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L’élection des présidents des commissions parlementaires du bloc de la Coalition nationale et de ses représentants au sein du bureau de l’Assemblée des représentants du peuple se sont déroulées dimanche 07 octobre 2018 à Nabeul.
A l’issue de ces élections, Abderraouf el May a été élu assesseur du président de l’ARP chargé des Tunisiens à l’étranger et Mohamed Lamine Kahloul, assesseur chargé des Relations extérieures.
Les présidents élus des commissions parlementaires sont :
– Karim Hellali, président de la Commission de la législation générale
– Souhaiel Alouini, président de la Commission de la Santé et des Affaires sociales
– Abir Abdelli, présidente de la Commission du développement régional
– Naceur Chennoufi, président de la Commission électorale
Les élections ont eu lieu au cours des travaux des journées parlementaires du bloc de la Coalition nationale, organisées les 6 et 7 octobre, à Nabeul.
Rappelons que le bloc de la Coalition nationale, dont la création a été officiellement annoncée lors de la première plénière de la nouvelle session parlementaire, le 2 octobre courant, est composé de 47 députés. Le bloc est présidé par Mustapha Ben Ahmed.

Un peu plus tôt dans la journée, Ben Ahmed a affirmé que son parti œuvrera à trouver des consensus au sein du parlement pour surmonter les blocages dans le parachèvement de l’installation des instances constitutionnelles.
Dans une déclaration à l’Agence TAP, à l’issue des premières journées parlementaires du groupe organisées les 6 et 7 octobre à Nabeul, il a mis l’accent sur l’engagement à œuvrer pour le parachèvement des réformes législatives dans divers domaines dont en particulier le code fiscal et la loi d’urgence économique.
De son côté, Marouan Felfel, membre du groupe a expliqué que les journées parlementaires se sont focalisées sur les priorités de la Coalition nationale pour la prochaine année parlementaire, le parachèvement de la mise en place de la Cour constitutionnelle en particulier.
Les projets de loi soumis au parlement et la loi de finances 2019 ont été à l’ordre du jour de la séance de samedi, a-t-il indiqué.
Felfel a mis en avant le souci de la Coalition nationale de soutenir la stabilité politique et d’impulser l’action parlementaire, ajoutant que son groupe a contribué à réduire l’éparpillement à l’intérieur du parlement. Selon lui, le paysage parlementaire a besoin davantage de consensus.
Vendredi dernier, Mustapha Ben Ahmed, a déclaré à l’agence TAP avoir été chargé par le président du parlement de mener des concertations avec les députés et les autres groupes en vue de parvenir à un consensus pour parachever l’élection des membres de la Cour constitutionnelle. Il a affirmé avoir perçu auprès des députés une disposition à finaliser cette question et à mettre un terme à tout désaccord.

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Fraichement créé, le bloc de “la Coalition nationale” se réunira au début de la semaine prochaine pour distribuer les responsabilités au sein bloc, définir une méthode de travail, se préparer aux journées parlementaires du groupe et examiner les nouvelles demandes d’adhésion au groupe parlementaire.
Le bloc de la Coalition nationale a déposé vendredi 21 septembre 2018 une demande signée par 40 députés pour former un nouveau bloc parlementaire, a déclaré samedi à l’agence TAP le député et membre du bloc, Sahbi Ben Fraj.
Selon lui, 10 autres députés ont présenté des demandes individuelles d’adhésion dont des nouveaux députés démissionnaires du bloc parlementaire de Nidaa Tounes.
Prévues le week-end prochain, les journées parlementaires du bloc de la Coalition nationale vont permettre de passer en revue le programme d’action du bloc pour la nouvelle année parlementaire particulièrement au sujet des projets de loi soumis à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), dont en premier lieu le projet de loi de finances pour l’exercice 2019, de la Cour constitutionnelle et de l’amendement de la loi électorale.
Un groupe de députés avait annoncé le 27 août 2018 la création d’un nouveau bloc parlementaire baptisé “Coalition nationale”.
Composé au démarrage de 33 députés, le nouveau bloc parlementaire regroupe aujourd’hui 43 députés, selon le président du bloc, Mustapha Ben Ahmed.
Le bloc regroupe des indépendants, des démissionnaires de groupes parlementaires des mouvements Machrou Tounes et Nidaa Tounes ainsi que des députés du bloc de l’Union patriotique libre.

