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Cameroun

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Un bateau portant 25 mille tonnes de clinker a quitté mardi 03 avril 2018 le quai de la société des Ciments de Bizerte à destination de Cameroun marquant ainsi la reprise par la société de son programme d’exportation du clinker et du ciment en vrac, suspendu depuis 0 ans, a annoncé la société.

Le programme d’exportation de l’entreprise porte notamment sur l’exportation d’importantes quantités de clinker et de ciment en vrac vers des marchés africains et méditerranéens, a affirmé à l’Agence TAP son PDG, Jalel Ben Ohman sans davantage de précisions.

Le marché national enregistre un excédent de millions de tonnes de clinker, ce qui offre des opportunités d’investissement à même d’apporter des recettes importantes à la balance commerciale du pays, a-t-il dit.

L’opération d’exportation lancée mardi, selon un communiqué du ministère de l’Industrie, des petites et moyennes entreprises, vient couronner les efforts déployés par la société qui s’est engagée depuis 2011 dans la deuxième étape du programme de mise à niveau et de développement des ateliers de production du clinker, du programme annexe, de la modernisation des équipements de conditionnement ainsi que le programme de mise à niveau du quai, en vue d’augmenter la capacité d’acconage et de manutention pour atteindre 500 tonnes/heure. Les investissement dédiés à ce programme s’élèvent à 250 millions de dinars.

La société a également procédé à l’entretien et au développement de son port commercial, moyennant 23 millions de dinars de manière à l’aider à importer le charbon du pétrol (coke) utilisé par cette entreprise et les sociétés similaires comme carburant et pour l’exportation du clinker et du ciment, toujours selon la même source.

La société a en outre engagé des investissements pour réduire la pollution et répondre aux exigences des normes relatives à limitation des polluants de l’air de source fixe et ce, de manière à réduire le taux global de poussière et des gaz conformément aux normes internationales.

La société les Ciments de Bizerte, qui a été créée en 1950, emploie 560 personnes.

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L’École supérieure privée d’ingénierie et de technologie (ESPRIT) a deux plats sur le feu en ce moment : s’exporter en Afrique subsaharienne et ouvrir son capital à un partenaire stratégique. Pour l’Afrique, la direction a des vues sur le Cameroun et la Côte d’Ivoire, pour y ouvrir des écoles ; quant à la cession, elle porte sur 30% des parts de l’entreprise, a indiqué Mohamed Naceur Ammar, président de l’école, au site Asia Times Online.

Il a précisé que le nouvel investisseur a la possibilité de racheter les actions détenues actuellement par AfricInvest. Ammar a également mis en avant les biens immobiliers de l’école au Pôle Technologique El Ghazela, qui pèseraient entre 100 et 200 millions de dollars.

Il a affirmé qu’un puissant groupe qui gère des écoles privées d’ingénierie implantées à Chicago, aux USA, tels que l’Illinois Institute for Technology (IIT), DeVry University et Laureate à Baltimore, est intéressé par le rachat des 30%. C’est le cas également, selon lui, du plus grand groupe universitaire privé d’Inde, Amity Education Group, installé à New Delhi et qui administre l’université Amity…

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Les ports d’Anvers et de Douala au Cameroun vont étroitement collaborer au cours des cinq prochaines années. L’accord de collaboration a été signé ce mercredi lors d’une longue visite du port de Douala, au Cameroun, par des représentants du port d’Anvers. L’autorité portuaire de Douala (www.PortDeDouala-Cameroun.com) compte sur le savoir-faire d’Anvers pour améliorer, entre autres, l’efficacité de son exploitation portuaire. Pour Anvers, l’accord représente un moyen de conserver et de renforcer davantage sa position de leader sur le marché de l’Afrique de l’Ouest et centrale.

Le protocole d’entente a été signé par Cyrus Ngo’o, PDG du Port Autonome de Douala, et par Marc Van Peel et Kristof Waterschoot, respectivement président et directeur général d’APEC et de PAI, les deux filiales de l’autorité portuaire d’Anvers qui sont responsables, entre autres, de la formation des professionnels maritimes et de missions de consultation dans des ports étrangers.

Tournée

Cette semaine aussi, l’autorité portuaire d’Anvers organise une tournée au Cameroun avec une importante délégation de la communauté portuaire d’Anvers. C’est seulement la deuxième fois que le port organise une tournée en Afrique et ce n’est pas par hasard si, cette fois-ci, le choix s’est porté sur le Cameroun. « Avec des exportations de fret comme le bois et le cacao, le Cameroun représente un potentiel énorme à Anvers, qui a déjà des acteurs actifs dans ces segments », a déclaré Marc Van Peel, échevin du port. « En outre, le port présente un bon équilibre entre les importations et les exportations, ce qui est aussi une caractéristique distinctive d’Anvers », a-t-il ajouté.

Une passerelle vers l’Europe

Anvers gère un volume annuel de 15 millions de tonnes de fret en provenance de l’Afrique de l’Ouest. À l’autre extrémité du négoce, les études internationales ont montré que le volume de containeurs gérés dans les ports d’Afrique de l’Ouest a fortement augmenté depuis 2009. « Les mêmes études montrent que ces ports devraient connaître encore plus de croissance dans le commerce des containers dans un avenir immédiat », a ajouté l’échevin. « Anvers propose le plus grand nombre de services directs d’expédition vers l’Afrique de l’Ouest, ce qui en fait une passerelle idéale vers l’Europe pour ce négoce », a-t-il conclu.

