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Le Ministre des relations extérieures du Cameroun, Lejeune Mbella Mbella, a assuré jeudi que « la consolidation de la culture démocratique au Cameroun est un processus inéluctable, malgré les défis sécuritaires » auxquels le pays fait face.

Dans son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, M. Mbella a affirmé que son pays avait procédé au perfectionnement de son système électoral, d’une part par le renforcement des mécanismes d’organisation des élections, d’autre part par des mesures visant à assurer une participation élevée aux prochains scrutins, dont le plus proche est l’élection présidentielle prévue pour le 7 octobre de cette année.

Le ministre a également affirmé que grâce à des efforts coordonnés avec les pays voisins du Bassin du lac Tchad, « la capacité de nuisance de la secte terroriste Boko Haram a été considérablement réduite, même s’il faut rester mobilisé jusqu’à son éradication totale ».

Le ministre a par ailleurs assuré que le gouvernement camerounais restait déterminé à « stabiliser la situation socio-politique dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du pays. Il a caractérisé les troubles récemment observés dans ces régions comme provenant de revendications corporatistes de syndicats d’enseignants et d’avocats.

« Malheureusement, a-t-il ajouté, des individus sans foi ni loi ont cru devoir transformer ces préoccupations socioprofessionnelles en revendications sécessionnistes, visant la désintégration de l’Etat ». Il a assuré que le gouvernement s’employait à restaurer paix et sécurité dans ces régions « dans le respect des droits de l’homme et des lois » et était déterminé à « garantir aussi bien la sécurité des personnes et des biens que l’unité et l’intégrité du territoire national ».

M. Mbella a par ailleurs exalté le multilatéralisme comme étant « la voie la plus appropriée pour répondre aux défis auxquels l’humanité fait face aujourd’hui ». Il a estimé que le rôle et l’avenir de l’ONU restaient « tributaires de la volonté des Etats membres de raffermir sa légitimité, sa démocratisation et sa représentativité ».

Cela passe par les réformes de ses organes, au rang desquels le Conseil de sécurité, a-t-il dit, ajoutant que l’on ne pouvait envisager « la pérennisation de la marginalisation de l’Afrique, qui demeure le seul continent à ne pas disposer d’un siège permanent au sein du principal organe chargé de la paix et de la sécurité internationales ».

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Temenos, l’éditeur de logiciels bancaires, a annoncé aujourd’hui qu’Afriland First Bank, le plus important groupe de services financiers au Cameroun, a choisi la plateforme Temenos T24 Core Banking pour accompagner son parcours de transformation numérique. La banque a opté pour une rénovation complète de son infrastructure informatique en utilisant Temenos T24 Core Banking ainsi qu’un éventail de solutions additionnelles, parmi lesquelles Temenos Front Office Suite, Analytics & Reporting, Temenos Payments Suite et des capacités bancaires conformes aux principes islamiques.

Créée au Cameroun en 1987 sous le nom de « Caisse Commune d’Epargne et d’Investissement » (CCE), Afriland First Bank a choisi Temenos pour remplacer ses anciens systèmes informatiques après avoir effectué une évaluation concurrentielle rigoureuse. En mettant en œuvre le logiciel de Temenos, la banque pourra lancer de nouveaux produits et services plus rapidement, se donner les moyens de ses ambitions en matière de croissance et continuer à mener à bien sa vision consistant à devenir la banque africaine la plus innovante. La banque pourra par ailleurs offrir des services de pointe à ses clients via des canaux numériques améliorés.

L’approche bancaire à modèle régional de Temenos, qui inclut une fonctionnalité locale préconfigurée et des pratiques exemplaires, permettra à Afriland First Bank de satisfaire aux exigences réglementaires spécifiques dans la zone de l’UEMOA (Mali, Burkina Faso, Sénégal, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Bénin, Togo et Niger) et dans les six pays de la CEMAC (Cameroun, Gabon, Congo, Guinée Équatoriale, RCA et Tchad). La banque compte environ 40 agences dans les 10 régions du Cameroun et a des opérations en Guinée Équatoriale, à São Tomé et Príncipe, en République démocratique du Congo, au Liberia, au Sud Soudan, en Zambie et en Guinée. La banque tirera profit de l’expertise mondiale de Temenos et de ses 25 années d’expérience dans la fourniture de progiciels modulables intégrés, ainsi que des investissements continus de Temenos dans la R&D, qui s’élèvent à 20 % de son chiffre d’affaires – le plus haut pourcentage de l’industrie.

Jean Paulin Fonkoua Kake, Président de Afriland First Bank, a déclaré : « Chez Afriland First Bank, nous déployons des efforts soutenus pour offrir les meilleures expériences client. Nous avons choisi Temenos comme partenaire technologique stratégique du fait de son expertise locale inégalée, combinée à son expérience globale dans le soutien aux projets de transformation numérique. La plateforme bancaire numérique de Temenos nous permettra d’être à la pointe de l’innovation et d’offrir à nos clients des services de premier ordre. »

Jean-Paul Mergeai, Directeur général pour le Moyen-Orient et l’Afrique chez Temenos, a affirmé : « Nous sommes fiers d’accueillir Afriland First Bank, qui est notre dernier contrat signé au Cameroun. En tant que partenaire technologique stratégique, nous nous engageons à travailler de concert pour l’aider à atteindre son objectif visant à devenir une grande banque africaine innovante. Ce partenariat met en lumière notre engagement vis-à-vis de toute l’Afrique francophone, où nous constatons une évolution rapide de la physionomie des services financiers, avec des acteurs domestiques contestant les traditionnels banques françaises et opérateurs de télécommunications qui font leur entrée dans le secteur. L’Afrique francophone est une région de croissance clé pour Temenos, à l’heure où les banques se dirigent de plus en plus vers une transformation fondamentale pour différentier leurs offres, développer de nouveaux modèles d’entreprise et toucher de nouveaux segments client avec des services bancaires numériques. Notre logiciel bancaire intégré, évolutif et en temps réel aide les institutions financières à répondre à l’évolution des demandes des clients et des exigences réglementaires. Nous nous réjouissons à l’idée de travailler avec Afriland First Bank pour transformer les services qu’elle propose à ses clients. »

