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Des pluies diluviennes mais bénéfiques pour l’agriculture, affirme Samir Taieb

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Bettaieb, a réaffirmé ce vendredi 21 septembre 2018 lors d’une conférence de presse qui se tient actuellement au Palais de la présidence du gouvernement qu’il n’y aura pas d’augmentation des prix de vente du lait.

On rappelle dans ce contexte que des rumeurs selon lesquelles le gouvernement compte fixer une nouvelle augmentation du prix du lait ont circulé sur les réseaux sociaux.
Bettaieb a, sur un autre volet, assuré que 10 millions de litres de lait seront importés de la France et de la Belgigue.

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La présidence de gouvernement annonce dans un communiqué publié mercredi l’augmentation de la rémunération des enseignants suppléants et l’inscription de ces derniers au régime de la sécurité sociale.
Au cours d’un conseil ministériel consacré au suivi des préparatifs de la rentrée scolaire 2018-2019, tenu lundi, il a été décidé d’optimiser le taux d’encadrement des élèves dans les collèges, lycées et pensionnats à travers le renforcement du corps des surveillants et les conseillers pédagogiques, selon la même source.
Les participants au conseil ministériel ont, en outre, convenu d’améliorer la qualité des repas et des prestations en général, fournis dans les cantines scolaires.
Présidé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, le Conseil a passé en revue les principaux préparatifs de la rentrée scolaire comme la disponibilité des manuels scolaires, la distribution des aides sociales aux familles à revenu limité et l’inscription scolaire.

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La Chambre syndicale de la parfumerie et de la cosmétique a, à maintes reprises, lancé un cri de détresse quant à la survie de certaines entreprises du secteur, suite à l’augmentation de plusieurs taxes relatives au secteur de la parfumerie et de la cosmétique, appliquées dans le projet de la loi de finances 2018, tant au niveau des matières premières qu’à celui des produits finis.

Suite à cette mesure, le marché parallèle a profité de la situation avec des produits moins chers ou de contrefaçon privant ainsi l’Etat des ressources fiscales qu’il escomptait, sans parler des risques sur notre santé !

Hatem Meziou, président de la Chambre syndicale des industriels de parfumerie et de cosmétique, a indiqué dans une interview accordée à Express fm que «la consommation des produits cosmétiques et de parfums a baissé cette année d’environ 20 % en volume» et que les prix de ces produits ont augmenté d’environ 50%, “bien que les industriels aient beaucoup réduit leurs marges de profit».

D’après Meziou, la loi de finances de 2018 et l’inflation ont leur part dans la hausse des prix de ces produits. «Lorsque l’écart de prix entre l’informel et le formel devient important, on ouvre la porte à l’informel», a-t-il indiqué.

Il a, également, déclaré que «la loi qui régit la distribution est non conforme aux besoins du marché dans la situation actuelle», qu’elle doit évoluer et que le secteur des produits cosmétiques et de la parfumerie souffre d’une asphyxie financière. «La Banque centrale depuis une année exige le financement intégral des factures» aux industriels de ce secteur lors de leurs opérations d’importation.

Le président de la Chambre syndicale des industriels de parfumerie et de cosmétique a, aussi, souligné que les produits issus du circuit de distribution légal sont soumis au contrôle et portent des mentions permettant leur traçabilité et a déconseillée l’achat des produits cosmétiques et de parfums en cas d’absence de ces mentions.

Le secteur de la parfumerie et des cosmétiques assure entre 9 mille et 10 mille emplois directs et, d’après Meziou, il pourvoit au moins 10 mille emplois indirects dont une main d’œuvre hautement qualifiée.

Les produits cosmétiques de contrebande envahissent les marchés !

Le phénomène du marché parallèle et de la contrebande de produits cosmétiques a connu, depuis 2011, une ampleur sans précédent, profitant de l’instabilité du pays, du manque de réactivité des autorités concernées et de l’absence de mesures adéquates et efficaces pour contrer son expansion.

Les gens à faible revenu ne prennent pas en considération la qualité encore moins les dates de péremption des produits. Pour des raisons on ne peut plus compréhensibles, seul le prix de vente compte pour eux. Selon des experts, ce commerce de contrebande pour le moins douteux, et qui devrait être sérieusement contrôlé, menace la santé des consommateurs. L’utilisation des produits cosmétiques périmés ou de contrebande peut causer l’apparition de boutons, de squames ainsi que de taches sur la peau…

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Le président de l’Organisation de défense du consommateur (ODC), Lotfi Riahi, a déclaré ce vendredi 24 août 2018 que les prix des fournitures scolaires ont enregistré une hausse entre 35% et 40% par rapport à l’année précédente.

Dans une déclaration faite sur Shems fm, il a précisé que les prix de tous les produits ont augmenté, sauf ceux des cahiers subventionnés et des livres scolaires.

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L’annonce de la signature de l’accord sur la revalorisation des pensions de retraite n’a pas calmé la colère et les inquiétudes des concernés. Abdelkader Nasri, secrétaire général de la Fédération des retraités, l’a fait savoir ce mardi 31 juillet 2018, sur Shems FM.
Il a brandi la menace d’une manifestation dans tout le pays le jour de Aïd El Idha, en signe de protestation contre la non application par le gouvernement des accords paraphés. Les retraités exigent, entre autres, que leurs pensions montent de 6%, comme le stipule l’accord signé entre le gouvernement et l’UGTT…

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Walid Ben Salah, expert comptable, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont l’augmentation et à plusieurs reprises du taux directeur de la Banque centrale de Tunisie, la baisse de la production de phosphate et l’augmentation récente des prix du carburant. Interview:

Quel impact aura la dernière augmentation des prix du carburant sur l’économie?

