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Cameroun

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Les ministres du Transport de la Tunisie et du Bénin ont signé hier à la capitale béninoise un accord permettant à la compagnie aérienne Tunisair d’ouvrir sa première ligne de transport aérien deux fois par semaine sur Cotonou et à des tarifs préférentiels. Cette signature a été faite à l’occasion du 1er vol inaugural de cette nouvelle desserte, copieusement baptisée par les jets d’eau de la protection civile à son arrivée mercredi 13 décembre 2017 à l’aéroport «Cadjehoun», avec à son bord une délégation de 65 hommes d’affaires conduits par le président de la TABC, Bassam Loukil, qui accompagnaient le PDG de Tunisair, Elyes Mnakbi, lui-même accompagné du ministre du Transport, Radhouane Ayara et de Hatem Ferjani, SE de la diplomatie économique.
«La gazelle pose un pas de plus dans l’Afrique de l’Ouest et inaugure sa 8ème desserte dans l’Afrique subsaharienne», s’est ainsi réjoui le PDG de la compagnie Tunisair qui confirme la «décision stratégique de la compagnie nationale de transport aérien de s’orienter plein sud avec une flotte de nouvelle génération». De son côté, Radhouane Ayara parlera d’un «jour historique» avec cette nouvelle ligne «faite en Kiss landing» dira-t-il dans le langage des transporteurs aériens et pour signifier que cette ligne tant attendue s’est enfin réalisée. Droit au but, Ayara parlera des retombées économiques de la nouvelle ligne Tunis-Cotonou, qui va permettre d’accentuer la coopération commerciale entre les deux pays et ouvrir de nouveaux horizons pour les secteurs tunisiens, de l’enseignement privé et des services de santé.
D’ailleurs Ali Miaoui, DGA commercial de Tunisair, confirmera que cette nouvelle desserte sera outillée pour le transport des malades en civières. Karim Ben Becher complètera la joie des Béninois lorsqu’il annoncera quelques instants plus tard que le gouvernement tunisien a décidé de supprimer le visa pour les Béninois, quel que soit l’objectif de leur séjour en Tunisie. Une annonce qui a été carrément accueillie par les applaudissements des personnalités et des professionnels béninois présents.
Le problème du visa et son utilité économique pour une Tunisie qui s’apprête à intégrer les deux principales communautés économiques d’Etats africains devrait de nouveau se poser lorsque Tunisair lancera en avril 2018 sa nouvelle desserte pour la capitale économique camerounaise, Douala, après l’ouverture de la ligne Tunis-Khartoum annoncée par Ali Miaoui pour le 1er trimestre 2018 aussi. 2019 pour Accra, au Ghana et Lagos, au Nigeria, 2020 pour Libreville au Gabon.
Un problème de visa que la Tunisie devra aussi régler avec un certain nombre de pays africains pour lesquels l’ancien gouvernement de la Troïka avait supprimé les visas et qui n’ont pas encore accordé le même privilège aux Tunisiens…

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Louis Berger s’est vu attribué un contrat de 1,5 millions d’euros (1,7 millions de dollars américains) par les gouvernements camerounais et nigérian pour fournir des services de gestion de projet et de supervision de la construction, relatifs à la construction d’un pont à deux voies de circulation sur la rivière Cross, à Ekok/Mfum qui sert de frontière entre les deux pays.« Nous sommes fiers de pouvoir aider les deux gouvernements à améliorer leurs infrastructures de transport ainsi que la connexion entre les deux pays » affirme Jacques Blanc, vice-président senior chez Louis Berger. « Le nouveau pont contribuera à établir un système de transport plus efficace, permettant ainsi un gain de temps pour ses usagers, tout en améliorant la sécurité et le confort de la conduite pour les utilisateurs de la route, des deux côtés de la frontière. »

Le pont cantilever balancé à deux voies en poutres-caissons aura une longueur d’environ 403 mètres (1 322 pieds), une travée de 150 mètres sur la rivière Cross, et environ 1,4 kilomètres (4 593 pieds) de routes d’accès. La nouvelle structure remplacera le pont suspendu à voie unique qui relie actuellement les deux pays, car sa faible capacité d’absorption de la circulation crée de longues queues des deux côtés de la frontière.