Leader du marché en Afrique de l’Ouest

Si Anvers va être occupée avec cette seconde tournée dans cette région, le port est depuis longtemps actif en Afrique de l’Ouest. La semaine dernière, l’autorité portuaire d’Anvers a signé un accord de collaboration avec le port de Dakar au Sénégal et, il y a quelques mois, le port de Cotonou au Bénin a décidé de confier l’exploitation du port à PAI (Port of Antwerp International) dans le but de favoriser la modernisation. Enfin, des consultants de PAI et d’APEC sont déployés depuis 2016 dans le port de Conakry (Guinée) selon les termes d’un accord visant à renforcer le développement.

Douala

Le port de Douala se trouve sur la rivière Wouri et est le principal port dans la zone économique de la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire des États de l’Afrique centrale). En 2016, il a géré un volume de fret d’environ 12 millions de tonnes. Toutefois, le port a atteint sa capacité maximale et souhaite faire appel au savoir-faire d’Anvers pour se développer. Selon les termes du protocole d’entente, l’APEC (Centre de formation du port d’Anvers) examinera la possibilité d’organiser des cours de formation pour les dockers dans le but d’optimiser l’efficacité des opérations portuaires. Entretemps, l’APEC, qui a déjà aidé à former des professionnels maritimes de Douala, proposera des séminaires et des cours de formation standard. Les consultants de PAI proposeront également leur savoir-faire pour utiliser au mieux la zone portuaire disponible. Enfin, le protocole inclut des engagements en termes de marketing, d’échange d’informations et de meilleures pratiques, et l’organisation d’événements commerciaux pour promouvoir les deux ports.

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Les Ambassadeurs du Japon et de la Tunisie ont été reçus en audience, le 28 février 2018, par le Ministre Délégué camerounais en charge de la Coopération avec le monde islamique, Adoum Gargoum. Selon l’ambassadeur tunisien, Jalel Snoussi, l’entretien a porté sur la visite prévue du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, au Cameroun et l’organisation d’un Forum économique Cameroun-Tunisie dans un proche avenir.

Les échanges entre les deux pays sont montés crescendo ces dernières années. En juin 2016, des bureaux d’études tunisiens avaient signé d’importants contrats au Cameroun. En décembre de la même année, une convention de partenariat a été paraphée par le Centre Technique de l’industrie du Bois et de l’Ameublement (CETIBA) et une délégation d’hommes d’affaires camerounais. En janvier 2017, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Sfax a organisé une mission d’affaires multisectorielle, en partenariat avec la Chambre de Commerce d’Industrie et d’Agriculture et le Groupement Inter Patronal Camerounais. Le mois d’après, dans la même année, le Cameroun a sollicité l’expertise tunisienne pour dynamiser le secteur des énergies renouvelables… Plus d’autres accords de ce type. Mais les relations entre la Tunisie et ce pays d’Afrique centrale au très gros potentiel (il affiche une croissance de plus de 4% en 2017) et qui a des besoins en tout sont loin d’avoir atteint leur point culminant. C’est sans doute ce que le chef du gouvernement tunisien tentera de corriger lors de son déplacement à Yaoundé…

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De nombreux cadres de rang supérieur et intermédiaire en service dans les divers départements ministériels au Cameroun examinent déjà leur approche vers la domestication de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 pour l’Union Africaine, deux cadres internationaux de développement complémentaires, grâce à de nouvelles connaissances et perspectives acquises lors d’un atelier co-organisé récemment par le gouvernement du Cameroun et la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

Un grand nombre parmi les plus de 40 participants de l’atelier tenu à Yaoundé sur « une approche harmonisée de l’intégration de l’Agenda 2030 pour le Développement durable et de l’Agenda 2063 aux plans de développement national » ont félicité la CEA pour l’initiative qualifiant de « révolutionnaire » le logiciel intégré de simulation conçu par la Commission pour la planification et le suivi de la politique économique, lequel sera adapté aux fins d’intégration des deux agendas aux processus de planification du développement et d’examen des résultats au Cameroun. Le Cameroun figure parmi les 05 pays d’Afrique qui bénéficient de la mise en œuvre de l’initiative dans l’optique d’aider les gouvernements à domestiquer et à intégrer efficacement les deux agendas de développement à leurs processus de planification et de mise en œuvre à l’échelon national.

Les dix-sept (17) Objectifs de développement durable constituent l’essentiel du Programme de développement durable des Nations Unies (Agenda 2030) établi pour remplacer les (08) huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à la fin de l’année 2015, tandis que sept (07) aspirations globales avait été identifiées par les chefs d’Etat africains en 2013 comme cadre de développement de « l’Afrique que nous voulons » au moment où l’Union Africaine (autrefois Organisation de l’Union Africaine) atteindra son centenaire en 2063. Les deux agendas s’entrecroisent sur les principes d’éradication de la pauvreté, de croissance inclusive, d’industrialisation, de création d’emplois décents et d’infrastructures de développement, entre autres. Par conséquent, il est important pour tous les Etats membres d’Afrique qui ont adhéré à ces deux agendas de disposer des cadres intégrés pour assurer l’opérationnalisation des plans de politique nationale sur la base des deux agenda et le suivi des résultats dans les secteurs-tel fut d’ailleurs l’objectif global de l’atelier de Yaoundé.

 « Nous saluons cette grande initiative de la CEA qui vise à nous aider à assurer la misse en adéquation de notre planification de développement avec l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063, surtout la conception du logiciel de simulation qui nous assistera dans l’élaboration des cadres conceptuels et de planification », a déclaré M. Tanang Patrice de la Division du suivi du Ministère des Finance du Cameroun.