L’énergie d’une manière générale constitue un élément de coût direct de plusieurs produits. Elle constitue également un élément de coût très important du transport des biens et des personnes. De ce fait, l’augmentation des prix des carburants aurait un effet double sur l’augmentation des coûts directs et indirects (production et transport) de la plupart des produits et services et constitue donc un facteur d’inflation significatif. Il en est de même de l’électricité et du gaz dont les tarifs seront révisés à la hausse dans les prochains jours. Cette situation a un impact négatif direct sur le pouvoir d’achat du citoyen qui est un consommateur d’énergie, d’une part, et qui va subir, en outre, une inflation de plus en plus élevée en raison de l’augmentation des prix de la plupart des produits et services par les entreprises à même de faire face au surplus de coût qu’elles vont supporter, d’autre part.

Il convient de rappeler à ce titre que le prix de l’essence sans plomb par exemple, a fait l’objet de 4 augmentations successives en l’espace d’un an (depuis juillet 2017) et qui totalisent 275 millimes, soit 17%. Il en est de même des tarifs de l’électricité qui sont en augmentation annuelle quasi-systématique de l’ordre de 7%. Le taux d’inflation du mois de mai 2018 a atteint un record historique de 7,7% jamais atteint depuis des décennies et l’inflation ressentie serait beaucoup plus élevée que cette proportion moyenne publiée par l’INS. Il convient de rappeler également que les taux d’inflation les plus élevés ont été enregistrés dans les produits de première nécessité, notamment les produits agricoles et agroalimentaires (9,3%) et le transport (9,6%), outre le logement, l’habillement, la santé et l’enseignement (considérés également comme produits de première nécessité).

L’augmentation des prix de l’énergie (carburant, électricité et gaz) aura également un impact néfaste sur la rentabilité et la compétitivité des entreprises (exportatrices ou non), surtout celles qui auraient conclu des marchés moyennant des prix fermes et non révisables (IME, textile, hôtellerie, par exemple). L’impact des dernières augmentations sera de plus en plus ressenti au cours des prochains mois et il serait alourdi davantage par de nouvelles augmentations selon nos prévisions et ce, compte tenu de la tendance haussière continue des cours du pétrole à l’échelle internationale, de la situation très difficile des finances publiques et du budget limité de compensation déterminé sur la base d’une hypothèse non plausible du cours du baril de 54$, alors qu’il a atteint une moyenne de 75$ au cours des dernières semaines et qu’il cotait déjà à plus de 60$ durant la période de discussion de la loi de finances 2018 et qu’en outre, les pays de l’OPEP ont déjà décidé, lors de la réunion du 30 novembre 2017, de prolonger leur accord de réduction de leur production en 2018 et ce, en vue de soutenir davantage le cours du baril.

  Il y a lieu également d’évoquer la perte de valeur continue de notre monnaie nationale, notamment face à l’Euro (3,137 dinars) et le dollar (2,638 dinars), contre des prévisions budgétaires pour la fin de l’année 2018 de 3,050 dinars pour l’Euro et 2,650 dinars pour le dollar. Ces écarts de change intervenus dès le premier semestre de l’année alourdissent davantage la facture d’importation d’énergie de 2018 et favorisent de nouvelles augmentations de prix.

Est-ce qu’on peut aussi parler des pressions du FMI ?

Oui, justement, les pressions de plus en plus importantes du FMI invitent le gouvernement, lors de chaque revue, à maîtriser et limiter davantage les dépenses de compensation des carburants. Mais, il ne faut pas se limiter uniquement à ces facteurs. Il y a lieu également d’évoquer d’autres facteurs qui sont plutôt endogènes. Il s’agit notamment de la baisse considérable de l’ordre de 50% de la production nationale de pétrole en raison du vieillissement des champs, de l’absence d’octroi de nouveaux permis de recherche et de développement depuis plusieurs années, des arrêts répétitifs de la production suite aux grèves et aux sit-in, etc. Il s’agit également du retard important de plus de deux ans depuis la publication des textes pour l’octroi des permis d’exploitation des énergies renouvelables, un retard dû notamment à certaines insuffisances relevées dans les textes adoptés et la résistance de certaines parties au développement de ce secteur. Sans oublier la baisse considérable de la productivité dans la quasi-totalité des entreprises publiques, notamment celles opérant dans le secteur de l’énergie, ce qui affecte directement la balance énergétique et le budget de compensation.

Parmi les facteurs endogènes, on notera également le gaspillage d’énergie à tous les niveaux (carburants, électricité et gaz) notamment dans le secteur public. A cela s’ajoutent les encours de créances impayées de plusieurs centaines de millions de dinars détenues par plusieurs entreprises publiques du secteur (STEG, SNDP, etc) qui aggravent d’une manière significative leurs difficultés financières surtout en l’absence de stratégies de recouvrement claires et efficaces (application rigoureuse des procédures réglementaires, déclenchement et suivi rigoureux du processus judiciaire et contentieux, conclusion d’arrangements, rééchelonnements, cession de créances, etc).