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Leila Chettaoui, députée du bloc “Coalition nationale”, a finalement déballé ce dont toute la scène politique locale bruissait ces derniers temps et qui était qualifié par certains de secret de Polichinelle : Le nouveau bloc parlementaire sera bien aux côtés du chef du gouvernement, Youssef Chahed, s’il décide de participer aux joutes électorales de 2019. L’élue, démissionnaire du bloc Nidaa Tounes puis Machrou Tounes, a déclaré ceci sur Mosaïque FM ce vendredi 21 septembre 2019 : «Quand on parle de Youssef Chahed et de son parcours, on constate qu’il a été capable de faire face à plusieurs obstacles. Il a également été capable de bâtir la confiance entre lui et le peuple tunisien. Youssef Chahed est jeune et est idéalement placé pour sauver le pays en 2019. En tant qu’élus du bloc de la coalition nationale, nous apporterons tout notre appui au chef du gouvernement, dans l’intérêt de la Tunisie, s’il décide de se porter candidat à la présidentielle de 2019». C’est on ne peut plus clair !

A mesure qu’approche ce rendez-vous qui fait déjà couler beaucoup de salive, et qui fait même perdre le Nord à beaucoup, à commencer par le parti – jusqu’à quand ? – de Chahed, Nidaa Tounes, les manifestations de soutien de ce type vont se multiplier, venant de directions très inattendues et qui créeront stupeur et tremblements. Le chef du gouvernement pourra difficilement résister au chant des sirènes, si sa décision de briguer le fauteuil de son mentor, Béji Caïd Essebsi, n’était pas encore prise…

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Virer le chef du gouvernement, Youssef Chahed, de Nidaa Tounes pour conjurer les gros problèmes du parti, qui s’étiole comme un arbre perd ses feuilles à l’automne? C’est l’idée qui trotte actuellement dans la tête des leaders du parti bâti par le chef de l’Etat et qui a perdu bien des plumes depuis son succès électoral de 2014. Cette trouvaille a été exposée par le président de la commission de l’information de Nidaa Tounes, Mongi Harbaoui, lundi 10 septembre 2018 sur Mosaïque FM. Il a même indiqué qu’une réunion sera organisée dans ce sens, dans les 48h et qu’à son terme Chahed pourrait bien être rayé des tablettes de Nidaa Tounes…

Au sujet des 8 élus qui viennent de claquer la porte du bloc parlementaire, Harbaoui dit ceci : «Le groupe des huit députés qui ont démissionné ont rejoint le bloc de Youssef Chahed. Le chef du gouvernement est en train de démolir le parti et de le fractionner. C’est une tentative de putsch dans le parti qui les a fait connaitre au grand public», a-t-il ajouté…

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Zohra Driss a quitté avec fracas son bloc parlementaire, Nidaa Tounes, avec 7 de ses collègues, mais n’en a pas fini pour autant avec la direction de son ex-parti. Ce matin du lundi 10 septembre 2018, c’est règlement de comptes au menu…

Reprenant les grandes lignes de sa dernière tribune, elle a redit, sur Express FM, que Nidaa Tounes n’est pas la propriété d’un individu – suivez son regard – mais celle de la nation toute entière. «Les ennuis de Nidaa ont commencé au congrès de Sousse, qui était tout sauf démocratique, même si les problèmes ont effectivement surgi dès le départ de Béji Caïd Essebsi. Depuis ce congrès, Hafedh Caïd Essebsi a mis la main sur tous les leviers, en s’arrogeant toute la légitimité. Nidaa Tounes n’est pas une affaire familiale, et même dans une famille on se doit de consulter son épouse et ses enfants. On ne commande pas depuis sa chambre à coucher. Hafedh Caïd Essebsi se croit tout permis en se targuant d’être le propriétaire de la maison ! », a-t-elle déclaré.

L’élue a ajouté qu’au départ elle et ses collègues démissionnaires ont opté pour le combat au sein du parti, en tentant de corriger la trajectoire, mais ça s’est avéré impossible. “Nidaa Tounes a perdu le plus gros de sa masse électorale et les résultats des municipales l’illustrent. Nous avons essayé de faire quelque chose, mais ce n’était pas possible (…). Nous avons décidé de nous réorganiser avant le démarrage de la session parlementaire à travers un projet. Nous n’avons pas encore officialisé notre intégration au nouveau bloc la coalition nationale mais nous allons le faire», précise Zohra Driss.

Par ailleurs elle réaffirme que ce nouveau projet n’est pas un bouclier pour le chef du gouvernement, Youssef Chahed, mais un nouvel outil en faveur de la stabilité politique. La députée a chargé la barque de HCE en balançant ceci : «Lors de la dernière réunion, Hafedh Caïd Essebsi a demandé aux ministres de Nidaa de démissionner du gouvernement. Ce qui est matériellement impossible. Imaginons une seconde les dégâts du départ du ministre de l’Education à la veille de la rentrée scolaire !».