D’après Mme MBOLE ESSIANE Annie, Chef de la cellule des Systèmes d’information, des réseaux et des statistiques au Ministère de la justice du Cameroun, l’approche de la CEA fondée sur l’harmonisation  des dispositifs nationaux de planification des politiques et de suivi avec les deux programmes de développement donne une forte impulsion aux efforts déjà consentis (certes de manière non conjointe) par son département ministériel et l’Institut national des statistiques pour ce qui est des initiatives axées sur la politique de planification et le suivi des résultats.

« La CEA nous a donnés de nouvelles perspectives permettant d’atteindre les Objectifs de développement durable des Nations et de les arrimer à l’Agenda 2063 pour l’Afrique et j’estime qu’une fois entièrement opérationnelles, ces perspectives seront d’un grand avantage pour les pays africains», a ajouté Dr. Ibrahim Abba, Chef de la Division de la Recherche, de la planification et de la coopération au Ministère de l’emploi et de la formation professionnelle du Cameroun.

Les planificateurs camerounais estiment avoir beaucoup appris de la session de l’atelier axé sur la simulation des politiques qui portait sur l’évaluation des diverses options stratégiques permettant d’identifier l’impact de l’investissement dans les différents secteurs de l’ensemble du tissu économique de leur pays au moyen des diagrammes de boucle causal. Cette approche permet aux planificateurs non seulement d’être expéditifs dans la définition des priorités en matière d’affectation des ressources à travers les différents secteurs, mais aussi de voir clairement comment la prise de décisions/mesures dans les divers secteurs interagira réciproquement pour produire des résultats de développement sains.

De l’avis du Directeur du Bureau Sous-régional pour l’Afrique centrale de la CEA– M. Antonio Pedro – la Commission met un accent particulier sur l’opérationnalisation des programmes de développement en collaboration avec ses Etats membres dans la sous-région et au-delà, parce que chacun des agendas s’articule autour de la pérennité. Il soutient par ailleurs que la « CEA est déterminée à poursuivre une approche de développement très pragmatique avec plus ou moins d’initiatives sur la recherche des SOLUTION sur l’APPROCHE vers le développement»

D’autre part, le Directeur Général de l’économie au Ministère de l’économie, de la planification et  d’aménagement du territoire du Cameroun– M. Isaac Tamba – affirme que son département ministériel salue la nouvelle approche de la CEA et ses solides relations de travail avec le gouvernement du Cameroun, ajoutant que « ce partenariat est très important pour nous, car il permet d’avancer rapidement vers l’atteinte des cibles et objectifs des cadres de développement nationaux, régionaux et internationaux.»

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Les États-Unis condamnent les violences qui sévissent dans les régions anglophones du Cameroun, notamment le meurtre de deux gendarmes camerounais dans le village de Mbingo, dans la région du Nord-Ouest, d’un soldat camerounais à la sortie de Bamenda le 1er février, d’un agent électoral officiel d’Elections Cameroon (ELECAM) à Bangem, ainsi que les décès signalés de quatre civils à Bamenda et à Belo les 2 et 3 février derniers. Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes et au peuple camerounais, a déclaré Heather Nauert, Porte-Parole, du Département d’Etat.

Nous demandons également aux autorités publiques camerounaises de respecter les droits de l’homme, y compris le droit à une procédure judiciaire en bonne et due forme des 47 Camerounais renvoyés de force par les autorités nigérianes aux autorités camerounaises le 26 janvier et dont beaucoup auraient présenté des demandes d’asile au Nigéria. Nous exhortons le Cameroun et le Nigeria à s’acquitter de leurs obligations en vertu du droit international de s’abstenir de renvoyer de force les demandeurs d’asile dans leur pays d’origine. Les 47 Camerounais sont désormais détenus au Cameroun pour des faits prétendument liés aux tensions et violences dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Nous attendons du Cameroun qu’il accorde à ces personnes et à d’autres les droits et protections inscrits dans la constitution camerounaise, conformément aux obligations et aux engagements internationaux du pays.

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La première édition du salon africain du bâtiment et des métiers connexes “AFRIBAT : Cameroun 2018“, organisée par la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax, en partenariat avec la Chambre de commerce, de l’industrie , des mines et de l’artisanat du Cameroun, se tiendra du 17 au 22 avril 2018, au parc des exposition de Tsigna, à Yaoundé.

Au total, 400 exposants tunisiens, camerounais et étrangers, et 10 000 visiteurs professionnels sont attendus. 300 rendez-vous d’affaires B2B seront aussi organisés.

Ridha Fourati, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax, a dans ce contexte affirmé, lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 21 décembre 2017 au CEPEX, qu’il s’agit d’un grand rendez-vous dédié aux professionnels tunisiens du secteur du bâtiment afin de présenter leurs produits dans ce salon.

Pour sa part, le secrétaire d’Etat chargé du Commerce, Hichem Ben Ahmed, a affirmé que ce salon représente une occasion propice pour les entreprises tunisiennes afin de nouer des contacts et des partenariats avec des professionnels camerounais , soulignant que l’Afrique est un marché à gros potentiel à conquérir.

Il a, en outre, annoncé que l’année 2018 sera caractérisée par l’adhésion de la Tunisie au marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA).

Ben Ahmed a, également, appelé les investisseurs tunisiens à accorder une grande importance aux marchés africains et à renforcer les coopérations et les échanges commerciaux entre la Tunisie et le continent africain.

