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«Un homme de nationalité tunisienne, identifié comme Akram Baazaoui, est montré escorté dans une voiture de police alors qu’il quittait le siège de la police à Latina, en Italie, jeudi 29 mars 2018. Cette prise ferait suite à l’arrestation par la police italienne de cinq personnes liées à Anis Amri, le Tunisien qui a effectué l’attentat de camion de marché de Noël de Berlin en 2016 et qui a ensuite été tué lors d’une fusillade avec la police en Italie. Dans un communiqué jeudi, la police a déclaré que l’un des cinq aurait acheté les faux papiers d’identité italiens qui ont permis à Amri de se déplacer en Europe”. C’est ce que rapporte «The Gazette», sur la foi de l’agence italienne d’information ANSA, via l’Associated Press.

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Les affaires de vols et trafics de médicaments, qui font les gros titres en ce moment et que le ministre de la Santé a reconnues publiquement, ont connu des développements ce jeudi 29 mars 2018. En effet une unité d’enquête de la Garde nationale opérant à la cité Ettadhamen, au gouvernorat de l’Ariana, a mis la main sur un réseau de trafiquants de produits médicaux et paramédicaux dans un centre public d’obstétrique de Tunis, indiqué un communiqué du ministère de l’Intérieur.
On a appris que ce coup de filet concerne 3 personnes, âgées de 44 à 56 ans ; deux d’entre elles étaient infirmiers dans des établissements de santé public.
Une grosse quantité de médicaments a été saisie chez elles. Un réseau de moins. Mais combien d’autres, beaucoup plus importants et plus nocifs, courent toujours ?

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Le responsable de l’Observatoire Social Tunisien relevant du Forum pour les Droits Economiques et sociaux (FTDES), Abdessatar Sahbani, a révélé, jeudi 22 mars 2018, que 9329 Tunisiens ont tenté de franchir les frontières en 2017.

Lors d’un point de presse tenu à Tunis, Sahani a fait savoir que 66% des Tunisiens ayant tenté de franchir les frontières ont réussi à atteindre l’Italie.

Selon le chargé de l’immigration auprès du FTDES, Valentin Bonnefoy, la Tunisie occupe le 8ème rang des nationalités de personnes immigrant de manière non réglementaire en Italie.

Et d’ajouter que le nombre de personnes arrêtées dans des tentatives d’émigration non réglementaire par les autorités tunisiennes est de 3187 personnes, augmentant ainsi de 200% par rapport à l’année 2016.
D’après la même source, le mois d’octobre a connu un pic en 2017, précisant que le nombre le plus élevé de personnes interceptées dans des tentatives d’émigration non réglementaire a été enregistré durant ce mois.

Ainsi, a-t-il dit, le nombre des personnes arrêtées dans des tentatives d’émigration non réglementaire a atteint 951 personnes contre 159 en octobre 2016.

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Les 11 et 12 mars 2018, une nouvelle vague d’arrestations massives de personnes migrantes issues de pays d’Afrique subsaharienne a eu lieu à Alger. Cette opération, entreprise par les autorités de la wilaya d’Alger, fait suite aux vagues d’arrestations au faciès et de rétention dans le pays depuis plusieurs mois. Nos organisations condamnent sans détour ces pratiques abusives, illégales au regard du droit international et du droit algérien, et appellent à l’arrêt de cette pratique contraire aux droits humains.

Au total, selon les informations qui ont pu être obtenues, plus de 280 personnes ont été arrêtées, dont 12 enfants. Les organisations se trouvant sur le terrain confirment que les arrestations se sont déroulées de manière arbitraire, par des agents des forces de l’ordre en civil et en uniforme. Les arrestations ont été effectuées au faciès, sans qu’aucune procédure ne soit respectée : aucune vérification des identités, ni des autorisations de séjour en cours de validité pour certaines des personnes arrêtées. Ainsi, trois personnes en demande de protection internationale et enregistrées par le UNHCR à Alger ont été relâchées après plusieurs heures de détention.

Détenues au centre de loisirs de Zeralda – transformé depuis quelques années en centre de rétention qui ne dit pas son nom – puis à Tamanrasset, les personnes arrêtées sont transportées sous la contrainte dans des bus sous escorte de la gendarmerie et avec le support d’éléments du Croissant Rouge Algérien, puis abandonnées en plein désert dans la zone frontalière au sud du pays.