La baisse considérable des réserves en devises à 71 jours d’importation et le resserrement de la politique de change par la BCT (sur recommandation du FMI) constituent également un facteur de difficulté majeur. Pour preuve, la STEG (dont l’encours des créances impayées avoisine un milliard de dinars) a récemment rencontré beaucoup de difficultés pour payer sa facture d’importation de gaz en raison de l’assèchement des devises sur le marché des changes ; le montant du financement demandé a dû être réparti entre plusieurs banques de la place.

Et l’impact de la baisse de la production de phosphate…

A l’instar de la situation du secteur de l’énergie, la baisse de la production des phosphates constitue un facteur majeur d’aggravation de la balance commerciale et du déficit courant, ce qui affecte directement les réserves en devises. En effet, les exportations des phosphates et produits dérivés au cours des 5 premiers mois de 2018 ont baissé de 14% aux prix courants et de 17,5% au prix constant (baisse des volumes exportés). La Tunisie n’a pas pu profiter de la hausse des cours de vente à l’échelle internationale, due notamment aux fluctuations des prix et du change.
La situation du secteur est très difficile et elle est due à plusieurs facteurs, notamment la baisse considérable de la production versus l’augmentation vertigineuse de l’effectif et des différents facteurs de coûts de la production, du transport et des autres services.

Comme premier facteur, je cite les grèves répétitives, les sit-in et les arrêts de production. La production des phosphates a été de 4 millions de tonnes environ en 2017, soit 50% uniquement de la capacité nominale qui est de l’ordre de 8 millions de tonnes. L’objectif fixé par le gouvernement est d’atteindre 6,5 millions de tonnes en 2018, un objectif devenu très ambitieux et difficilement réalisable compte tenu des arrêts répétitifs de la production survenus au cours des premiers mois de l’année.

Comme deuxième facteur, je note le sureffectif direct et indirect (notamment l’emploi de 11.000 personnes à travers les sociétés filiales de jardinage pour un coût annuel de l’ordre de 134 millions de dinars, vraisemblablement sans aucun rendement ou rentabilité prouvés). Les salaires servis à ce titre s’apparentent beaucoup plus à des indemnités de chômage déguisées. Outre les augmentations de salaires quasi-systématiques sans contrepartie effective en termes de croissance et sans lien direct avec la productivité dont la baisse considérable constitue à son tour un facteur majeur de dégradation. A noter également la baisse significative du taux d’encadrement dans l’ensemble des entreprises relevant du secteur, ce qui aggrave le manque de compétitivité.

Le manque de productivité et de compétitivité des différentes entités du Groupe chimique est dû également à l’utilisation de matériel et de technologies de production devenus obsolètes. Il en est de même pour le transport dont le coût et les problèmes d’arrêt, aussi bien par voie ferrée que par voie terrestre, ne cessent de s’aggraver. Certains investissements programmés depuis des années n’ont pas été réalisés quand bien même les financements seraient obtenus et les charges d’intérêts déjà courues, ce qui aggrave davantage les difficultés financières du Groupe en l’absence de contrepartie effective directe en termes de rentabilité et de cash flow. A titre de comparaison, parmi les actions de restructuration mises en place par l’OCP au Maroc, figure le changement du processus de production à travers l’emploi de nouvelles technologies et l’automatisation du transport du phosphate qui est désormais acheminé par pipeline d’une longueur de 235 Km.

Par ailleurs, il y a lieu de noter les difficultés d’ordre commercial du Groupe en raison de la perte de plusieurs marchés à l’international. L’exécution même des marchés en cours connaît des difficultés importantes au risque d’être perdus et ce, en raison des arrêts de production répétitifs et pourraient se traduire par des coûts supplémentaires (au lieu de procurer un rendement positif) suite à l’application des pénalités de retard mentionnées dans les conventions et/ou au recours à l’importation de la production nécessaire au respect des engagements contractuels et qui serait désormais payée en devises et selon les cours de vente sur le marché international (impact négatif double).

L’ensemble de ces facteurs et obstacles et bien d’autres menacent sérieusement la pérennité même des entreprises du secteur, notamment le Groupe Chimique Tunisien (GCT) et la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) qui ont essuyé des pertes de l’ordre de 482 millions de dinars en 2017 alors qu’en 2010 elles ont rapporté un milliard de dinars de recettes à l’Etat !
Bien entendu, les difficultés de l’ensemble des entités relevant du secteur s’étendent à d’autres qui lui sont directement et indirectement liés, tel que le secteur de l’agriculture (baisse de l’offre des engrais chimiques et autres produits dérivés, recours massif à l’importation à des prix plus élevés, etc). Il en est de même pour certains opérateurs économiques, tel que les BTP, qui ont subi de plein fouet les fortes tensions de trésorerie de la plupart des entreprises publiques et notamment celles du secteur des phosphates, remettant ainsi en cause l’image de l’Etat qui est relégué au rang de mauvais payeur et serait à l’origine de difficultés financières de plusieurs entreprises du secteur privé et par là même d’accumulation d’impayés dans le secteur bancaire et financier.

Qu’est-ce que vous pensez de la dernière hausse du taux directeur de la BCT ?

A vrai dire, il s’agit d’une augmentation de taux prévisible. En effet, parmi les missions principales de l’institution d’émission qui jouit du statut d’indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics depuis 2016, figure la maîtrise de l’inflation. Toutefois, elle ne dispose pas de suffisamment de marge de manœuvre pour le faire. L’instrument de politique monétaire usuellement utilisé en cas de tensions inflationnistes consiste à augmenter le taux d’intérêt directeur en vue de maîtriser la consommation et de réduire l’écart avec l’inflation. Or, l’inflation galopante ayant atteint un niveau record de 7,7% à fin mai 2018 n’est pas d’origine monétaire, de quoi remettre en question une telle décision, ayant suscité, par ailleurs, l’accord des équipes du FMI !