Les organisateurs de la première édition d’AFRIBAT s’attendent à ce que cette manifestation économique et professionnelle de grande envergure ait un rayonnement des plus marquants aux niveaux professionnel, politique et médiatique ; la chaîne de télévision panafricaine et internationale AFRICA 24 sera l’un des sponsors officiels du Salon.

«AFRIBAT : Cameroun 2018» se veut, en effet, un espace de rencontres internationales entre les professionnels et experts de BTP venant de pays européens et de pays africains, particulièrement ceux limitrophes du Cameroun comme le Gabon, le Tchad, la Guinée, le Nigeria, la RDC. Ce sera, également, une occasion pour la présentation de nombreuses opportunités de réalisation de méga-projets dans le secteur du bâtiment en Afrique.

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Les ministres du Transport de la Tunisie et du Bénin ont signé hier à la capitale béninoise un accord permettant à la compagnie aérienne Tunisair d’ouvrir sa première ligne de transport aérien deux fois par semaine sur Cotonou et à des tarifs préférentiels. Cette signature a été faite à l’occasion du 1er vol inaugural de cette nouvelle desserte, copieusement baptisée par les jets d’eau de la protection civile à son arrivée mercredi 13 décembre 2017 à l’aéroport «Cadjehoun», avec à son bord une délégation de 65 hommes d’affaires conduits par le président de la TABC, Bassam Loukil, qui accompagnaient le PDG de Tunisair, Elyes Mnakbi, lui-même accompagné du ministre du Transport, Radhouane Ayara et de Hatem Ferjani, SE de la diplomatie économique.
«La gazelle pose un pas de plus dans l’Afrique de l’Ouest et inaugure sa 8ème desserte dans l’Afrique subsaharienne», s’est ainsi réjoui le PDG de la compagnie Tunisair qui confirme la «décision stratégique de la compagnie nationale de transport aérien de s’orienter plein sud avec une flotte de nouvelle génération». De son côté, Radhouane Ayara parlera d’un «jour historique» avec cette nouvelle ligne «faite en Kiss landing» dira-t-il dans le langage des transporteurs aériens et pour signifier que cette ligne tant attendue s’est enfin réalisée. Droit au but, Ayara parlera des retombées économiques de la nouvelle ligne Tunis-Cotonou, qui va permettre d’accentuer la coopération commerciale entre les deux pays et ouvrir de nouveaux horizons pour les secteurs tunisiens, de l’enseignement privé et des services de santé.
D’ailleurs Ali Miaoui, DGA commercial de Tunisair, confirmera que cette nouvelle desserte sera outillée pour le transport des malades en civières. Karim Ben Becher complètera la joie des Béninois lorsqu’il annoncera quelques instants plus tard que le gouvernement tunisien a décidé de supprimer le visa pour les Béninois, quel que soit l’objectif de leur séjour en Tunisie. Une annonce qui a été carrément accueillie par les applaudissements des personnalités et des professionnels béninois présents.
Le problème du visa et son utilité économique pour une Tunisie qui s’apprête à intégrer les deux principales communautés économiques d’Etats africains devrait de nouveau se poser lorsque Tunisair lancera en avril 2018 sa nouvelle desserte pour la capitale économique camerounaise, Douala, après l’ouverture de la ligne Tunis-Khartoum annoncée par Ali Miaoui pour le 1er trimestre 2018 aussi. 2019 pour Accra, au Ghana et Lagos, au Nigeria, 2020 pour Libreville au Gabon.
Un problème de visa que la Tunisie devra aussi régler avec un certain nombre de pays africains pour lesquels l’ancien gouvernement de la Troïka avait supprimé les visas et qui n’ont pas encore accordé le même privilège aux Tunisiens…

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Louis Berger s’est vu attribué un contrat de 1,5 millions d’euros (1,7 millions de dollars américains) par les gouvernements camerounais et nigérian pour fournir des services de gestion de projet et de supervision de la construction, relatifs à la construction d’un pont à deux voies de circulation sur la rivière Cross, à Ekok/Mfum qui sert de frontière entre les deux pays.« Nous sommes fiers de pouvoir aider les deux gouvernements à améliorer leurs infrastructures de transport ainsi que la connexion entre les deux pays » affirme Jacques Blanc, vice-président senior chez Louis Berger. « Le nouveau pont contribuera à établir un système de transport plus efficace, permettant ainsi un gain de temps pour ses usagers, tout en améliorant la sécurité et le confort de la conduite pour les utilisateurs de la route, des deux côtés de la frontière. »

Le pont cantilever balancé à deux voies en poutres-caissons aura une longueur d’environ 403 mètres (1 322 pieds), une travée de 150 mètres sur la rivière Cross, et environ 1,4 kilomètres (4 593 pieds) de routes d’accès. La nouvelle structure remplacera le pont suspendu à voie unique qui relie actuellement les deux pays, car sa faible capacité d’absorption de la circulation crée de longues queues des deux côtés de la frontière.

L’équipe va aider l’Unité d’exécution du projet, l’équipe de développement du secteur routier du Ministère Fédéral de l’Energie, des Travaux Publics et du Logement du Nigéria. Elle va également travailler avec l’unité du projet de la Banque Africaine de Développement, au sein du Ministère des Travaux Publics du Cameroun. Le projet s’étendra sur 18 mois et comprendra une période de 12 mois de garantie contre défauts. Les services incluent la gestion du projet, la supervision de la construction et la formation sur la gestion de la construction d’un pont.