Pour les inciter à quitter le territoire, elles sont laissées sans ressources, vulnérables à tout type d’abus, de violations, et de risque pour leur vie. Plusieurs centaines de personnes n’ont d’autre solution que d’avancer à pied et à la merci de groupes criminels et des dangers naturels vers le Niger ou le Mali, où les associations tentent de leur apporter secours.

Ces opérations d’expulsions collectives sont monnaie courante depuis plusieurs mois, sans aucun respect des garanties procédurales et des droits fondamentaux des personnes. Elles sont documentées, dénoncées par les organisations de défense des droits humains. Le Comité des Nations Unies sur les droits des Travailleurs Migrants a demandé à l’Algérie de s’en expliquer.

Les conventions internationales et même la loi 08/11 relative aux conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie sont bafouées : entraves à l’accès des autorités consulaires aux lieux de détention, absence de droit à un conseil juridique, pas de notification de l’ordre de quitter le territoire, pas de contrôle de la légalité de l’arrestation par l’autorité judiciaire, ni de la privation de liberté ou de la reconduite à la frontière, abandon en plein désert d’adultes, d’enfants, de personnes vulnérables voire expulsions collectives. De plus, l’intervention de la société civile en faveur des personne migrante est entravé, à la fois dans la loi et dans la pratique.

Alors que la loi algérienne ne permet pas de régularisation ni d’accès à une forme de protection internationale (pas de loi sur l’asile à ce jour), les autorités algériennes de part le recours aux expulsions arbitraires et collectives, installent l’ensemble des personnes migrantes dans une grande vulnérabilité, les poussant à l’isolement et les privant de l’accès à des conditions de vie dignes.

Nous appelons les autorités algériennes à cesser immédiatement ces pratiques illégales non conformes aux conventions internationales ratifiées par l’Algérie. Nous interpellons en particulier le Comité des Nations Unies pour les droits des Travailleurs Migrants qui examinera les réponses de l’Algérie les 10 et 11 avril 2018. Enfin, nous appelons les mécanismes de l’Union Africaine, notamment la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples, à se saisir de cette question et à demander à l’Algérie de se conformer à ses obligations.

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Le ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, a affirmé ce samedi 10 février 2018, lors de son audition à l’ARP, que les sociétés opérant à l’étranger sont sous étroite surveillance. Il a ajouté que ce contrôle minutieux leur donne, en plus d’autres objectifs que visent ses services, la possibilité d’identifier des activités entachées de fraudes ou de faux contrats de travail.
C’est ainsi que 4 sociétés fictives ont été démasquées dernièrement, rapporte Mosaïque FM. Les gérants et leurs associés ont tous été mis derrière les barreaux, a indiqué le ministre.

Il a déclaré que son département a reçu plusieurs alertes de la part de l’ambassade de Tunisie au Qatar suite aux plaintes de 9 Tunisiens pour arnaque et faux contrats de travail, dont le montant va de 3000 à 5000 dt. Ces contrats ont été paraphés en Tunisie et c’est une fois au Qatar que les malheureux ont découvert le pot-aux-roses.
Les arnaqueurs seront sévèrement punis par la justice, a conclu Brahem.

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Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit mardi gravement préoccupé par la situation qui prévaut aux Maldives, en particulier par la proclamation de l’état d’urgence et l’entrée des forces de sécurité dans les locaux de la Cour suprême.

« Le Secrétaire général exhorte le gouvernement des Maldives à faire respecter la Constitution et l’Etat de droit, à lever l’état d’urgence le plus tôt possible et à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sûreté et la sécurité de la population du pays, y compris les membres du système judiciaire », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

Lundi, le Président des Maldives, Abdulla Yameen, a décrété l’état d’urgence et fait arrêter mardi deux juges de la Cour suprême et un ancien Président.

Vendredi, M. Guterres avait rappelé que les Nations Unies restaient disposées à faciliter des négociations pour sortir le pays de l’impasse politique suite à la décision de la Cour suprême ordonnant la libération des chefs de l’opposition condamnés et la réintégration de 12 membres du Parlement.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) avait également exhorté les autorités maldiviennes à respecter pleinement la décision de la Cour suprême, qui a également annulé la condamnation de l’ancien Président Mohamed Nasheed et ordonné de réexaminer son cas.