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Encore une vidéo montrant des meurtres de civils désarmés, de sang froid, perpétrés très vraisemblablement par des soldats camerounais. Quelques semaines après un film mettant en évidence des hommes en tenue militaire en train d’exécuter deux femmes et deux enfants, un autre court dans les réseaux sociaux. On y voit des soldats ouvrir le feu, avec des pistolets automatiques, sur une dizaine de civils. Les faits se sont déroulés au cours d’une intervention dans l’extrême-Nord du pays, aux alentours de mai 2016 d’après Amnesty International, France24 elle situe les faits à janvier 2015. L’ONG dénonce, dans un communiqué publié vendredi 10 août 2018, un nouveau “massacre” commis par l’armée camerounaise.
L’ONG dit avoir avoir passé à la loupe ces images prises par les soldats eux-mêmes.

A noter que 7 soldats ont été arrêtés suite à la diffusion du premier film en juillet dernier, lequel avait horrifié le Cameroun et le continent. Cette fois aussi le pouvoir ne pourra pas faire l’économie d’une enquête en bonne et due forme pour situer les responsabilités, a fait savoir le ministre de la Communication, même si le gouvernement continue de qualifier les faits de “fake news” et de “campagne de dénigrement” pour mettre en difficulté l’homme fort du pays, Paul Biya, qui va concourir à la prochaine présidentielle après de 36 ans de règne sans partage…

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Greenpeace Africa (www.Greenpeace.org/africa) a rendu public un rapport sur la stratégie d’exploitation d’une entreprise sordide de caoutchouc basée au Cameroun, la société singapourienne Halcyon Agri et sa filiale camerounaise. Le rapport « Halcyon Agri: Le caoutchouc qui dévaste les forêt  » (https://goo.gl/qojPxK)  met à nu les conséquences des activités de Sudcam sur l’écosystème et sur les communautés locales et autochtones du sud du Cameroun.

Les concessions de Sudcam sont situées dans la périphérie de la réserve  faunique du Dja, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987 en raison de sa valeur universelle exceptionnelle en matière de biodiversité végétale et faunique. La réserve faunique du Dja abrite quatorze espèces de primate et de mégafaune notamment  les éléphants de forêt, des buffles de forêt, des pangolins géants et des antilopes bongo. Avec une ceinture forestière de seulement 100 à 200 mètres séparant la plantation de Sudcam de la réserve faunique du Dja, le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO a identifié Sudcam comme étant une nouvelle menace sérieuse pour la réserve faunique du Dja.

Sudcam a procédé au défrichage de 10 000 hectares de forêt dense tropicale — soit l’équivalent de 10 terrains de football par jour — pour faire place à une plantation d’hévéas entre 2011 et 2018. Sudcam est responsable de la nouvelle série de défrichage la plus dévastatrice de  l’agriculture industrielle dans le bassin du Congo. Au cours des derniers mois, le processus de défrichage a connu une accélération considérable.

Sylvie Djacbou, La chargée de Campagne forêt Greenpeace Africa exprime son indignation : « il est  alarmant de voir que le gouvernement camerounais continue d’encourager les activités dévastatrices de Sudcam. Les campements des peuples  autochtones à l’intérieur des concessions ont été complètement détruits sans mesures de relocation ou de compensation. Il s’agit d’une violation flagrante de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ».

La convention de 2011 entre le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’aménagement du Territoire (MINEPAT) et Sudcam donne à ce dernier le droit de développer et d’agrandir une zone de plantation et de production à grande échelle. Elle a également accordé à la société des droits exclusifs d’extraction et d’utilisation de l’eau dans la zone de la concession sans autres autorisations ni frais et le droit d’ériger des barrages routiers dans l’intérêt de la sûreté et de la sécurité de ses actifs à sa discrétion. Sudcam bénéficie également du droit d’ignorer les futures lois et règlements adoptés par le parlement ou d’autres organes de l’État.

Il y a un manque d’informations de base indispensables à l’évaluation et la surveillance des opérations de Sudcam et ainsi que de ses relations avec les communautés. Il n’existe pas de documents clairs liant  Sudcam et les communautés locales, pas de protocole d’accord, pas de cartes de concession, pas d’accord d’investissement, pas de certificat de conformité environnementale et d’évaluations d’impact dans le domaine public. Cela est contradictoire aux normes et politiques d’approvisionnement établies par les clients d’Halcyon Agri et de Sudcam tels que les fabricants mondiaux de pneus notamment Bridgestone, Michelin, Continental, Coopertires et Goodyear.

Djacbou poursuit en disant : « l’acquisition et l’exploitation des terres de Sudcam est un exemple typique d’accaparement des terres au Cameroun. Greenpeace Africa invite Halycon Agri et Sudcam Hevea à mettre immédiatement un terme au carnage de la déforestation et à procéder à une évaluation d’impact environnemental et social de toutes les activités et de rendre public ses rapport. Par ailleurs, Greenpeace Africa exige Halycon Agri et Sudcam Hevea, de verser des compensations suffisantes conformément aux meilleures pratiques internationales, aux communautés concernées suite aux dommages causés par le déplacement physique et économique.

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Un bateau portant 25 mille tonnes de clinker a quitté mardi 03 avril 2018 le quai de la société des Ciments de Bizerte à destination de Cameroun marquant ainsi la reprise par la société de son programme d’exportation du clinker et du ciment en vrac, suspendu depuis 0 ans, a annoncé la société.