En effet, au niveau de sa note explicative publiée le 14 juin 2018, la BCT elle-même reconnaît, à juste titre d’ailleurs, que l’envolée de l’inflation trouve son origine principalement dans l’envolée des prix internationaux de l’énergie et de la plupart des produits de base, la remontée de l’inflation chez nos principaux partenaires, la hausse des salaires sans amélioration de la productivité, la persistance du déficit commercial à un niveau non soutenable et l’accélération de la demande intérieure de consommation qui proviendrait du secteur touristique. Donc, autant de facteurs qui ne sont guère liés à la politique monétaire. Il s’agit pour la plupart de facteurs exogènes qui alimentent l’inflation importée. Et auxquels j’ajouterais les augmentations d’impôts et taxes sur l’ensemble des produits et services locaux et importés ainsi que le glissement continu et sans précédent de la valeur du dinar à cause d’une flexibilité de change voulue en application des recommandations du FMI, mais qui n’est pas suffisamment explicite et surtout loin d’être maîtrisée. Cette situation affecte d’une manière directe le coût non seulement les produits et services destinés à la consommation, mais également les différents facteurs de production locale, tels que les investissements, les matières premières, les produits semi-finis, etc.

Quelle est la conséquence de l’absence de mesures efficaces permettant de maîtriser les importations ?

L’absence de mesures efficaces permettant de maîtriser les importations, notamment des produits à la consommation non nécessaires et/ou ayant des similaires fabriqués localement constitue également un facteur majeur de déficit de la balance commerciale et d’inflation. L’élaboration par la BCT d’une liste de produits, fortement contestée (en l’absence de critères de choix rationnels publiés), dont l’importation doit être effectuée sur les fonds propres des agents économiques n’a vraisemblablement pas fait preuve d’efficacité pour baisser les importations puisqu’elle est fondamentalement de portée limitée, d’une part, et elle est facilement contournable par les agents économiques et le système bancaire, d’autre part. A contrario, elle a contribué à favoriser la position commerciale et concurrentielle dominante (voir même monopolistique) de certains importateurs disposant de suffisamment de moyens et d’appui financiers au détriment des autres opérateurs économiques.

En outre, peut-on prétendre maîtriser l’inflation par l’augmentation du taux directeur alors que plusieurs facteurs économiques échappent à tout contrôle et là, je vise une économie informelle et souterraine de plus de 1/3 du PIB qui constitue un refuge pour la plupart des consommateurs et leur permet de maintenir une élasticité de crédit à un niveau plus ou moins soutenable jusqu’à présent. Je dois également noter, à ce même titre, l’absence de mesures efficaces permettant de maîtriser les circuits de distribution, notamment des produits de première nécessité (agricoles, agroalimentaires, etc), de régulation des prix, de lutte contre la concurrence déloyale ainsi que les situations monopolistiques et d’intermédiation fragmentée favorisant des marges exagérées, souvent sans contrepartie réelle, non déclarées et qui échappent à tout contrôle.

Il ressort de ce qui précède que l’augmentation de l’inflation n’est pas d’origine monétaire. Elle est due plutôt à des facteurs économiques et sociaux (augmentation des salaires sans contre- partie effective en termes de production et de productivité), dont la résolution relève principalement de la responsabilité du gouvernement moyennant une parfaite coordination avec la BCT. Parmi ces facteurs, figure l’importation directe et indirecte qui constitue une composante prépondérante : importation directe, en ce qui concerne les produits de consommation ; et indirecte pour les biens produits localement, mais dont les composantes et autres facteurs de production (équipements, matières premières et semi-finies, énergie, etc) sont majoritairement importés, ce qui est le cas pour la quasi-totalité de nos produits, tous secteurs confondus. De quoi se poser la question sur la valeur ajoutée réelle de notre production nationale ?!
D’ailleurs, bien que la BCT ait élevé son taux directeur à 4 reprises en un an seulement, l’inflation a continué d’augmenter à un rythme de plus en plus soutenu passant de 4,8% en Mai 2017 à 7,7% en Mai 2018 ; ce qui confirme notre analyse et nos conclusions précédentes.

D’un autre côté, les augmentations successives du taux directeur qui est passé de 4,25% en Mai 2017 à 6,75% en juin 2018, soit une majoration de taux de 250 points de base ou 59% pourraient avoir un effet contraire et constituer elles-mêmes un facteur d’inflation. Avec un corridor de 100 points de base, le TMM serait de plus de 7,5% au cours de la prochaine période. Toutes choses étant égales par ailleurs, cette situation se traduit par une augmentation au niveau des échéances d’intérêt de l’ordre de 30% aussi bien pour les entreprises que les ménages, et risque d’affecter leur capacité de remboursement (dette insoutenable) et par là même d’augmenter l’encours des impayés et des créances classées dans le secteur bancaire et financier. Par ailleurs, il convient de noter qu’à fin 2016, 72% de l’encours des crédits accordés par les banques sont destinés aux entreprises et 28% aux particuliers, (dont plus de la moitié sous forme de crédits immobiliers). L’augmentation significative du coût de l’investissement et des charges financières des entreprises, dont le besoin de financement du fonds de roulement et des déficits de trésorerie ne cesse de s’accentuer, serait répercutée sur les prix de vente des différents produits et services et, de ce fait, alimenterait davantage l’inflation.