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Les États-Unis condamnent les violences qui sévissent dans les régions anglophones du Cameroun, notamment le meurtre de deux gendarmes camerounais dans le village de Mbingo, dans la région du Nord-Ouest, d’un soldat camerounais à la sortie de Bamenda le 1er février, d’un agent électoral officiel d’Elections Cameroon (ELECAM) à Bangem, ainsi que les décès signalés de quatre civils à Bamenda et à Belo les 2 et 3 février derniers. Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes et au peuple camerounais, a déclaré Heather Nauert, Porte-Parole, du Département d’Etat.

Nous demandons également aux autorités publiques camerounaises de respecter les droits de l’homme, y compris le droit à une procédure judiciaire en bonne et due forme des 47 Camerounais renvoyés de force par les autorités nigérianes aux autorités camerounaises le 26 janvier et dont beaucoup auraient présenté des demandes d’asile au Nigéria. Nous exhortons le Cameroun et le Nigeria à s’acquitter de leurs obligations en vertu du droit international de s’abstenir de renvoyer de force les demandeurs d’asile dans leur pays d’origine. Les 47 Camerounais sont désormais détenus au Cameroun pour des faits prétendument liés aux tensions et violences dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Nous attendons du Cameroun qu’il accorde à ces personnes et à d’autres les droits et protections inscrits dans la constitution camerounaise, conformément aux obligations et aux engagements internationaux du pays.

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Les autorités turques ne s’en cachent même pas : Elles ont fait savoir ce lundi 29 janvier 2018 qu’elles ont placé derrière les barreaux 311 citoyens qui ont eu la mauvaise idée de dénoncer sur les réseaux sociaux l’opération militaire en cours au nord-ouest de la Syrie, lancée par Ankara contre les Kurdes. En prison juste pour une opinion que n’agrée pas le président turc, Recep Tayyip Erdogan, que rien n’arrête depuis qu’il a renforcé ses pouvoirs, un recul démocratique qui est passé comme une lettre à la Poste, mises à part quelques gesticulations des chancelleries européennes.

Depuis le coup d’Etat raté du 15 juillet 2016, Erdogan a limogé et ordonné l’arrestation de milliers de fonctionnaires, accusés d’être des partisans de Fethullah Gülen, (qui aurait, selon le régime, fomenté le putsch), tout cela sans que la communauté internationale lève le petit doigt. Erdogan a même été reçu dernièrement en grande pompe par la France. Alors quelques centaines d’arrestations de plus…

Rappelons que la Turquie a classé les milices kurdes YPG (Unités de protection du peuple) dans la liste des organisations terroristes, en raison notamment de leurs liens avec les indépendantistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui affrontent les troupes gouvernementales depuis 1984.

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L’unité de recherche et d’investigation relevant du district de la Garde nationale de Téboulba (Monastir) a arrêté trois individus pour trafic de drogue, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur rendu public, dimanche 21 janvier 2018.

Des plaquettes de résine de cannabis “zatla”, des comprimés stupéfiants ainsi que 320 dinars ont été saisis en leur possession.

Âgés de 22 à 38 ans, les suspects ont été arrêtés et les mesures nécessaires ont été prises à leur encontre, indique le même communiqué.

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Six personnes suspectes ont été appréhendées, lundi, suite aux actes de pillage et de saccage perpétrés, dimanche soir, dans le quartier d’Ettadhamen.
Selon une source sécuritaire, plusieurs jeunes, dont la majorité habite à Ettadhamen et Douar Hicher, ont bloqué des routes, brulé des pneus et lancé des pierres sur les forces de l’ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène.
La même source a ajouté que les unités de la garde nationale ont montré de la bravoure face aux troubles commis également hier soir à Chabbaou, dans la délégation d’Oued Ellil et ont réussi à disperser des jeunes manifestants dont plusieurs comptaient commettre des actes de vandalisme.