Le programme d’exportation de l’entreprise porte notamment sur l’exportation d’importantes quantités de clinker et de ciment en vrac vers des marchés africains et méditerranéens, a affirmé à l’Agence TAP son PDG, Jalel Ben Ohman sans davantage de précisions.

Le marché national enregistre un excédent de millions de tonnes de clinker, ce qui offre des opportunités d’investissement à même d’apporter des recettes importantes à la balance commerciale du pays, a-t-il dit.

L’opération d’exportation lancée mardi, selon un communiqué du ministère de l’Industrie, des petites et moyennes entreprises, vient couronner les efforts déployés par la société qui s’est engagée depuis 2011 dans la deuxième étape du programme de mise à niveau et de développement des ateliers de production du clinker, du programme annexe, de la modernisation des équipements de conditionnement ainsi que le programme de mise à niveau du quai, en vue d’augmenter la capacité d’acconage et de manutention pour atteindre 500 tonnes/heure. Les investissement dédiés à ce programme s’élèvent à 250 millions de dinars.

La société a également procédé à l’entretien et au développement de son port commercial, moyennant 23 millions de dinars de manière à l’aider à importer le charbon du pétrol (coke) utilisé par cette entreprise et les sociétés similaires comme carburant et pour l’exportation du clinker et du ciment, toujours selon la même source.

La société a en outre engagé des investissements pour réduire la pollution et répondre aux exigences des normes relatives à limitation des polluants de l’air de source fixe et ce, de manière à réduire le taux global de poussière et des gaz conformément aux normes internationales.

La société les Ciments de Bizerte, qui a été créée en 1950, emploie 560 personnes.

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L’École supérieure privée d’ingénierie et de technologie (ESPRIT) a deux plats sur le feu en ce moment : s’exporter en Afrique subsaharienne et ouvrir son capital à un partenaire stratégique. Pour l’Afrique, la direction a des vues sur le Cameroun et la Côte d’Ivoire, pour y ouvrir des écoles ; quant à la cession, elle porte sur 30% des parts de l’entreprise, a indiqué Mohamed Naceur Ammar, président de l’école, au site Asia Times Online.

Il a précisé que le nouvel investisseur a la possibilité de racheter les actions détenues actuellement par AfricInvest. Ammar a également mis en avant les biens immobiliers de l’école au Pôle Technologique El Ghazela, qui pèseraient entre 100 et 200 millions de dollars.

Il a affirmé qu’un puissant groupe qui gère des écoles privées d’ingénierie implantées à Chicago, aux USA, tels que l’Illinois Institute for Technology (IIT), DeVry University et Laureate à Baltimore, est intéressé par le rachat des 30%. C’est le cas également, selon lui, du plus grand groupe universitaire privé d’Inde, Amity Education Group, installé à New Delhi et qui administre l’université Amity…

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Les ports d’Anvers et de Douala au Cameroun vont étroitement collaborer au cours des cinq prochaines années. L’accord de collaboration a été signé ce mercredi lors d’une longue visite du port de Douala, au Cameroun, par des représentants du port d’Anvers. L’autorité portuaire de Douala (www.PortDeDouala-Cameroun.com) compte sur le savoir-faire d’Anvers pour améliorer, entre autres, l’efficacité de son exploitation portuaire. Pour Anvers, l’accord représente un moyen de conserver et de renforcer davantage sa position de leader sur le marché de l’Afrique de l’Ouest et centrale.

Le protocole d’entente a été signé par Cyrus Ngo’o, PDG du Port Autonome de Douala, et par Marc Van Peel et Kristof Waterschoot, respectivement président et directeur général d’APEC et de PAI, les deux filiales de l’autorité portuaire d’Anvers qui sont responsables, entre autres, de la formation des professionnels maritimes et de missions de consultation dans des ports étrangers.

Tournée

Cette semaine aussi, l’autorité portuaire d’Anvers organise une tournée au Cameroun avec une importante délégation de la communauté portuaire d’Anvers. C’est seulement la deuxième fois que le port organise une tournée en Afrique et ce n’est pas par hasard si, cette fois-ci, le choix s’est porté sur le Cameroun. « Avec des exportations de fret comme le bois et le cacao, le Cameroun représente un potentiel énorme à Anvers, qui a déjà des acteurs actifs dans ces segments », a déclaré Marc Van Peel, échevin du port. « En outre, le port présente un bon équilibre entre les importations et les exportations, ce qui est aussi une caractéristique distinctive d’Anvers », a-t-il ajouté.

Une passerelle vers l’Europe

Anvers gère un volume annuel de 15 millions de tonnes de fret en provenance de l’Afrique de l’Ouest. À l’autre extrémité du négoce, les études internationales ont montré que le volume de containeurs gérés dans les ports d’Afrique de l’Ouest a fortement augmenté depuis 2009. « Les mêmes études montrent que ces ports devraient connaître encore plus de croissance dans le commerce des containers dans un avenir immédiat », a ajouté l’échevin. « Anvers propose le plus grand nombre de services directs d’expédition vers l’Afrique de l’Ouest, ce qui en fait une passerelle idéale vers l’Europe pour ce négoce », a-t-il conclu.

Leader du marché en Afrique de l’Ouest

Si Anvers va être occupée avec cette seconde tournée dans cette région, le port est depuis longtemps actif en Afrique de l’Ouest. La semaine dernière, l’autorité portuaire d’Anvers a signé un accord de collaboration avec le port de Dakar au Sénégal et, il y a quelques mois, le port de Cotonou au Bénin a décidé de confier l’exploitation du port à PAI (Port of Antwerp International) dans le but de favoriser la modernisation. Enfin, des consultants de PAI et d’APEC sont déployés depuis 2016 dans le port de Conakry (Guinée) selon les termes d’un accord visant à renforcer le développement.