L’équipe va aider l’Unité d’exécution du projet, l’équipe de développement du secteur routier du Ministère Fédéral de l’Energie, des Travaux Publics et du Logement du Nigéria. Elle va également travailler avec l’unité du projet de la Banque Africaine de Développement, au sein du Ministère des Travaux Publics du Cameroun. Le projet s’étendra sur 18 mois et comprendra une période de 12 mois de garantie contre défauts. Les services incluent la gestion du projet, la supervision de la construction et la formation sur la gestion de la construction d’un pont.

Ce projet fait partie du Programme pour la Facilitation des Transports pour le corridor routier Bamenda – Enugu, qui est financé par un prêt conjoint du Fonds africain de Développement au Cameroun et au Nigéria et une aide du Fonds pour le Développement Africain de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CDEAO).

Louis Berger travaille en Afrique depuis plus de 50 ans et compte une expérience de 25 ans au Cameroun et de plus de 30 ans au Nigéria, pays où la société a mis en œuvre des projets dans les domaines du développement économique et institutionnel, des transports et de l’eau.

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Le Gouvernement du Cameroun doit engager les représentants de la population anglophone dans un dialogue politique constructif et mettre un terme aux violences dans le sud-ouest et le nord-ouest, où la minorité anglophone du pays souffrirait de violations des droits de l’homme, a prévenu un groupe d’experts de l’ONU*.

“Nous exhortons le Gouvernement à adopter toutes les mesures nécessaires en accord avec les obligations du Cameroun en matière de droits humains pour mettre fin au cycle de la violence,” ont déclaré les experts dans une déclaration conjointe.

Depuis le 1er octobre, jusqu’à 17 personnes auraient été tuées et des dizaines d’autres blessées et arrêtées au cours de manifestations dans les régions anglophones du pays.

Les experts sont préoccupés par les informations faisant état d’une série de mesures prises par les autorités nationales, notamment des couvre-feux, l’interdiction des réunions publiques et autres restrictions visant à empêcher les manifestations pacifiques. Un recours excessif à la force par les services de sécurité, des blessures, des arrestations en masse, des détentions arbitraires, des actes de torture et autres mauvais traitements ont également été signalés.

La liberté d’expression aurait également été limitée par le blocage des connexions Internet et de l’accès aux plateformes de médias sociaux telles que Twitter, WhatsApp et Facebook, qu’un expert de l’ONU a précédemment condamné.

“Ces restrictions doivent cesser immédiatement et le Gouvernement doit mener une enquête approfondie, impartiale et indépendante sur toutes les allégations de violations des droits de l’Homme perpétrées pendant et après les événements du 1er octobre. Le Gouvernement doit prendre des mesures efficaces pour poursuivre et sanctionner tous les responsables de ces violations.”

Cet appel intervient près d’un an après que les experts de l’ONU aient publiquement exhorté le Gouvernement à mettre fin à la violence contre la minorité anglophone, suite aux informations selon lesquelles les manifestants anglophones de Buea et Bamenda auraient subi une force excessive.

Les experts ont également dénoncé tout recours à la violence contre des membres des forces de sécurité, après avoir reçu des informations selon lesquelles plusieurs ont été tués la semaine dernière.

Depuis décembre 2016, les experts ont exprimé à plusieurs reprises leurs préoccupations directement au Gouvernement camerounais et continuent de surveiller et de demander des éclaircissements sur les violations présumées des droits de l’Homme dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays.

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La Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (Magzi) vient d’agrandir son patrimoine. Dans un communiqué publié le 26 octobre, la Magzi annonce la création d’une zone industrielle à Bamenda, région du Nord-Ouest,  au lieudit Nkwen. Pour l’instant, la superficie n’a pas encore été indiquée, rapporte le site Investir au Cameroun.

Toujours selon la même source, ce nouveau projet  intervient au moment où celles de Bonabéri et Bassa sont saturées. La Magzi dispose de 1 030 ha de terrain répartis à Bonabéri, Bassa (Douala), Mvan, Nsam (Yaoundé), Banengou-Koptchou (Bafoussam), Ombé, Ngaoundéré ou encore Djamboutou à Garoua. Les zones de Bertoua, Kribi, Bamenda, sont installées sur 508 ha.

