Tags Posts tagged with "arrestations"

arrestations

par -

Des matières premières utilisées dans la fabrication d’explosifs ont été découvertes lors d’une perquisition mardi dans une maison à Raoued (gouvernorat de l’Ariana), a indiqué le porte-parole du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, Sofiene Selliti.
La personne habitant dans la maison a été arrêtée. Deux autres individus en lien avec lui, arrêtés récemment, ont également été placés en garde dans le cadre de cette opération sécuritaire préventive“, a-t-il précisé mercredi dans une déclaration à l’agence TAP.
Le dossier faisait l’objet d’une enquête ouverte par le Pôle anti-terroriste il y a environ 3 semaines. Il a été confié à l’Unité nationale d’investigation dans les crimes de terrorisme à El Gorjani, a ajouté Selliti.
Cette affaire n’est pas liée à l’attentat suicide qui a eu lieu le 29 octobre à l’avenue Habib Bourguiba, a-t-il affirmé.

par -

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Sofiene Zaâg, a déclaré ce mardi 30 octobre 2018 que deux individus ont été placés derrière les barreaux pour avoir fait l’apologie de l’attentat-suicide commis hier lundi à l’avenue Habib Bourguiba.
Il a ajouté, sur Shems FM, que «les enquêtes avancent rapidement».
Enfin il a affirmé que l’avenue Habib Bourguiba a retrouvé sa fréquentation habituelle depuis hier soir.

par -

Premières arrestations, à titre préventif, dans les rangs de la Douane suite au décès du jeune Aymen Othmani lors d’une opération des douaniers à Sidi Hssine pour mettre la main sur de la marchandise de contrebande. Quatre agents ont été placés derrière les barreaux, a indiqué jeudi 25 octobre 2018 Heïthem Znad, porte-parole de la Douane tunisienne, sur Mosaïque Fm.

A noter que parallèlement aux investigations de la police et de la justice, la Douane tunisienne procède à une enquête administrative pour situer les responsabilités dans cette affaire et cerner les motifs de l’incident ayant débouché sur ce drame.

par -

Une patrouille sécuritaire relevant de la Garde nationale de Ben Guerdane a réussi, à l’aube de ce lundi 22 octobre 2018, à intercepter 20 personnes d’origine africaine pour avoir franchi illégalement les frontières tuniso-libyennes.

Une source sécuritaire a fait savoir à Jawhara FM dans la région qu’ils ont été remis aux agents de la Brigade des frontières terrestres de la Garde nationale de la région.

par -

Où sont passés les millions de dollars de la Banque centrale d’un pays, le Liberia, qui ne roule pas sur l’or et fait face à de terribles difficultés économiques ? Qui s’est assis sur le magot ? La justice enquête sur cette affaire dont tous les citoyens parlent et dont n’avait pas besoin le chef de l’Etat, l’ex-star du football international Georges Weah. Les arrestations pleuvent, et pas des moindres. Un mandat d’arrêt a été émis vendredi 28 septembre 2018 contre le fils de l’ancienne présidente Ellen Johnson Sirleaf et une trentaine de responsables de la Banque centrale. Ils sont accusés d’avoir tenter de filer à l’étranger. Pas d’indication pour le moment sur ce qui leur est reproché exactement..

Les investigations ont démarré en août, des sacs et des conteneurs bourrés de billets de dollars libériens pour un montant de 15 milliards (97 millions de dollars américains ou 83 millions d’euros) que devaient réceptionner la Banque centrale ne sont jamais arrivés à bon port. Le dossier a commencé à enfler dans l’opinion publique, poussant le gouvernement à réagir. Sous le hashtag #Bring Our Container Back (Rendez-nous notre conteneur), les internautes libériens ont enflammé la toile ; il y a même eu des manifestations dans la capitale, Monrovia. L’affaire a même affolé le gouvernement, jusqu’à créer des cafouillages entre les ministres. “N‘écoutez pas ce que le ministre de l’Information raconte. Moi je dis qu’il n’y a pas d’argent disparu. Personne ne cherche des milliards de dollars”, a lâché la semaine dernière le ministre des Finances, Samuel Tweath.
Nous avons dit que l’argent était arrivé et qu’il y avait une enquête, mais nous n’avons pas dit que l’argent était manquant. Donc quand les gens disent + Rendez-nous nos milliards +, ça n’a pas de sens”, a pour sa part déclaré le ministre de la Justice, Musah Dean.
Le président de la République a invité la population à la “patience” pour élucider ce dossier, et a promis de ne pas faire une pause tant que la vérité n’a pas surgi.

par -

Les unités de la police judiciaire à l’aéroport d’Enfidha ont arrêté, samedi dernier, deux employés travaillant pour la société TAV pour vol.