Douala

Le port de Douala se trouve sur la rivière Wouri et est le principal port dans la zone économique de la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire des États de l’Afrique centrale). En 2016, il a géré un volume de fret d’environ 12 millions de tonnes. Toutefois, le port a atteint sa capacité maximale et souhaite faire appel au savoir-faire d’Anvers pour se développer. Selon les termes du protocole d’entente, l’APEC (Centre de formation du port d’Anvers) examinera la possibilité d’organiser des cours de formation pour les dockers dans le but d’optimiser l’efficacité des opérations portuaires. Entretemps, l’APEC, qui a déjà aidé à former des professionnels maritimes de Douala, proposera des séminaires et des cours de formation standard. Les consultants de PAI proposeront également leur savoir-faire pour utiliser au mieux la zone portuaire disponible. Enfin, le protocole inclut des engagements en termes de marketing, d’échange d’informations et de meilleures pratiques, et l’organisation d’événements commerciaux pour promouvoir les deux ports.

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Les Ambassadeurs du Japon et de la Tunisie ont été reçus en audience, le 28 février 2018, par le Ministre Délégué camerounais en charge de la Coopération avec le monde islamique, Adoum Gargoum. Selon l’ambassadeur tunisien, Jalel Snoussi, l’entretien a porté sur la visite prévue du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, au Cameroun et l’organisation d’un Forum économique Cameroun-Tunisie dans un proche avenir.

Les échanges entre les deux pays sont montés crescendo ces dernières années. En juin 2016, des bureaux d’études tunisiens avaient signé d’importants contrats au Cameroun. En décembre de la même année, une convention de partenariat a été paraphée par le Centre Technique de l’industrie du Bois et de l’Ameublement (CETIBA) et une délégation d’hommes d’affaires camerounais. En janvier 2017, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Sfax a organisé une mission d’affaires multisectorielle, en partenariat avec la Chambre de Commerce d’Industrie et d’Agriculture et le Groupement Inter Patronal Camerounais. Le mois d’après, dans la même année, le Cameroun a sollicité l’expertise tunisienne pour dynamiser le secteur des énergies renouvelables… Plus d’autres accords de ce type. Mais les relations entre la Tunisie et ce pays d’Afrique centrale au très gros potentiel (il affiche une croissance de plus de 4% en 2017) et qui a des besoins en tout sont loin d’avoir atteint leur point culminant. C’est sans doute ce que le chef du gouvernement tunisien tentera de corriger lors de son déplacement à Yaoundé…

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De nombreux cadres de rang supérieur et intermédiaire en service dans les divers départements ministériels au Cameroun examinent déjà leur approche vers la domestication de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 pour l’Union Africaine, deux cadres internationaux de développement complémentaires, grâce à de nouvelles connaissances et perspectives acquises lors d’un atelier co-organisé récemment par le gouvernement du Cameroun et la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

Un grand nombre parmi les plus de 40 participants de l’atelier tenu à Yaoundé sur « une approche harmonisée de l’intégration de l’Agenda 2030 pour le Développement durable et de l’Agenda 2063 aux plans de développement national » ont félicité la CEA pour l’initiative qualifiant de « révolutionnaire » le logiciel intégré de simulation conçu par la Commission pour la planification et le suivi de la politique économique, lequel sera adapté aux fins d’intégration des deux agendas aux processus de planification du développement et d’examen des résultats au Cameroun. Le Cameroun figure parmi les 05 pays d’Afrique qui bénéficient de la mise en œuvre de l’initiative dans l’optique d’aider les gouvernements à domestiquer et à intégrer efficacement les deux agendas de développement à leurs processus de planification et de mise en œuvre à l’échelon national.

Les dix-sept (17) Objectifs de développement durable constituent l’essentiel du Programme de développement durable des Nations Unies (Agenda 2030) établi pour remplacer les (08) huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à la fin de l’année 2015, tandis que sept (07) aspirations globales avait été identifiées par les chefs d’Etat africains en 2013 comme cadre de développement de « l’Afrique que nous voulons » au moment où l’Union Africaine (autrefois Organisation de l’Union Africaine) atteindra son centenaire en 2063. Les deux agendas s’entrecroisent sur les principes d’éradication de la pauvreté, de croissance inclusive, d’industrialisation, de création d’emplois décents et d’infrastructures de développement, entre autres. Par conséquent, il est important pour tous les Etats membres d’Afrique qui ont adhéré à ces deux agendas de disposer des cadres intégrés pour assurer l’opérationnalisation des plans de politique nationale sur la base des deux agenda et le suivi des résultats dans les secteurs-tel fut d’ailleurs l’objectif global de l’atelier de Yaoundé.

 « Nous saluons cette grande initiative de la CEA qui vise à nous aider à assurer la misse en adéquation de notre planification de développement avec l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063, surtout la conception du logiciel de simulation qui nous assistera dans l’élaboration des cadres conceptuels et de planification », a déclaré M. Tanang Patrice de la Division du suivi du Ministère des Finance du Cameroun.

D’après Mme MBOLE ESSIANE Annie, Chef de la cellule des Systèmes d’information, des réseaux et des statistiques au Ministère de la justice du Cameroun, l’approche de la CEA fondée sur l’harmonisation  des dispositifs nationaux de planification des politiques et de suivi avec les deux programmes de développement donne une forte impulsion aux efforts déjà consentis (certes de manière non conjointe) par son département ministériel et l’Institut national des statistiques pour ce qui est des initiatives axées sur la politique de planification et le suivi des résultats.

« La CEA nous a donnés de nouvelles perspectives permettant d’atteindre les Objectifs de développement durable des Nations et de les arrimer à l’Agenda 2063 pour l’Afrique et j’estime qu’une fois entièrement opérationnelles, ces perspectives seront d’un grand avantage pour les pays africains», a ajouté Dr. Ibrahim Abba, Chef de la Division de la Recherche, de la planification et de la coopération au Ministère de l’emploi et de la formation professionnelle du Cameroun.