 A la question de savoir s’il y a une suite à tout cela, comme par exemple la création d’un nouveau parti dans la perspective des prochaines élections, Driss a confié qu’il n’y a pas de plan précis sur la table, et que les dissidents n’ont pas encore planché sur le sujet…

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Que reste-t-il de la machine de guerre fabriquée par le président de la République, Béji Caïd Essebsi et qui avait brillé aux élections de 2014 ? Qu’en restera-t-il au scrutin de 2019 ? Manifestement pas grand chose au rythme où le parti se vide de son sang, sous le brillant magistère de Hafedh Caïd Essebsi, fils du chef de l’Etat. 8 députés viennent de claquer la porte du bloc parlementaire de Nidaa Tounes (il n’en reste que 46, pour 86 au départ, et une poignée de militants) pour filer vers la “Coalition nationale”. 8 de plus, martyrisant un peu plus ce parti que son propre fondateur refuse toujours obstinément de prendre en main sous prétexte qu’il se doit de prendre de la hauteur, du haut de son fauteuil du palais de Carthage, au motif que son statut lui interdit de mettre son nez dans les affaires partisanes. Mais personne n’est dupe, si la main du vieux lion tremble, hésite, c’est parce qu’elle redoute d’écraser le fils. Les sacrés liens du sang et leur pouvoir de nuisance, dont le pays croyait s’être débarrassés un fameux 14 janvier 2011. Et bien non. Zohra Driss, Moncef Sellami, Ahmed Saïdi, Issam Mattoussi, Lamia Dridi, Jalel Guedira, Mohamed Rachdi et Marwa Bouazzi sont partis, ils ont quitté un navire en plein naufrage. La même Zohra Driss qui avait récemment adressé un message coup de poing à BCE. Il faut croire qu’elle n’a pas eu la patience d’attendre que Essebsi fasse mouvement…

Le coupable ? Toujours le même

Zohra Driss a confirmé l’information à la TAP, avec une indication qui montre que cette affaire est actée : Les 8 désormais ex-nidaïstes vont officiellement déposer leur démission au bureau de l’Assemblée des représentants du peuple mercredi prochain.
Elle a ajouté que la décision a été prise il y a environ une semaine, en raison de ce qu’elle a qualifié de “déception” quant à la manière d’administrer Nidaa Tournes. Le directeur exécutif de Nida Tounes, Essebsi junior, est accusé, mais ce n’est pas nouveau, d’avoir la “mainmise sur tous les pouvoirs” et de faire comme si les structures et dirigeants du parti n’existaient pas. En fait le parti n’était même pas géré, HCE, aveuglé par sa haine obsessionnelle du chef du gouvernement, Youssef Chahed, a oublié qu’il pourchassait un des leurs, que la cible, en principe, parlait et agissait au nom du parti, qu’il avait des soutiens au sein du parti et que cette persécution que rien n’explique rationnellement (il se dit que Chahed refuse de nommer les hommes de Essebsi fils à des postes clés, qu’il met ses “amis” en prison sans le consulter, qu’il refuse même de lui répondre au téléphone… C’est bien ce qu’on disait, il n’y a rien de rationnel derrière cette haine tenace) risquait de faire imploser la formation. HCE a oublié que son rôle était de rassembler, il a oublié qui il était, la valeur de ce qu’il a entre les mains et ce qu’il est venu faire au poste qui est lien, il a oublié les difficultés du pays qui exigeaient autre chose de sa part. Il s’est oublié. L’addition est salée.

L’ombre de Chahed derrière le loup

Dès sa naissance, fin août 2018, le bloc parlementaire, qui affichait 33 députés – des indépendants, des déçus de Machrou Tounes et Nidaa Tounes, des élus de l’UPL – a été suspecté d’être téléguidé par Chahed, pour faire exploser le front de ses ennemis au Parlement, dont des élus de son parti (je sais, tout ça est un peu kafkaïen…). Et devinez qui était le plus terrorisé par cette affaire ? Nidaa Tounes, évidemment, un bloc qui n’est plus que l’ombre de lui-même et que la moindre bourrasque secoue. Bien entendu les accusations en direction du chef du gouvernement ont redoublé d’intensité quand il l’ont vu prendre langue avec les 8 députés le jour même de l’annonce de leur démission de Nidaa, samedi 08 septembre 2018. Mohamed Rachdi a beau dire que ce sont eux-mêmes qui ont sollicité un entretien avec Chahed, pour causer “des préparatifs de l’année parlementaire et du projet de la loi de finances pour l’année 2019” et “la question de la démission n’a pas été évoquée au cours de cette rencontre“, les adversaires et faux amis de Chahed continueront de voir son ombre derrière la “Coalition nationale“, de le voir partout. Chahed fait peur à tout le monde, sa popularité, même en baisse, selon les sondages, fait peur. Au point que même la forteresse Ennahdha ne parle plus que de la présidentielle, et surtout de la manière d’empêcher Chahed d’y aller, alors que l’intéressé n’a pas pipé mot sur cette échéance ! Mais puisque ses parrains ont la faculté de lire dans ses pensées…

