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L’Etat s’endette. Ce n’est plus un secret, cela devient même une nécessité. Il s’endette, tant de l’extérieur que de l’intérieur. Pour l’exercice 2017, le budget prévoyait de lever un peu plus de 6 Milliards DT sur les marchés financiers internationaux. Mais aussi d’en lever 2,4 Milliards DT sur le marché local. L’outil utilisé dans ce cas est le BTA, ou Bon de Trésor qui sont exclusivement achetés par les banques de la place. Un outil qui ne fait pas que le bonheur du ministère des Finances, mais aussi et surtout celui des banques.           En effet, on retrouve l’effet de ce papier dans les bilans des banques et certaines en font un des moyens les plus prisés de réaliser des bénéfices, presque «le doigt dans le nez».

  • La manne des BT de l’Etat, pour les banques

A bien y regarder en effet, le PNB (produit net bancaire) des banques tunisiennes est essentiellement constitué de taux d’intérêt, «à mon sens encore relativement bas, avec un coût de l’argent qui n’est pas en phase avec sa rareté», commente le gouverneur de la BCT lors d’une précédente interview. Dans cette même rubrique du PNB, il y a cependant l’apport de la manne des bons de trésor.

En effet, aujourd’hui lorsque l’Etat a besoin d’aller sur le marché domestique pour emprunter de l’argent ou pour combler une partie de son déficit commercial, il le fait par le biais des Bons de Trésor (BT). Les seules à les acheter sont les banques.

Il est cependant bon de remarquer qu’elles achètent à 7,5 % et même parfois à 8 % d’intérêt, un risque souverain et hautement garanti qui ne souffrirait presqu’aucune possibilité de non-paiement, celui de l’Etat. Ce qu’on sait moins, c’est qu’une fois acquis, les banques, qui ont par ailleurs ont un accès illimité au crédit de la BCT, présentent les BT comme collatéral ou garantie à la BCT, pour accéder au refinancement de la BCT. Elles empruntent alors au taux de 4 %.

Ce faisant, les banques échangent les BTA en liquide avec 4 points de différence en taux d’intérêt. Dans le langage des économistes, on appelle cela le «Carry Trade». Une manne maintes fois dénoncée par la BCT qui n’y fera pourtant rien, le besoin de l’Etat étant le plus fort.

  • Des dizaines de sanctions et des amendes en MDT contre les banques

Depuis la nouvelle loi bancaire, la BCT a repris en main les banques. Elle contrôle désormais, de manière stricte, tout et rien ne s’y passe en dehors de ses directives et sans son assentiment. La BCT a désormais un droit de regard sur la nomination des directeurs ou même des commissaires aux comptes. Tout y est passé au crible, comme les bilans et les rapports des commissaires aux comptes, sans compter les inspections régulières qui passent tout à la loupe et prennent des sanctions. «Nous prenons des dizaines de sanctions, facilement une quarantaine par an, mais on n’en parle pas». Des sanctions, par exemple, pour une liquidité qui est insuffisante, lorsqu’elles donnent des prêts en dehors des normes fixées par la BCT, si elles sont super-concentrées en matière de crédit, en cas de non-respect du ratio de solvabilité. «J’ai des Cerbères à la BCT et tout le temps nos inspecteurs sont sur le terrain, pour les inspections sur place et sur pièce. Les rapports d’inspection, j’en signe une dizaine par jour et il y a quelques fois de grosses amendes, en millions de dinars, qui leur sont imposées et qui restent conséquentes même par rapport à la taille d’une banque. Des amendes qui vont au Trésor».

Manifestement, la BCT règne et fait régner la loi dans les rangs du secteur bancaire. Les banques ne font pas ce qu’elles veulent et sont sanctionnées chaque fois qu’il le faut.

 

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Un accord de crédit a été signé, ce lundi 28 novembre 2016, entre le vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), Roman Escolano et Habib Ben Saâd, PDG de la Banque de Tunisie (BT). Il s’agit d’une nouvelle opération financière d’un montant de 50 millions d’euros, soit près de 125 millions de dinars en faveur de la Banque de Tunisie, en partenariat avec le Réseau Entreprendre. C’est le 3ème de ce type après ceux signés avec la BTK et Amen Bank, s’appuyant sur une étroite collaboration avec la société civile (Réseau entreprendre) et un acteur de référence du secteur bancaire.

En vertu de cet accord, la Banque de Tunisie s’engage à consacrer 10% de la ligne de crédit mise à disposition par la BEI aux TPE tunisiennes qui bénéficieront d’un taux d’intérêt préférentiel. Une attention particulière sera portée au traitement rapide des demandes de financement, ainsi qu’à la mise en œuvre de règles de bonne gouvernance au sein même de ces toutes petites entreprises.

L’association Réseau Entreprendre jouera un rôle de coaching et d’accompagnement pour ces entreprises, ainsi que l’interlocuteur privilégié de la Banque de Tunisie pour faciliter l’accès au financement de ces TPE.

En marge de cette signature, le PDG de la Banque de Tunisie a indiqué qu’il s’agit d’un nouveau levier pour la Banque, surtout que ce crédit sera remboursé à des conditions très favorables.