Ce projet fait partie du Programme pour la Facilitation des Transports pour le corridor routier Bamenda – Enugu, qui est financé par un prêt conjoint du Fonds africain de Développement au Cameroun et au Nigéria et une aide du Fonds pour le Développement Africain de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CDEAO).

Louis Berger travaille en Afrique depuis plus de 50 ans et compte une expérience de 25 ans au Cameroun et de plus de 30 ans au Nigéria, pays où la société a mis en œuvre des projets dans les domaines du développement économique et institutionnel, des transports et de l’eau.

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Le Gouvernement du Cameroun doit engager les représentants de la population anglophone dans un dialogue politique constructif et mettre un terme aux violences dans le sud-ouest et le nord-ouest, où la minorité anglophone du pays souffrirait de violations des droits de l’homme, a prévenu un groupe d’experts de l’ONU*.

“Nous exhortons le Gouvernement à adopter toutes les mesures nécessaires en accord avec les obligations du Cameroun en matière de droits humains pour mettre fin au cycle de la violence,” ont déclaré les experts dans une déclaration conjointe.

Depuis le 1er octobre, jusqu’à 17 personnes auraient été tuées et des dizaines d’autres blessées et arrêtées au cours de manifestations dans les régions anglophones du pays.

Les experts sont préoccupés par les informations faisant état d’une série de mesures prises par les autorités nationales, notamment des couvre-feux, l’interdiction des réunions publiques et autres restrictions visant à empêcher les manifestations pacifiques. Un recours excessif à la force par les services de sécurité, des blessures, des arrestations en masse, des détentions arbitraires, des actes de torture et autres mauvais traitements ont également été signalés.

La liberté d’expression aurait également été limitée par le blocage des connexions Internet et de l’accès aux plateformes de médias sociaux telles que Twitter, WhatsApp et Facebook, qu’un expert de l’ONU a précédemment condamné.

“Ces restrictions doivent cesser immédiatement et le Gouvernement doit mener une enquête approfondie, impartiale et indépendante sur toutes les allégations de violations des droits de l’Homme perpétrées pendant et après les événements du 1er octobre. Le Gouvernement doit prendre des mesures efficaces pour poursuivre et sanctionner tous les responsables de ces violations.”

Cet appel intervient près d’un an après que les experts de l’ONU aient publiquement exhorté le Gouvernement à mettre fin à la violence contre la minorité anglophone, suite aux informations selon lesquelles les manifestants anglophones de Buea et Bamenda auraient subi une force excessive.

Les experts ont également dénoncé tout recours à la violence contre des membres des forces de sécurité, après avoir reçu des informations selon lesquelles plusieurs ont été tués la semaine dernière.

Depuis décembre 2016, les experts ont exprimé à plusieurs reprises leurs préoccupations directement au Gouvernement camerounais et continuent de surveiller et de demander des éclaircissements sur les violations présumées des droits de l’Homme dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays.

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La Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (Magzi) vient d’agrandir son patrimoine. Dans un communiqué publié le 26 octobre, la Magzi annonce la création d’une zone industrielle à Bamenda, région du Nord-Ouest,  au lieudit Nkwen. Pour l’instant, la superficie n’a pas encore été indiquée, rapporte le site Investir au Cameroun.

Toujours selon la même source, ce nouveau projet  intervient au moment où celles de Bonabéri et Bassa sont saturées. La Magzi dispose de 1 030 ha de terrain répartis à Bonabéri, Bassa (Douala), Mvan, Nsam (Yaoundé), Banengou-Koptchou (Bafoussam), Ombé, Ngaoundéré ou encore Djamboutou à Garoua. Les zones de Bertoua, Kribi, Bamenda, sont installées sur 508 ha.

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Le navire de Greenpeace, l’Esperanza, a accosté au port de Douala, au Cameroun, pour la première étape de sa tournée en Afrique centrale. Pendant quatre semaines, l’Esperanza naviguera dans les eaux du Cameroun, de la République Démocratique du Congo et de la République du Congo dans le but d’échanger avec les communautés locales et de sensibiliser à l’importance de la forêt du Bassin du Congo. La tournée est dénommée «Donnez une chance à la forêt du Bassin du Congo».

“En menant notre navire en Afrique centrale et au Cameroun pour la première fois, Greenpeace Afrique cherche à souligner son engagement à travailler avec les communautés locales et les parties prenantes dans le but de résoudre les problèmes de l’agriculture industrielle, et de l’exploitation forestière qui sévissent dans la région du Bassin du Congo depuis des décennies” Lindlyn Moma, directrice du programme Greenpeace Afrique.

La forêt du bassin du Congo est la deuxième plus grande forêt tropicale du monde. Plus de 75 millions de personnes et un large éventail d’espèces menacées en dépendent pour leur survie. Cependant, l’exploitation forestière et l’exploitation agricole a grande échelle contribuent trop souvent à la perte de cette forêt et à l’accaparement des terres. Comme conséquence, les communautés locales et indigènes perdent leurs droits coutumiers au détriment des entreprises forestières.

Pendant la visite du navire, les communautés locales entreprendront une série d’activités pour montrer leur soutien à la protection de la forêt du bassin du Congo. Greenpeace Afrique va ainsi répercuter ce soutien sur le plan local et international. Les voix de ces communautés seront entendues sous la forme de danses traditionnelles, de défilés de mode forestière et d’un arbre à souhaits qui captera les doléances des communautés pour leur forêt. Ces doléances seront remises aux dirigeants du monde réunis à Bonn en Allemagne lors de la réunion sur le climat de la COP 23. Le navire sera ouvert au public et des visites guidées du navire seront également organisées à leur intention.