Et quel effet sur le service de la dette ?

Il va sans dire que l’augmentation du taux directeur aurait également un effet négatif sur le service de la dette de l’Etat et sur le coût des ressources des établissements financiers et plus particulièrement les compagnies de leasing qui, de par la réglementation en vigueur, financent exclusivement l’investissement et ne collectent pas les dépôts, et dont les marges d’intérêt s’érodent et le coût du risque augmente.
Enfin et en prévision d’un taux d’inflation de 8% sur l’ensemble de l’année 2018, tel que présenté dans la note explicative de la BCT, d’une part, et en l’absence d’actions concrètes urgentes efficaces permettant de maîtriser les facteurs d’inflation réels précités, d’autre part, la BCT poursuivrait, conformément aux recommandations du FMI, sa même politique monétaire adoptée jusqu’à présent consistant à augmenter son taux directeur en vue de réduire l’écart avec le taux d’inflation qui serait, dans ce cas, de l’ordre de 125 points de base.

Dans une telle perspective, je ne serai pas d’avis que l’inflation soit maîtrisée dans un avenir prévisible ; au contraire, elle battrait, fort probablement, de nouveaux records. Par ailleurs, les conséquences seraient de plus en plus lourdes sur le coût des ressources, le financement de l’exploitation des entreprises et de l’investissement, la soutenabilité de la dette des professionnels et des particuliers, la rentabilité et la compétitivité économiques des entreprises, le pouvoir d’achat du citoyen, le service de la dette publique, etc.

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Importer du lait, cramer de la devise alors que la pénurie serait artificielle !

Le prix de vente au public du lait demi écrémé ne sera pas augmenté, annonce le ministère du commerce dans un communiqué publié, vendredi, ajoutant que les prix préserveront leurs niveaux fixés depuis janvier 2015, soit :
-1200 millimes /litre pour le paquet
-1080 millimes /litre pour les bouteilles en plastique 3 couches
– 1070 millimes/litre pour les bouteilles d’un litre
En cas de contravention seront appliquées les dispositions de la loi numéro 36 de l’année 2015 datée du 15 septembre 2015 relative à la réorganisation de la concurrence et les prix, précise encore le communiqué du ministère du Commerce.

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L'investissement industriel progresse, avec de grosses surprises

L’indice des prix de vente industriels a augmenté, en mars 2018, de 7,3% en glissement annuel (6,6 % en février 2018), selon les dernières statistiques publiées par l’Institut National de la Statistique (INS).
Cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des produits de l’industrie manufacturière de 8,4% et des produits de l’industrie extractive de 2%, du fait de la hausse des prix des produits de l’extraction énergétique de 4,5%, malgré la baisse de prix des produits non énergétiques de 6,4%.

L’augmentation des prix des produits de l’industrie manufacturière est due notamment à la hausse des prix des produits de l’industrie agro-alimentaire de 6,9%, des produits de l’industrie mécanique et électrique de 11,9 % et des produits de l’industrie du caoutchouc et des plastiques de 8,3%.
En variation mensuelle, l’indice des prix de vente industriels du mois de mars 2018 a augmenté de 1,1%, après une stabilité enregistrée en Février 2018. Cette augmentation est essentiellement due à la hausse des prix des produits de l’industrie chimique de 1,7%, des produits de l’industrie agro-alimentaire de 1% et de l’industrie des produits mécaniques et électriques de 2,3%.

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Le porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, est passé sur Shems FM ce jeudi 05 juillet 2018 pour, entre autres, couper court aux bruits sur une augmentation du prix du lait prochainement. Dahmani s’en tient à ce qui a été déjà déclaré : Le gouvernement n’a pris aucune décision dans ce sens et l’augmentation dont tout le monde parle concernera les producteurs et ne touchera en rien les consommateurs, martèle-t-il…

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Le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) a annoncé dans un rapport présenté au Congrès américain, que les échanges entre les Etats-Unis et l’Afrique subsaharienne ont progressé de 5,8% entre 2015 et 2017, relate l’agence Ecofin.

Selon le document, le volume total des échanges commerciaux entre les USA et les pays d’Afrique subsaharienne est passé de 36,9 milliards $ en 2015 à 39 milliards $ en 2017. Le rapport indique que sur la même période, les exportations américaines ont baissé tandis que celles des pays de l’Afrique subsaharienne vers le pays de l’oncle Sam ont connu une nette progression.

Ainsi, en 2017, les Etats-Unis ont exporté pour 14,1 milliards $ de marchandises vers les pays d’Afrique, contre un volume de 18,8 milliards $ en 2015. Selon les auteurs du rapport, cette baisse de 21,6% serait principalement due à celle des ventes d’aéronefs américains envers ces pays.

D’un autre côté, les exportations des pays africains vers les USA ont connu une progression de 32,4%. Ainsi, le volume des marchandises exportés par les pays africains envers les Etats-Unis sont passés de 18,8 milliards $ en 2015 à 24,9 milliards $ en 2017, principalement grâce à une remontée des prix des matières premières.

Les auteurs du rapport ont également indiqué que le volume des exportations des pays de l’Afrique subsaharienne envers les USA, dans le cadre de l’AGOA, s’est établi à 13,8 milliards $, contre 9,3 milliards en 2015.