Les planificateurs camerounais estiment avoir beaucoup appris de la session de l’atelier axé sur la simulation des politiques qui portait sur l’évaluation des diverses options stratégiques permettant d’identifier l’impact de l’investissement dans les différents secteurs de l’ensemble du tissu économique de leur pays au moyen des diagrammes de boucle causal. Cette approche permet aux planificateurs non seulement d’être expéditifs dans la définition des priorités en matière d’affectation des ressources à travers les différents secteurs, mais aussi de voir clairement comment la prise de décisions/mesures dans les divers secteurs interagira réciproquement pour produire des résultats de développement sains.

De l’avis du Directeur du Bureau Sous-régional pour l’Afrique centrale de la CEA– M. Antonio Pedro – la Commission met un accent particulier sur l’opérationnalisation des programmes de développement en collaboration avec ses Etats membres dans la sous-région et au-delà, parce que chacun des agendas s’articule autour de la pérennité. Il soutient par ailleurs que la « CEA est déterminée à poursuivre une approche de développement très pragmatique avec plus ou moins d’initiatives sur la recherche des SOLUTION sur l’APPROCHE vers le développement»

D’autre part, le Directeur Général de l’économie au Ministère de l’économie, de la planification et  d’aménagement du territoire du Cameroun– M. Isaac Tamba – affirme que son département ministériel salue la nouvelle approche de la CEA et ses solides relations de travail avec le gouvernement du Cameroun, ajoutant que « ce partenariat est très important pour nous, car il permet d’avancer rapidement vers l’atteinte des cibles et objectifs des cadres de développement nationaux, régionaux et internationaux.»

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Les États-Unis condamnent les violences qui sévissent dans les régions anglophones du Cameroun, notamment le meurtre de deux gendarmes camerounais dans le village de Mbingo, dans la région du Nord-Ouest, d’un soldat camerounais à la sortie de Bamenda le 1er février, d’un agent électoral officiel d’Elections Cameroon (ELECAM) à Bangem, ainsi que les décès signalés de quatre civils à Bamenda et à Belo les 2 et 3 février derniers. Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes et au peuple camerounais, a déclaré Heather Nauert, Porte-Parole, du Département d’Etat.

Nous demandons également aux autorités publiques camerounaises de respecter les droits de l’homme, y compris le droit à une procédure judiciaire en bonne et due forme des 47 Camerounais renvoyés de force par les autorités nigérianes aux autorités camerounaises le 26 janvier et dont beaucoup auraient présenté des demandes d’asile au Nigéria. Nous exhortons le Cameroun et le Nigeria à s’acquitter de leurs obligations en vertu du droit international de s’abstenir de renvoyer de force les demandeurs d’asile dans leur pays d’origine. Les 47 Camerounais sont désormais détenus au Cameroun pour des faits prétendument liés aux tensions et violences dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Nous attendons du Cameroun qu’il accorde à ces personnes et à d’autres les droits et protections inscrits dans la constitution camerounaise, conformément aux obligations et aux engagements internationaux du pays.

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La première édition du salon africain du bâtiment et des métiers connexes “AFRIBAT : Cameroun 2018“, organisée par la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax, en partenariat avec la Chambre de commerce, de l’industrie , des mines et de l’artisanat du Cameroun, se tiendra du 17 au 22 avril 2018, au parc des exposition de Tsigna, à Yaoundé.

Au total, 400 exposants tunisiens, camerounais et étrangers, et 10 000 visiteurs professionnels sont attendus. 300 rendez-vous d’affaires B2B seront aussi organisés.

Ridha Fourati, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax, a dans ce contexte affirmé, lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 21 décembre 2017 au CEPEX, qu’il s’agit d’un grand rendez-vous dédié aux professionnels tunisiens du secteur du bâtiment afin de présenter leurs produits dans ce salon.

Pour sa part, le secrétaire d’Etat chargé du Commerce, Hichem Ben Ahmed, a affirmé que ce salon représente une occasion propice pour les entreprises tunisiennes afin de nouer des contacts et des partenariats avec des professionnels camerounais , soulignant que l’Afrique est un marché à gros potentiel à conquérir.

Il a, en outre, annoncé que l’année 2018 sera caractérisée par l’adhésion de la Tunisie au marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA).

Ben Ahmed a, également, appelé les investisseurs tunisiens à accorder une grande importance aux marchés africains et à renforcer les coopérations et les échanges commerciaux entre la Tunisie et le continent africain.

Les organisateurs de la première édition d’AFRIBAT s’attendent à ce que cette manifestation économique et professionnelle de grande envergure ait un rayonnement des plus marquants aux niveaux professionnel, politique et médiatique ; la chaîne de télévision panafricaine et internationale AFRICA 24 sera l’un des sponsors officiels du Salon.

«AFRIBAT : Cameroun 2018» se veut, en effet, un espace de rencontres internationales entre les professionnels et experts de BTP venant de pays européens et de pays africains, particulièrement ceux limitrophes du Cameroun comme le Gabon, le Tchad, la Guinée, le Nigeria, la RDC. Ce sera, également, une occasion pour la présentation de nombreuses opportunités de réalisation de méga-projets dans le secteur du bâtiment en Afrique.