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Pour ceux qui la craignaient ou l’espéraient, il n’y aura pas de seconde Révolution. Non pas que ce ne démange pas une bonne partie des citoyens, mais c’est un fait : L’Histoire repasse très rarement par le même chemin. D’abord les nations qui ont connu ce soulèvement populaire, massif et très particulier qui débouche sur un renversement de toute la table – les institutions – ne sont pas nombreuses à l’échelle du globe. Ensuite partout où cela s’est produit, le bouleversement est tellement profond, les esprits tellement chamboulés et le traumatisme tellement fort que les citoyens préfèrent nettement les imperfections d’un système plus ou moins démocratique aux aléas et incertitudes d’une deuxième révolte, avec ses promesses de refondation. Ce fut le cas en Angleterre, après une longue fièvre révolutionnaire, de 1642 à 1649 ; aux Etats-Unis, là aussi après une longue gestation, de 1765 à 1783 ; en France en 1789 ; en Roumanie en 1989, etc.  Les Tunisiens aussi préféreront les tourments que leur inflige une classe politique très en-dessous des standards à une deuxième Révolution, à peine 6 ans après la première. Mais les politiques auraient tort de se congratuler derrière les murs, avec des sourires satisfaits, en se disant qu’ils ont échappé à la vague populaire qui allait les emporter. Car ce qui se profile est bien pire que ça, pour eux et pour l’avenir du pays.

Depuis le fameux 14 janvier 2011, les citoyens n’ont jamais eu autant l’impression d’être frappés par des décisions injustes, à tort ou à raison. La Loi de Finances 2018, la principale raison de la discorde, avec sa cohorte de ponctions fiscales, très maladroitement vendues à la population, a laissé de côté une grosse part de l’économie, le secteur informel, pour taper sur les mêmes contribuables, plus facilement prenables. Par ailleurs les députés ont bloqué Youssef Chahed dans son élan pour aller plus loin dans la taxation des cafés, restaurants, grossistes, etc., et l’idée des caisses enregistreuses a été abandonnée en rase campagne. Tous ces rendez-vous manqués, ajoutés aux autres dysfonctionnements dans le pays, alimentent le sentiment chez les citoyens, encore une fois à tort ou à raison, que les dirigeants ne sont pas là pour les défendre et faire prévaloir le principe d’équité. Et tout cela nourrit une démotivation et une démobilisation générales qui font de sacrés dégâts, à tous les niveaux, lesquels vont de la désobéissance civile à l’abstention aux élections (que les sondeurs prédisent forte aux prochaines municipales), en passant par le non respect des lois, la corruption, le manque de productivité au travail (qui est déjà un fléau dans la pléthorique administration tunisienne), les incivilités diverses et variées, la montée de la violence, la dissolution du patriotisme, un climat insurrectionnel permanent dans les gouvernorats, etc., etc.

Chronique d’un crash annoncé

Cette musique du “tous pourris” – en parlant de la classe politique – qui monte dangereusement chez les citoyens nous mène tout droit vers un divorce entre la population et leurs dirigeants. Et ce sont les institutions et l’unité nationale qui vont trinquer. Et puis il y a l’économie, le talon d’Achille de la Tunisie en ce moment. Sans une convergence des énergies vers le même idéal, à tous les niveaux, les précieux point de croissance que lorgne le chef du gouvernement resteront une chimère. Et c’est justement cette dynamique que cette loi de finances et la montée affolante des prix, devant laquelle le ministre de l’Industrie a déclaré son impuissance, sont en train de casser, en brisant d’abord le moral des citoyens, qui l’a déjà dans les chaussettes à cause de moult anomalies qui sont nous yeux et qui discréditent complètement nos élites. On a un président de la République dont les saillies sortent régulièrement du cadre que lui a fixé la Constitution, sans que personne ne s’en offusque ; on a un chef de gouvernement qui a été installé par un Pacte, lequel parasite son pouvoir et de ce fait l’empêche d’être pleinement efficace dans son action ; on a des organisations nationales qui ont leur mot à dire – un peu trop fort – dans la direction des affaires du pays, alors qu’ils n’ont reçu aucun mandat du peuple pour cela ; on a un parti majoritaire au Parlement, Ennahdha, qui est dans la coalition gouvernementale et l’opposition en même temps, et retourne avec dextérité sa veste au gré du vent, etc., etc.