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Le navire de Greenpeace, l’Esperanza, a accosté au port de Douala, au Cameroun, pour la première étape de sa tournée en Afrique centrale. Pendant quatre semaines, l’Esperanza naviguera dans les eaux du Cameroun, de la République Démocratique du Congo et de la République du Congo dans le but d’échanger avec les communautés locales et de sensibiliser à l’importance de la forêt du Bassin du Congo. La tournée est dénommée «Donnez une chance à la forêt du Bassin du Congo».

“En menant notre navire en Afrique centrale et au Cameroun pour la première fois, Greenpeace Afrique cherche à souligner son engagement à travailler avec les communautés locales et les parties prenantes dans le but de résoudre les problèmes de l’agriculture industrielle, et de l’exploitation forestière qui sévissent dans la région du Bassin du Congo depuis des décennies” Lindlyn Moma, directrice du programme Greenpeace Afrique.

La forêt du bassin du Congo est la deuxième plus grande forêt tropicale du monde. Plus de 75 millions de personnes et un large éventail d’espèces menacées en dépendent pour leur survie. Cependant, l’exploitation forestière et l’exploitation agricole a grande échelle contribuent trop souvent à la perte de cette forêt et à l’accaparement des terres. Comme conséquence, les communautés locales et indigènes perdent leurs droits coutumiers au détriment des entreprises forestières.

Pendant la visite du navire, les communautés locales entreprendront une série d’activités pour montrer leur soutien à la protection de la forêt du bassin du Congo. Greenpeace Afrique va ainsi répercuter ce soutien sur le plan local et international. Les voix de ces communautés seront entendues sous la forme de danses traditionnelles, de défilés de mode forestière et d’un arbre à souhaits qui captera les doléances des communautés pour leur forêt. Ces doléances seront remises aux dirigeants du monde réunis à Bonn en Allemagne lors de la réunion sur le climat de la COP 23. Le navire sera ouvert au public et des visites guidées du navire seront également organisées à leur intention.

“Nous sommes ravis de pouvoir discuter avec les Camerounais des questions de protection des forêts. La destruction des forêts est une menace majeure pour l’environnement mondial qui dépend de la forêt du bassin du Congo pour réguler les composés carboniques dans notre atmosphère. Il est impératif que la collaboration entre les États soit renforcée pour promouvoir l’aménagement du territoire. Nous devons également encourager l’écotourisme et la foresterie communautaire pour garantir la protection de nos forêts pour les générations présentes et futures» a déclaré Sylvie Djacbou, responsable des forêts en Afrique de Greenpeace.

Pendant les quatre prochaines semaines, l’Esperanza de Greenpeace va accueillir les parties prenantes dans la région pour accroître l’urgence de la nécessité de faire face à l’approche non durable actuelle de la gestion forestière. Ces activités contribueront également à créer un sentiment de fierté et de conservation chez les jeunes de la région.

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Le Bureau régional multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, en collaboration avec la Communauté Économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), organise du 10 au 12 octobre 2017, un atelier des experts de l’enseignement supérieur de l’Afrique centrale, sur l’actualisation des outils de l’étude de faisabilité de la création des Pôles d’Excellence Technologiques Universitaires (PETU) dans la sous-région.

En effet, les ministres en charge de l’Enseignement supérieur des pays de la CEEAC réunis à Yaoundé du 26 au 29 juin 2012, avaient signé la Déclaration portant engagement pour la mise en place des PETU. L’UNESCO et la Banque Africaine de Développement (BAD), en plus d’autres appuis et initiatives de l’Union Africaine et des organisations sous régionales, soutiennent sur les plans technique et financier, depuis plus de sept ans la création des PETU.