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Les ministres du Transport de la Tunisie et du Bénin ont signé hier à la capitale béninoise un accord permettant à la compagnie aérienne Tunisair d’ouvrir sa première ligne de transport aérien deux fois par semaine sur Cotonou et à des tarifs préférentiels. Cette signature a été faite à l’occasion du 1er vol inaugural de cette nouvelle desserte, copieusement baptisée par les jets d’eau de la protection civile à son arrivée mercredi 13 décembre 2017 à l’aéroport «Cadjehoun», avec à son bord une délégation de 65 hommes d’affaires conduits par le président de la TABC, Bassam Loukil, qui accompagnaient le PDG de Tunisair, Elyes Mnakbi, lui-même accompagné du ministre du Transport, Radhouane Ayara et de Hatem Ferjani, SE de la diplomatie économique.
«La gazelle pose un pas de plus dans l’Afrique de l’Ouest et inaugure sa 8ème desserte dans l’Afrique subsaharienne», s’est ainsi réjoui le PDG de la compagnie Tunisair qui confirme la «décision stratégique de la compagnie nationale de transport aérien de s’orienter plein sud avec une flotte de nouvelle génération». De son côté, Radhouane Ayara parlera d’un «jour historique» avec cette nouvelle ligne «faite en Kiss landing» dira-t-il dans le langage des transporteurs aériens et pour signifier que cette ligne tant attendue s’est enfin réalisée. Droit au but, Ayara parlera des retombées économiques de la nouvelle ligne Tunis-Cotonou, qui va permettre d’accentuer la coopération commerciale entre les deux pays et ouvrir de nouveaux horizons pour les secteurs tunisiens, de l’enseignement privé et des services de santé.
D’ailleurs Ali Miaoui, DGA commercial de Tunisair, confirmera que cette nouvelle desserte sera outillée pour le transport des malades en civières. Karim Ben Becher complètera la joie des Béninois lorsqu’il annoncera quelques instants plus tard que le gouvernement tunisien a décidé de supprimer le visa pour les Béninois, quel que soit l’objectif de leur séjour en Tunisie. Une annonce qui a été carrément accueillie par les applaudissements des personnalités et des professionnels béninois présents.
Le problème du visa et son utilité économique pour une Tunisie qui s’apprête à intégrer les deux principales communautés économiques d’Etats africains devrait de nouveau se poser lorsque Tunisair lancera en avril 2018 sa nouvelle desserte pour la capitale économique camerounaise, Douala, après l’ouverture de la ligne Tunis-Khartoum annoncée par Ali Miaoui pour le 1er trimestre 2018 aussi. 2019 pour Accra, au Ghana et Lagos, au Nigeria, 2020 pour Libreville au Gabon.
Un problème de visa que la Tunisie devra aussi régler avec un certain nombre de pays africains pour lesquels l’ancien gouvernement de la Troïka avait supprimé les visas et qui n’ont pas encore accordé le même privilège aux Tunisiens…

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Louis Berger s’est vu attribué un contrat de 1,5 millions d’euros (1,7 millions de dollars américains) par les gouvernements camerounais et nigérian pour fournir des services de gestion de projet et de supervision de la construction, relatifs à la construction d’un pont à deux voies de circulation sur la rivière Cross, à Ekok/Mfum qui sert de frontière entre les deux pays.« Nous sommes fiers de pouvoir aider les deux gouvernements à améliorer leurs infrastructures de transport ainsi que la connexion entre les deux pays » affirme Jacques Blanc, vice-président senior chez Louis Berger. « Le nouveau pont contribuera à établir un système de transport plus efficace, permettant ainsi un gain de temps pour ses usagers, tout en améliorant la sécurité et le confort de la conduite pour les utilisateurs de la route, des deux côtés de la frontière. »

Le pont cantilever balancé à deux voies en poutres-caissons aura une longueur d’environ 403 mètres (1 322 pieds), une travée de 150 mètres sur la rivière Cross, et environ 1,4 kilomètres (4 593 pieds) de routes d’accès. La nouvelle structure remplacera le pont suspendu à voie unique qui relie actuellement les deux pays, car sa faible capacité d’absorption de la circulation crée de longues queues des deux côtés de la frontière.

L’équipe va aider l’Unité d’exécution du projet, l’équipe de développement du secteur routier du Ministère Fédéral de l’Energie, des Travaux Publics et du Logement du Nigéria. Elle va également travailler avec l’unité du projet de la Banque Africaine de Développement, au sein du Ministère des Travaux Publics du Cameroun. Le projet s’étendra sur 18 mois et comprendra une période de 12 mois de garantie contre défauts. Les services incluent la gestion du projet, la supervision de la construction et la formation sur la gestion de la construction d’un pont.

Ce projet fait partie du Programme pour la Facilitation des Transports pour le corridor routier Bamenda – Enugu, qui est financé par un prêt conjoint du Fonds africain de Développement au Cameroun et au Nigéria et une aide du Fonds pour le Développement Africain de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CDEAO).

Louis Berger travaille en Afrique depuis plus de 50 ans et compte une expérience de 25 ans au Cameroun et de plus de 30 ans au Nigéria, pays où la société a mis en œuvre des projets dans les domaines du développement économique et institutionnel, des transports et de l’eau.

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Le Gouvernement du Cameroun doit engager les représentants de la population anglophone dans un dialogue politique constructif et mettre un terme aux violences dans le sud-ouest et le nord-ouest, où la minorité anglophone du pays souffrirait de violations des droits de l’homme, a prévenu un groupe d’experts de l’ONU*.

“Nous exhortons le Gouvernement à adopter toutes les mesures nécessaires en accord avec les obligations du Cameroun en matière de droits humains pour mettre fin au cycle de la violence,” ont déclaré les experts dans une déclaration conjointe.

Depuis le 1er octobre, jusqu’à 17 personnes auraient été tuées et des dizaines d’autres blessées et arrêtées au cours de manifestations dans les régions anglophones du pays.

Les experts sont préoccupés par les informations faisant état d’une série de mesures prises par les autorités nationales, notamment des couvre-feux, l’interdiction des réunions publiques et autres restrictions visant à empêcher les manifestations pacifiques. Un recours excessif à la force par les services de sécurité, des blessures, des arrestations en masse, des détentions arbitraires, des actes de torture et autres mauvais traitements ont également été signalés.