“Nous sommes ravis de pouvoir discuter avec les Camerounais des questions de protection des forêts. La destruction des forêts est une menace majeure pour l’environnement mondial qui dépend de la forêt du bassin du Congo pour réguler les composés carboniques dans notre atmosphère. Il est impératif que la collaboration entre les États soit renforcée pour promouvoir l’aménagement du territoire. Nous devons également encourager l’écotourisme et la foresterie communautaire pour garantir la protection de nos forêts pour les générations présentes et futures» a déclaré Sylvie Djacbou, responsable des forêts en Afrique de Greenpeace.

Pendant les quatre prochaines semaines, l’Esperanza de Greenpeace va accueillir les parties prenantes dans la région pour accroître l’urgence de la nécessité de faire face à l’approche non durable actuelle de la gestion forestière. Ces activités contribueront également à créer un sentiment de fierté et de conservation chez les jeunes de la région.

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Le Bureau régional multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, en collaboration avec la Communauté Économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), organise du 10 au 12 octobre 2017, un atelier des experts de l’enseignement supérieur de l’Afrique centrale, sur l’actualisation des outils de l’étude de faisabilité de la création des Pôles d’Excellence Technologiques Universitaires (PETU) dans la sous-région.

En effet, les ministres en charge de l’Enseignement supérieur des pays de la CEEAC réunis à Yaoundé du 26 au 29 juin 2012, avaient signé la Déclaration portant engagement pour la mise en place des PETU. L’UNESCO et la Banque Africaine de Développement (BAD), en plus d’autres appuis et initiatives de l’Union Africaine et des organisations sous régionales, soutiennent sur les plans technique et financier, depuis plus de sept ans la création des PETU.

Les PETU sont des institutions universitaires de qualité internationale ouvertes à tous et servant l’intérêt commun et à même de produire, dans des champs disciplinaires technologiques essentiels, une élite susceptible de s’impliquer valablement dans les grands chantiers du développement économique et social des pays de la CEEAC. Ces champs disciplinaires sont centrés sur les domaines ci-après :

  • Agriculture, élevage, pêche, agro-industrie, biotechnologie
  • Energétique, génie électrique, génie biomédical thermique, énergies renouvelables,
  • Infrastructures, mines et métallurgie
  • Pétrole, gaz, génie chimique
  • Forêt – bois, eau, environnement
  • Mathématiques appliquées, mécanique
  • Génie informatique, télécommunications, technologie de l’information et de la communication

Les différentes rencontres organisées depuis 2010 sur les PETU, ont permis la validation d’une feuille de route, l’élaboration des outils d’évaluation in situ des institutions candidates et à la préparation d’une requête de financement du projet soumise par la CEEAC à la BAD.

L’objectif de cette nouvelle réunion est de relancer le processus de financement du projet dont la phase première est l’actualisation du document du projet et son alignement sur les nouvelles priorités nationales guidées par les Objectifs de Développement Durable (ODD).

Il faut signaler que la concertation de Yaoundé servira aussi de cadre d’échanges sur les initiatives sous- régionales et l’identification des axes d’interventions conjointes entre l’UNESCO et la CEEAC.

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Suite à sa déclaration du 28 septembre, le Secrétaire général reste profondément préoccupé par la situation au Cameroun. Il condamne fermement les actes de violence signalés dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest du pays le 1er octobre, y compris des pertes en vies humaines. Il invite les autorités camerounaises à mener une enquête sur ces incidents et exhorte les dirigeants politiques des deux côtés à appeler leurs partisans à s’abstenir de tous nouveaux actes de violence et à condamner sans équivoque toute action qui puisse nuire à la paix, la stabilité et l’unité du pays.

Le Secrétaire général prend note de l’appel au dialogue lancé par les autorités et encourage les représentants de la communauté anglophone à saisir cette opportunité dans leur recherche de solutions aux griefs de la communauté, dans le cadre de la constitution camerounaise.

Le Secrétaire général réitère le soutien des Nations Unies à ces efforts, à travers le Bureau régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA).

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Il y a de l’eau dans le gaz entre le Cameroun et son puissant voisin, le Nigeria. Ce dernier a décidé de ne pas en rester à la grogne et aux accusations contre le Cameroun après l’expulsion de quelque 4 402 réfugiés nigérians en 2017, il demande maintenant des mesures de représailles, musclées, rapporte Africa News. Abike Dabiri-Erewa, la conseillère aux Affaires étrangères et de la diaspora du président nigérian, Muhammadu Buhari, a par ailleurs demandé aux organismes régionaux, notamment la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), de mettre leur nez dans cette affaire potentiellement explosive, dans une région instable régulièrement ensanglantée par les incursions meurtrières des terroristes de Boko Haram (plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés).

Cette attitude hostile des soldats camerounais aux demandeurs d’asile nigérians est vraiment inquiétante”, a déclaré Dabiri-Erewa à la télévision nationale, en réaction au rapport publié mercredi dernier par Human Rights Watch (HRW). Ce dernier a écrit dans ce document que les réfugiés étaient “forcés à monter dans des camions comme des animaux”. A ces traitements dégradants s’ajoutent des accusations contre les soldats camerounais, par HRW, de détention et torture des réfugiés nigérians, avant de les transférer de force vers le nord-est du Nigeria, piétinant ainsi “le principe de non-refoulement, qui interdit le renvoi de réfugiés et de demandeurs d’asile vers des lieux où ils peuvent être persécutés”.