Rached Gannouchi et compagnie se donnent-ils tout ce mal pour rendre service également à BCE, qui ne voudrait pas croiser le chef du gouvernement sur la route de la présidentielle ? Abdellatif Mekki, dirigeant du mouvement Ennahdha, l’a laissé entendre, ici même, sur Africanmanager. Vrai ou pas, manoeuvre politique ou pas, le fait est que Chahed les empêche tous de dormir. Et ce sera encore le cas pendant un bon moment, et encore plus quand il aura quitté la Kasbah et qu’il se mettait en tête de jouer les cartes qu’il a en main pour se forger un destin national.

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Des élus à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont annoncé, lundi 27 août 2018, la naissance du bloc parlementaire la “Coalition nationale”. Le bloc a coopté des indépendants et aspiré les députés de l’Union patriotique libre, mais pas que, il a également chassé sur les terres des groupes parlementaires de Machrou Tounes et Nidaa Tounes, avec même quelques belles prises, parmi les députés démissionnaires. Cela suffit au bonheur des artisans de la nouvelle force parlementaire, pour le moment, en attendant les coups qu’ils vont porter, au quotidien, aux partis qui faisaient la loi jusqu’ici au Parlement. Cette nouvelle formation fait tellement peur au personnel politique que certains y voient la main du chef du gouvernement, Youssef Chahed, comme un moyen de peser sur le cours des choses à l’ARP (il ne bouderait pas son plaisir, lui qui y est régulièrement malmené, sans parler de ses projets que les élus se font un malin plaisir de freiner !) mais également de faire un tour de chauffe pour la prochaine présidentielle. En tout cas Mustapha Ben Ahmed, député et porte-parole du bloc de la Coalition nationale, lui dément, catégoriquement. Pour une fois y aurait-il fumée sans feu ?

On n’a aucune date pour les élections de 2019, on ne sait même pas si elles auront effectivement lieu l’an prochain, tant la trajectoire politique du pays est illisible avec des appels, jusqu’à ce 27 août 2018, surtout de la part d’Ennahdha, à un renversement de la table – remaniement ministériel, très large, disent-ils maintenant. A ce chaos politique ambiant s’ajoute la question de l’élection présidentielle  (qui y sera ? Qui a le droit d’y être ? Qui n’a pas le droit ?…), laquelle devient quasiment obsessionnelle… pour les islamistes. Ces derniers sont même en train, littéralement, de perdre leur flegme légendaire et leur assurance de force tranquille à la seule évocation de la joute pour se disputer le fauteuil de Béji Caïd Essebsi. Ils ont beau seriner que leur conclave de deux jours à Hammamet a mis sur la table des sujets divers d’intérêt général, national et pas exclusivement politique, les communiqués issus de cette rencontre laissent penser le contraire. Notamment la perspective de voir Chahed participer à la course présidentielle…

L’épouvantail des islamistes

Sur cette affaire c’est carrément une levée de boucliers chez les islamistes. Exit leurs nuances, compromis et ronds de jambe habituels, c’est carrément non. Chahed au palais de Carthage, c’est non. Deux communiqués en 24 heures pour le dire, c’est on ne peut plus clair. Alors que l’intéressé lui-même n’a pas dit un mot sur cette affaire, sauf pour démentir les bruits sur ses intentions supposées, pour marteler qu’il ne se préoccupe que des dossiers dont il a la charge et pour jurer, ou presque, qu’il se rangera derrière BCE s’il décide de rempiler en 2019. Et qui parle de la présidentielle en ce moment ? Sofiene Toubel, le chef du bloc parlementaire de Nidaa Tounes et un des lieutenants du principal ennemi de Chahed, Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif du parti. Pour dire quoi ? Pour dire, dans Assabah News, que Ennahdha n’a pas le droit de barrer la route de la présidentielle au chef du gouvernement, pour rappeler que Chahed est le poulain de Nidaa Tounes – ça fait longtemps qu’on n’a pas entendu ça ! – et que seul son parti a le droit de se prononcer sur son avenir. Cette sortie signifie plusieurs choses : D’abord qu’il n’y a pas que les islamistes qui sont travaillés par la problématique de la présidentielle, ensuite que Chahed n’est plus forcément l’ennemi à abattre et que Nidaa Tounes pourrait, de manière très opportuniste, surfer sur la popularité de son “poulain” et en faire son candidat en 2019, si BCE n’y va pas, ce qui est fort probable. Alors qu’il y a à peine quelques semaines cette perspective donnait des boutons aux dirigeants de Nidaa…

