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Chafik Jarraya

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Le gouvernement tunisien a lancé ce qu’il présente comme une campagne sans précédent contre la corruption, arrêtant huit hommes d’affaires le 23 mai et confisquant leurs biens.

Dans un seul cas, cependant, le gouvernement est allé bien au-delà des accusations de corruption. C’est au sujet de Chafik Jarraya, déféré devant la justice militaire le 26 mai pour trahison, atteinte à la sécurité de l’Etat et intelligence avec une armée étrangère, un crime passible de la peine capitale. L’avocat de Jarraya, Fayçal Jadlaui, a déclaré dans un communiqué le 1er juin que les accusations portées contre son client sont dénuées de tout fondement juridique et peuvent relever des règlements de comptes politiques, écrit Al-Monitor, le site de référence dédié à la couverture et à l’analyse du Moyen-Orient.

Des politiciens et des activistes de la société civile ont apporté leur soutien au gouvernement. Cependant, certains Tunisiens craignent que le gouvernement ait conçu cette campagne uniquement pour s’assurer l’appui de l’opinion publique suite aux mouvements de protestation de Tataouine au cours desquels un jeune homme a été tué, écrasé par un véhicule de la police. Les citoyens protestaient également contre un projet de loi qui accorde l’amnistie aux personnes accusées de corruption sous le régime de l’ex président Zine El Abidine Ben Ali, renversé en 2011.

Un processus sélectif et superficiel !

Abdellatif Haddad, activiste politique et syndical, estime que le moment choisi pour le lancement de la campagne de lutte contre la corruption a pris les Tunisiens au dépourvu. Il a affirmé à Al-Monitor que « le gouvernement capitalise intelligemment sur [ses pouvoirs en vertu de ] l’état d’urgence dans le pays, » qui a été instauré il y a un an et demi à la suite d’un attentat-suicide qui a tué 12 agents de la sécurité présidentielle dans la capitale, Tunis. Le 16 mai, la présidence la République a prolongé l’           état d’urgence pour un autre mois.

L’optimisme au sujet de la campagne de lutte contre la corruption est quelque peu retombé, note Haddad, quand des accusations liées à la sécurité ont été lancées contre Jarraya. La question sécuritaire a occulté la corruption et nourri « la crainte que la campagne puisse devenir un processus sélectif, superficiel ou un règlement de comptes politiques, gardant à l’abri le fantôme de la corruption et de ses cellules toxiques ».

Le gouvernement et le pouvoir judiciaire n’ont fait aucune déclaration officielle au sujet des accusations portées contre les personnes arrêtées, à l’ exception de la brève déclaration faite le 24 mai par le chef du gouvernement Youssef Chahed, qui a affirmé que la corruption impunie voue le pays à la perte et à la ruine. « Il n’y a pas d’autre choix. Soit la corruption soit l’État. Soit la corruption soit la Tunisie. J’ai choisi l’Etat et la Tunisie » a clamé Chahed.

La vague d’arrestations s’est poursuivie, et le 30 mai, elle a touché Saber Ajili, directeur du département de la sécurité touristique au ministère de l’Intérieur et ancien directeur général de l’unité de lutte contre le terrorisme. Les autorités ont affirmé que Saber Ajili est lié à l’affaire Jarraya, mais n’ont donné aucun détail sur la nature des relations entre les hommes.

Abderraouf al-Ayadi, le chef du parti Wafa, a déclaré dans un communiqué qu’il doutait du sérieux du gouvernement de Chahed dans la lutte contre la corruption, affirmant que les arrestations « font partie intégrante du plan du parti au pouvoir Nidaa Tounès pour régler des comptes. »

Cette formation politique est en proie à de graves conflits internes, et certains de ses députés au Parlement soutiennent que les arrestations, notamment celle de Jarraya, sont destinées à exacerber les divisions et à salir la réputation des parlementaires qui lui sont liés.

« Evidente incohérence »

Haddad estime que la pléthore d’explications possibles pour la campagne du gouvernement est due au « manque d’informations officielles crédibles », ajoutant qu’il existe une «  évidente incohérence entre le slogan de la campagne de la guerre contre le terrorisme et l’exercice réel, marqué par deux vagues ».

« La première vague a créé une effervescence en raison de l’arrestation de caïds de la contrebande et de chefs de lobbies de la corruption ; les hommes d’affaires arrêtés ont censément des précédents en matière de contrebande et d’activités économiques illégales », a-t-il dit. « La deuxième vague a pointé quelques figures notoires pour atteinte à la sécurité de l’Etat et espionnage au profit d’une armée étrangère. C’est une dangereuse déviance de l’affaire de corruption, qui devient maintenant une question de Renseignement militaire et de sécurité ».