Le porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary, a de son côté démenti catégoriquement : “Ce rapport ne repose sur rien”, avant d’ajouter : “Je voudrais rappeler à Human Rigths Watch deux choses : premièrement, nous avons aujourd’hui près de 500.000 réfugiés dans notre pays (…) Deuxièmement, le Cameroun n’a pas vocation à être une nation qui est disposée à accueillir les réfugiés du monde entier (…). Les allégations de torture et notamment d’agression sexuelle (imputées aux militaires camerounais) constituent un mensonge éhonté“. Bakary a indiqué : Les militaires “reçoivent avant de s’engager sur le théâtre des opérations un enseignement moral” et “savent que quiconque est pris en flagrant de délit de violation (des principes édictés) est puni”, a-t-il ajouté, avant de conclure en ces termes : “Aussi longtemps qu’on n’aura pas pris pas un soldat en flagrant délit d’agression sexuelle, tout ça relèvera des fantasmes de Human Rights Watch”…

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Le Comité pour la protection des journalistes publiera son rapport intitulé « Journalistes, pas terroristes: au Cameroun, la législation antiterroriste est utilisée pour calmer les critiques et supprimer la dissidence », le 20 septembre 2017.

Les autorités camerounaises ont utilisé une interprétation large de la loi antiterroriste, promulguée en 2014, pour arrêter et menacer les journalistes locaux qui rapportent sur le groupe militant Boko Haram ou les troubles dans les régions anglophones du pays. Les journalistes arrêtés en vertu de cette loi, y compris le radio diffuseur de Radio France Internationale et lauréat du Prix de la Liberté de la Presse International du CPJ, l’honorable Ahmed Abba, font face au tribunal militaire et à des peines sévères. Un décret présidentiel en août 2017 a mis fin à des procédures judiciaires contre au moins quatre journalistes, mais la loi reste en place. Avec les élections qui auront lieu l’année prochaine, un grand nombre des journalistes du Cameroun se disent trop effrayés pour couvrir les problèmes politiques ou délicats.

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L’armée camerounaise aurait tué le leader de la secte islamiste nigériane Boko Haram

Selon un rapport publié par Amnesty International et rapporté par le site Africanews, la recrudescence des attaques du groupe jihadiste nigérian Boko Haram a fait près de 400 victimes civiles depuis le mois d’avril.

En juillet, le groupe a tué près de 70 personnes dans l’attaque d’un convoi de prospection pétrolière dans le nord-est du Nigeria.

De nombreux attentats-suicides ont été perpétrés en août dans la région de Konduga, à une vingtaine de km seulement de la capitale de l’Etat du Borno, Maiduguri.

Au Cameroun voisin, Amnesty recense 30 attentats-suicides depuis avril, soit plus d’un par semaine, ajoute la même source.

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Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Madame Corinne Deléchat, a séjourné à Yaoundé du 22 au 29 août 2017 pour examiner l’évolution récente de l’économie camerounaise, ainsi que le budget 2018 et le cadre budgétaire à moyen terme.

Le 26 juin 2017, le Conseil d’administration du FMI a approuvé en faveur du Cameroun un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) pour un montant de 483 millions de DTS (environ 666 millions de dollars), soit 175 % de la quote-part du Cameroun au FMI, à l’appui des réformes économiques et financières du pays (voir communiqué de presse 17/248).

Le programme appuiera le plan de réforme des autorités camerounaises, qui vise à reconstituer les amortisseurs budgétaires et extérieurs, ainsi qu’à jeter les bases d’une croissance durable et tirée par le secteur privé. Il contribuera aussi à l’effort déployé collectivement pour rétablir et préserver la stabilité extérieure de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). La décision prise par le Conseil d’administration a permis de décaisser 124,2 millions de DTS (environ 171,3 millions de dollars) début juillet. Le montant restant sera étalé sur la durée du programme, sous réserve de revues semestrielles.

À l’issue de la visite, Madame Deléchat a publié la déclaration ci-après :

« La croissance économique pour 2016 a été révisée à la baisse, de 4,7 % à 4,5 %, en raison de la diminution de l’activité dans le secteur pétrolier. Selon les projections des services du FMI, la croissance en 2017 devrait continuer de ralentir pour s’établir légèrement en deçà de la projection initiale de 4 %, principalement à cause de la baisse continue de la production pétrolière et des retards dans la mise en activité du nouveau gisement de gaz naturel. La croissance non pétrolière a profité de la vigueur de la production industrielle, grâce à l’amélioration de l’offre d’énergie, et de la bonne tenue du secteur primaire, même si d’autres indicateurs, tels que le crédit au secteur privé et les recettes fiscales, font état d’un affaiblissement de l’activité. L’inflation reste faible, à 0,6 % fin juin (en glissement annuel). La balance commerciale continue de s’améliorer : les exportations de cacao, de bois et d’aluminium ont progressé, tandis que les importations ont quelque peu diminué.