Chahed au palais de la Kasbah, du moins jusqu’en 2019 (et après un des leurs à sa place, pourquoi pas), ça passait encore pour les islamistes, car après tout il a plutôt été un bon partenaire ; il n’a pas cherché des noises aux poulains d’Ennahdha dans le gouvernement, malgré une pluie d’attaques, pour incompétence, surtout le ministre de la Santé, Imed Hammami. Qu’aurait fait un autre nidaïste pur jus à la place de Chahed ? Sans doute pire. Mais de là à envoyer l’actuel chef du gouvernement sur le fauteuil présidentiel, ou tout au moins lui dégager la voie, c’est un pas qu’Ennahdha n’est pas prêt à franchir. Non pas pour les raisons avancées par la Choura – l’intérêt de la nation, celui de Chahed, et que sais-je encore -, mais parce qu’ils ne sont pas absolument sûrs de pouvoir s’accommoder du jeune, énergique et obstiné poulain du chef de l’Etat, comme ce fut le cas avec le mentor, même si les coups de canif de ces derniers mois – mariage entre une Tunisienne et un non-musulman, et maintenant la question explosive de l’héritage – ont malmené le contrat moral de Paris entre les deux protagonistes des élections de 2014.

On a beau expliquer à ce beau monde que le chef de l’Etat n’a pas de réel pouvoir sur la direction des affaires intérieures, que c’est acté par la Constitution et avéré par son incapacité à avancer sur de grands dossiers, tel que le changement du régime politique, on court quand même après son fauteuil. Les hommes providentiels, forts, trop forts qui ont occupé le palais de Carthage ont laissé des traces, et pas que dans la tête des citoyens. Le pouvoir, le vrai, est à Bardo, et pourtant tout le monde ne parle que de Carthage, hanté par les souvenirs de Bourguiba et de Ben Ali, même si peu le reconnaissent sous les projecteurs. Pour les citoyens il s’agit de retrouver, même à minima, des types capables de mener avec autorité la barque, si possible sans la main de fer qui écrase tout et tout le monde ; et pour les politiques il s’agit d’incarner cet homme dont rêvent les Tunisiens. Et pour les islamistes il s’agit de se donner toutes les garanties que celui qui s’assoira sur ce fauteuil (pourquoi pas Rached Ghannouchi, mais comme il est complètement cramé, à en croire tous les sondages…) n’exhumera pas les tourments que Bourguiba mais surtout Ben Ali leur ont infligé. Un même pays, des visions et intérêts divergents. Et c’est pas près de s’arranger !

S.L.

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Le président de la République, Beji Caid Essebsi, a reçu mardi 24 juillet 2018 au palais de Carthage les membres du bloc parlementaire du parti Nidaa Tounes à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), rapporte le bureau de presse de la présidence dans un bref communiqué.
La rencontre “a permis de passer en revue la situation politique dans le pays ainsi que l’action parlementaire et de réaffirmer la nécessité de préserver l’unité et la cohésion des partis en raison de leur rôle crucial dans la réussite du processus de transition démocratique en Tunisie en optant pour le dialogue pour régler les divergences internes et en s’employant à trouver des solutions aux questions fondamentales qui intéressent les Tunisiens“, indique le communiqué. Ce n’est certainement pas ce que voulait entendre le fils du chef de l’Etat et directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caid Essebsi, le principal animateur du front anti-Chahed…

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Le député Nadhir Ben Ammou a présenté ce jeudi 14 septembre 2017 sa démission du bloc parlementaire Ennahdha.

Selon les données rapportées par Mosaïque fm, l’ancien ministre de la Justice dans le gouvernement de la Troïka a pris cette décision suite au vote à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) du projet de loi sur la réconciliation administrative par la majorité des députés de son bloc.