Une source sécuritaire a affirmé à Jawhara fm, que les deux employés ont été pris en flagrant délit de vol.
Après consultation du ministère public, ils ont été placés en garde à vue en attendant la suite des investigations.

par -

Le ministère de l’Intérieur a annoncé dans un communiqué publié ce lundi 20 aout 2018 que les unités de la Garde nationale de Tunis, Zaghouan, Ben Arous et Gabès ont mené des campagnes sécuritaires le 19 août 2018.

Lors de ces campagnes, 70 personnes recherchées pour leur implication dans des affaires de droit public ont été arrêtées, cinq voitures recherchées ont été saisies, 385 infractions et procès-verbaux routiers ont été rédigées.

par -

«Un homme de nationalité tunisienne, identifié comme Akram Baazaoui, est montré escorté dans une voiture de police alors qu’il quittait le siège de la police à Latina, en Italie, jeudi 29 mars 2018. Cette prise ferait suite à l’arrestation par la police italienne de cinq personnes liées à Anis Amri, le Tunisien qui a effectué l’attentat de camion de marché de Noël de Berlin en 2016 et qui a ensuite été tué lors d’une fusillade avec la police en Italie. Dans un communiqué jeudi, la police a déclaré que l’un des cinq aurait acheté les faux papiers d’identité italiens qui ont permis à Amri de se déplacer en Europe”. C’est ce que rapporte «The Gazette», sur la foi de l’agence italienne d’information ANSA, via l’Associated Press.

par -

Les affaires de vols et trafics de médicaments, qui font les gros titres en ce moment et que le ministre de la Santé a reconnues publiquement, ont connu des développements ce jeudi 29 mars 2018. En effet une unité d’enquête de la Garde nationale opérant à la cité Ettadhamen, au gouvernorat de l’Ariana, a mis la main sur un réseau de trafiquants de produits médicaux et paramédicaux dans un centre public d’obstétrique de Tunis, indiqué un communiqué du ministère de l’Intérieur.
On a appris que ce coup de filet concerne 3 personnes, âgées de 44 à 56 ans ; deux d’entre elles étaient infirmiers dans des établissements de santé public.
Une grosse quantité de médicaments a été saisie chez elles. Un réseau de moins. Mais combien d’autres, beaucoup plus importants et plus nocifs, courent toujours ?

par -

Le responsable de l’Observatoire Social Tunisien relevant du Forum pour les Droits Economiques et sociaux (FTDES), Abdessatar Sahbani, a révélé, jeudi 22 mars 2018, que 9329 Tunisiens ont tenté de franchir les frontières en 2017.

Lors d’un point de presse tenu à Tunis, Sahani a fait savoir que 66% des Tunisiens ayant tenté de franchir les frontières ont réussi à atteindre l’Italie.

Selon le chargé de l’immigration auprès du FTDES, Valentin Bonnefoy, la Tunisie occupe le 8ème rang des nationalités de personnes immigrant de manière non réglementaire en Italie.

Et d’ajouter que le nombre de personnes arrêtées dans des tentatives d’émigration non réglementaire par les autorités tunisiennes est de 3187 personnes, augmentant ainsi de 200% par rapport à l’année 2016.
D’après la même source, le mois d’octobre a connu un pic en 2017, précisant que le nombre le plus élevé de personnes interceptées dans des tentatives d’émigration non réglementaire a été enregistré durant ce mois.

Ainsi, a-t-il dit, le nombre des personnes arrêtées dans des tentatives d’émigration non réglementaire a atteint 951 personnes contre 159 en octobre 2016.

par -

Les 11 et 12 mars 2018, une nouvelle vague d’arrestations massives de personnes migrantes issues de pays d’Afrique subsaharienne a eu lieu à Alger. Cette opération, entreprise par les autorités de la wilaya d’Alger, fait suite aux vagues d’arrestations au faciès et de rétention dans le pays depuis plusieurs mois. Nos organisations condamnent sans détour ces pratiques abusives, illégales au regard du droit international et du droit algérien, et appellent à l’arrêt de cette pratique contraire aux droits humains.