L’analyste politique indépendant Abdul Sattar al-Ayidi a indiqué à Al-Monitor que « la campagne du gouvernement contre certains hommes d’affaires accusés de corruption révèle un conflit au sein du parti au pouvoir. Un grand nombre des personnes arrêtées sont connues dans les milieux politiques locaux pour être proches d’une faction au sein de Nidaa Tunis, en particulier Jarraya ». Il ajoute que « bien que Chahed soit membre de Nidaa Tounès, il a décidé de régler les différends en arrêtant ces figures, apparemment avec le soutien du président. Ainsi, [Chahed] a réalisé plus d’un objectif: D’une part, il a obtenu un plus grand soutien public et politique de son gouvernement, qui fait face à plusieurs défis économiques et politiques aggravées par des manifestations dans les régions défavorisées. D’autre part, il a tenu la promesse qu’il avait faite de combattre le terrorisme, lorsqu’il a été nommé chef du gouvernement ». « En prime, il a pu affaiblir l’autre faction de Nidaa Tounes ».

Quelles que soient les véritables intentions du gouvernement derrière sa campagne contre ces suspects, il répond manifestement à une demande publique de longue date pour lutter contre la corruption endémique dans le pays.

La campagne intervient alors que le gouvernement a désespérément besoin d’être sauvé des manifestations qui ont éclaté exigeant plus d’opportunités d’emploi dans les champs pétrolifères à Tataouine. Le gouvernement a perdu le soutien politique et de l’opinion publique un an seulement après son entrée en fonction en raison de la situation économique et sociale dans le pays. Cette campagne anti-corruption donnera au gouvernement un coup de pouce supplémentaire pour aller de l’avant, et elle a apparemment accru la popularité de Chahed et pourrait le propulser mettre au-en tête de la liste des candidats à l’élection présidentielle de 2019. Pourtant, la campagne poursuit des objectifs et des intentions vagues, le tout marqué du sceau du secret.

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Le centre de gravité de la présente campagne contre la corruption semble se déplacer vers le Bardo, avec des soupçons qui s’agglomèrent pour incriminer des députés d’avoir trempé dans des faits de corruption, de s’y être associés ou encore de les avoir favorisés. Soupçons, disions-nous, et uniquement cela, car il ne peut s’agir que d’une perception, d’une opinion défavorable à l’égard de quelqu’un, de son comportement, fondé sur des indices, des impressions, des intuitions, mais sans preuves précises. Mais c’est suffisant pour déclencher une action en justice, une information judiciaire, pour aller au fond des choses, démêler le vrai du faux, pour finalement aider à la manifestation de la vérité. Et c’est alors que l’on cessera de parler de soupçons pour entrer dans le vif du sujet, instruire à charge comme à décharge, inculper et enfin juger.

Sans qu’il y ait lieu d’être sélectif, ce sont les élus de Nidaâ Tounès, qui sont en train d’essuyer ces présomptions de faits de corruption, pour avoir été proches -d’aucuns affirment aux ordres et sous la coupe- de l’homme d’affaires Chafik Jarraya, et sans doute d’autres, même s’ils s’en défendent avec la dernière énergie. Certains d’entre eux, du reste, poussant loin les limites de cet exercice, veulent renoncer à l’immunité parlementaire, histoire de convaincre leurs détracteurs qu’ils n’ont rien à craindre ni à cacher. Leur groupe parlementaire va même jusqu’à dénoncer vigoureusement la « campagne tendancieuse s’appliquant à exploiter les récentes arrestations pour nuire à l’image de plusieurs députés du parti ».

Une assurance et un aplomb qui cachent mal cet émoi qui s’est installé sous la coupole de l’Assemblée des représentants du peuple. Une aubaine pour l’opposition pour tirer à boulets rouges sur ceux des élus de Nidaâ, mais dans une bien moindre mesure d’Ennahda, déjà sous ses fourches caudines pour commission des faits réels ou supposés couvrant les dessous de table, les fraudes de toutes sortes,           l’extorsion, le favoritisme et le détournement des fonds publics et privés, bref la corruption et la concussion dans leur acception toute générale.