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Le bloc parlementaire de Nidaa Tounes a contesté, mercredi 18 janvier 2017, les résultats du vote organisé la veille concernant une proposition relative à la formation d’une commission d’enquête sur des suspicions de corruption touchant la présidente de l’Instance vérité et dignité (IVD), Sihem Ben Sedrine.
Dans une déclaration, mercredi, à l’agence TAP, le président du bloc de Nidaa Tounes Sofien Toubel a indiqué que son groupe parlementaire a constaté que les voix des députés Hédi Gueddiche (Nidaa) et Riadh Jaidane (Afek Tounes), n’ont pas été comptabilisées, pourtant en faveur de la proposition.
Un recours a été déposé au bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a indiqué Toubel, en attendant la décision qui en découlera, soit refaire le vote ou comptabiliser les deux voix annulées.

“Même si le bureau de l’ARP rejette le recours, le bloc de Nidaa Tounes présentera une nouvelle pétition pour réclamer de nouveau la composition d’une commission d’enquête sur les suspicions de corruption touchant la présidente de l’IVD, Sihem Ben Sedrine”, a-t-il dit.
A noter que la proposition en question a été rejetée, la veille, par le parlement. Quatre vingt deux députés ont voté pour la formation de la commission, contre 80 oppositions et deux abstentions.

L’article 95 du règlement intérieur stipule que l’Assemblée adopte la décision de créer ces commissions à la majorité de ses membres présents, pourvu que ce nombre ne soit pas inférieur au tiers (1/3).

Afin que la proposition puisse passer il fallait que pas moins de 83 députés votent en sa faveur sur les 163 parlementaires présents à la séance plénière tenue mardi, présidée par le vice-président de l’ARP Abdelfattah Mourou.

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Taher Fdhil, ex-député de l’Union Patriotique Libre (UPL), vient de rejoindre le bloc de Nidaa Tounes à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), rapporte Mosaïque FM
Avec cette nouvelle adhésion, le nombre des députés de ce bloc s’élève à 68.
Pour rappel, Taher Fdhil a annoncé en aout dernier sa démission de l’UPL et de son bloc parlementaire à l’ARP et ce, sur fond de soupçons de corruption.

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Suite à une réunion de conciliation organisée par le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïed Essebsi, il a été convenu de maintenir Sofiane Toubel à la tête du bloc parlementaire du parti à l’Assemblée des Représentants du Peuple, rapporte Mosaïque Fm ce vendredi 07 octobre 2016.

C’est donc la fin des bisbilles autour de cette affaire qui a secoué le parti, sur fond d’accusations graves de la députée Samia Abbou quant à des éléments probants mouillant Sofiane Toubel dans des dossiers de corruption…

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Le député Sofiène Toubel a dit, samedi, être maintenu à la tête du bloc parlementaire de Nidaaa Tounes.
Dans une déclaration aux médias en marge des travaux de l’assemblée générale du groupe parlementaire de Nidaa qui s’est tenue, samedi, à Sousse, Toubel a, également, souligné le maintien du bureau du bloc et le report, sine die, de l’élection des députés représentant le parti au sein des commissions parlementaires.
Des altercations ont éclaté, lors des travaux de l’assemblée, entre le clan Sofène Toubel qui appelle au respect de l’ordre du jour de la réunion notamment en ce qui concerne l’élection du nouveau président du bloc parlementaire et le clan Mohamed Saïdane qui plaide pour le report de cette question afin d’éviter la scission au sein du bloc.
Selon Toubel, les 25 députés qui ont réclamé la tenue de cette assemblée ont rejeté l’idée de l’élection et demandé la désignation d’un président consensuel.
” Sur un total de 61 députés, 37 ont voté pour le respect de l’ordre du jour des travaux de l’assemblée alors que 21 autres se sont abstenus “, a-t-il dit.
De son côté, Mohamed Saïdane a affirmé être surpris par la candidature de Wafa Maklouf à la présidence du bloc parlementaire alors qu’elle s’est engagée dans la charte d’honneur de ne pas se présenter candidate, a-t-il affirmé.
L’Assemblée générale du groupe parlementaire du Mouvement Nidaa Tounes devra élire un président du groupe, un vice-président, ainsi que des députés représentant le parti au sein des commissions parlementaires.

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Les citoyens ont été tirés de leur torpeur, entre le café, la chicha et le match de foot, hier mercredi 28 septembre 2016 par une série de déclarations et événements qui ont égayé un paysage politique peuplé par les bisbilles à Nidaa Tounes. D’ailleurs les aventures rocambolesques du parti sorti vainqueur des dernières législatives ont, une fois de plus, été pour beaucoup dans le cachet très particulier de cette journée, mais il n’y avait pas que ça. On a eu la première grande sortie médiatique du chef du gouvernement, Youssef Chaheh, qui a livré, dans la soirée, sa stratégie pour sortir le pays de l’ornière. A défaut d’avoir un discours de politique générale en bonne et due et forme au Parlement, on se contentera d’une interview accordée à deux grands médias du PAT (paysage audiovisuel tunisien). Qui avait dit que Chahed ne ferait pas comme les autres ? Et bien il avait raison. Quant à savoir si c’est pour le meilleur ou pour le pire, ça c’est une autre question…