Les PETU sont des institutions universitaires de qualité internationale ouvertes à tous et servant l’intérêt commun et à même de produire, dans des champs disciplinaires technologiques essentiels, une élite susceptible de s’impliquer valablement dans les grands chantiers du développement économique et social des pays de la CEEAC. Ces champs disciplinaires sont centrés sur les domaines ci-après :

  • Agriculture, élevage, pêche, agro-industrie, biotechnologie
  • Energétique, génie électrique, génie biomédical thermique, énergies renouvelables,
  • Infrastructures, mines et métallurgie
  • Pétrole, gaz, génie chimique
  • Forêt – bois, eau, environnement
  • Mathématiques appliquées, mécanique
  • Génie informatique, télécommunications, technologie de l’information et de la communication

Les différentes rencontres organisées depuis 2010 sur les PETU, ont permis la validation d’une feuille de route, l’élaboration des outils d’évaluation in situ des institutions candidates et à la préparation d’une requête de financement du projet soumise par la CEEAC à la BAD.

L’objectif de cette nouvelle réunion est de relancer le processus de financement du projet dont la phase première est l’actualisation du document du projet et son alignement sur les nouvelles priorités nationales guidées par les Objectifs de Développement Durable (ODD).

Il faut signaler que la concertation de Yaoundé servira aussi de cadre d’échanges sur les initiatives sous- régionales et l’identification des axes d’interventions conjointes entre l’UNESCO et la CEEAC.

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Suite à sa déclaration du 28 septembre, le Secrétaire général reste profondément préoccupé par la situation au Cameroun. Il condamne fermement les actes de violence signalés dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest du pays le 1er octobre, y compris des pertes en vies humaines. Il invite les autorités camerounaises à mener une enquête sur ces incidents et exhorte les dirigeants politiques des deux côtés à appeler leurs partisans à s’abstenir de tous nouveaux actes de violence et à condamner sans équivoque toute action qui puisse nuire à la paix, la stabilité et l’unité du pays.

Le Secrétaire général prend note de l’appel au dialogue lancé par les autorités et encourage les représentants de la communauté anglophone à saisir cette opportunité dans leur recherche de solutions aux griefs de la communauté, dans le cadre de la constitution camerounaise.

Le Secrétaire général réitère le soutien des Nations Unies à ces efforts, à travers le Bureau régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA).

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Il y a de l’eau dans le gaz entre le Cameroun et son puissant voisin, le Nigeria. Ce dernier a décidé de ne pas en rester à la grogne et aux accusations contre le Cameroun après l’expulsion de quelque 4 402 réfugiés nigérians en 2017, il demande maintenant des mesures de représailles, musclées, rapporte Africa News. Abike Dabiri-Erewa, la conseillère aux Affaires étrangères et de la diaspora du président nigérian, Muhammadu Buhari, a par ailleurs demandé aux organismes régionaux, notamment la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), de mettre leur nez dans cette affaire potentiellement explosive, dans une région instable régulièrement ensanglantée par les incursions meurtrières des terroristes de Boko Haram (plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés).

Cette attitude hostile des soldats camerounais aux demandeurs d’asile nigérians est vraiment inquiétante”, a déclaré Dabiri-Erewa à la télévision nationale, en réaction au rapport publié mercredi dernier par Human Rights Watch (HRW). Ce dernier a écrit dans ce document que les réfugiés étaient “forcés à monter dans des camions comme des animaux”. A ces traitements dégradants s’ajoutent des accusations contre les soldats camerounais, par HRW, de détention et torture des réfugiés nigérians, avant de les transférer de force vers le nord-est du Nigeria, piétinant ainsi “le principe de non-refoulement, qui interdit le renvoi de réfugiés et de demandeurs d’asile vers des lieux où ils peuvent être persécutés”.

Le porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary, a de son côté démenti catégoriquement : “Ce rapport ne repose sur rien”, avant d’ajouter : “Je voudrais rappeler à Human Rigths Watch deux choses : premièrement, nous avons aujourd’hui près de 500.000 réfugiés dans notre pays (…) Deuxièmement, le Cameroun n’a pas vocation à être une nation qui est disposée à accueillir les réfugiés du monde entier (…). Les allégations de torture et notamment d’agression sexuelle (imputées aux militaires camerounais) constituent un mensonge éhonté“. Bakary a indiqué : Les militaires “reçoivent avant de s’engager sur le théâtre des opérations un enseignement moral” et “savent que quiconque est pris en flagrant de délit de violation (des principes édictés) est puni”, a-t-il ajouté, avant de conclure en ces termes : “Aussi longtemps qu’on n’aura pas pris pas un soldat en flagrant délit d’agression sexuelle, tout ça relèvera des fantasmes de Human Rights Watch”…

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Le Comité pour la protection des journalistes publiera son rapport intitulé « Journalistes, pas terroristes: au Cameroun, la législation antiterroriste est utilisée pour calmer les critiques et supprimer la dissidence », le 20 septembre 2017.