Des pratiques dont on dit qu’elles sont répandues dans certains compartiments de la Représentation nationale comme dans de très nombreux parlements dans le monde, par exemple en France où , selon un récent sondage, les parlementaires figurent à la tête des responsables jugés les plus corrompus (77%), les députés européens (76%) et le pouvoir exécutif national (72%). Pour autant, leurs pairs tunisiens devraient-ils s’offusquer outre mesure d’accusations de la même eau ?

Des accusations et griefs disséqués dans le dernier rapport de Crisis Group où l’ARP est présentée comme « le centre de convergence des réseaux clientélistes », une assertion validée par des entrepreneurs, de hauts fonctionnaires, de militants politiques et syndicaux qui affirment en chœur que « plusieurs députés sont devenus spécialistes de courtage et de portage d’affaires ». Mais surtout, « les opérateurs économiques qui ont financé la campagne électorale de certains partis ou ils ont été élus, influencent directement les nominations des ministres, des secrétaires d’Etat, des cadres de l’administration centrale, régionale et locale, y compris des douanes et des forces de sécurité intérieure ». Et ces derniers sont tenus de « renvoyer l’ascenseur » aux hommes et femmes d’affaires qui ont contribué à les nommer en bloquant et débloquant des projets économiques, une fois en poste. Certains, comme sous la dictature, se verraient dans l’obligation d’obtempérer pour éviter de voir leurs dossiers de mœurs, de fiscalité ou de corruption étalés au grand jour, d’autres le feraient sous la menace de révocation ou seulement pour s’acquitter de leur dette.

En attendant Chahed !

Alors que le processus investigatif se poursuit sans révéler plus que ce que l’on sache déjà, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, n’a pas soufflé mot de l’ordonnance de sa croisade, depuis ses furtives et cornéliennes déclarations sur le choix que les Tunisiens sont sommés de faire entre leur pays et la corruption. L’opportunité lui sera offerte de préciser sa pensée et d’en dire davantage à l’opinion publique à travers l’ARP convoquée à cet effet en séance plénière pour débattre du processus de la lutte contre la corruption, selon son président Mohamed Ennaceur qui a salué l’initiative « singulière » de Chahed, ayant eu une influence positive sur l’opinion publique car « elle a renforcé la confiance en l’Etat ».

Ce qu’il faut attendre du chef du gouvernement, c’est moins des professions de foi et des déclarations d’intention qu’une stratégie cohérente, efficace et de long terme pour déconstruire tout le système à l’enseigne duquel s’organise et se structure la corruption dans le pays. Il lui sera tout aussi indispensable de lancer un cri de ralliement pour mobiliser dans une même cause toutes les composantes de la communauté nationale et toutes les articulations de l’Etat, singulièrement la magistrature à laquelle sera confié l’essentiel du travail.

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Un cadre sécuritaire soupçonné d’avoir des liens avec l’homme d’affaires Chafik Jarraya a été arrêté hier dans le cadre d’une large campagne d’arrestation qui fait la Une depuis plus d’une semaine en Tunisie.

Une source au poste de police de Gorjani a déclaré à l’AFP qu'”Un mandat de dépôt a été émis à l’encontre du directeur général de la sûreté touristique, également ex-directeur de l’unité de lutte contre le terrorisme”.

Selon Akher Khabar, ce serait Saber Laajili, qui a été mis à la disposition du juge d’instruction militaire chargé du dossier de Jarraya.

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L’avocat de l’homme d’affaires Chafik Jarraya, Faycal Jadlaoui, a déclaré sur Shems fm ce mardi 30 mai 2017 que son client a entamé une grève de la faim pour obtenir des autorités qu’ils le laissent voir sa famille. Il a ajouté et que son état de santé s’est aggravé. Il a déclaré que Jarraya a été transféré à l’hôpital militaire puis à la caserne de l’Aouina où il a pu contacter ses proches.

Sur un autre volet, l’avocat a indiqué qu’il a demandé à disposer du dossier de son client mais que le juge d’instruction a refusé de lui en donner une copie, a ajouté la même source.

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Lors de sa réunion, lundi 29 mai 2017, à l’ARP, le bloc parlementaire de Nidaa Tounes a décidé de saisir la justice pour poursuivre “ceux qui s’attaquent aux députés et essayent de ternir leur image et ce, suite aux dernières arrestations effectuées dans le cadre de la compagne menée par le gouvernement contre la corruption”, selon le parti.

Nidaa Tounes a également décidé de présenter une initiative concernant la lutte contre la corruption.