Mais parlons du dossier qui a donné le tempo de la journée : L’affaire Sofiene Toubel. Des rumeurs, persistantes, avaient fait courir le bruit que le président du bloc parlementaire de Nidaa Tounes à l’ARP allait lâcher son poste. Les échos sont montés en intensité ces 27 et 28 septembre, obligeant l’intéressé à monter au front pour éteindre l’incendie. Il a choisi l’agence TAP pour cela. Hier dans la matinée, Toubel a déclaré qu’il n’avait nullement l’intention de quitter la présidence du groupe parlementaire de son parti.

Il ne s’est pas arrêté là. Conscient du fait que tout les projecteurs étaient braqués sur lui et que c’était ‘son moment médiatique’, il en a rajouté une bonne louche sur Shems FM, plus tard dans la journée. Il a évoqué le chaos, et le mot est faible, à Nidaa Tounes. A propos des accusations sur ses présumés liens troubles avec des hommes d’affaires corrompus, accusations qui ont été balancées par le député Tahar Battikh et amplifiées par l’élue Samia Abbou, Toubel a affirmé que ce Battikh avait été “manipulé”et qu’il aurait exprimé des regrets, et même des remords, après avoir lâché ces accusations sur la place publique. “Manipulé” par qui et pourquoi ? Cela l’histoire ne nous le dit pas. C’est aussi ça le problème de la classe politique tunisienne, notre élite autoproclamée ; nos politiciens ont pris l’habitude, c’est aussi ça les errements de l’apprentissage de la démocratie, d’en dire trop ou pas assez, au risque de déboussoler des citoyens absolument pas préparés à absorber tout ça. Ce que font les politiciens tunisiens est proprement irresponsable et criminel car cela risque d’alimenter la défiance vis-à-vis de TOUTE la classe politique, le meilleur moyen de tuer cette jeune démocratie.

Quand Toubel joue les oiseaux de mauvais augure, après Ghannouchi

Mais ce n’est pas la pire chose qu’ait dite Toubel. Le président du bloc parlementaire de Nidaa Tounes a osé déclarer, sans que ça fasse une vague, que les remous dans son parti pourraient contaminer le gouvernement d’union nationale si on n’y apporte pas des remèdes dans les meilleurs délais, comme si le GUN ou les citoyens étaient responsables de l’absence totale d’immaturité des leaders de Nidaa et qu’ils devaient trinquer pour ça ! Pour finir en apothéose, il a joué les oiseaux de mauvais augure en déclarant que l’équipe de Chahed pourrait exploser d’ici le mois de janvier 2017 si Nidaa Tounes n’était pas guéri de ses maux, des maux que les égos sur-dimensionnés de ses leaders ont créés ! Pour atteindre un tel niveau de déclarations irresponsables et dangereuses de la part d’un dirigeant de premier plan, au regard de la situation délicate du pays, il faut remonter au mercredi 7 septembre 2016. En effet dans un entretien avec Ghannouchi paru dans le journal Assarih, le chef de file d’Ennahdha avait lâché qu’il était tout à fait envisageable de retirer la confiance à Youssef Chahed s’il débordait du cadre fixé par le fameux Accord de Carthage, la coquille vide la plus célèbre du pays.

Voilà, vous le savez maintenant, le sport favori des dirigeants tunisiens c’est d’effrayer Chahed, d’en faire leur souffre-douleur, leur “punching ball”, au lieu de l’aider à gouverner ce pays qui est devenu une énigme pour la communauté internationale du fait de son entêtement à créer de toutes pièces des crises politiques (on ne le rappellera jamais assez : 7 chefs de gouvernement en 5 ans).

Si au moins les hommes politiques tunisiens pouvaient jouer à autre chose qu’à tester la solidité des nerfs et la capacité de résistance du chef du gouvernement, qu’ils ont eux-mêmes désigné avec une écrasante majorité. Mis à part le fait que c’est un passe-temps puérile et indigne de leur rang, c’est proprement dangereux pour un pays au bord du précipice, assailli de toutes parts par les difficulté de tous ordres et guetté par le péril terroriste. Que les citoyens se complaisent parfois dans la sinistrose, on peut le comprendre, mais que les dirigeants qu’ils se sont choisis se laissent aller à ça, c’est assimilable à une haute trahison que l’histoire jugera très sévèrement…