Les autorités camerounaises ont utilisé une interprétation large de la loi antiterroriste, promulguée en 2014, pour arrêter et menacer les journalistes locaux qui rapportent sur le groupe militant Boko Haram ou les troubles dans les régions anglophones du pays. Les journalistes arrêtés en vertu de cette loi, y compris le radio diffuseur de Radio France Internationale et lauréat du Prix de la Liberté de la Presse International du CPJ, l’honorable Ahmed Abba, font face au tribunal militaire et à des peines sévères. Un décret présidentiel en août 2017 a mis fin à des procédures judiciaires contre au moins quatre journalistes, mais la loi reste en place. Avec les élections qui auront lieu l’année prochaine, un grand nombre des journalistes du Cameroun se disent trop effrayés pour couvrir les problèmes politiques ou délicats.

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L’armée camerounaise aurait tué le leader de la secte islamiste nigériane Boko Haram

Selon un rapport publié par Amnesty International et rapporté par le site Africanews, la recrudescence des attaques du groupe jihadiste nigérian Boko Haram a fait près de 400 victimes civiles depuis le mois d’avril.

En juillet, le groupe a tué près de 70 personnes dans l’attaque d’un convoi de prospection pétrolière dans le nord-est du Nigeria.

De nombreux attentats-suicides ont été perpétrés en août dans la région de Konduga, à une vingtaine de km seulement de la capitale de l’Etat du Borno, Maiduguri.

Au Cameroun voisin, Amnesty recense 30 attentats-suicides depuis avril, soit plus d’un par semaine, ajoute la même source.

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Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Madame Corinne Deléchat, a séjourné à Yaoundé du 22 au 29 août 2017 pour examiner l’évolution récente de l’économie camerounaise, ainsi que le budget 2018 et le cadre budgétaire à moyen terme.

Le 26 juin 2017, le Conseil d’administration du FMI a approuvé en faveur du Cameroun un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) pour un montant de 483 millions de DTS (environ 666 millions de dollars), soit 175 % de la quote-part du Cameroun au FMI, à l’appui des réformes économiques et financières du pays (voir communiqué de presse 17/248).

Le programme appuiera le plan de réforme des autorités camerounaises, qui vise à reconstituer les amortisseurs budgétaires et extérieurs, ainsi qu’à jeter les bases d’une croissance durable et tirée par le secteur privé. Il contribuera aussi à l’effort déployé collectivement pour rétablir et préserver la stabilité extérieure de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). La décision prise par le Conseil d’administration a permis de décaisser 124,2 millions de DTS (environ 171,3 millions de dollars) début juillet. Le montant restant sera étalé sur la durée du programme, sous réserve de revues semestrielles.

À l’issue de la visite, Madame Deléchat a publié la déclaration ci-après :

« La croissance économique pour 2016 a été révisée à la baisse, de 4,7 % à 4,5 %, en raison de la diminution de l’activité dans le secteur pétrolier. Selon les projections des services du FMI, la croissance en 2017 devrait continuer de ralentir pour s’établir légèrement en deçà de la projection initiale de 4 %, principalement à cause de la baisse continue de la production pétrolière et des retards dans la mise en activité du nouveau gisement de gaz naturel. La croissance non pétrolière a profité de la vigueur de la production industrielle, grâce à l’amélioration de l’offre d’énergie, et de la bonne tenue du secteur primaire, même si d’autres indicateurs, tels que le crédit au secteur privé et les recettes fiscales, font état d’un affaiblissement de l’activité. L’inflation reste faible, à 0,6 % fin juin (en glissement annuel). La balance commerciale continue de s’améliorer : les exportations de cacao, de bois et d’aluminium ont progressé, tandis que les importations ont quelque peu diminué.