La liberté d’expression aurait également été limitée par le blocage des connexions Internet et de l’accès aux plateformes de médias sociaux telles que Twitter, WhatsApp et Facebook, qu’un expert de l’ONU a précédemment condamné.

“Ces restrictions doivent cesser immédiatement et le Gouvernement doit mener une enquête approfondie, impartiale et indépendante sur toutes les allégations de violations des droits de l’Homme perpétrées pendant et après les événements du 1er octobre. Le Gouvernement doit prendre des mesures efficaces pour poursuivre et sanctionner tous les responsables de ces violations.”

Cet appel intervient près d’un an après que les experts de l’ONU aient publiquement exhorté le Gouvernement à mettre fin à la violence contre la minorité anglophone, suite aux informations selon lesquelles les manifestants anglophones de Buea et Bamenda auraient subi une force excessive.

Les experts ont également dénoncé tout recours à la violence contre des membres des forces de sécurité, après avoir reçu des informations selon lesquelles plusieurs ont été tués la semaine dernière.

Depuis décembre 2016, les experts ont exprimé à plusieurs reprises leurs préoccupations directement au Gouvernement camerounais et continuent de surveiller et de demander des éclaircissements sur les violations présumées des droits de l’Homme dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays.

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La Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (Magzi) vient d’agrandir son patrimoine. Dans un communiqué publié le 26 octobre, la Magzi annonce la création d’une zone industrielle à Bamenda, région du Nord-Ouest,  au lieudit Nkwen. Pour l’instant, la superficie n’a pas encore été indiquée, rapporte le site Investir au Cameroun.

Toujours selon la même source, ce nouveau projet  intervient au moment où celles de Bonabéri et Bassa sont saturées. La Magzi dispose de 1 030 ha de terrain répartis à Bonabéri, Bassa (Douala), Mvan, Nsam (Yaoundé), Banengou-Koptchou (Bafoussam), Ombé, Ngaoundéré ou encore Djamboutou à Garoua. Les zones de Bertoua, Kribi, Bamenda, sont installées sur 508 ha.

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Le navire de Greenpeace, l’Esperanza, a accosté au port de Douala, au Cameroun, pour la première étape de sa tournée en Afrique centrale. Pendant quatre semaines, l’Esperanza naviguera dans les eaux du Cameroun, de la République Démocratique du Congo et de la République du Congo dans le but d’échanger avec les communautés locales et de sensibiliser à l’importance de la forêt du Bassin du Congo. La tournée est dénommée «Donnez une chance à la forêt du Bassin du Congo».

“En menant notre navire en Afrique centrale et au Cameroun pour la première fois, Greenpeace Afrique cherche à souligner son engagement à travailler avec les communautés locales et les parties prenantes dans le but de résoudre les problèmes de l’agriculture industrielle, et de l’exploitation forestière qui sévissent dans la région du Bassin du Congo depuis des décennies” Lindlyn Moma, directrice du programme Greenpeace Afrique.

La forêt du bassin du Congo est la deuxième plus grande forêt tropicale du monde. Plus de 75 millions de personnes et un large éventail d’espèces menacées en dépendent pour leur survie. Cependant, l’exploitation forestière et l’exploitation agricole a grande échelle contribuent trop souvent à la perte de cette forêt et à l’accaparement des terres. Comme conséquence, les communautés locales et indigènes perdent leurs droits coutumiers au détriment des entreprises forestières.

Pendant la visite du navire, les communautés locales entreprendront une série d’activités pour montrer leur soutien à la protection de la forêt du bassin du Congo. Greenpeace Afrique va ainsi répercuter ce soutien sur le plan local et international. Les voix de ces communautés seront entendues sous la forme de danses traditionnelles, de défilés de mode forestière et d’un arbre à souhaits qui captera les doléances des communautés pour leur forêt. Ces doléances seront remises aux dirigeants du monde réunis à Bonn en Allemagne lors de la réunion sur le climat de la COP 23. Le navire sera ouvert au public et des visites guidées du navire seront également organisées à leur intention.

“Nous sommes ravis de pouvoir discuter avec les Camerounais des questions de protection des forêts. La destruction des forêts est une menace majeure pour l’environnement mondial qui dépend de la forêt du bassin du Congo pour réguler les composés carboniques dans notre atmosphère. Il est impératif que la collaboration entre les États soit renforcée pour promouvoir l’aménagement du territoire. Nous devons également encourager l’écotourisme et la foresterie communautaire pour garantir la protection de nos forêts pour les générations présentes et futures» a déclaré Sylvie Djacbou, responsable des forêts en Afrique de Greenpeace.

Pendant les quatre prochaines semaines, l’Esperanza de Greenpeace va accueillir les parties prenantes dans la région pour accroître l’urgence de la nécessité de faire face à l’approche non durable actuelle de la gestion forestière. Ces activités contribueront également à créer un sentiment de fierté et de conservation chez les jeunes de la région.

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Le Bureau régional multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, en collaboration avec la Communauté Économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), organise du 10 au 12 octobre 2017, un atelier des experts de l’enseignement supérieur de l’Afrique centrale, sur l’actualisation des outils de l’étude de faisabilité de la création des Pôles d’Excellence Technologiques Universitaires (PETU) dans la sous-région.

En effet, les ministres en charge de l’Enseignement supérieur des pays de la CEEAC réunis à Yaoundé du 26 au 29 juin 2012, avaient signé la Déclaration portant engagement pour la mise en place des PETU. L’UNESCO et la Banque Africaine de Développement (BAD), en plus d’autres appuis et initiatives de l’Union Africaine et des organisations sous régionales, soutiennent sur les plans technique et financier, depuis plus de sept ans la création des PETU.