Et quand on regarde vers le parti sorti vainqueur des législatives de 2014, qui a perdu bien des plumes depuis, Nidaa Tounes, que voit-on ? Une formation qui depuis sa naissance fuit comme la peste un Congrès électif, malgré les promesses et qui est sous la coupe du fils du chef de l’Etat, un directeur exécutif qui ne doit son ascension fulgurante qu’à son patronyme et au silence coupable du papa, qui ne pipe pas mot devant le naufrage de la machine qu’il a pourtant fabriquée. Et que vient de nous servir Nidaa dernièrement ? Une flopée de ministres pour piloter des délégations régionales en vue des municipales qui terrorisent la direction du parti. Des activités partisanes alors que les collaborateurs de Chahed sont censés s’occuper, dans toute la mesure du possible, de questions d’intérêt national, lesquelles ont encore plus de prégnance avec les difficultés actuelles. Emploi de temps de ministre, a-t-on l’habitude de dire, pour signifier des journées bien remplies. Alors comment y glisser du temps pour des élections locales ?! Mais Nidaa Tounes, plus que les autres, se moque éperdument de l’image qu’il renvoie aux citoyens, à ses électeurs et fait de la politique à la hache, sans vergogne, sans se soucier de la bienséance, des convenances. Tout cela va couter très cher au parti prochainement… et aussi au pays, hélas.

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Les autorités tunisiennes sont appelées “à veiller à ce que les personnes qui manifestent ne soient pas arrêtées arbitrairement et à ce que toutes les personnes détenues soient traitées dans le plein respect de leurs droits à une procédure équitable“, lit-on dans un communiqué de presse du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) rendu public vendredi soir.
Le HCDH fait allusion aux récents mouvements de protestation observés dans plusieurs régions du pays dont certains d’entre eux ont été émaillés d’actes de pillage et de vandalisme.
Lors d’une conférence de presse à Genève, le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, a déclaré : “Nous suivons de près les manifestations dans toute la Tunisie et la réaction des autorités“, en se disant “inquiet du nombre élevé d’arrestations – 778 personnes depuis lundi, dont environ 200 âgées entre 15 et 20 ans“.
Les autorités doivent veiller à ce que ceux qui exercent leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique ne soient pas empêchés de le faire. En prévision du 14 janvier, date anniversaire de la révolution de 2011, il est particulièrement important de s’assurer que les manifestants puissent manifester pacifiquement“, a ajouté M. Colville cité dans le communiqué.

Evoquant les informations obtenues par le HCDH, selon lesquelles “il y a eu des pillages, du vandalisme et de la violence, y compris des dégâts causés à des commissariats de police et à des magasins“, M. Colville a indiqué : “Nous appelons tous ceux qui descendent dans la rue à faire preuve de retenue et de calme. Les manifestants pacifiques ne doivent pas être tenus pour responsables ou pénalisés pour les actes de violence commis par d’autres“.
Et d’appeler toutes les parties “à travailler ensemble pour résoudre, dans le plein respect des droits de l’homme, les problèmes économiques et sociaux qui sous-tendent les troubles“, lit-on de même source.

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Les forces de sécurité ont interpellé, jusqu’à ce matin, 237 individus impliqués dans des actes de vandalisme, de pillage, d’attaques contre des biens publics et privés, d’incendies et de blocages de routes, a indiqué mercredi à l’agence TAP, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Colonel-major Khelifa Chibani.
Parmi les interpellés, un salafiste takfiriste qui fait l’objet d’une mesure d’assignation à résidence à Djerba, a ajouté Khelifa Chibani.
Ces interpellations ont été faites après consultation du ministère public, a-t-il dit, précisant qu’elles interviennent suite aux actes de vandalisme et de pillage survenus dans plusieurs gouvernorats du pays et dont les auteurs n’ont aucun rapport avec les protestations sociales.
Et d’ajouter que ces groupes de casseurs ont attaqué, la nuit dernière, des postes de police afin de détourner l’attention des unités sécuritaires qui y sont déployées et pouvoir dévaliser des commerces et des agences bancaires et procéder à des braquages.
Selon Khelifa Chibani, 58 policiers et gardes nationaux ont été blessés à des degrés divers lors des affrontements avec les casseurs et 57 voitures de fonction appartenant à ces unités ont été endommagées.

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Comme l’a constaté le chef du gouvernement tunisien et l’a confirmé le porte-parole du ministère de l’Intérieur, plusieurs régions dans les gouvernorats de Tunis, La Mannouba, Gafsa et Kasserine ont été le théâtre d’actes de violence et de pillage des biens publics et privés, ainsi que des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, dans la nuit du lundi à mardi. Des violences commises en pleines manifestations pacifiques… la nuit, dans un pays encore sous état d’urgence !