Pour rappel, la banque de l’Union européenne a consacré depuis la Révolution de 2011 par moins de 1,4 milliards d’euros de financements en faveur de projets dans les secteurs privé et public, lesquels ont mobilisé 3,4 milliards d’euros de financements nouveaux.

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A la fin du 2ème trimestre 2016, les indicateurs d’activité de la BT (Banque de Tunisie) ont évolué de manière positive. Les crédits à la clientèle (net des provisions constituées) ont ainsi enregistré une augmentation de +6,5%, passant de 3.424.584 mille dinars en juin 2015 à 3.648.627 mille dinars en juin 2016. Cette croissance a touché toutes les composantes des crédits accordés aux entreprises et aux particuliers.

Les dépôts de la clientèle sont en progression de +6,2% pour passer de 2.890.475 mille dinars en juin 2015 à 3.069.988 mille dinars en juin 2016. Cette évolution est la résultante d’une augmentation des dépôts d’épargne de +12,0% et des dépôts à terme de +4,6%. Les produits d’exploitation bancaire ont enregistré un accroissement de +4,7% passant de 170.458 mille dinars en juin 2015 à 178.502 mille dinars en juin 2016. Cette progression concerne les intérêts (+3,1%), les commissions (+13,9%) et les revenus du portefeuille commercial et d’investissement (+4,7%). Les charges d’exploitation bancaire ont diminué de ‐3,2% passant de 65.115 mille dinars en juin 2015 à 63.025 mille dinars en juin 2016. Ainsi, le Produit Net Bancaire enregistre une croissance de +9,6% pour passer de 105.343 mille dinars en juin 2015 à 115.477 mille dinars en juin 2016.

Les charges opératoires sont en augmentation globale de +8,7%, passant de 32.357 mille dinars en juin 2015 à 35.056 mille dinars en juin 2016. Les frais généraux ont augmenté de +11,6%. La masse salariale est en hausse de +7,6% et ce tenant compte de l’augmentation des salaires décidée en 2015. A la fin du 1er semestre 2016, le réseau d’agences est composé de 118 points de vente et ce suite à l’ouverture de 3 nouvelles agences

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A la fin du 1er trimestre 2016, les indicateurs d’activité de la Banque de Tunisie (BT) ont positivement évolué. Ainsi, les crédits à la clientèle (nets des provisions constituées) ont enregistré une augmentation de +7,0%, passant de 3.287.916 mille dinars au 31/03/2015 à 3.519.985 mille dinars au 31/03/2016. Cette croissance a touché toutes les composantes des crédits accordés aux entreprises et aux particuliers.

Les dépôts de la clientèle ont augmenté de 5.0% passant de 2.949.016 mille dinars au 31/03/2015 à 3.096.950 mille dinars au 31/03/2016 . Les dépôts à vue et les dépôts d’épargne ont augmenté respectivement de 21,1% et 9,3% entre 2015 et 2016. Les produits d’exploitation bancaire ont enregistré une progression de +4,7% pour atteindre 81.815 mille dinars au 31/03/2016 contre 78.169 mille dinars au 31/03/2015. Cette progression concerne les intérêts (+1,2%), les commissions (+17,0%) et les revenus du portefeuille commercial et d’investissement (+15,7%).  Les charges d’exploitation bancaire ont baissé de -2,6% passant de 31.726 mille dinars au 31/03/2015 à 30.900 mille dinars au 31/03/2016.  Le Produit Net Bancaire a atteint à la fin du 1er trimestre 2016 un montant de 50.915 mille dinars, contre 46.443 mille dinars au 31/03/2015, soit une progression de +9,6%. Les charges opératoires sont maîtrisées et n’ont augmenté que de +7,7%, pour atteindre 18.660 mille dinars au 31/03/2016 contre 17.325 mille dinars au 31/03/2015. Les frais généraux ont augmenté de +4,5%. La masse salariale est en hausse de +8,6%.  A la fin du 1er trimestre 2016, le réseau d’agences est composé de 116 points de vente et ce suite à l’ouverture d’une nouvelle agence.

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Selon les statistiques de la Banque Centrale de Tunisie, les concours à l’économie ont affiché une décélération de la croissance en 2015 par rapport à 2014 (6,2% contre 9,2% en 2014), en rapport avec le rythme décéléré de l’évolution des crédits à court et long termes. Dans le même sillage, l’encours des dépôts bancaires a enregistré, en 2015, un ralentissement de son rythme d’évolution en comparaison avec l’année précédente (4,2% contre 8,7%), sous l’effet de la hausse modérée des comptes à terme et la baisse sensible des certificats de dépôts.

L’évolution plus accéléré des concours à l’économie par rapport aux dépôts a engendré inévitablement un creusement du déficit de la liquidité bancaire au cours de l’année 2015, par rapport à l’année précédente, ce qui a porté les opérations de politique monétaire à 5 144 mDT en moyenne, en hausse de 114 mDT par rapport à l’année dernière. Le taux d’intérêt moyen sur le marché monétaire a clôturé l’année 2015 à 4,28% en décembre contre 4,30% un mois plus tôt.

