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La production des usines de la société Al Kimia a enregistré une chute importante par rapport au 1er trimestre 2017, en passant de 17 945 tonnes à 4 455 tonnes en raison de l’arrêt total de nos usines par manque d’acide phosphorique, matière première principale entrant dans la fabrication du STPP, unique produit commercialisé par la Société.

C’est ce qu’annonce l’entreprise tunisienne cotée en bourse, dans un communiqué faisant état de ses indicateurs d’activité pour le 1er trimestre 2018. Selon la même source, les ventes, en conséquence de l’arrêt de l’usine, sont passées de 18 082, 800 tonnes au 31.03.2017 à 7 550,500 tonnes au 31.03.2018. Par conséquent, le chiffre d’affaires a ainsi enregistré une baisse conséquente passant de 31 140 341 DT à 15 723 150,426 DT. Compte tenu de l’arrêt total de ses usines, la Société Chimique ALKIMIA a déclaré la Force Majeure à ses clients le 06 Février 2018. – Al Kimia indique aussi que l’activité des Usines vient de reprendre progressivement à partir du 14 Avril 2018 suite à la levée des sit-in dans le bassin minier et la reprise des livraisons d’acide phosphorique. – Les ventes de STPP reprendront progressivement en fonction de la production et en fonction de la demande des clients. La société estime que «c’est un véritable challenge de reconquérir la confiance de nos clients après les épreuves qu’ils ont subies du fait des interruptions des livraisons de STPP».

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Cette fois le missile n’est pas venu de l’UGTT, de la Conect ou bien du Front populaire mais bien du propre parti du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Et c’est l’homme d’affaires Faouzi Elloumi, membre du comité politique et qui pilote les grandes réformes économiques et financières au sein de Nidaa Tounes, qui a été chargé de le balancer. Il a déclaré, ce jeudi 1er mars 2018 sur Shems FM, que Chahed fait dans «la gestion au jour le jour» et propose des recettes qui relèvent plus du «bricolage» que de solutions efficaces pour résoudre en profondeur les problèmes, tels que les remous au sein de l’enseignement secondaire ou dans le bassin minier.

Elloumi a admis que le chef du gouvernement fait des efforts pour sortir le pays du trou, mais selon lui il est handicapé par une absence “de véritables programmes». Il a ajouté que même s’il avait la volonté d’appliquer un programme d’action à la hauteur des difficultés, il serait freiné dans son élan car «il n’est pas en mesure d’harmoniser les visions divergentes des différentes composantes de son équipe».

Alors que logiquement son camp devrait le défende en ces temps agités où les critiques pleuvent sur lui, c’est tout le contraire qui se produit. Qu’est-ce que les cadres de Nidaa Tounes, sous la houlette de Hafedh Caïd Essebsi dont on connait le peu d’appétit pour Chahed, mijotent autour du poulain du président de la République, fondateur, faut-il le rappeler, de cette formation ? Les leaders du parti ont-ils déjà parié sur un échec du gouvernement et anticipent-ils en se désolidarisant de son bilan, pour se refaire une virginité dans la perspective des joutes électorales de 2019 ?

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La députée Zeineb Brahmi a révélé mardi que des équipements acquis dans le cadre de l’appel d’offres relatifs à la lutte contre la pollution dans le bassin minier sont actuellement à ciel ouvert sans aucune protection.
Ainsi 15 000 habitants dont 4000 enfants de la région continuent à inhaler les gaz toxiques issus des unités industrielles du Groupe chimique (GCT) alors que le projet de lutte contre la pollution est bloqué depuis plus de 7 mois, a-t-elle dit lors de l’examen du budget du ministère de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables.
Les projets et programmes environnementaux du GCT à Gabès sont également, bloqués en raison de l’absence des compétences capables de lancer des appels d’offres, a indiqué le député Hsouna Nasfi.

Pour plusieurs députés le secteur de l’énergie se caractérise par la prolifération de la corruption en raison de la faiblesse du contrôle et des poursuites judiciaires, exprimant le souhait de voir la convention qui sera conclue entre le ministère et l’Instance de lutte contre la corruption mettre fin aux dépassements dans ce secteur.
D’autres députés ont évoqué les dépassements dans les factures de la STEG en l’absence du contrôle du ministère.

Des députés de la région de Sfax ont exprimé leurs colère de la non accélération de démontage des unités de SIAP et les remplacer par des espaces verts d’autant que ce projet a été programmé lors de la visite effectuée par le chef de gouvernement dans à la région en avril 2014.
A cet égard, une équipe de réflexion sera créée en vue d’examiner la possibilité de porter plainte contre l’Etat pour la non application des articles de la Constitution, selon la députée Fatma Mseddi.

De son côté, le député Zied Lakhdar a réclamé des éclaircissements sur les dispositions prises par le pays afin de faire face à la hausse possible des prix de pétrole (le prix du Baril de Brent est d’environ 71 dollars) alors que le budget de l’Etat a été élaboré sur la base d’un prix de baril de 54 dollars).