Par ailleurs, dans une déclaration de presse, le député du groupe parlementaire de Nidaa Tounes, Jalel Ghdira a précisé, lundi, que quiconque soupçonné de corruption, qu’il soit député ou simple citoyen, doit être traduit devant la justice, se disant favorable à la divulgation de noms impliqués dans la corruption et à leur comparution devant la justice quelles que soient leurs responsabilités.

“Aucune accusation n’a encore été portée contre des acteurs politiques”, a-t-il fait remarquer.
Plusieurs députés du bloc parlementaire de Nidaa Tounes ont été accusés d’avoir des liens avec l’homme d’affaires Chafik Jerraya, arrêté récemment pour “atteinte à la sûreté de l’Etat”.

A noter qu’un groupe de députés a, volontairement, demandé la levée de l’immunité parlementaire, dont les membres du bloc “Al Horra” du mouvement Projet de la Tunisie ainsi que les députés Leila Chattaoui et Wallid Jallad.

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Le secrétaire d’Etat aux Domaines de l’Etat et aux affaires foncières, Mabrouk Kourchid, est le premier membre du gouvernement à s’exprimer de manière officielle sur la guerre contre la corruption dont le coup d’envoi a été donné la semaine dernière par le chef du gouvernement Youssef Chahed, et qui a donné lieu à une série d’interpellations et de mesures de confiscation de biens.

Interrogé par Africanmanager dans une interview exclusive sur le timing du lancement de cet épisode de lutte contre la corruption et s’il ne serait pas lié aux révélations de Mohamed Imed Trabelsi, et aux mouvements de protestation et aux troubles à Tataouine, il a affirmé que l’action du gouvernement en la matière a commencé dès la formation du gouvernement d’union nationale issu du Document de Carthage, ajoutant que des centaines de plaintes ont été déposées par le gouvernement et les institutions de l’Etat auprès des pôles judiciaire et financier, sans que les dossiers ne soient traités avec la rapidité requise. Le secrétaire d’Etat s’est plaint de cette « énorme lenteur » dans le traitement du dossier « urgent » de la corruption. Le 2ème obstacle qui entache le processus de lutte contre la corruption est l’absence de textes punissant la corruption, sauf, a-t-il signalé, un article datant de l’ère beylicale, régissant les faits de corruption et de concussion. « Du coup, nous nous sommes trouvés en état d’incapacité due aux institutions autant qu’à la pénurie de textes juridiques », a-t-il dit , soulignant que l’urgence était telle qu’il a été fait recours à l’article 5 du décret de janvier 1978 sur l’état d’urgence, sans toutefois omettre d’insister sur le fait que le gouvernement s’attelait déjà à la tâche bien avant les derniers événements.

Kourchid a annoncé, dans cet ordre d’idées, le démarrage de l’exécution de la décision de confiscation de biens des 8 hommes d’affaires tunisiens dont 7 ont été interpellés au cours des deux derniers jours.

Dans son interview avec Africanmanager, il a évoqué également le début de l’opération d’inventaire et de recherche des biens de ces derniers, ajoutant qu’elle sera annoncée sitôt complétée. Il a souligné que la commission de confiscation, en coopération avec la Banque centrale, le ministère des Finances, les recettes de finances et les autres ministères, se chargera d’exécuter ces décisions dans le cadre du respect de la loi, mettant l’accent sur le rôle de son département qui s’emploie à en faciliter la mise en œuvre en mettant à disposition tous les documents requis.

Il a affirmé que la décision portant confiscation des biens des interpellés est une décision « indépendante prise sur la base de documents officiels ayant établi que ces derniers avaient partie liée avec la famille de l’ancien président Ben Ali.

Le secrétaire d’Etat a précisé que c’est le principe de la confiscation civile qui a été appliqué concernant les personnes interpellées, à savoir Mongi Ben Rbah, Kamel Ben Gholam Grej, Chafik Jarraya, Yacine Chennoufi, Néjib Ben Smaiel, Ali Grioui, Hlel Ben Massoud Bechr  et Mondher Jenayah.

Il a affirmé que ce choix a été opéré conformément à des normes objectives dans l’instruction des dossiers les plus brûlants au niveau de la Douane et des institutions de l’Etat, ajoutant que l’opération de tri a abouti à la désignation de ce groupe des 8, impliqué déjà dans des affaires de menaces de l’ordre et de la sûreté publique, relevant à la fois du ministère de la Défense et de celui de l’lntérieur, ce qui explique la présence du nom de Chafik Jarraya dans cette liste dont le dénominateur commun est la contrebande.