Selon les experts, cette performance serait due à l’impulsion d’un programme de diversification des produits d’exportations, par les pays africains dans le cadre de l’accord, note la même source.

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Une réunion entre les professionnels du secteur laitier en Tunisie a été organisée ce mardi 3 juillet 2018 à l’UTICA pour annoncer une série de mesures et débattre de la crise de la filière de l’industrie laitière.

Lors de son intervention, Boubaker Mehri, président de la Chambre nationale syndicale des industries du lait, a affirmé que les différentes composantes de la filière du lait appellent le gouvernement à tenir des promesses concernant la révision dans les plus brefs délais les prix à tous les niveaux de la filière, à prendre des décisions opérationnelles concrètes en vue de fournir les aliments de bétail et les subventionner pour tous les éleveurs, à instaurer des augmentations suffisantes permettant ainsi de sortir le secteur laitier de sa crise, laquelle est montée d’un cran ces dernières semaines.
Mehri et les professionnels du secteur ont lancé un cri d’alarme face à la “négligence” du gouvernement par rapport aux réclamations relatives à l’augmentation du prix du litre de lait.
Ils ont dans ce contexte annoncé qu’il ont été surpris par la non-application de l’accord concernant la hausse du prix du lait et ce, lors des deux séances de travail qui ont eu lieu  le 17 avril et le 21 juin 2018 au ministère de l’Agriculture.
Ils ont également affirmé que le gouvernement assume toute la responsabilité de la dégradation du secteur du lait, affirmant qu’il ont décidé :
La production et la commercialisation du lait non subventionné et ce, du 9 au 15 juillet 2018.
La suspension totale de leurs activités durant trois jours (le 16 juillet).
Le gouvernement assume toute la responsabilité des protestations sociales qui seront organisées.
Sur un autre volet, les professionnels du secteur laitier ont tenu à réaffirmer qu’ils comprennent les préoccupations des consommateurs concernant la hausse des prix, signalant que cette augmentation est nécessaire pour préserver l’équilibre du secteur, éviter le recours à l’importation et préserver les postes d’emploi.
On rappelle qu’une rencontre entre les professionnels de la filière en question, la Chambre nationale syndicale de l’industrie laitière, les ministères du Commerce et de l’Agriculture avait eu lieu et qu’il avait été convenu d’augmenter le prix du litre de lait.

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Une éventuelle hausse des prix de l’électricité sera enregistrée au cours des prochains jours, a annoncé le PDG de la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz, (STEG) Moncef Harrabi.
Cette augmentation, a explique vendredi Harrabi, vient suite à la hausse vertigineuse des prix du baril de pétrole sur le marché international, rappelant que le prix moyen du baril de pétrole brut a atteint au deuxième trimestre de l’année 2018 près de 75 dollars.

La hausse des prix de l’électricité va donc concerner essentiellement les catégories qui consomment plus de 150 KW (Kilowatts) mensuellement, excluant ainsi les familles à faible et moyen revenus.
Intervenant lors d’une campagne de sensibilisation sur la rationalisation de la consommation de l’électricité surtout au cours des périodes de pic, organisée par la STEG à l’intention d’un groupe d’enfants, le responsable a déclaré que ” Chaque degré de température additionnelle lors du réglage du climatiseur permet de baisser de 7% la consommation de l’électricité”.

“Régler la température du climatiseur à 26 degrés permettra de réduire de 50% la consommation d’électricité”, a-t-il encore fait savoir, appelant à fermer les portes et les fenêtres et éviter l’utilisation des appareils électroménagers pendant les heures de pic de consommation (entre 11h et 15h) pour permettre à la STEG d’éviter les coupures d’électricité.

S’agissant du phénomène de vol d’électricité, Harrabi a souligné que la société est en train d’élaborer un projet de loi qui pénalise le vol d’électricité, afin de garantir la pérennité de la société, préserver le domaine public et répondre à la demande en électricité.

Pour sa part, le ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour, a mis l’accent sur la nécessité de changer les habitudes et les mentalités du Tunisien en termes de consommation d’électricité.

Et d’ajouter que le ministère a mis en place plusieurs programmes visant la maitrise de l’énergie, dont le programme de remplacement de 400 anciens réfrigérateurs par de nouveaux modèles moins énergivores économiques et qui s’étalera sur cinq ans et dont l’objectif est de réduire entre 30 et 60% la facture des familles ciblées.

Il a évoqué également le programme de la société relatif à l’installation de panneaux photovoltaïques chez les grands consommateurs d’électricité.

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Le directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Moncef Harrabi, a annoncé qu’il y aura une augmentation des tarifs de l’électricité et du gaz, rapporte Mosaique fm.

Il a ajouté que les hausses seront déterminées en fonction de la variation des tarifs mondiaux du pétrole.

Sur un autre plan, Moncef Harrabi a souligné que la STEG s’active pour promulguer une loi criminalisant la fraude – le tripatouillage des compteurs -, un fléau qui coûte cher à la société.

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Les prix des carburants augmentent de nouveau en l’espace de quelques semaines apprend Africanmanager vendredi soir.

La nouvelle tarification est comme suit :

– Super sans plomb premium:  2,100 dinars,
– Super sans plomb; 1, 925 dinar,
– Gazole sans soufre premium: 1, 850 dinar,
– Gazole sans soufre: 1,685 dinar,
– Gazole ordinaire 1, 405 dinar,
– Pétrole à usage domestique 860 millimes.

