publics du pays. Les réserves pétrolières importantes, les terres fertiles avec d’abondantes ressources d’eau et l’essor de la population pourraient permettre une forte croissance à l’avenir.

Le site Web de Ecobank, Taux, Devises et Matières premières en Afrique (FICC) – https://ecobank.com/AfricaFICC – fournit des informations essentielles aux entreprises et aux investisseurs sur les économies des pays d’Afrique subsaharienne et les principaux secteurs d’activité. Le site Web propose une analyse pays par pays, avec des perspectives économiques générales (https://goo.gl/SEFBZP), des informations sur les activités de change, les revenus fixes et les secteurs bancaires (https://goo.gl/R9k9o3). Il donne également une vue d’ensemble des secteurs de l’énergie (https://goo.gl/3Cx3CS) et des matières premières agricoles (https://goo.gl/ooSxBs), ainsi que des principaux flux de commerce (https://goo.gl/EQmcmD).

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La croissance en Afrique de l’Est demeure rapide et le revenu moyen par habitant de la région a atteint 740 dollars des Etats-Unis en 2016, soit deux fois plus que dix ans auparavant. « Ce niveau reste certes faible, mais c’est une performance impressionnante qui est le résultat de taux de croissance économique soutenus, considérablement plus élevés que les moyennes africaines ou mondiales sur la période » a expliqué M. Andrew Mold, Directeur par intérim du Bureau pour l’Afrique de l’Est de la Commission économique pour l’Afrique (ECA).

« Cela ne doit pas nous leurrer – la région est encore confrontée à de sérieux défis pour atteindre les objectifs de développement durable en 2030 – mais en général, les populations d’Afrique de l’Est vivent plus longtemps, en meilleure santé, et avec une qualité de vie améliorée par rapport à la génération précédente » a ajouté M. Mold.

Il s’exprimait lors d’un dialogue politique organisé par le Bureau pour l’Afrique de l’Est de la CEA, au Centre de Convention de Kigali, pour discuter des progrès et des défis de la région. Selon le nouveau rapport de la CEA intitulé « Développements macroéconomiques et sociaux en Afrique de l’Est 2018 », malgré des améliorations notables, la croissance dans la région reste fragile. En particulier, le développement du secteur manufacturier en Afrique de l’Est est insuffisant, limitant la création d’emplois et freinant le progrès technologique.

Le rapport note qu’à part l’Éthiopie, qui a mis en œuvre un programme ambitieux de parcs industriels axés sur les exportations, les politiques gouvernementales n’ont jusqu’ici pas réussi à promouvoir une croissance robuste dans le secteur manufacturier.

Un autre thème important souligné par le rapport de la CEA est la nécessité d’améliorer l’environnement des affaires en Afrique de l’Est. Le développement du secteur privé est insuffisant et la majeure partie des investissements productifs sont encore réalisés par le secteur public. Selon le rapport, la croissance serait plus forte et plus résiliente si des politiques étaient mises en œuvre pour stimuler l’activité du secteur privé.

L’Afrique de l’Est est une région qui comprend 14 pays : le Burundi, les Comores, le Congo, Djibouti, l’Éthiopie, l’Érythrée, le Kenya, Madagascar, l’Ouganda, le Rwanda, les Seychelles, la Somalie, le Soudan du Sud et la Tanzanie.

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Lors d’une première historique, les gouverneurs de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Est ont rencontré à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le président de l’institution Akinwumi Adesina et les membres de sa haute direction pour échanger sur les défis économiques, les opportunités et les succès enregistrés sur le continent.

Les discussions ont à cette occasion porté, notamment, sur le déficit de financement d’infrastructures estimé à près de 170 milliards de dollars à travers le continent, la croissance démographique avec en particulier les défis posés par l’emploi des jeunes, un enjeu important pour la paix, la sécurité et la stabilité.

Le président Adesina a assuré lors de la réunion que la Banque avait l’intention de faire de ces consultations régionales stratégiques un événement annuel afin de permettre un dialogue plus ouvert, des retours constructifs et l’accélération des réformes en matière de développement.

« Il nous reste douze ans pour les ODD. Cette échéance est une alerte : si l’Afrique n’atteint pas les ODD, le reste du monde ne les atteindra pas. La Banque africaine de développement accélère le développement à travers la mise en œuvre de ces cinq priorités stratégiques dites High 5 », a-t-il souligné.