  • L’ATB signe la plus grande hausse de PNB

En 2015, le Produit Net Bancaire du secteur a enregistré une progression de 6,5% à 2 777 mDT. Comme en 2014, la hausse a principalement émané des revenus de placement qui ont gagné 230 points de base dans la structure du PNB à 23,1% au détriment de la marge d’intérêt qui représente désormais 54,5% du PNB (contre 57% en 2014). Le contexte monétaire tendu et le manque de liquidité a poussé les banques vers l’activité placement qui génère des revenus récurrents mais qui sert aussi à se refinancer auprès de la BCT à moindre coût. La marge sur commission est restée, cependant, stable à 22,3%.

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Parallèlement à la hausse de l’activité placement, toutes les banques ont enregistré une hausse des revenus de leurs portefeuilles mais l’effet varie selon les banques: +46,2% pour la STB, +35,4% pour l’UBCI, +34,2% pour la BT et +30,1% pout l’UIB. Alors que les autres banques s’orientent de plus en plus vers l’activité placement, ATB se recentre désormais sur l’activité bancaire. Elle a été la seule banque à avoir renforcé le poids de sa marge d’intérêt, représentant désormais 38,7% de son PNB. Après l’ATB et la BTE, la BH enregistre un gain de 10,6% de son PNB à 271,9 mDT. Une performance qui vient en grande partie de la réalisation de plus-values sur son portefeuille de placement.

  • Biat leader en PNB, ATB champion de la croissance du RBE qui baisse chez l’UBCI

Avec une progression de 8,1%, la BIAT consolide sa place de leader en termes de PNB (19,1%). Mais contrairement au secteur, la progression a principalement été alimentée par l’activité bancaire elle-même: hausse de la marge d’intérêts (+6%) et des revenus sur commissions (+19,6%). Il est à rappeler que la BIAT a un avantage concurrentiel bien confirmé avec un cout des ressources faible et des niveaux de commissions des plus élevés sur le marché.

Avec une progression du PNB de 6,5% et une évolution moins rapide des charges opératoires, le Résultat Brut d’Exploitation du secteur affiche une croissance de 7,3% par rapport à 2014. A cet effet, l’ATB a été le champion avec une hausse de 29,8 %, loin devant les 9,9 % de la BT et les 8,9 % de la Biat. Deux banques se sont illustrées par des baisses de leurs RBE. Et si l’on comprend les -9,3 % d’une BNA en recapitalisation et en reconstruction, la baisse de 1,4 % de la filiale tunisienne de la française UBCI reste encore inexpliquée.

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Question comportement boursier, voici ce que conseillait l’intermédiaire boursier et ca n’engage que lui, même si l’on pourrait comprendre autre chose de certains de ses «conserver». Mais bon !

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Au 4éme trimestre 2015, le secteur bancaire a pu se rattraper au niveau de la collecte pour finir l’année 2015 en croissance faible de 3,2% à 46 968 mDT.

Bien évidemment la BIAT reste indétrônable et préserve sa position de leader avec une part de marché de 17,2% suite à une croissance de près de 7,7%, soit un effort de collecte de 578 mDT le niveau le plus élevé du secteur. ( soit près de 40% de l’effort de collecte au niveau du secteur).

La grande surprise vient de Amen Bank qui affiche une baisse de 7,1% de ses dépôts soit plus de 391 mDT en valeur et perd ainsi 120 pb au niveau de sa part de marché (10,9% en 2015 contre 12,2% à fin 2014). Ceci étant, l’AB reste la deuxième banque privée en termes de dépôts. Une baisse qui est essentiellement due au repli de 18% des placements à termes qui lui coûtaient chers.

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En 2015, les encours de crédits ont enregistré une hausse de 4,8% à 47 724 mDT, une croissance molle qui témoigne d’un climat d’investissement encore fragile.

Avec une croissance de 2,2%, la BNA confirme sa position de leader pour les crédits, soit une part de marché de 14,8%. Un montant additionnel important (531 mDT) qui vient s’ajouter à un portefeuille dont la qualité est altérée (un taux de CDL de 18,15% et un taux de couverture de 58,47%, en 2014). Contrairement aux deux autres banques publiques, la BNA n’a pas encore fait l’objet d’un plan de restructuration même si le montant a été estimé à 270 mDT. Le nouveau management de la BNA devrait dévoiler sa nouvelle stratégie commerciale mais surtout sa nouvelle stratégie de gestion du risque, un des points faibles de la banque.

Suite à un repli de 2,2%, l’Amen Bank cède sa place de première banque privée en termes de crédits à la BIAT qui détient désormais une part de marché sur les crédits de 13,8% contre 12,5% pour Amen Bank.

Hormis la BTE, BH signe la plus forte progression des crédits de la place, avec une hausse de 11,1% à 5 297 mDT. D’ailleurs la BH ne fait que confirmer son nouveau dynamisme pour reconquérir sa position antérieure d’avant la révolution. Avec une baisse de 4,4% de ses crédits, la STB continue de perdre des parts de marché : 11,2% à fin 2015 contre 12,3% une année auparavant.

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