Ces tarifs entrent en vigueur samedi 23 juin 2018 à 00:00h.

Les prix du gaz butane en bouteille restent inchangés ainsi que ceux de l’électricité, ces derniers ayant été augmentés en Mai dernier.

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Le président de la CONECT

La CONECT a exprimé, lundi, “sa grande inquiétude”, face aux graves conséquences la décision de la BCT d’augmenter le taux directeur de 100 points de base le portant de 5,75% à 6,75%.

L’organisation patronale a lancé un appel au Gouvernement et aux autorités compétentes pour instaurer une concertation large et préalable avec les milieux professionnels et économiques concernés afin que les mesures décidées soient adaptées aux exigences réelles de la situation et s’insèrent dans le cadre d’une approche globale et inclusive en harmonie avec les nombreux défis stratégiques auxquels se trouve confronté le pays.

Elle a fait remarquer, dans un communiqué, que cette nouvelle hausse aura un impact sur le coût de financement des entreprises et sur leur compétitivité tant au niveau local qu’à l’échelle internationale surtout que leurs concurrents étrangers bénéficient de taux largement inférieurs et de grandes facilités d’accès au financement.

“Ces augmentations successives et sensibles du taux directeur de la BCT au moment où le pays a besoin de relancer les investissements et les exportations pour remédier aux graves déséquilibres commerciaux et financiers et répondre aux besoins urgents de création de nouvelles opportunités d’emplois ne peuvent qu’affecter les possibilités de reprise économique et aggraver la crise”, estime l’organisation patronale.

Elle considère que l’augmentation de 35% en trois mois du taux directeur, même si elle répond à des considérations de lutte contre l’aggravation de l’inflation, ne peut constituer la solution.
Le vrai remède réside, selon la CONECT, dans l’accélération de la mise en œuvre des réformes stratégiques, l’amélioration de l’environnement des affaires dans le pays, la lutte contre l’informel et le commerce parallèle, la mise en œuvre de mesures adéquates pour lutter contre la dépréciation du dinar et assurer l’accroissement de la productivité et du degré de compétitivité des entreprises tunisiennes.

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L’APTBEF, association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers, vient de prendre une décision qui pourrait être comprise comme contraire à celle de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) d’augmenter son taux directeur de 100 points de base, dans un souci de lutter contre l’inflation, mais qui s’insère réellement dans un autre plan de mesures d’accompagnement, mis au point par les autorités financières tunisiennes. C’est ainsi que dans un communiqué rendu public ce jour, l’APTBEF annonce que «tout en marquant son adhésion à la politique monétaire visant la maitrise de l’inflation, l’APTEBEF reste sensible au renchérissement des coûts de financement pour les ménages et plus particulièrement ceux de la classe moyenne bénéficiaires de crédits d’acquisition et de construction de logement. Elle décide ainsi de suspendre l’application de l’augmentation du taux d’intérêt sur cette catégorie de crédits et de clients ». L’APTEBEF précise cependant, que «cette décision revêt un caractère exceptionnel et fera l’objet d’une évaluation périodique, en fonction de l’inflation et des mesures de politique monétaire »

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L’Utica a déploré la décision de la Banque centrale de Tunisie (BCT) de relever le taux d’intérêt directeur de la Banque de 100 points de base, passant de 5,75% à 6,75% par an, d’autant plus que cette augmentation est la deuxième du genre depuis le début de l’année en cours et à un niveau très élevé.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 14 janvier 2018, l’Union a ajouté que cette décision aura des répercussions négatives sur la compétitivité de l’entreprise économique et la relance des investissements en raison du coût élevé du financement à un moment où le pays doit prendre des mesures pour relancer l’investissement et encourager la création de projets et d’emplois.

Cette décision aggravera également les difficultés de l’institution économique, qui souffre de l’accroissement de la pression fiscale et des droits de douane ainsi que l’effondrement de la valeur du dinar et l’augmentation de la prolifération du commerce parallèle et de la contrebande.

Du coup, le patronat invite les parties concernées à prendre les mesures appropriées pour promouvoir les investissements et consulter l’Union sur les dossiers directement liés à l’activité de l’institution économique.

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Selon les informations rapportées par le site marocain Yabiladi, les transactions ont globalement augmenté de 34,2% à Agadir entre le quatrième trimestre 2017 et le premier trimestre 2018, sous l’effet d’une forte hausse des ventes de villas, de terrains urbains et de maisons.

À Agadir, l’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) a augmenté de 2%, indiquent l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) et Bank Al-Maghrib, dans l’indice des prix des actifs immobiliers relatif au premier trimestre 2018.

Les prix des villas ont diminué de 10,3%, contre 0,8% pour ceux des locaux commerciaux. En revanche, les prix des autres biens s’inscrivent tous en hausse : 0,9% pour les appartements, 7,1% pour les maisons et 1,9% pour les terrains urbains.

De plus, les transactions ont globalement augmenté de 34,2%, sous l’effet d’une forte hausse des ventes de villas (67,9%), de terrains urbains (56,7%), de maisons (41,2%), d’appartements (18%) et de locaux commerciaux (12,8%).

L’évolution des prix et des ventes de bureaux n’a pas été calculée entre le quatrième trimestre 2017 et le premier trimestre 2018.

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Le président Abdelaziz Bouteflika a décidé mardi 05 juin 2018 le retrait de toute augmentation de droits pour les documents administratifs.