Au total, selon les informations qui ont pu être obtenues, plus de 280 personnes ont été arrêtées, dont 12 enfants. Les organisations se trouvant sur le terrain confirment que les arrestations se sont déroulées de manière arbitraire, par des agents des forces de l’ordre en civil et en uniforme. Les arrestations ont été effectuées au faciès, sans qu’aucune procédure ne soit respectée : aucune vérification des identités, ni des autorisations de séjour en cours de validité pour certaines des personnes arrêtées. Ainsi, trois personnes en demande de protection internationale et enregistrées par le UNHCR à Alger ont été relâchées après plusieurs heures de détention.

Détenues au centre de loisirs de Zeralda – transformé depuis quelques années en centre de rétention qui ne dit pas son nom – puis à Tamanrasset, les personnes arrêtées sont transportées sous la contrainte dans des bus sous escorte de la gendarmerie et avec le support d’éléments du Croissant Rouge Algérien, puis abandonnées en plein désert dans la zone frontalière au sud du pays.

Pour les inciter à quitter le territoire, elles sont laissées sans ressources, vulnérables à tout type d’abus, de violations, et de risque pour leur vie. Plusieurs centaines de personnes n’ont d’autre solution que d’avancer à pied et à la merci de groupes criminels et des dangers naturels vers le Niger ou le Mali, où les associations tentent de leur apporter secours.

Ces opérations d’expulsions collectives sont monnaie courante depuis plusieurs mois, sans aucun respect des garanties procédurales et des droits fondamentaux des personnes. Elles sont documentées, dénoncées par les organisations de défense des droits humains. Le Comité des Nations Unies sur les droits des Travailleurs Migrants a demandé à l’Algérie de s’en expliquer.

Les conventions internationales et même la loi 08/11 relative aux conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie sont bafouées : entraves à l’accès des autorités consulaires aux lieux de détention, absence de droit à un conseil juridique, pas de notification de l’ordre de quitter le territoire, pas de contrôle de la légalité de l’arrestation par l’autorité judiciaire, ni de la privation de liberté ou de la reconduite à la frontière, abandon en plein désert d’adultes, d’enfants, de personnes vulnérables voire expulsions collectives. De plus, l’intervention de la société civile en faveur des personne migrante est entravé, à la fois dans la loi et dans la pratique.

Alors que la loi algérienne ne permet pas de régularisation ni d’accès à une forme de protection internationale (pas de loi sur l’asile à ce jour), les autorités algériennes de part le recours aux expulsions arbitraires et collectives, installent l’ensemble des personnes migrantes dans une grande vulnérabilité, les poussant à l’isolement et les privant de l’accès à des conditions de vie dignes.

Nous appelons les autorités algériennes à cesser immédiatement ces pratiques illégales non conformes aux conventions internationales ratifiées par l’Algérie. Nous interpellons en particulier le Comité des Nations Unies pour les droits des Travailleurs Migrants qui examinera les réponses de l’Algérie les 10 et 11 avril 2018. Enfin, nous appelons les mécanismes de l’Union Africaine, notamment la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples, à se saisir de cette question et à demander à l’Algérie de se conformer à ses obligations.

par -

Le ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, a affirmé ce samedi 10 février 2018, lors de son audition à l’ARP, que les sociétés opérant à l’étranger sont sous étroite surveillance. Il a ajouté que ce contrôle minutieux leur donne, en plus d’autres objectifs que visent ses services, la possibilité d’identifier des activités entachées de fraudes ou de faux contrats de travail.
C’est ainsi que 4 sociétés fictives ont été démasquées dernièrement, rapporte Mosaïque FM. Les gérants et leurs associés ont tous été mis derrière les barreaux, a indiqué le ministre.

Il a déclaré que son département a reçu plusieurs alertes de la part de l’ambassade de Tunisie au Qatar suite aux plaintes de 9 Tunisiens pour arnaque et faux contrats de travail, dont le montant va de 3000 à 5000 dt. Ces contrats ont été paraphés en Tunisie et c’est une fois au Qatar que les malheureux ont découvert le pot-aux-roses.
Les arnaqueurs seront sévèrement punis par la justice, a conclu Brahem.

par -

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit mardi gravement préoccupé par la situation qui prévaut aux Maldives, en particulier par la proclamation de l’état d’urgence et l’entrée des forces de sécurité dans les locaux de la Cour suprême.