« Les perspectives économiques pour 2018 sont positives, bien qu’elles soient exposées à des risques de dégradation. La croissance devrait rebondir à 4,2 % environ, en raison de la mise en production de la nouvelle plate-forme offshore de gaz naturel. À moyen terme, la croissance devrait continuer de s’accélérer  progressivement, à 5–5 ½ %, à mesure que de grands projets d’infrastructures sont achevés, notamment des usines hydroélectriques, le port en eau profonde et des routes. La construction liée à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 devrait aussi contribuer à l’activité, quoique seulement de manière temporaire. Parmi les risques externes et internes figurent une nouvelle série de baisses des prix des produits de base, notamment du pétrole, du cacao et du café, une résurgence des problèmes de sécurité et de nouveaux retards dans la mise en exploitation de grands projets d’infrastructures.

« Sous réserve de confirmation lors de la première revue du programme en octobre, les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par la FEC sont restés conformes aux objectifs quantitatifs fixés pour fin juin. En outre, le gouvernement a mis en œuvre des mesures structurelles importantes dans le cadre du programme, notamment la publication régulière de la structure des prix des produits pétroliers et un renforcement de la coopération entre les administrations des douanes et des impôts.

« Cependant, la mise en œuvre du budget au deuxième semestre de 2017 pourrait souffrir d’une nouvelle baisse de la production et des recettes pétrolières, ainsi que des impôts sur le commerce qui y sont liés. Les recettes non pétrolières pourraient aussi subir les effets d’un affaiblissement de l’activité. Comme la liquidité du système bancaire est tendue, un décaissement en temps opportun de l’aide budgétaire extérieure prévue sera essentiel pour assurer un financement adéquat du budget. Néanmoins, les services du FMI sont d’avis qu’il est possible d’atteindre les objectifs budgétaires du programme fixés pour le deuxième semestre de 2017, à condition que l’exécution du budget demeure prudente, qu’un effort supplémentaire soit déployé sur le plan du recouvrement des impôts et que des mesures contingentes soient définies au cas où les recettes seraient inférieures aux prévisions.

« La préparation du budget 2018 progresse bien et conformément au calendrier. Les autorités ont révisé à la baisse leurs projections des recettes afin de tenir compte de la diminution de la contribution

du secteur pétrolier. La mission a engagé vivement les autorités à réviser leurs plans de dépenses en conséquence et à chercher à accroître les recettes fiscales non pétrolières en élargissant l’assiette de l’impôt.

« L’équipe des services du FMI reviendra à Yaoundé en octobre pour mener les entretiens relatifs à la première revue de l’accord au titre de la FEC en faveur du Cameroun.

« L’équipe a rencontré le Ministre, Secrétaire général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, le Ministre, Secrétaire général des services du Premier Ministre, Séraphin Fouda, le Ministre des finances, Alamine Ousmane Mey, le Ministre de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire, Louis Paul Motaze, ainsi que d’autres hauts fonctionnaires et des représentants de la communauté diplomatique, des partenaires au développement et du secteur privé.

« L’équipe tient à remercier les autorités camerounaises de leur hospitalité chaleureuse, de leur excellente coopération et de leur dialogue constructif et franc ».

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Ce lundi 21 août 2017 est à marquer d’une pierre blanche pour les entreprises camerounaises. En effet c’est le top départ d’un dispositif de soutien massif du tissu entrepreneurial, avec un pactole de 180 milliards de francs Cfa, selon l’Agence Ecofin. L’annonce avait été faite dernièrement, le 18 août, par le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, à l’occasion d’une rencontre avec les membres du nouveau bureau exécutif du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), l’organisation patronale la plus puissante du pays…

Par ce geste, le président de la République, Paul Biya, entend éponger l’énorme dette intérieure de l’Etat. En effet les factures des prestataires de l’Etat se sont accumulées sur le bureau de l’exécutif, un passif qui met en difficulté les entreprises, lesquelles dépendent en grande partie des commandes publiques. Il est aussi question de rembourser les crédits TVA. Globalement, 100 milliards de francs Cfa, seront dépensés par le gouvernement.
Le reste, 80 milliards de francs Cfa, sera “mis à la disposition des banques pour la relance des crédits aux entreprises (…). Les actions seront effectives dès la semaine du 21 août».