Ila affirmé que cette liste n’est pas définitive, ce qui explique aussi la poursuite des travaux de la commission de confiscation pour concerner dans une prochaine étape           un autre groupe d’hommes d’affaires dont il a été établi qu’ils ont réalisé des avantages illégaux, comme l’attestent les preuves recueillies.

Mabrouk Kourchid a indiqué que le gouvernement de Youssef Chahed est déterminé à aller de l’avant dans la lutte contre l’enrichissement illicite comme c’est le cas dans nombre de pays tels que les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne. Il a annoncé dans ce contexte qu’il sera procédé à la création d’une commission permanente de la confiscation qui œuvrera dans le cadre du dispositif de lutte contre la corruption.

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Une source bien informée a confié ce lundi 29 mai à Africanmanager que lors de son interrogatoire par le parquet au tribunal miliaire permanent de première instance de Tunis, l’homme d’affaires Chafik Jarraya a dévoilé une liste de noms de politiciens qui seraient impliqués dans des affaires de corruption.

On rappelle que la Commission nationale de gestion des avoirs et fonds confisqués a annoncé la saisie des biens de Jarraya pour son implication dans des réseaux de corruption et de contrebande et pour atteinte à la sécurité publique et à la sûreté de l’Etat.

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L’avocat Faycal Jadlaoui a déclaré ce vendredi 26 mai sur Akher Khabar que l’homme d’affaires Chafik Jarraya sera entendu par le juge d’investigation au tribunal militaire permanent de première instance de Tunis.

Il a ajouté que son client a demandé la présence de ses avocats lors de son audition et a également réclamé le report de son interrogatoire.

On rappelle que la Commission nationale de gestion des avoirs et fonds confisqués a annoncé la saisie des biens de Jarraya pour son implication dans des réseaux de corruption et de contrebande et pour atteinte à la sécurité publique et à la sûreté de l’Etat.

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Les décisions d’assignation à résidence à l’encontre de certaines personnes ont été prises sur la base “d’indications prouvant leur implication dans des infractions susceptibles de menacer dangereusement la sécurité et l’ordre général”, a précisé le ministère de l’intérieur dans un communiqué rendu public jeudi soir.
“Cette mesure est d’ordre préventif, limitée dans le temps et dictée par la nécessité de sauvegarder la sécurité générale et lutter contre la corruption et devra prendre fin avec l’expiration de l’état d’urgence”, a indiqué le ministère.
Le département de l’intérieur a souligné son souci “de se conformer aux garanties offertes aux personnes concernées, selon les dispositions de la constitution et de la législation en vigueur, pour ce qui concerne notamment les conditions de détention propices et de l’encadrement sanitaire”.
Il a précisé que l’assignation à résidence à l’encontre de ces personnes a été décidée conformément à la loi de l’état d’urgence, notamment l’article 5 du décret 50 de 1978 qui “autorise l’assignation à résidence dans une zone territoriale ou une localité donnée de toute personne dont l’activité est jugée dangereuse pour la sécurité et l’ordre général”.
Une dizaine d’hommes d’affaires suspectés de corruption ont été arrêtés et assignés à résidence en début de semaine, dont notamment l’homme d’affaires Chafik Jarraya et Yacine Chennoufi ainsi que le contrebandier résident à Kasserine, Ali Gueriri, et les deux trafiquants de cuivre dans la région de Sousse, Adel et Fethi Jenayeh, a appris l’agence TAP jeudi de source responsable.

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Lorsqu’il avait été interpellé dans un café tunisois de la région du Lac et mis en résidence surveillée dans un lieu resté secret, «Chafik Jarraya rentrait tout juste d’une intense série de rendez-vous à Genève, selon le site «Maghreb Confidentiel ». La même source rapporte, dans sa livraison du 25 mai 2017, que Jarraya «y a pris part à la médiation “libyenne”‘ organisée par le Centre pour le dialogue humanitaire (HD Centre), du 18 au 21 mai. Chafik Jarraya y flanquait son partenaire en affaires Abdelhakim Belhadj, le patron du parti libyen Hizb al-Watan et ex-leader du Groupe islamique combattant libyen (GICL) ». Le but de la rencontre, selon la même source, serait de  «jeter des ponts entre leaders islamistes tripolitains et représentants de tribus nostalgiques de l’ère Kadhafi», mais n’aurait pas été couronné de succès.