« Le Secrétaire général exhorte le gouvernement des Maldives à faire respecter la Constitution et l’Etat de droit, à lever l’état d’urgence le plus tôt possible et à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sûreté et la sécurité de la population du pays, y compris les membres du système judiciaire », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

Lundi, le Président des Maldives, Abdulla Yameen, a décrété l’état d’urgence et fait arrêter mardi deux juges de la Cour suprême et un ancien Président.

Vendredi, M. Guterres avait rappelé que les Nations Unies restaient disposées à faciliter des négociations pour sortir le pays de l’impasse politique suite à la décision de la Cour suprême ordonnant la libération des chefs de l’opposition condamnés et la réintégration de 12 membres du Parlement.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) avait également exhorté les autorités maldiviennes à respecter pleinement la décision de la Cour suprême, qui a également annulé la condamnation de l’ancien Président Mohamed Nasheed et ordonné de réexaminer son cas.

par -

Les États-Unis condamnent les violences qui sévissent dans les régions anglophones du Cameroun, notamment le meurtre de deux gendarmes camerounais dans le village de Mbingo, dans la région du Nord-Ouest, d’un soldat camerounais à la sortie de Bamenda le 1er février, d’un agent électoral officiel d’Elections Cameroon (ELECAM) à Bangem, ainsi que les décès signalés de quatre civils à Bamenda et à Belo les 2 et 3 février derniers. Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes et au peuple camerounais, a déclaré Heather Nauert, Porte-Parole, du Département d’Etat.

Nous demandons également aux autorités publiques camerounaises de respecter les droits de l’homme, y compris le droit à une procédure judiciaire en bonne et due forme des 47 Camerounais renvoyés de force par les autorités nigérianes aux autorités camerounaises le 26 janvier et dont beaucoup auraient présenté des demandes d’asile au Nigéria. Nous exhortons le Cameroun et le Nigeria à s’acquitter de leurs obligations en vertu du droit international de s’abstenir de renvoyer de force les demandeurs d’asile dans leur pays d’origine. Les 47 Camerounais sont désormais détenus au Cameroun pour des faits prétendument liés aux tensions et violences dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Nous attendons du Cameroun qu’il accorde à ces personnes et à d’autres les droits et protections inscrits dans la constitution camerounaise, conformément aux obligations et aux engagements internationaux du pays.

par -

Les autorités turques ne s’en cachent même pas : Elles ont fait savoir ce lundi 29 janvier 2018 qu’elles ont placé derrière les barreaux 311 citoyens qui ont eu la mauvaise idée de dénoncer sur les réseaux sociaux l’opération militaire en cours au nord-ouest de la Syrie, lancée par Ankara contre les Kurdes. En prison juste pour une opinion que n’agrée pas le président turc, Recep Tayyip Erdogan, que rien n’arrête depuis qu’il a renforcé ses pouvoirs, un recul démocratique qui est passé comme une lettre à la Poste, mises à part quelques gesticulations des chancelleries européennes.

Depuis le coup d’Etat raté du 15 juillet 2016, Erdogan a limogé et ordonné l’arrestation de milliers de fonctionnaires, accusés d’être des partisans de Fethullah Gülen, (qui aurait, selon le régime, fomenté le putsch), tout cela sans que la communauté internationale lève le petit doigt. Erdogan a même été reçu dernièrement en grande pompe par la France. Alors quelques centaines d’arrestations de plus…

Rappelons que la Turquie a classé les milices kurdes YPG (Unités de protection du peuple) dans la liste des organisations terroristes, en raison notamment de leurs liens avec les indépendantistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui affrontent les troupes gouvernementales depuis 1984.

par -

L’unité de recherche et d’investigation relevant du district de la Garde nationale de Téboulba (Monastir) a arrêté trois individus pour trafic de drogue, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur rendu public, dimanche 21 janvier 2018.

Des plaquettes de résine de cannabis “zatla”, des comprimés stupéfiants ainsi que 320 dinars ont été saisis en leur possession.