Cette initiative vient mettre un terme à une situation mortifère pour le secteur privé. Le premier trimestre 2017 a été très mauvais, économiquement, ce qui a tari les sources des caisses publiques. Résultat des courses : le Trésor public camerounais a zappé ses engagements financiers, plus de 246 milliards de francs Cfa tout de même ! D’ailleurs le compteur des dépenses publiques du Cameroun, programmées dans le cadre du budget 2017, n’affichait que 735,9 milliards de francs Cfa au 1er trimestre 2017, pour 982,2 milliards prévus, soit un taux d’exécution de 75%…

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Le directeur régional de la santé de Sousse Boujemaa Fertani a indiqué qu’un cas de Malaria a été enregistré à Sousse.

Il a en outre indiqué, dans une déclaration à Mosaïque Fm, que la personne en question a résidé pendant quelques temps au Cameroun et qu’il est admis actuellement à l’hôpital Farhat Hached.

Pour information, le paludisme ou la malaria est une maladie infectieuse due à un parasite du genre Plasmodium, propagée par la piqûre de certaines espèces de moustiques anophèles.

Avec 207 millions de personnes malades et 627 000 décès en 2012, le paludisme demeure la parasitose la plus importante et concerne majoritairement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. 80 % des cas sont enregistrés en Afrique subsaharienne.

Le parasite du paludisme est principalement transmis, la nuit, lors de la piqûre par une femelle moustique du genre Anopheles, elle-même contaminée après avoir piqué un individu impaludé. Le parasite infecte les cellules hépatiques de la victime puis circule dans le sang, en colonisant les hématies et en les détruisant.

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Corinne Deléchat a séjourné à Yaoundé du 20 février au 6 mars 2017 afin de mener des entretiens sur un programme économique et financier triennal pour le Cameroun.

Lors de sa visite, Corinne Deléchat a déclaré que  les services du FMI et les autorités camerounaises ont entamé des échanges sur un programme économique couvrant la période triennale jusqu’en 2019 et qui tracerait la voie vers une reprise économique durable et une croissance plus forte et plus inclusive.

Cette mission fait suite au Sommet du 23 décembre dernier à Yaoundé, durant lequel les chefs d’Etat de la CEMAC ont souligné la nécessité de mener un travail résolu et concerté pour préserver la stabilité macroéconomique dans la région, et d’engager des discussions avec le FMI et d’autres partenaires techniques et financiers pour contribuer à la résolution des défis économiques de la région.

Et d’ajouter que « La chute des cours des matières premières, les menaces sécuritaires dans le bassin du lac Tchad et, jusqu’à une période récente, les troubles civils en République centrafricaine ont eu des retombées négatives sur la situation extérieure et budgétaire du Cameroun. L’économie camerounaise a certes réussi à résister à ces chocs jusqu’à présent, affichant une croissance économique qui demeure relativement robuste, mais la dette publique s’est considérablement alourdie et les marges de manœuvre extérieures et budgétaires se sont sensiblement amenuisées… ».

 

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Quatre militaires camerounais, dont un général, ont trouvé la mort dimanche dans un crash d’hélicoptère. Ils survolaient le parc de Waza, à l’extrême nord du pays, dans le cadre d’une opération de lutte contre Boko Haram.
« Nous avons perdu quatre hommes, dont le général Jacob Kodji », a précisé à l’AFP dimanche 22 janvier un haut responsable militaire impliqué dans la lutte contre les insurgés islamistes de Boko Haram, sous couvert de l’anonymat.
L’information a été confirmée par une source de l’AFP, proche des autorités administratives régionales.

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Le Cameroun, qui a déjà la réputation d’être un des pays les plus corrompus au monde, est de nouveau sous les feux des projecteurs. En effet durant l’année 2016, à peu près 700 fonctionnaires ont encaissé de manière frauduleuse 1,3 milliard de francs CFA, d’après les médias locaux. Cette vaste escroquerie a été rendue possible par la ‘‘complicité des services informatique” et de paiement du ministère des Finances. Des agents de ce département ont été d’ailleurs placés derrière les barreaux, d’après des sources internes.