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Une unité spéciale a arrêté, dans la soirée de ce mercredi 24 mai 2017, un homme d’affaires et un baron de la contrebande à Kasserine, rapporte Mosaïque Fm, citant une source bien informée. L’arrestation s’est déroulée, selon la même source, dans le plus grand secret.

Il est à rappeler à ce propos qu’une campagne d’arrestation d’hommes d’affaires soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption financière et administrative a été lancée, mardi soir, dans le cadre de l’application des dispositions de l’état d’urgence. Parmi eux, figurent les hommes d’affaires Chafik Jarraya et Yassine Chennoufi.

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Aucune information officielle n’a filtré à propos de l’interpellation de l’homme d’affaires Chafik Jarraya, ni sur celle de l’ancien douanier converti aux affaires Yassine Channoufi, qui s’était aussi essayé au poste de chef d’Etat, sans succès, en 2014. L’Etat tunisien se mure dans le silence. Peut-être aussi dans un «Silence on tourne».

L’assignation de Jarraya a été officieusement prêtée aux unités spécialisées de la Garde Nationale. Invité mardi soir sur la chaîne TV Al Hiwar, le porte-parole de la Garde Nationale, Khalifa Chibani, a nié avoir connaissance d’une telle interpellation. Même déni à ce  propos de la part du pôle judiciaire antiterroriste. Dans une déclaration mardi à la Tap, le porte-parole du ministère public près le tribunal de première instance de Tunis, Sofien Selliti, avait affirmé que «le parquet de Tunis près le Pôle financier et le Pôle de lutte contre le terrorisme n’a pas eu connaissance de l’affaire et n’a pris aucune décision pour l’arrestation ou le placement en garde à vue. En vertu de la loi, une telle décision ne peut être prise qu’une fois que le parquet a rendu une ordonnance».

  • Où est Chafik Jarraya ?

A La Kasbah, siège du gouvernement, qui semble avoir fuité l’information de l’interpellation de Jarraya, notamment à certains journalistes, on se refuse aussi de confirmer ou d’infirmer de manière officielle cette arrestation, pourtant faite en public dans un café où il avait ses habitudes dans la région du Lac. Personne n’a donc, officiellement, interpellé Jarraya et personne ne sait où il se trouve. Cela revient presqu’à dire qu’il est libre, mais invisible !

Officieusement, l’homme d’affaires, régulièrement soupçonné de liens avec le neveu de l’ancienne première Dame de Tunisie, Leila Ben Ali, Imed Trabelsi, qui ne l’a pourtant pas cité nommément lors de son dernier passage public à l’IVD, aurait été arrêté pour des affaires liées au terrorisme. Tout aussi officieusement, on l’accuserait de financement des dernières manifestations de la région du Kamour au sud tunisien et qui ont dérapé vers le pillage et l’incendie de plusieurs bâtiments et voitures de la Garde Nationale.

Par la voie de Khalifa Chibani, ce corps sécuritaire paramilitaire se dit par ailleurs particulièrement visé par les violences de Kamour, à cause de ses réussites sur le plan de la lutte contre la contrebande, une activité fortement liée à la lutte antiterroriste.

Selon un ancien juge qui a requis l’anonymat, l’interpellation de Jarraya et sa «disparition» s’explique par le fait qu’elle aurait été opérée dans le cadre de l’article 5 du décret n°78-50 du 26 janvier 1978, sur l’Etat d’urgence.

Selon ledit article de ce décret toujours en vigueur, «le ministre de l’Intérieur peut prononcer l’assignation à résidence dans une circonscription territoriale ou une localité déterminée, de toute personne, résidant dans une des zones prévues à l’article 2 dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics desdites zones». L’article 8 du même décret donne possibilité d’ordonner des perquisitions à domicile, de jour et de nuit, ce qui semble avoir déjà été fait pour Jarraya, selon des informations de presse.

On remarquera que cette disposition est la seule et unique à avoir été appliquée, depuis la mise en place de l’Etat d’urgence en 2011 et ses renouvellements récurrents. On remarquera aussi que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui était accompagné de son ministre de la Justice, a effectué dans la matinée du mercredi 24 mai 2017 une visite au siège du pôle judiciaire et financier. Officiellement, c’est juste «une visite d’inspection au cours de laquelle il s’est réuni avec les magistrats pour faire le point sur les difficultés qu’ils rencontrent». On ne peut cependant ne pas faire le lien entre cette visite et l’interpellation opérée dans des circonstances exceptionnelles régies par l’Etat d’urgence.