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Nous ne l’avons pas inventé, on n’a pas autant d’imagination, Dieu merci. Cette chose étrange est sortie de la bouche de Faouzi Elloumi, membre du comité politique de Nidaa Tounes, ce lundi 19 septembre 2016, sur Cap fm. En effet il a déclaré, le plus tranquillement du monde, que si le chef du gouvernement, Youssef Chahed, « avait décliné l’invitation, il aurait subi le même sort que Habib Essid, à qui on a retiré la confiance pour avoir refusé de suivre les instructions ». On se demandait bien ce que Chahed, assailli par les dossiers et les urgences, faisait dans une réunion du bloc parlementaire de Nidaa Tounes où on cause élection du président et du nouveau bureau ainsi que la répartition des députés entre les commissions. De la petite cuisine interne, même pas un truc d’envergure nationale comme par exemple les préparatifs d’une campagne électorale, etc. Chahed a fait le déplacement par crainte d’être éjecté de son poste. Voilà, vous savez maintenant que la survie de votre chef de gouvernement tient à une réunion interne de Nidaa Tounes. Si la situation du pays n’était pas aussi mauvaise, à tous les niveaux, on en aurait ri, mais là en l’occurrence ce serait criminel. Alors parlons-en comme il se doit : Sérieusement, même si on a plutôt la sensation – c’est même plus que ça – que la classe politique, le parti sorti majoritaire des législatives en tête, Nidaa Tounes, fait tout sauf traiter sérieusement les affaires du pays.

C’est le même Faouzi Elloumi qui avait soutenu il y a peu qu’au rythme où vont les choses – il parlait de l’état de déconfiture avancée de Nidaa Tounes et de la démobilisation de ses troupes -, son parti se ferait laminer par Ennahdha aux prochaines échéances électorales. Des propos qui d’ailleurs ont dû faire bondir de joie les dirigeants du parti majoritaire à l’ARP. Certes on ne peut pas écarter la possibilité que Elloumi fasse ces sorties au vitriol, qu’il joue contre son propre en fait à cause des bisbilles avec Hafedh Caïd Essebsi, le fils du chef de l’Etat et directeur exécutif de Nidaa Tounes, dont d’ailleurs pas plus tard que ce matin Boujemâa Remili, l’un des fondateurs du parti, a réclamé le départ. C’est un fait, Essebsi fils énerve de plus en plus les dirigeants du parti, qui n’avaient pas flairé le coup quand ils l’ont vu jouer des coudes et écarter avec une rare dextérité, malgré le fait qu’il soit un novice dans le microcosme politique, tous ceux qui se mettaient au travers de sa route. L’ex-secrétaire général du parti, Mohsen Marzouk, a été la tête la plus emblématique des têtes que Essebsi junior a fait tomber.

C’est allé trop loin !

Qu’un leader de la trempe de Faouzi Elloumi en vienne à saborder son propre parti juste pour s’offrir une chance de débarquer Hafedh Caïd Essebsi en dit long sur le chemin de croix de Nidaa Tounes et le désarroi de ses cadres, que d’ailleurs le directeur exécutif avait invités à prendre le large s’ils n’étaient pas satisfaits des décisions que prend le capitaine du bateau, en l’occurrence lui, a rapporté Jeune Afrique. Et justement Faouzi Elloumi faisait partie des dirigeants qui sont restés là, médusés, à encaisser les propos de celui qu’ils ont vu gravir une à une les marches du pouvoir. Ses déclarations de ce matin ont certainement un rapport avec toutes ces couleuvres qu’il a avalés, lui et les autres dignitaires du parti qui doivent s’en vouloir d’avoir laissé Hafedh Caïd Essebsi mener à sa guise le navire, jusqu’à presque le précipiter sur les rochers. C’est ce qui explique que des poids lourds tels que le ministre de l’Education, Néji Jalloul ou le député Abdelaziz Kotti soient tentés de le quitter. Mais on se demande si ce n’est pas déjà trop tard pour se refaire une beauté avant la prochaine échéance électorale, les municipales, pour lesquelles les adversaires, notamment Ennahdha, sont déjà sur les starting-blocks. Des adversaires qui même s’ils ont des cadavres, à n’en pas douter, arrivent à les planquer dans les placards, ce que Nidaa Tounes n’a jamais réussi à faire…

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Le président de l’Assemblée des représentants du peuple ( ARP), Mohamed Ennaceur, a annoncé ce mardi 21 juin 2016 l’adhésion du député Mohamed Bougerra Rajhi au bloc parlementaire Nidaa Tounes.

A l’ouverture de la séance plénière, il a ajouté que le nombre des membres du bloc a atteint 61 avec cette nouvelle adhésion.

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