« Nous mobilisons, a ajouté le président de la Banque, toujours plus de ressources pour le développement de l’Afrique et nous sommes heureux de constater que l’impact de nos interventions se fait sentir. »

Les gouverneurs — principalement les ministres des finances et les ministres de la planification économique représentant le Burundi, les Comores, Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan et la Tanzanie — ont abondé dans le même sens.

« Les High 5 sont, de toute évidence, les priorités du moment pour l’Afrique », a déclaré Henry Rotich, ministre kenyan des Finances.

« La Banque a financé l’une de nos interventions clés, le projet Last Mile, grâce auquel 70 % des Kenyans ont désormais accès à la terre dans les zones rurales. Savez-vous ce que cela signifie ? Grâce à cette réforme, plus de gens peuvent travailler, récolter, étudier et créer des emplois. Si nous mettons en œuvre les High 5 avec succès, nous pouvons relever certains des principaux défis auxquels nous sommes confrontés. »

Le ministre des Finances et de la planification de la Tanzanie, Isdor Mpango, a noté quant à lui que son pays a aligné ses propres priorités de développement avec sur les High 5 de la Banque.

« Nous voulons être un pays à revenu intermédiaire en 2015, a-t-il déclaré. Comment y parvenir ? Les High 5 sont précisément les cinq points sur lesquels vous devez travailler. »

Le ministre somalien des Finances, Abdirahman Beileh, a décrit le rôle unique que la Banque a joué dans la transition de son pays.

« Avec le soutien de la Banque, la Somalie est passée d’un Etat défaillant à un Etat fragile, a-t-il déclaré. La Banque africaine de développement a toujours été présente à nos côtés. »

Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, a souligné certaines des réalisations de la Banque au cours des sept dernières années. Environ 27 millions d’Africains ont bénéficié de connexion à l’électricité, et 49 millions ont bénéficié d’améliorations dans l’agriculture. Quelque 35 millions de personnes ont bénéficié d’un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement, et près d’un million de petites entreprises ont bénéficié de services financiers. Au cours de la même période, 23 millions de femmes ont bénéficié des améliorations dans l’agriculture et 10 millions ont pu profiter de projets d’investissement.

Les prêts aux pays à faible revenu ont été multipliés par 17, passant de 434 millions de dollars en 2010 à 7,5 milliards de dollars en 2016. Les prêts aux pays à revenu intermédiaire ont doublé. Le portefeuille actif de projets du secteur privé de la Banque est passé de 15 milliards de dollars en 2010 à 30 milliards de dollars en 2016.

Adesina a relevé que la Banque avait levé l’année dernière 9,73 milliards de dollars auprès des marchés financiers pour les pays africains et qu’elle avait ainsi atteint le plus haut niveau de décaissement annuel de son histoire, soit 7,67 milliards de dollars.

Le ministre djiboutien des Finances, Hmadou Ibrahim, a demandé à la Banque de veiller à ce que les projets d’infrastructure financés dans les pays voisins soient étendus à son pays, soulignant l’importance de l’intégration régionale par le rail et les routes.

« Pour un pays comme le mien, l’intégration régionale est un problème de survie, a-t-il déclaré. Sans intégration régionale, Djibouti, ce lien entre l’Afrique et l’Asie, n’existerait pas. En conséquence, tous nos investissements portent la marque de l’intégration régionale dans notre environnement. »

Hassatou N’Sele, trésorière de la Banque et vice-présidente en charge des finances par intérim, a souligné l’excellent portefeuille du secteur privé de la Banque dans les pays à faible revenu avec près de 2,4 milliards de dollars en 2017. Plus de 458 entreprises ont été financées par la Banque dans ces pays.

Une augmentation de capital substantielle permettra à la Banque africaine de développement de réaliser son solide pipeline d’opérations (15 milliards en 2018 seulement). Les perspectives pour 2018-2020 sont brillantes : 50,3 millions de personnes devraient bénéficier d’un meilleur accès aux transports contre 14 millions en 2017. Plus de 35 millions de personnes auront accès à l’électricité, contre 4,4 millions en 2017.

Matia Kasaijja, ministre des Finances et de la planification économique de l’Ouganda et gouverneur de la Banque pour son pays, a exprimé son ferme soutien à une augmentation générale du capital pour permettre à la Banque d’accélérer le développement social et économique de l’Afrique. Il a noté que la Banque a conservé sa notation AAA malgré un contexte économique difficile ayant entrainé le déclassement de plusieurs pays et institutions.