  • L’Etat devra subvenir aux besoins de la famille de Jarraya

Précisons aussi que l’article 1er de ce décret indique que «l’état d’urgence peut être déclaré sur tout ou partie du territoire de la République, soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’évènements présentant par leur gravité le caractère de calamité publique». Ce décret, un artifice juridique imaginé en janvier 1978, ne fait par ailleurs aucune allusion à la durée de la mise en résidence, même s’il stipule que l’affaire doit au final atterrir au parquet qui doit être saisi.

Précisons encore que le deuxième paragraphe de l’article 5 oblige l’administration à subvenir aux besoins de Jarraya et sa famille. Il est ainsi dit que «l’autorité administrative doit prendre toutes dispositions pour assurer la subsistance de ces personnes ainsi que celle de leurs familles».

Sans que l’on sache le pourquoi de cette arrestation ou cette assignation à résidence, si elle se vérifiait, elle avait soulevé une vague d’optimisme quant à l’action d’un gouvernement taxé de laxisme et une vague de soutiens à Youssef Chahed et de sympathie avec son GUN.

Le risque pour le GUN, si l’affaire faisait pschitt et que Jarraya & Co n’auraient pas été interpellés ou auraient été relaxés, comme certaines sources commencent déjà à le susurrer, c’est un dur retour de manivelle médiatique, une désillusion et une bourde que Chahed serait seul à supporter.

Et si cette arrestation s’avérait réelle, elle supposerait l’arrestation d’autres comparses, politiques et immunisés cette fois, pointés du doigt par maints ministres dans l’affaire Kamour. Or, rien de tel n’a jusqu’ici été signalé, ni même fuité.

  • D’autres interpellations et un autre cadre

L’interpellation de Jarraya, qui a surpris toute la Tunisie et toute la blogosphère, a aussi été suivie par d’autres. Beaucoup de noms ont été cités. Les plus connus restent jusqu’ici, sans qu’il y ait une quelconque confirmation officielle et sous le sceau de la présomption d’innocence, l’ancien douanier et ancien candidat au poste de chef d’Etat en 2014 Yassine Channoufi et l’homme d’affaires Néjib Ben Ismaïl.

Nous pensons cependant que l’interpellation de ces deux derniers, si elle se vérifiait, n’aurait pas de lien avec celle de Jarraya. Ancien douanier, Channoufi pourrait avoir fait les frais de l’enquête ordonnée par le chef du gouvernement après les déclarations d’Imed Trabelsi et ses franches accusations contre la Douane. Homme d’affaires en import-export, Ben Ismaïl pourrait tomber dans le cadre de la même enquête.

Différents témoins avaient fait état, en fin d’après-midi du mardi, d’un défilé de grosses voitures et d’hommes chargés de dossiers, du côté de la caserne d’El Aouina dans la banlieue nord de Tunis. La seule réaction officielle à ce qu’ont rapporté des citoyens, c’est l’annonce par l’OACA d’une opération blanche qui se préparerait à El Aouina sise dans l’arrière-cour de l’aéroport de Tunis Carthage. Sinon, aucune information officielle sur ces deux interpellations. A La Kasbah, comme à Bab Bnet (siège du ministère de la Justice et des 3 tribunaux), c’est «Circulez, il n’y a rien à voir» !

  • Pourquoi maintenant ?

Dans ce silence officiel assourdissant de coulisses, force est de se poser des questions sur le timing de ces interpellations, si toutefois elles se vérifiaient. Elles sont en effet intervenues suite à deux évènements. D’abord le témoignage, certes controversé, d’Imed Trabelsi. Ensuite, les manifestations de Kamour, à Tataouine.

Serait-il alors possible de rendre justice à ces deux évènements comme étant «un mal pour un bien» ? On se demande aussi si le gouvernement de Youssef Chahed se serait enfin réveillé face à ce qui existe en Tunisie, depuis au moins sept ans, ou ce qui se serait passé si Imed Trabelsi n’avait pas parlé et si Kamour ne s’était pas révoltée contre l’autorité de l’Etat.

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«Chafik Jarraya, un homme d’affaires très en vue et Yassine Chennoufi ex-candidat à la présidence ont été arrêtés pour atteinte à la sûreté de l’Etat et implication présumée dans des manifestations, selon un haut responsable. Leur lieu de détention sera gardé secret». C’est ce que rapportait hier le journal français Le Parisien, citant l’agence de presse française AFP. Et le même haut responsable demeuré anonyme, de préciser à l’AFP que ««Il y aura d’autres arrestations» de haut niveau ». Tard dans la soirée, d’autres noms, comme celui de l’homme d’affaire Néjib Ben Ismaïl, ont été cités comme un certain Ayari douanier de son état. Officiellement, le chargé d’information de la Garde Nationale, Khalifa Chibeni, à qui on impute pourtant les arrestations, déclarait hier soir sur la chaîne TV Al Hiwar, ne pas être au courant des arrestations.