Selon le dernier bilan des manifestations pacifistes qui viennent de secouer la Tunisie, des unités de l’armée se sont déployées autour du siège de la délégation d’El Hamma après que des jeunes ont envahi et saccagé le local, au cours de la nuit de lundi à mardi. Les assaillants ont détruit tous les équipements de bureau et dilapidé les documents administratifs qu’ils ont, ensuite, brûlés en pleine rue et avaient auparavant bloqué la route nationale n°16, pas loin du siège de la délégation, et brûlé des pneus.

A Battan de la Manouba, le poste de police a été saccagé et un de ses bureaux, contenant certainement des documents de sécurité, a été brûlé. Le poste de police d’El Gtar de Gafsa a connu le même sort avec ses équipements et ses documents brûlés. Au même endroit, c’est la recette des finances du coin qui est attaquée et vidée de son stock de cigarettes. Quatre voitures seront volées dans le dépôt municipal de la ville. Le tout, fait par des manifestants pacifiques, qui ne faisaient qu’exercer, de nuit, leurs droits que tous les partis politiques qui jouent aux pompiers pyromanes défendront dès demain. A Kasserine, ce sont 34 motocyclettes qui seront volées par les manifestants pacifistes.

Dans une autre bourgade de la banlieue tunisoise, c’est une banque de la Biat qui fera les frais des pacifistes. A la Cité Ettadhamen, dans la banlieue de Tunis, c’est un magasin de la chaîne MG qui a été pour la énième fois saccagé et pillé par les manifestants pacifiques. Dès le lendemain, les habitants de la région s’accuseront les uns les autres et se laveront les mains de ce qui est arrivé. Dès le lendemain aussi, les politiciens comme le président de la commission des finances dans une ARP qui a tout voté en décembre dernier des mesures refusées en janvier feront la même chose. Ils diront même que «les protestations pacifiques se poursuivront».

Quatorze personnes parmi les interpellés lors des mouvements de manifestation pacifique qui se sont déclenchés dans certaines zones de la capitale ont été placées en garde à vue, a déclaré mardi le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Sofiane Selliti. Elles devraient répondre d’accusations telles que «actes de vandalisme prémédité sur la voie publique et refus d’obéissance à un fonctionnaire public dans l’exercice de ses fonctions l’empêchant de s’acquitter de sa mission, agression avec violence d’un fonctionnaire public dans l’exercice de ses fonctions», a-t-il encore ajouté, indiquant que l’enquête se poursuit en coordination avec le ministère public.

Il y a des choses qu’on ne peut faire que la nuit. La nuit, tous les chats sont gris et il est difficile d’y séparer le bon grain de l’ivraie. Bientôt, des brigades de «droit-de-l’hommistes» prendront la défense de ceux qui cherchaient de l’emploi, la nuit, en saccageant et en brûlant biens publics et privés. Bientôt aussi, on verra des accords à La Kamour et à La Kerkennah, se négocier entre gouvernement et manifestants refusant l’application de la loi, soutenus par des ONG défendant le droit au saccage, à la destruction des biens publics et privés et au pillage des institutions de l’Etat et des entreprises économiques, de ceux qu’ils présenteront toujours et malgré toutes les preuves du monde comme des manifestants pacifiques. Entre-temps, comme y ont déjà veillé les municipalités des villes concernées, les preuves ou «traces du crime» de tout ce qui s’est passé cette nuit ont été balayées, effacées. On se demande alors comment la justice fera l’enquête qui est la base de tout procès équitable, comme le promet, encore une fois, le chef du gouvernement, Youssef Chahed. On entendrait presque le refrain de la chanson «paroles, paroles… !» de Dalida.

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Quatorze personnes parmi les interpellés lors des mouvements de protestation qui se sont déclenchés dans certaines zones de la capitale ont été placées en garde à vue, a déclaré mardi le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Sofiène Selliti.
Les chefs d’accusation retenus contre eux portent sur : “actes de vandalisme prémédité sur la voie publique et refus d’obéissance à un fonctionnaire public dans l’exercice de ses fonctions l’empêchant de s’acquitter de sa mission“, a précisé Selliti à l’agence TAP.
Les accusés seront, également, poursuivis pour “agression avec violence d’un fonctionnaire public dans l’exercice de ses fonctions“, a-t-il encore ajouté, indiquant que l’enquête se poursuit en coordination avec le ministère public.
Le porte-parole du ministère de l’Intérieur avait déclaré précédemment à l’agence TAP, que plusieurs régions dans les gouvernorats de Tunis, La Manouba, Gafsa et Kasserine ont été le théâtre d’actes de violence et de pillage des biens publics et privés, ainsi que des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, dans la nuit du lundi à mardi.