Le ministre soudanais des Finances et de la planification économique, Mohammed Osman Al-Rikabi, a déclaré : « La plupart de nos partenaires se sont concentrés sur le soutien humanitaire, mais la Banque africaine de développement travaille main dans la main avec le gouvernement pour résoudre les problèmes macroéconomiques. Nous apprécions à sa juste mesure le soutien que la Banque africaine de développement nous apporte dans notre lutte pour le redressement de notre économie. »

Le président Adesina a remercié les gouverneurs pour leur appréciation du travail de la Banque dans leurs pays respectifs.

« Votre soutien et votre confiance en la Banque sont encourageants, ils signifient beaucoup pour nous, leur a-t-il dit. Vous êtes le vent dans nos voiles. »

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Selon un rapport de la FAO, des niveaux élevés d’insécurité alimentaire persistent à travers le monde, et ce, en grande partie en raison des conflits et des conditions climatiques défavorables qui ont des conséquences néfastes sur certains pays, notamment en Afrique de l’Est et au Proche-Orient où de nombreuses personnes ont encore un besoin incessant d’aide humanitaire.

Selon le dernier rapport de la FAO sur les Perspectives de récoltes et la situation alimentaire publié aujourd’hui, près de 37 pays ont toujours besoin d’une aide alimentaire externe, la situation demeure donc inchangée depuis trois mois.

Les guerres civiles et l’insécurité sont les principales raisons expliquant les taux élevés de faim dans 16 de ces pays, allant du Burundi au Yémen. Toujours d’après le rapport, les conflits déplacent des millions de personnes, entravant les activités agricoles et, dans certains cas, faisant augmenter les prix des denrées alimentaires de base. En République démocratique du Congo, l’inflation a plus que doublé en 2017, avec une hausse de 42 pour cent du taux annuel. Les violences ont perturbé les routes commerciales traditionnelles dans la région du Sahel, faisant augmenter les prix, tandis que des pénuries alimentaires ont été signalées au Sud et à l’Est de la Libye.

Pendant ce temps, des pluies insuffisantes et irrégulières menacent la sécurité alimentaire en Afrique australe et en Afrique de l’Est, où de nombreux ménages ruraux ont connu quatre saisons agricoles d’affilée amoindries par la sécheresse.

La sécheresse a des répercussions en Afrique de l’Est

En 2017, la production totale de céréales a rebondi en Afrique. Cela s’explique par de bons résultats en Afrique australe, après un succès mitigé des récoltes en 2016.

La production céréalière en Afrique de l’Est a pourtant chuté de 7,2 pour cent, provoquant ainsi un stress supplémentaire pour plusieurs pays. Selon le rapport, les récoltes qui viennent de s’achever et qui comptent pour les cultures céréalières de la seconde saison devraient être en dessous de la moyenne dans le Sud-Est du Kenya, dans le Nord-Est de la Tanzanie et au Sud de la Somalie.

L’ensemble de la production céréalière de la saison des pluies appelée “deyr” en Somalie devrait être 20 pour cent en dessous de la moyenne, car les pluies saisonnières ont débuté plus tard que prévu et se sont achevées plus tôt. Des conditions similaires au niveau des précipitations et des rendements ont été observées dans le Nord-Est de la Tanzanie. La production céréalière sud-soudanaise, faisant suite aux plantations de 2017, devrait atteindre son plus bas niveau depuis le début du conflit fin 2013.

Les conditions de sécheresse dans plusieurs parties de l’Ethiopie et de la Somalie étaient moins intenses, mais pas assez pour complètement compenser de nombreuses carences au niveau de l’humidité des sols. La disponibilité des pâturages est toujours en dessous de la moyenne et l’état de santé du bétail est dans l’ensemble médiocre. Au Kenya, les pluies saisonnières étaient 80 pour cent en dessous des niveaux de saison, justifiant une surveillance rapprochée des conditions de pâturage dans les parties orientales du pays.

Les prix des céréales de base sont également élevés en Ethiopie et au Soudan où les prix au détail du sorgho, du millet et du blé ont doublé depuis octobre dernier, sur la majorité des marchés locaux. La hausse des prix fait suite à la cessation des subventions gouvernementales pour le blé, une décision qui a affaibli la monnaie et entraîné une hausse de la demande pour les céréales de substitution.