Selon l’agence APS, le chef de l’Etat a mis son véto lors de l’examen de ce projet de loi, qui proposait un relèvement de droits à acquitter sur certains documents administratifs, indique un communiqué rendu public à l’issue de la réunion du Conseil des ministres tenue mardi sous la présidence de Bouteflika.

Pour rappel, des médias avaient rapporté, durant ces derniers jours, que l’avant-projet de LFC 2018 prévoyait la délivrance de la Carte nationale d’identité biométrique et d’autres documents administratifs contre un montant à débourser par leur titulaire. Ce qui avait suscité un large débat sur les réseaux sociaux et de nombreuses réactions, détaille encore APS.

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Les réservations des touristes français pour passer l’été en Tunisie ont augmenté de plus de 200 % par rapport à l’année dernière“, a déclaré à l’agence TAP, mercredi 30 mai 2018, le président du Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto), René-Marc Chikli, à Paris.
Les touristes français reprennent confiance en la destination Tunisie. Presque 650 mille touristes y passeront leurs vacances cet été. Cela s’explique par le fait qu’il “ n’y a pas eu d’événements particuliers “, d’après le président du Seto, tout en indiquant que ” les Français ont redoublé leur confiance vis-à-vis de la destination, en partie et pas en totalité “. ” Il y aura encore beaucoup de chemin à faire pour convaincre les Français de partir en Tunisie et atteindre les chiffres enregistrés en 2010 “, selon Chikli.

Le président du Seto a ajouté que ” la destination a retrouvé des couleurs grâce aux efforts qui ont été faits au niveau de la communication depuis trois ans “.
Autre élément fort, les destinations concurrentes de la Tunisie ont profité de sa crise pour augmenter leurs prix, en revanche, elles n’ont pas forcément le même niveau de qualité, c’est ce qui explique le retour naturel des Français vers la Tunisie, explique le président du Seto.
Aujourd’hui, l’ensemble des ingrédients pour un vrai redémarrage est prêt et disponible, il n’y a pas de raison pour ne pas faire de bons résultats pour l’arrière saison et de ne pas retrouver en 2019 le même niveau de 2010 “, note Chikli tout en appelant les acteurs du tourisme tunisien à développer d’autres produits que le balnéaire pour capter davantage les Français, à maintenir le niveau de qualité au niveau des services et de l’infrastructure et à réadapter la capacité du transport aérien.

Pour le directeur de l’Office du tourisme tunisien (ONTT) à Paris, Sami Gharbi, les touristes français ont repris confiance en la destination ” parce qu’elle est incontournable pour plusieurs raisons : le bon rapport qualité/prix, la proximité géographique et culturelle, la langue, la diversité des produits touristiques, la bonne desserte aérienne et l’amélioration de l’aspect sécuritaire “.
Sami Gharbi a déclare à l’agence TAP que ” des mesures sont prises pour bien accueillir les touristes français et réussir la saison, notamment assurer la qualité de l’accueil et des services sur place, avec un suivi quotidien de la part des inspecteurs du tourisme et offrir un large choix de découvertes “.
Le directeur de l’ONTT Paris indique que ” la programmation aérienne de la Tunisie à partir de la France pour l’été 2018 dégage une tendance positive de l’ordre de 9 % par rapport à 2017 pour répondre à la demande croissante des TO “.

De son côté, la rédactrice en chef de “L’Echo Touristique”, Linda Lainé, a déclaré à l’agence TAP que “ la Tunisie bénéficie d’un regain de succès auprès des Français, parce que le climat sécuritaire est apaisé depuis trois années “. ” Il y a également une affection historique des Français à l’égard de la destination. Cela est vrai du point de vue des voyageurs et des professionnels. La Tunisie fait partie des destinations plébiscitées depuis toujours parce qu’elle offre des séjours balnéaires à des prix très compétitifs “, souligne Lainé.
Et d’ajouter : ” Les derniers chiffres publiés indiquent que 578 mille Français se sont rendus en Tunisie en 2017, soit une croissance de 46 %, contre 1,4 million de Français en 2010. Donc, la destination n’a pas encore rattrapé les performances des années passées “.
La Tunisie doit miser sur la qualité, diversifier les produits, entretenir un climat sécuritaire stable et continuer à développer des relations pérennes et durables avec les tours opérateurs et les agences de voyage “, recommande la rédactrice en chef de l’Echo Touristique, tout en estimant ” qu’il y a aujourd’hui des signes très encourageants avec le retour des tours opérateurs en Tunisie, tels que Fram, TUI, Go Voyage qui vient de publier une brochure de 44 pages pour atteindre l’objectif de 30 mille clients cette année “.

Le PDG d’Authentique voyages, Hakim Tounsi, confirme la reprise. Toutefois, il estime que les tarifs, notamment hors saison, sont très bas. ” Les entreprises de distribution de voyages qui ont bâti leurs business-modèles sur les ventes dégriffées ont prospéré, profitant de la crise, et ont imposé un niveau de prix très bas pour tout le marché conduisant même les distributeurs classiques à ne plus parler que de ventes dégriffées pour ne pas dire bradées “, selon Hakim Tounsi. Il “ espère que cette reprise de la demande vers la Tunisie va mettre un frein à cette situation qui n’arrange les affaires que du distributeur qui se fait payer par un pourcentage sur le chiffre d’affaires et ne se soucie pas forcément du prix de revient du produit vendu “.

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