« Le stratagème de ces fraudeurs et de leurs complices, apprend-on, consistait à se faire payer à plusieurs reprises des rappels de soldes, des avances de soldes, les suppléments salariaux induits par les avancements en grade ou les reclassements », lit-on sur investiraucameroun.com.

Les fonctionnaires indélicats ont du souci à se faire puisqu’ils devront restituer intégralement l’argent détourné.

De l’avis des observateurs, ces fraudes sont fréquentes dans la fonction publique camerounaise, notamment dans l’armée. Les employés fictifs feraient perdre au Trésor public environ 5 milliards de francs par mois. Enorme !

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Le Cameroun et le Congo ont récemment signé un protocole d’accord relatif au projet d’aménagement hydroélectrique du barrage de Chollet sur le cours du fleuve Dja et des lignes électriques associées, rapporte le site « journaldebrazza ».

La partie camerounaise a déjà alloué un montant de 1,09 milliard de FCFA au titre des exercices 2015, 2016, 2017. Le Congo, lui, a déjà contribué à hauteur de 950 millions de FCFA au titre de l’exercice 2017. Soit un total de 2,04 milliards de FCFA disponibles.

Le budget au titre de l’année 2017 a été arrêté à 1,9 milliard de FCFA. Au cours de cet exercice, il sera question d’installer la direction du projet à Brazzaville, au Congo, au mois de janvier prochain.

Toujours selon la même source, le barrage de Chollet coûtera entre 354 et 670 milliards de FCFA selon l’option d’aménagement qui sera mise en place par l’entreprise chinoise Sinohydro. L’énergie produite servira à alimenter le Cameroun, le Congo, la Centrafrique.

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Crise économique oblige, les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont décidé de passer à la thérapie de choc en s’administrant un “ajustement structurel” corsé. Ces pays, qui ont la particularité de dépendre fortement des recettes du pétrole, qui pèse jusqu’à 80% dans les exportations, se sont réunis hier vendredi 24 décembre 2016 à Yaoundé, au Cameroun, pour ausculter leurs économies malades et s’accorder sur des remèdes. Les présidents Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale), Faustin Archange Touadéra (République centrafricaine, RCA), Idriss Déby Itno (Tchad) ainsi que le président du pays hôte, Paul Biya, ont participé à ce sommet extraordinaire du sauvetage.
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde et le ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, ont également fait le déplacement.

Il est vrai qu’il y avait urgence pour ces pays lesquels, à part le RCA et le Cameroun, paient le prix fort de leur addiction aux recettes très confortables de l’or noir. Il a fallu quatre heures de pourparlers, à huis clos, pour faire le tour des nombreux problèmes de ces économies en récession. Au total 21 résolutions ont été prises. Reste maintenant à voir ces messieurs à l’oeuvre pour les appliquer, le plus dur en fait. En tout cas d’après le document final, lu par le ministre camerounais des Finances, Alamine Ousmane Mey, cet ajustement prendra la forme d’une “politique budgétaire adéquate, une politique monétaire appropriée et une coopération internationale”, des orientations destinées à “inverser durablement les tendances négatives des économies de la sous-région”.

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Noël sanglant au Cameroun. Un attentat-suicide est survenu ce dimanche 25 décembre 2016 à Mora, département du Mayo-Sava, région de l’Extrême-Nord, rapporte Koaci.com.

Le bilan provisoire fait état de deux morts (le kamikaze et un jeune garçon) et plusieurs blessés.

Un kamikaze à vélo, a fait exploser sa charge à quelques mètres du marché. La déflagration a tué le Kamikaze et un jeune garçon. Elle a également fait plusieurs blessés. Un cordon sécuritaire a été rapidement mis en place par les forces de sécurité, indique la même source.

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Au moins 21 personnes sont mortes au Cameroun après avoir consommé de l’odontol”, une boisson locale très alcoolisée et réputée dangereuse, a rapporté ce mercredi 16 novembre 2016 l’AFP.

Cette boisson locale est très prisée, notamment par les villageois de l’est, du sud et du centre du pays. Les autorités des zones concernées ont annoncé l’interdiction de la production et de la commercialisation de ce breuvage produit et vendu généralement dans le circuit informel, a précisé la même source.

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