Au Sud de Madagascar, des pluies saisonnières défavorables devraient avoir pour effet de réduire de nouveau les rendements en 2018. A cela s’ajoute des prix du riz historiquement élevés qui devraient eux aussi peser sur la sécurité alimentaire, en particulier dans les régions au Sud du pays.

Ailleurs, en Afrique australe, la production devrait chuter par rapport aux niveaux record enregistrés en 2017, ravivant les préoccupations au sujet de la sécurité alimentaire, comme cela a déjà été le cas lors de l’alerte spéciale lancée la semaine dernière par la FAO.

Les 37 pays ayant actuellement besoin d’une aide alimentaire externe sont l’Afghanistan, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, la République populaire démocratique de Corée, la République démocratique du Congo, Djibouti, l’Erythrée, l’Ethiopie, la Guinée, Haïti, l’Irak,  le Kenya, le Lesotho, le Liberia, la Libye, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, la Birmanie, le Niger, le Nigéria, le Pakistan, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud , le Soudan, le Swaziland, la Syrie, l’Ouganda, le Yémen et le Zimbabwe.

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Les ministres chargés de l’environnement et de la gestion des ressources naturelles en Afrique de l’Est ont approuvé un partenariat de coopération entre le secrétariat de la communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et le centre africain sur les politiques foncières de la CEA.

«Je voudrais saluer les efforts des hauts fonctionnaires, des secrétaires permanents et des ministres qui ont travaillé dur cette semaine, aboutissant à des décisions clés pour promouvoir la coopération régionale entre nos États partenaires sur des secteurs clés qui favorisent le développement économique et la gestion des ressources naturelles» note Sam Mangusho Cheptories, Ministre des ressources en Eau et de l’Environnement de la République d’Ouganda, présidant le débat ministériel de la 5ème réunion du Conseil sectoriel sur l’environnement et la gestion des ressources naturelles.

Mme Joan Kagwanja, coordinatrice de l’ALPC, salue l’approbation du partenariat CAE / ALPC par les Ministres, notant que « c’est un moment crucial pour la région car le partenariat lancera un projet sur le renforcement des capacités de la CAE pour mettre en œuvre la déclaration de l’UA sur les questions foncières en Afrique, en commençant par des plateformes d’échange de connaissances, de partage d’expériences et de meilleures pratiques pour faire avancer la formulation, la mise en œuvre et le suivi des politiques foncières conformément à la déclaration sur les questions foncières de l’UA ».

Christophe Bazivamo, Secrétaire Général Adjoint des Secteurs Productif et Social de la CAE,  loue l’engagement des Etats Partenaires, qui a conduit à l’approbation des décisions clés pour le progrès de la coopération régionale en Afrique de l’Est.

Pour sa part, M. Jean Baptiste Havugimana, Directeur des secteurs productifs de la Communauté de l’Afrique de l’Est, salue l’approbation du partenariat CAE / ALPC notant que le projet est urgent pour renforcer les capacités du personnel du Secrétariat de la CAE afin de générer des connaissances et préparer des recueils des meilleures pratiques dans plusieurs domaines du développement et de la mise en œuvre de la politique foncière. « Le projet sera supervisé et encadré par un comité de pilotage composé de hauts fonctionnaires des pays partenaires de CAE afin de s’assurer que les résultats de la recherche sont utilisés pour améliorer la situation sur le terrain ».

La réunion du 5ème Conseil sectoriel sur l’environnement et la gestion des ressources naturelles s’est tenue du 5 au 9 février 2018 et a réuni plus de soixante-dix (70) participants des Etats membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est, notamment: le Burundi, le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud, la Tanzanie et l’Ouganda.

Le Centre sur les politiques foncières en Afrique (ALPC) est un secrétariat du consortium tripartite composé de la Commission de l’Union africaine (CUA), de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et de la Banque africaine de développement (BAD) chargé de de la coordination de la mise en œuvre de la Déclaration de l’UA sur les questions et défis fonciers en Afrique.

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Depuis près d’un an, le débat fait rage sur le rôle et l’impact du franc CFA en Afrique de l’Ouest. Les partisans de ce régime de taux de change controversé soutiennent que l’ancrage à l’euro fournit une monnaie crédible et stable tout en permettant de contenir l’inflation. Ses détracteurs soutiennent quant à eux que la perte d’autonomie monétaire (et l’absence de contrôle sur les réserves de change) entrave la croissance économique.  La durabilité du franc CFA est remise en cause tant sur le plan économique que politique.