Âgés de 22 à 38 ans, les suspects ont été arrêtés et les mesures nécessaires ont été prises à leur encontre, indique le même communiqué.

par -

Six personnes suspectes ont été appréhendées, lundi, suite aux actes de pillage et de saccage perpétrés, dimanche soir, dans le quartier d’Ettadhamen.
Selon une source sécuritaire, plusieurs jeunes, dont la majorité habite à Ettadhamen et Douar Hicher, ont bloqué des routes, brulé des pneus et lancé des pierres sur les forces de l’ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène.
La même source a ajouté que les unités de la garde nationale ont montré de la bravoure face aux troubles commis également hier soir à Chabbaou, dans la délégation d’Oued Ellil et ont réussi à disperser des jeunes manifestants dont plusieurs comptaient commettre des actes de vandalisme.

par -

Pour ceux qui la craignaient ou l’espéraient, il n’y aura pas de seconde Révolution. Non pas que ce ne démange pas une bonne partie des citoyens, mais c’est un fait : L’Histoire repasse très rarement par le même chemin. D’abord les nations qui ont connu ce soulèvement populaire, massif et très particulier qui débouche sur un renversement de toute la table – les institutions – ne sont pas nombreuses à l’échelle du globe. Ensuite partout où cela s’est produit, le bouleversement est tellement profond, les esprits tellement chamboulés et le traumatisme tellement fort que les citoyens préfèrent nettement les imperfections d’un système plus ou moins démocratique aux aléas et incertitudes d’une deuxième révolte, avec ses promesses de refondation. Ce fut le cas en Angleterre, après une longue fièvre révolutionnaire, de 1642 à 1649 ; aux Etats-Unis, là aussi après une longue gestation, de 1765 à 1783 ; en France en 1789 ; en Roumanie en 1989, etc.  Les Tunisiens aussi préféreront les tourments que leur inflige une classe politique très en-dessous des standards à une deuxième Révolution, à peine 6 ans après la première. Mais les politiques auraient tort de se congratuler derrière les murs, avec des sourires satisfaits, en se disant qu’ils ont échappé à la vague populaire qui allait les emporter. Car ce qui se profile est bien pire que ça, pour eux et pour l’avenir du pays.

Depuis le fameux 14 janvier 2011, les citoyens n’ont jamais eu autant l’impression d’être frappés par des décisions injustes, à tort ou à raison. La Loi de Finances 2018, la principale raison de la discorde, avec sa cohorte de ponctions fiscales, très maladroitement vendues à la population, a laissé de côté une grosse part de l’économie, le secteur informel, pour taper sur les mêmes contribuables, plus facilement prenables. Par ailleurs les députés ont bloqué Youssef Chahed dans son élan pour aller plus loin dans la taxation des cafés, restaurants, grossistes, etc., et l’idée des caisses enregistreuses a été abandonnée en rase campagne. Tous ces rendez-vous manqués, ajoutés aux autres dysfonctionnements dans le pays, alimentent le sentiment chez les citoyens, encore une fois à tort ou à raison, que les dirigeants ne sont pas là pour les défendre et faire prévaloir le principe d’équité. Et tout cela nourrit une démotivation et une démobilisation générales qui font de sacrés dégâts, à tous les niveaux, lesquels vont de la désobéissance civile à l’abstention aux élections (que les sondeurs prédisent forte aux prochaines municipales), en passant par le non respect des lois, la corruption, le manque de productivité au travail (qui est déjà un fléau dans la pléthorique administration tunisienne), les incivilités diverses et variées, la montée de la violence, la dissolution du patriotisme, un climat insurrectionnel permanent dans les gouvernorats, etc., etc.

Chronique d’un crash annoncé

Cette musique du “tous pourris” – en parlant de la classe politique – qui monte dangereusement chez les citoyens nous mène tout droit vers un divorce entre la population et leurs dirigeants. Et ce sont les institutions et l’unité nationale qui vont trinquer. Et puis il y a l’économie, le talon d’Achille de la Tunisie en ce moment. Sans une convergence des énergies vers le même idéal, à tous les niveaux, les précieux point de croissance que lorgne le chef du gouvernement resteront une chimère. Et c’est justement cette dynamique que cette loi de finances et la montée affolante des prix, devant laquelle le ministre de l’Industrie a déclaré son impuissance, sont en train de casser, en brisant d’abord le moral des citoyens, qui l’a déjà dans les chaussettes à cause de moult anomalies qui sont nous yeux et qui discréditent complètement nos élites. On a un président de la République dont les saillies sortent régulièrement du cadre que lui a fixé la Constitution, sans que personne ne s’en offusque ; on a un chef de gouvernement qui a été installé par un Pacte, lequel parasite son pouvoir et de ce fait l’empêche d’être pleinement efficace dans son action ; on a des organisations nationales qui ont leur mot à dire – un peu trop fort – dans la direction des affaires du pays, alors qu’ils n’ont reçu aucun mandat du peuple pour cela ; on a un parti majoritaire au Parlement, Ennahdha, qui est dans la coalition gouvernementale et l’opposition en même temps, et retourne avec dextérité sa veste au gré du vent, etc., etc.