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Encore un dirigeant de Nidaa Tounes qui râle face à la trajectoire du parti et ses orientations actuelles. Mondher Bel Haj Ali est passé sur Shems FM ce mardi 11 avril 2017 pour dire tout le mal qu’il pense des siens…

« Je suis très déçu par Nidaa Tounes. Avant nous nous plaignions d’Ennahdha, mais maintenant c’est au tour de Nidaa », a-t-il indiqué. Il s’en est pris à la nouvelle recrue de choix, Borhen Bsaies, chargé officiellement de réveiller le parti de son coma et de lui donner un meilleur positionnement politique dans la perspective des prochaines échéances électorales. Bel Haj Ali a affirmé que Bsaies n’apporte rien au parti et qu’il est juste là pour mettre la main sur l’appareil. « Il est impossible que quelqu’un soit propulsé dirigeant d’un parti politique sans avoir un minimum d’expérience dans le domaine ».

Par ailleurs le responsable de Nidaa Tounes a déclaré qu’il ne laissera jamais passer une liste commune entre son parti et Ennahdha. Il a indiqué que c’est Rached Ghannouchi qui empêche à la justice de s’occuper de Chafik Jarraya et demande au leader d’Ennahdha de ne plus protéger l’homme d’affaires…

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Les syndicats sécuritaires ont décidé de porter plainte auprès des autorités judiciaires contre l’homme d’affaire tunisien Chafik Jarraya. Les raisons n’ont pas été dévoilées par le quotidien Al Sarih, ce vendredi 28 octobre 2016.

A noter que les journalistes ont entamé des procédures pour engager des poursuites judiciaires contre l’homme d’affaires en question, qui avait déclaré avoir “acheté” la conscience des journalistes.

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Le porte-parole du ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis, Sofiène Selliti, a annoncé, mardi, l’ouverture par le parquet d’une information judiciaire sur les propos tenus, dimanche dernier, par l’homme d’affaires Chafik Jarraya qui, sur le plateau de la chaine de télévision privée “Al Hiwar Attounsi” a dit avoir acheté la conscience des journalistes.
” Le parquet a ouvert une information judiciaire sur les propos tenus, dimanche dernier, par l’homme d’affaires Chafik Jarraya qui, sur le plateau de la chaine de télévision privée “Al Hiwar Attounsi” a dit avoir acheté la conscience des journalistes “, a déclaré Selliti à l’agence TAP.
Selon le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), ” les propos de Chafik Jarraya représentent en soi un aveu explicite de corruption “.
Dans une déclaration rendue publique lundi, le Syndicat a appelé le ministre de la Justice et le procureur de la République à traduire Chafik Jarraya en justice pour les crimes de corruption qu’il a avoués.
Des journalistes ont entamé aujourd’hui les procédures nécessaires pour engager des poursuites judiciaires contre l’homme d’affaires Chafik Jarraya pour diffamation et incitation de l’opinion publique à se dresser contre les journalistes.
Un grand nombre de journalistes ont signé, lundi, une pétition dans laquelle ils demandent au SNJT de déposer une plainte auprès du procureur de la République ” contre les journalistes corrompus “, sur la base des déclarations de Jarraya.

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Le président de l’ULP, Slim Riahi , vient de mettre en ligne sur sa page officielle facebook un post où il réagit à sa manière et surtout sur un évident ton sarcastique, l’annonce de l’adhésion de trois députés transfuges  de son parti à Nidaâ Tounès.

Il y adresse ses «  sincères et chaleureuses » félicitations au « président du parti Nidaâ Tounès » Chafik Jarraya et au « secrétaire général, et au  président du groupe parlementaire, le député Soufiène Toubal, suite à l’aboutissement réussi du marché et du travail titanesque qu’ils ont accompli pour reconquérir le prestige du groupe parlementaire de Nidaâ Tounès en tant que groupe parlementaire à l’Assemblée des représentants du peuple ».

Un post à saisir bien évidemment au second degré et qui n’est pas exempt d’accusations subliminales de collusion et même de félonie. Affaire à suivre !

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