Qu’en est-il en Afrique de l’Est ? Les pays de la région possèdent un large éventail de régimes de taux de change, allant d’une caisse d’émission pour Djibouti à un régime flottant en Somalie. Seules les Comores ont un régime similaire à celui de la zone CFA, le gouvernement français garantissant la libre convertibilité du franc comorien et son rattachement à l’euro. En Afrique de l’Est, malgré une forte croissance économique dans l’ensemble de la région – avec un taux de croissance moyen du PIB de 6,5 % depuis 2011 – les situations sont inégales. La croissance a été modérée dans certains pays depuis 2015 et les taux de change ont été plus volatils.

Lors de la 21ème session du Comité Intergouvernemental d’Experts qui s’est récemment déroulée à Moroni aux Comores, les experts est-africains ont partagé leur expérience sur le choix des régimes de taux de change et leur impact sur la performance économique. Leurs débats ont souligné l’intérêt des solutions de compromis : en effet, les régimes de change fixes semblent être associés à une inflation et une croissance économique plus faibles, tandis que les régimes intermédiaires – dans lesquels la banque centrale intervient activement sur le marché des changes pour influencer la valeur de la monnaie – semblent être associés à des niveaux plus élevés de croissance économique et d’inflation[1]. Les experts ont néanmoins convenu que chaque situation était unique et que le choix monétaire optimal dépendait des circonstances et des défis spécifiques à chaque pays. Afin de garantir l’efficacité de leur politique monétaire, il est donc important que les pays surveillent régulièrement l’efficacité de leur régime de change tout en réexaminant la pertinence des autres régimes. De plus, les changements de politique (si nécessaire) doivent être mis en œuvre progressivement. Le Soudan du Sud, par exemple, a subi une très forte dépréciation de sa monnaie lorsqu’il est passé soudainement d’un régime fixe à un régime flottant en 2015.

Ainsi aux Comores, comme l’explique le Dr. Cheik Hamidou, chef du service des analyses économiques de la Banque Centrale des Comores, le taux de change fixe permet de garantir la stabilité macro-économique et de maîtriser le coût des importations, dont le petit état insulaire en développement dépend fortement. À l’inverse, le taux de change flottant permet à Madagascar d’améliorer la compétitivité de ses exportations (textiles, vanille et minerais), d’après le Directeur des études de la Banque Centrale, M. André Andriamiharisoa. Dans le cas du Rwanda, la Banque Centrale a mis en place divers mécanismes pour encadrer le taux de change et limiter la volatilité excessive des devises.  Toutefois, le choix du régime de change doit être complété par d’autres instruments de politique macro-économique pour réaliser pleinement son potentiel. Par exemple, un taux de change compétitif (sous-évalué) ne peut stimuler les exportations que si l’économie dispose des capacités productives adéquates pour exploiter cette opportunité. M. Pedro Martins, économiste à la CEA en Afrique de l’Est, a également souligné que la diversification de la structure des économies est cruciale pour limiter la tendance à la dépréciation et améliorer la résilience économique.

La discussion sur les taux de change appelle à une réflexion sur le projet de mise en place de l’Union Monétaire Est Africaine (EAMU), prévue pour 2024. La création d’une union monétaire devrait promouvoir le commerce et l’investissement au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC). Le professeur Thomas Kigabo, économiste en chef à la Banque Centrale du Rwanda, a présenté un rapport évaluant le niveau de convergence macroéconomique dans la CAE (rapport provisoire). Selon lui, il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre les critères de convergence de l’EAMU, notamment en matière de déficit budgétaire et de réserves de change[2]. Bien qu’il y ait une certaine convergence de l’inflation et des taux de change, les taux de croissance du PIB diffèrent considérablement et le commerce régional reste faible. Le professeur Kigabo a fait valoir qu’il est urgent d’améliorer la coordination des politiques, d’approfondir l’intégration économique et d’accélérer la mise en place d’institutions vitales – telles que l’Institut monétaire d’Afrique de l’Est – avant la formation de l’union monétaire. En effet, des études récentes montrent que l’adoption d’une monnaie commune devient bénéfique pour les pays à partir du moment où ils appartiennent à une zone monétaire optimale – c’est-à-dire quand ils sont suffisamment intégrés et leurs économies réagissent aux chocs externes de la même manière.