« Les perspectives économiques pour 2018 sont positives, bien qu’elles soient exposées à des risques de dégradation. La croissance devrait rebondir à 4,2 % environ, en raison de la mise en production de la nouvelle plate-forme offshore de gaz naturel. À moyen terme, la croissance devrait continuer de s’accélérer  progressivement, à 5–5 ½ %, à mesure que de grands projets d’infrastructures sont achevés, notamment des usines hydroélectriques, le port en eau profonde et des routes. La construction liée à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 devrait aussi contribuer à l’activité, quoique seulement de manière temporaire. Parmi les risques externes et internes figurent une nouvelle série de baisses des prix des produits de base, notamment du pétrole, du cacao et du café, une résurgence des problèmes de sécurité et de nouveaux retards dans la mise en exploitation de grands projets d’infrastructures.

« Sous réserve de confirmation lors de la première revue du programme en octobre, les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par la FEC sont restés conformes aux objectifs quantitatifs fixés pour fin juin. En outre, le gouvernement a mis en œuvre des mesures structurelles importantes dans le cadre du programme, notamment la publication régulière de la structure des prix des produits pétroliers et un renforcement de la coopération entre les administrations des douanes et des impôts.

« Cependant, la mise en œuvre du budget au deuxième semestre de 2017 pourrait souffrir d’une nouvelle baisse de la production et des recettes pétrolières, ainsi que des impôts sur le commerce qui y sont liés. Les recettes non pétrolières pourraient aussi subir les effets d’un affaiblissement de l’activité. Comme la liquidité du système bancaire est tendue, un décaissement en temps opportun de l’aide budgétaire extérieure prévue sera essentiel pour assurer un financement adéquat du budget. Néanmoins, les services du FMI sont d’avis qu’il est possible d’atteindre les objectifs budgétaires du programme fixés pour le deuxième semestre de 2017, à condition que l’exécution du budget demeure prudente, qu’un effort supplémentaire soit déployé sur le plan du recouvrement des impôts et que des mesures contingentes soient définies au cas où les recettes seraient inférieures aux prévisions.

« La préparation du budget 2018 progresse bien et conformément au calendrier. Les autorités ont révisé à la baisse leurs projections des recettes afin de tenir compte de la diminution de la contribution

du secteur pétrolier. La mission a engagé vivement les autorités à réviser leurs plans de dépenses en conséquence et à chercher à accroître les recettes fiscales non pétrolières en élargissant l’assiette de l’impôt.

« L’équipe des services du FMI reviendra à Yaoundé en octobre pour mener les entretiens relatifs à la première revue de l’accord au titre de la FEC en faveur du Cameroun.

« L’équipe a rencontré le Ministre, Secrétaire général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, le Ministre, Secrétaire général des services du Premier Ministre, Séraphin Fouda, le Ministre des finances, Alamine Ousmane Mey, le Ministre de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire, Louis Paul Motaze, ainsi que d’autres hauts fonctionnaires et des représentants de la communauté diplomatique, des partenaires au développement et du secteur privé.

« L’équipe tient à remercier les autorités camerounaises de leur hospitalité chaleureuse, de leur excellente coopération et de leur dialogue constructif et franc ».

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Ce lundi 21 août 2017 est à marquer d’une pierre blanche pour les entreprises camerounaises. En effet c’est le top départ d’un dispositif de soutien massif du tissu entrepreneurial, avec un pactole de 180 milliards de francs Cfa, selon l’Agence Ecofin. L’annonce avait été faite dernièrement, le 18 août, par le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, à l’occasion d’une rencontre avec les membres du nouveau bureau exécutif du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), l’organisation patronale la plus puissante du pays…

Par ce geste, le président de la République, Paul Biya, entend éponger l’énorme dette intérieure de l’Etat. En effet les factures des prestataires de l’Etat se sont accumulées sur le bureau de l’exécutif, un passif qui met en difficulté les entreprises, lesquelles dépendent en grande partie des commandes publiques. Il est aussi question de rembourser les crédits TVA. Globalement, 100 milliards de francs Cfa, seront dépensés par le gouvernement.
Le reste, 80 milliards de francs Cfa, sera “mis à la disposition des banques pour la relance des crédits aux entreprises (…). Les actions seront effectives dès la semaine du 21 août».

Cette initiative vient mettre un terme à une situation mortifère pour le secteur privé. Le premier trimestre 2017 a été très mauvais, économiquement, ce qui a tari les sources des caisses publiques. Résultat des courses : le Trésor public camerounais a zappé ses engagements financiers, plus de 246 milliards de francs Cfa tout de même ! D’ailleurs le compteur des dépenses publiques du Cameroun, programmées dans le cadre du budget 2017, n’affichait que 735,9 milliards de francs Cfa au 1er trimestre 2017, pour 982,2 milliards prévus, soit un taux d’exécution de 75%…

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Le directeur régional de la santé de Sousse Boujemaa Fertani a indiqué qu’un cas de Malaria a été enregistré à Sousse.

Il a en outre indiqué, dans une déclaration à Mosaïque Fm, que la personne en question a résidé pendant quelques temps au Cameroun et qu’il est admis actuellement à l’hôpital Farhat Hached.

Pour information, le paludisme ou la malaria est une maladie infectieuse due à un parasite du genre Plasmodium, propagée par la piqûre de certaines espèces de moustiques anophèles.

Avec 207 millions de personnes malades et 627 000 décès en 2012, le paludisme demeure la parasitose la plus importante et concerne majoritairement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. 80 % des cas sont enregistrés en Afrique subsaharienne.

Le parasite du paludisme est principalement transmis, la nuit, lors de la piqûre par une femelle moustique du genre Anopheles, elle-même contaminée après avoir piqué un individu impaludé. Le parasite infecte les cellules hépatiques de la victime puis circule dans le sang, en colonisant les hématies et en les détruisant.

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