Des élus ont en outre, évoqué dans leurs interventions les concours organisés par la Compagnie de phosphates de Gafsa et le Groupement chimique, lesquels se limitent à ” l’effet d’annonce ” sans l’organisation effective de ces concours.
Ils ont également, évoqué les dossiers de corruption qui concernent plusieurs secteurs relevant de ce ministère y compris le département lui-même.
Ils se sont interrogés sur les préparatifs du gouvernement en prévision de la vague de froid qui risque de survenir et les dispositions prises pour approvisionner la région du Nord-Ouest en produits énergétiques.

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Va-t-on vers la cantonisation des richesses naturelles, surtout minières de la Tunisie, un pays peu gâté par la nature (ressources, cela s’entend) où les égoïsmes territoriaux commencent à s’exprimer, soutenus par la violence et, fait gravissime, relayés par les hommes politiques ? Des voix, de bords opposés, sont en train de s’élever pour demander que soit attribuée aux habitants de région de Gafsa une part fixe des revenus de la production du phosphate.

Si larvés et insidieux qu’ils soient, ces appels, eu égard surtout à ceux qui les lancent, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, et le chef du groupe parlementaire de Nidaâ Tounès, Soufiène Toubel, doivent être regardés comme une incitation à la sécession économique et un très fâcheux précédent qui ne manquera pas  d’être suivi par d’autres régions productrices de ressources, soit énergétiques, agricoles ou autres. Dans pareille configuration, il ne pourrait point être reproché aux habitants du Sud de revendiquer leur part de la production pétrolière et gazière, ceux du Nord, la leur au titre de la production agricole, et ainsi de suite…Au point que les gouvernorats qui en sont dépourvus iraient se vouer à d’autres saints…à coups de protestations, de troubles, de violences et d’actes innommables.

Les Ghannouchi, Toubel, et avant eux Moncef Marzouki, Ammar Amroussia, ont-ils eu la lucidité et la fibre patriotique de mesurer les conséquences de semblable préconisation ? Des ressorts de basse politique, voilà, c’est tout, et rien d’autre ! Car, la Tunisie, meurtrie par les affres d’une économie vacillante, une croissance à peu près nulle, un chômage exponentiel, et guettée par un « automne de la colère », ne peut pas se permettre d’y ajouter des convulsions territoriales dont le coût  sera payé comptant et au prix fort. On a peu vu d’antécédents à une telle initiative sauf dans les Etats dits faibles ou défaillants où les pouvoirs publics manquent à remplir leurs missions et obligations envers leurs citoyens, et dont l’autorité est peu ou pas respectée. Et il doit sembler à tout le moins incongru qu’il en soit question dans une Nation acquise, malgré les péripéties et les contingences, au vivre ensemble, à la solidarité, à la cohésion et à l’unité.

L’essence de la politique, c’est de rassembler. Une norme cardinale que les deux partis prépondérants de l’échiquier politique tunisien donnent la nette impression d’avoir feint d’oublier, mus très vraisemblablement par de nébuleux desseins plus proches de la démagogie et d’une artificieuse bienveillance à l’égard du bassin minier et de ses habitants que de l’exercice politique sain et convenu. Un achoppement de plus pour le gouvernement balbutiant de Youssef Chahed déjà assailli par un maquis d’écueils auxquels il est en peine de trouver ni d’imaginer ne serait-ce qu’un début de solution. Déjà, et empêtré qu’il est dans la sempiternelle crise du phosphate dans les mines de Gafsa, il semble avoir capitulé devant les revendications qui s’y relaient sans répit, en acceptant contre toute logique commerciale et économique des milliers de recrutements qui viendront lester encore plus les entreprises publiques qui y exercent. Lui refiler une patate chaude comme celle que Ghannouchi, Toubel et consorts viennent de proposer reviendrait à l’assommer.

L’Etat-nation battu en brèche !

Par-delà l’entaille économique et sociale que causera sans doute l’appel à attribuer au bassin minier une part des revenus  provenant de la production de phosphate, c’est la cohésion des Tunisiens qui s’en ressentira le plus lourdement. L’un des acquis nés de l’Indépendance du pays est l’émergence de l’Etat-nation dont l’émergence  d’une autorité fondée sur une souveraineté émanant de citoyens qui forment une communauté soudée à la fois politiquement et économiquement. Une architecture qui a vocation   à mettre en œuvre des dispositifs qui sont utiles au plus grand nombre, par des mécanismes de mutualisation et de redistribution, et de promouvoir  toutes les politiques qui permettent de lutter contre les inégalités et de répandre le développement en toute équité.

On préfèrerait à cette production de l’esprit sortie du chapeau de Ghannouchi et Toubel  plutôt des modèles qui s’appuient sur des savoirs locaux et la mobilisation d’une vaste gamme de ressources qui peuvent potentiellement interrompre les violences et les désordres, tout en permettant aux communautés de se stabiliser et de recouvrer leurs forces. L’État, qui bien souvent est autant une partie du problème que de sa solution ne peut pas, cependant,  demeurer le seul vecteur et l’ordonnateur du développement et de la croissance pour les communautés vulnérables. C’est sans doute la recette la plus avérée qui puisse permettre au bassin minier de tirer parti des ressources qu’il abrite sans passer par cette forme que l’on veut de discrimination positive alors qu’en fait, elle sème les germes de la sécession économique.

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