Le partage d’expérience entre les pays d’Afrique de l’Est organisé par la CEA a permis de réaliser qu’une politique de taux de change adéquate est un élément essentiel de soutien à la croissance et au développement. De même, la future monnaie unique de l’Afrique de l’Est pourra contribuer au développement de la région, à condition que les pays membres soient capables de renforcer leur degré d’intégration économique.

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La société « Unimed » annonce, dans un communiqué rendu public le 13 octobre 2017, que le projet d’acquisition d’une participation majoritaire dans un groupe pharmaceutique en Afrique de l’Est, annoncé le 05 janvier 2017, n’a pas abouti. Les travaux de due diligence engagés par le management dans le cadre de cette prise de participation ont été non concluants. Par conséquent, le management d’Unimed a décidé de décliner cette opportunité et de se focaliser davantage sur la région MENA en développant sa présence en Libye, au Soudan et au Moyen-Orient.

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La société Unimed veut étendre ses tentacules en Afrique subsaharienne. Elle a fait savoir, hier jeudi 5 janvier 2017, à travers un communiqué, qu’elle a présenté une offre dans le cadre d’un appel pour une participation majoritaire dans un groupe pharmaceutique qui possède une unité de production et une plateforme d’approvisionnement de l’Afrique de l’Est (Ouganda, Tanzanie, Kenya, Burundi et Rwanda).

Le communiqué précise que la société de Ridha Charfeddine a soumis une offre ferme et est déjà en pourparlers exclusifs avec les actionnaires de ce groupe. L’affaire est donc très bien engagée…

Mais Unimed souligne que la finalisation de cette opération dépendra des conclusions d’investigations qui seront bouclées mi‐février 2017. Elle dépend également de l’aval des directions des deux parties et de celui des autorités dont relève ce secteur…

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C’est le jackpot pour le roi du Maroc, Mohammed VI, en pleine tournée en Afrique de l’Est. Après avoir paraphé 19 accords avec le Rwanda, dans divers secteurs, le souverain va dépasser ce chiffre avec la Tanzanie où pas moins de 20 contrats seront signés. C’est le ministre des Affaires étrangères tanzanien qui l’a confié à la presse locale ce lundi 24 octobre 2016.

Ces partenariats seront scellés dans les domaines de la sécurité, de la finance, du développement du secteur bancaire, de l’énergie ou encore de l’éducation. Mohammed VI, à la tête d’une délégation composée notamment de ses conseillers, de ministres ainsi que de plusieurs personnalités civiles et militaires, a donc, une fois de plus, rondement mené son affaire. C’est d’ailleurs toujours le cas quand l’infatigable roi fait des périples en Afrique où il a coutume de prendre tout son temps pour ficeler des accords…

Après la Tanzanie, cap sur l’Ethiopie où, on peut en être sûr, un paquet de contrats attendent le souverain marocain…

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Le conseil d'administration du géant pétrolier « Total » a choisi de scinder en deux la fonction du défunt PDG Christophe de Margerie

Total croit en la formidable manne pétrolière en Afrique. Pour le groupe français la fin du pétrole c’est pas pour demain, au contraire. La preuve : Il a cassé sa tirelire pour se payer des parts dans la holding mauricienne Gulf Africa Petroleum Corporation (GAPCO) au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, a annoncé Total ce mardi 31 mai 2016. Bon pour le moment motus sur le montant, mais on imagine qu’un très gros chèque a été libellé.

Le contrat porte sur l’acquisition d’un réseau d’une centaine de stations-service dans ces trois pays d’Afrique de l’Est et deux terminaux logistiques à Mombasa (Kenya) et Dar Es Salam (Tanzanie).

Le groupe français est déjà sur la première marche du podium continental, avec un réseau de plus de 4 000 stations-service. Avec ces rachats, il veut ratisser encore plus large. « Ces actifs complémentaires de nos activités actuelles permettront de tirer pleinement parti des effets de taille et de construire le dispositif régional intégré supply-logistique-marketing le plus compétitif d’Afrique de l’Est », a déclaré Momar Nguer, directeur général de la branche Marketing & Services, repris dans le communiqué.

Total ambitionne d’occuper plus de 20 % du secteur en Afrique à partir de 2019, contre 17 % en 2015, avait fait savoir le groupe lors de sa journée investisseurs en septembre 2015. L’affaire est très bien engagée…

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