Les PETU sont des institutions universitaires de qualité internationale ouvertes à tous et servant l’intérêt commun et à même de produire, dans des champs disciplinaires technologiques essentiels, une élite susceptible de s’impliquer valablement dans les grands chantiers du développement économique et social des pays de la CEEAC. Ces champs disciplinaires sont centrés sur les domaines ci-après :

  • Agriculture, élevage, pêche, agro-industrie, biotechnologie
  • Energétique, génie électrique, génie biomédical thermique, énergies renouvelables,
  • Infrastructures, mines et métallurgie
  • Pétrole, gaz, génie chimique
  • Forêt – bois, eau, environnement
  • Mathématiques appliquées, mécanique
  • Génie informatique, télécommunications, technologie de l’information et de la communication

Les différentes rencontres organisées depuis 2010 sur les PETU, ont permis la validation d’une feuille de route, l’élaboration des outils d’évaluation in situ des institutions candidates et à la préparation d’une requête de financement du projet soumise par la CEEAC à la BAD.

L’objectif de cette nouvelle réunion est de relancer le processus de financement du projet dont la phase première est l’actualisation du document du projet et son alignement sur les nouvelles priorités nationales guidées par les Objectifs de Développement Durable (ODD).

Il faut signaler que la concertation de Yaoundé servira aussi de cadre d’échanges sur les initiatives sous- régionales et l’identification des axes d’interventions conjointes entre l’UNESCO et la CEEAC.

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Suite à sa déclaration du 28 septembre, le Secrétaire général reste profondément préoccupé par la situation au Cameroun. Il condamne fermement les actes de violence signalés dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest du pays le 1er octobre, y compris des pertes en vies humaines. Il invite les autorités camerounaises à mener une enquête sur ces incidents et exhorte les dirigeants politiques des deux côtés à appeler leurs partisans à s’abstenir de tous nouveaux actes de violence et à condamner sans équivoque toute action qui puisse nuire à la paix, la stabilité et l’unité du pays.

Le Secrétaire général prend note de l’appel au dialogue lancé par les autorités et encourage les représentants de la communauté anglophone à saisir cette opportunité dans leur recherche de solutions aux griefs de la communauté, dans le cadre de la constitution camerounaise.

Le Secrétaire général réitère le soutien des Nations Unies à ces efforts, à travers le Bureau régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA).

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Il y a de l’eau dans le gaz entre le Cameroun et son puissant voisin, le Nigeria. Ce dernier a décidé de ne pas en rester à la grogne et aux accusations contre le Cameroun après l’expulsion de quelque 4 402 réfugiés nigérians en 2017, il demande maintenant des mesures de représailles, musclées, rapporte Africa News. Abike Dabiri-Erewa, la conseillère aux Affaires étrangères et de la diaspora du président nigérian, Muhammadu Buhari, a par ailleurs demandé aux organismes régionaux, notamment la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), de mettre leur nez dans cette affaire potentiellement explosive, dans une région instable régulièrement ensanglantée par les incursions meurtrières des terroristes de Boko Haram (plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés).

Cette attitude hostile des soldats camerounais aux demandeurs d’asile nigérians est vraiment inquiétante”, a déclaré Dabiri-Erewa à la télévision nationale, en réaction au rapport publié mercredi dernier par Human Rights Watch (HRW). Ce dernier a écrit dans ce document que les réfugiés étaient “forcés à monter dans des camions comme des animaux”. A ces traitements dégradants s’ajoutent des accusations contre les soldats camerounais, par HRW, de détention et torture des réfugiés nigérians, avant de les transférer de force vers le nord-est du Nigeria, piétinant ainsi “le principe de non-refoulement, qui interdit le renvoi de réfugiés et de demandeurs d’asile vers des lieux où ils peuvent être persécutés”.

Le porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary, a de son côté démenti catégoriquement : “Ce rapport ne repose sur rien”, avant d’ajouter : “Je voudrais rappeler à Human Rigths Watch deux choses : premièrement, nous avons aujourd’hui près de 500.000 réfugiés dans notre pays (…) Deuxièmement, le Cameroun n’a pas vocation à être une nation qui est disposée à accueillir les réfugiés du monde entier (…). Les allégations de torture et notamment d’agression sexuelle (imputées aux militaires camerounais) constituent un mensonge éhonté“. Bakary a indiqué : Les militaires “reçoivent avant de s’engager sur le théâtre des opérations un enseignement moral” et “savent que quiconque est pris en flagrant de délit de violation (des principes édictés) est puni”, a-t-il ajouté, avant de conclure en ces termes : “Aussi longtemps qu’on n’aura pas pris pas un soldat en flagrant délit d’agression sexuelle, tout ça relèvera des fantasmes de Human Rights Watch”…

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Le Comité pour la protection des journalistes publiera son rapport intitulé « Journalistes, pas terroristes: au Cameroun, la législation antiterroriste est utilisée pour calmer les critiques et supprimer la dissidence », le 20 septembre 2017.

Les autorités camerounaises ont utilisé une interprétation large de la loi antiterroriste, promulguée en 2014, pour arrêter et menacer les journalistes locaux qui rapportent sur le groupe militant Boko Haram ou les troubles dans les régions anglophones du pays. Les journalistes arrêtés en vertu de cette loi, y compris le radio diffuseur de Radio France Internationale et lauréat du Prix de la Liberté de la Presse International du CPJ, l’honorable Ahmed Abba, font face au tribunal militaire et à des peines sévères. Un décret présidentiel en août 2017 a mis fin à des procédures judiciaires contre au moins quatre journalistes, mais la loi reste en place. Avec les élections qui auront lieu l’année prochaine, un grand nombre des journalistes du Cameroun se disent trop effrayés pour couvrir les problèmes politiques ou délicats.

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