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Depuis des jours, des activistes de la campagne « Fech Nestanew », de diverses régions du pays, ont appelé sur les réseaux sociaux les Tunisiens, à travers la diffusion de vidéos, photos, communiqués, à protester dans les rues contre la hausse « vertigineuse » des prix de vente de produits de consommation.

Suite à ces appels, des protestations menées par des jeunes ont été organisées à Tunis, Sousse, Gafsa, Kef, Tozeur. Dans la soirée du dimanche 7 janvier 2018, des dizaines de militants de ladite campagne ont effectué une marche de protestation à l’avenue Habib Bourguiba.

Les participants à la marche ont brandi, dans les rues de la capitale, des slogans qui condamnent le renchérissement des prix et les mesures prises dans la loi de finances 2018.

Les activistes ont également dénoncé les interpellations de certains membres de la campagne et ont appelé à la libération de leurs collègues dans de brefs délais.

A Thala, des affrontements ont eu lieu également dans la même soirée entre les unités sécuritaires et des jeunes qui ont fermé la route principale avec des pierres et des pneus.

Selon les données rapportées par Mosaïque fm, les manifestants  se sont regroupés devant le siège du district de la sûreté après la projection d’un film  dans le cadre de la journée du martyr organisée dans plusieurs délégations au gouvernorat de Kasserine, les 7 et 8 janvier 2018.

De violents affrontements ont éclaté entre jeunes et forces de l’ordre. Les manifestants ont jeté des pierres et les forces de l’ordre ont riposté en utilisant le gaz lacrymogène, selon plusieurs sources.

A sidi Bouzid, les habitants de Sidi Ali Ben Aoun ont protesté aujourd’hui et fermé la route nationale n°3 reliant Tunis à Gafsa. Les protestataires ont incendié des roues en caoutchouc.

Rappelons qu’une marche populaire a eu lieu, ce matin, au centre ville de Sidi Bouzid, pour dénoncer la hausse des prix de certains produits et réclamer la révision de la politique fiscale, relate Shems fm.

Plus de 70 jeunes devant la justice !

Selon des données dévoilées ce lundi par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), plus de 70 jeunes Tunisiens comparaitront dans les prochains jours devant la justice pour avoir participé à des mouvements de protestation et revendiqué leur droit à l’emploi et au développement.

Le FTDES a dénoncé le retour aux pratiques policières adoptées avant la révolution, précisant que la multiplication des procès contre les manifestants est une atteinte à leurs droits légitimes.

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Le ministère de la Défense a annoncé, dans un communiqué rendu public, ce lundi 4 novembre 2017, l’arrestation de 199 personnes dont 6 de nationalité africaine. Ces arrestations ont eu lieu, durant le mois de novembre dernier, au niveau de la zone militaire tampon Sud-est.

Lors de cette opération, les unités militaires ont saisi une kalachnikov, 30 cartouches de calibre 7,62 mm, trois fusils de chasse et 3 cartouches. Ils ont également saisi 61 camions et 22 véhicules chargés de marchandises de contrebande d’une valeur d’un million et 300 mille dinars.

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Suite à l’arrestation de 5 jeunes ayant manifesté leur colère contre le mutisme des autorités régionales, la délégation de Mdhilla a été ce matin le théâtre d’incidents qui ont vu des manifestants procéder à la fermeture des sièges de la municipalité, de la délégation et du district de la CPG, rapporte Express fm.

Des bus de transport des ouvriers ont été empêchés de rallier les sites de production de phosphate, tout comme les camions de la STTPM, a ajouté la même source.

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Une unité sécuritaire spécialisée relevant de la brigade nationale de lutte contre le terrorisme d’El Gorjani a arrêté, hier dimanche, plusieurs individus accusés d’être derrière la rumeur de la mort du président de la République diffusée sur les réseaux sociaux, rapporte Shems Fm, citant une source sécuritaire.

Il s’agit, selon la même source, d’un réseau composé de 4 individus originaires de Béja, Jendouba et du Grand Tunis.

Les éléments de l’enquête ont révèle que la diffusion de la rumeur a été bien organisée, les accusés sont toujours à la disposition des enquêteurs, indique la même source.

A noter que la rumeur a été publiée via une fausse page de France 24 sur Facebook .

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