Et quand on regarde vers le parti sorti vainqueur des législatives de 2014, qui a perdu bien des plumes depuis, Nidaa Tounes, que voit-on ? Une formation qui depuis sa naissance fuit comme la peste un Congrès électif, malgré les promesses et qui est sous la coupe du fils du chef de l’Etat, un directeur exécutif qui ne doit son ascension fulgurante qu’à son patronyme et au silence coupable du papa, qui ne pipe pas mot devant le naufrage de la machine qu’il a pourtant fabriquée. Et que vient de nous servir Nidaa dernièrement ? Une flopée de ministres pour piloter des délégations régionales en vue des municipales qui terrorisent la direction du parti. Des activités partisanes alors que les collaborateurs de Chahed sont censés s’occuper, dans toute la mesure du possible, de questions d’intérêt national, lesquelles ont encore plus de prégnance avec les difficultés actuelles. Emploi de temps de ministre, a-t-on l’habitude de dire, pour signifier des journées bien remplies. Alors comment y glisser du temps pour des élections locales ?! Mais Nidaa Tounes, plus que les autres, se moque éperdument de l’image qu’il renvoie aux citoyens, à ses électeurs et fait de la politique à la hache, sans vergogne, sans se soucier de la bienséance, des convenances. Tout cela va couter très cher au parti prochainement… et aussi au pays, hélas.

par -

Les autorités tunisiennes sont appelées “à veiller à ce que les personnes qui manifestent ne soient pas arrêtées arbitrairement et à ce que toutes les personnes détenues soient traitées dans le plein respect de leurs droits à une procédure équitable“, lit-on dans un communiqué de presse du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) rendu public vendredi soir.
Le HCDH fait allusion aux récents mouvements de protestation observés dans plusieurs régions du pays dont certains d’entre eux ont été émaillés d’actes de pillage et de vandalisme.
Lors d’une conférence de presse à Genève, le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, a déclaré : “Nous suivons de près les manifestations dans toute la Tunisie et la réaction des autorités“, en se disant “inquiet du nombre élevé d’arrestations – 778 personnes depuis lundi, dont environ 200 âgées entre 15 et 20 ans“.
Les autorités doivent veiller à ce que ceux qui exercent leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique ne soient pas empêchés de le faire. En prévision du 14 janvier, date anniversaire de la révolution de 2011, il est particulièrement important de s’assurer que les manifestants puissent manifester pacifiquement“, a ajouté M. Colville cité dans le communiqué.

Evoquant les informations obtenues par le HCDH, selon lesquelles “il y a eu des pillages, du vandalisme et de la violence, y compris des dégâts causés à des commissariats de police et à des magasins“, M. Colville a indiqué : “Nous appelons tous ceux qui descendent dans la rue à faire preuve de retenue et de calme. Les manifestants pacifiques ne doivent pas être tenus pour responsables ou pénalisés pour les actes de violence commis par d’autres“.
Et d’appeler toutes les parties “à travailler ensemble pour résoudre, dans le plein respect des droits de l’homme, les problèmes économiques et sociaux qui sous-tendent les troubles“, lit-on de même source.

FOCUS 🔍

Après l’arrivée de la Nouvelle Berline C4 Cactus en Tunisie, Aures Auto, l’importateur officiel de la marque centenaire, renforce son offre et notamment sur...

Le meilleur des RS

Une enquête réalisée par le CJD auprès des PME (oct-nov 2018) et portant sur les performances de l’administration publique, a donné des résultats alarmants....

INTERVIEW

Africanmanager était, samedi 8 décembre 2018, le 1er arrivé sur le site des JES et il n’y avait nul autre journaliste sur place et...

AFRIQUE

Reseaux Sociaux

SPORT

l'ES Zarzis et l'ES Radès s'imposent

L'ES Zarzis a terminé la phase aller du championnat de la ligue 2 du football professionnel en tête du classement de la poule A,...