Tags Posts tagged with "changements climatiques"

changements climatiques

par -

Le programme “d’adaptation aux changements climatiques dans des zones vulnérables à Bizerte, au Kef, à Siliana, au kairouan et à Sidi Bouzid” a été lancé jeudi, moyennant un financement de 56,11 millions d’euros (près de 183,599 MD), pour contribuer au développement économique, environnemental et social durable dans ces régions.
Ce programme qui s’étale sur six ans concernera les localités de Arab, Sidi Issa (Bizerte) Msaïd-Sayeda Nord, Misyouta Hinchir Nord, relevant de la délégation Lâala (Kairouan), Leksour, Aïn Fadhel (Le kef), Laâyoun et Rihana (Sidi Bouzid) Kabel et Sidi Mansour (Siliana).
Ces localités ont été choisies sur la base des critères liés à la détérioration des niveaux économique et social, à la surexploitation des ressources naturelles et leur enclavement, a affirmé jeudi le directeur général de l’aménagement et de la préservation des terres agricoles, Hassen Chourabi. Il s’agit de créer une nouvelle dynamique dans le développement agricole, a-t-il dit.

Ce programme vise à améliorer l’infrastructure et à favoriser le développement agricole et les projets générateurs de revenus, à préserver les ressources en eau et du sol à travers la mise en place d’une plateforme de dialogue réunissant les différents intervenants sur le plan local afin de préparer des projets et des plans d’aménagement territorial pour ces régions.
Selon le responsable, ce programme bénéficiera à 40 mille habitants dans les localités concernées et couvrira 70 mille ha. Le nombre des bénéficiaires peut changer en fonction de l’identification des besoins des citoyens dans ces régions, compte de l’approche participative adopté par ce programme, a-t-il précisé.

Ce programme répond aux enjeux actuels et réels auxquels est confrontée la Tunisie en raison des changements climatiques (inondations, sécheresse, pluies diluviennes…), a noté de son coté, le directeur de l’Agence Française de Développement (AFD), Gilles Chausse.
Il a pour objectif d’éviter la baisse de la production agricole et du rendement du secteur et partant la réduction des revenus des agriculteurs et de l’Etat.
L’AFD apportera un soutien technique et financier pour ce programme, grâce à un crédit et un don d’environ 51,5 millions d’euros (environ 168,26 MD), a-t-il dit, indiquant que le Fonds français pour l’environnement mondial apportera également au projet 2 millions d’euros (environ 6,53 MD), et le reste du montant sera fourni par l’Etat.

Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb, a évoqué la détérioration quantitative et qualitative des ressources naturelles à cause de la surexploitation du sol et des ressources forestières et hydrauliques ainsi que l’utilisation de techniques agricoles vétustes, malgré le rôle important du secteur agricole qui contribue à hauteur de 9% au PIB.
Selon Taieb, les changements climatiques et le manque de gouvernance dans le secteur pourraient affaiblir les matières organiques dans le sol à moins de 1% et réduire les ressources hydrauliques de 15% à l’horizon 2030, d’après une étude stratégique sur l’aménagement et la préservation des terres agricoles.
Cette étude a montré que près de 180 mille ha des forêts au nord du pays pourraient disparaitre outre les 10,5 millions d’hectares de terres agricoles menacés par l’érosion, les glissements et les inondations.

par -

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié aujourd’hui un rapport détaillant les progrès et voies possibles pour limiter le réchauffement global à 1,5 degré Celsius.

Réagissant au rapport, M. Apollos Nwafor, directeur panafricain chez Oxfam International (https://www.Oxfam.org), a déclaré :

« Les changements climatiques ont « mis le feu » à notre planète, des millions d’individus en ressentent déjà les effets et le GIEC vient juste de montrer que les choses pourraient nettement empirer. Fixer la limite à 2 degrés constituerait une sentence de mort pour les habitants dans de nombreuses régions d’Afrique. Plus vite les gouvernements se rallieront à la révolution des énergies renouvelables et œuvreront à protéger les communautés à risque, plus grand sera le nombre de vies et d’existences épargnées.

« Une Afrique plus chaude est une Afrique qui souffre davantage de la faim. Aujourd’hui, avec seulement 1,1 degré de réchauffement au niveau global, les récoltes et le bétail à travers la région sont touchés et la faim progresse, les cultivatrices pauvres avec des petites surfaces dans les zones rurales faisant partie des populations les plus touchées. À partir de là, les choses ne font qu’empirer.

« Ne rien faire de plus et se contenter de respecter les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris condamne le monde à un réchauffement de 3 degrés. Les dégâts infligés à notre planète et à l’humanité prendraient une trajectoire exponentielle vers le pire et l’irréparable.

« Rien de cela n’est inévitable. Ce qui nous donne de l’espoir, c’est que certains des pays les plus pauvres et émettant le moins sont dorénavant en tête de la lutte pour la protection du climat. Nous sommes passés d’une époque « vous d’abord » à une époque « suivez mon exemple » – il est temps pour le monde riche de suivre ce chemin-là.

« Oxfam appelle à des financements accrus, responsables et transparents en faveur du climat de la part des pays riches, des financements qui aident les petits exploitants agricoles, en particulier les femmes, à réaliser leurs droits à la sécurité alimentaire et à la justice climatique.

« Alors que le temps nous est compté, il est encore possible de limiter le réchauffement à 1,5 degré. Nous devons rejeter toute fausse solution, comme les investissements fonciers à grande échelle qui impliquent de chasser de leurs terres des petits exploitants agricoles pour laisser la place à la culture du carbone et, au lieu de cela, nous devons travailler à stopper l’utilisation des combustibles fossiles, en commençant par arrêter la construction de nouvelles centrales électriques au charbon partout dans le monde. »

Impacts climatiques en Afrique :

Les catastrophes naturelles comme les sécheresses et les inondations ont empêché le développement du continent africain. Les fluctuations de la production agricole à cause des variations climatiques, ainsi que des systèmes agricoles inefficaces, provoquent une insécurité alimentaire, l’un des plus évidents indicateurs de la pauvreté. Le phénomène El Niño de 2016, qui a été renforcé par les effets du changement climatique, a mis à mal la production agricole pluviale et mis plus de 40 millions d’africains en situation d’insécurité alimentaire. En l’absence d’action urgente pour réduire les émissions mondiales, la fréquence des chocs et stress climatiques en Afrique devrait augmenter fortement.

  • Le 5 juillet dernier, l’Afrique a très probablement enregistré son record de température fiable le plus élevé à Ouargla, dans le Nord de l’Algérie, avec 51,3°C (124,3°F).
  • Un nombre grandissant de preuves montre que des températures plus élevées liées au changement climatique ont aggravé la sécheresse et la catastrophe humanitaire en Afrique de l’Est, dont la sécheresse de l’an dernier qui a amené plus de 13 millions de personnes à se retrouver dans une situation alimentaire dangereuse.
  • Même avec 1,5 degré de réchauffement, les impacts climatiques en Afrique de l’Ouest seraient dévastateurs. Les rendements du blé pourraient chuter de 25 pour cent, et une hausse de 1,5 degré des températures pourrait faire de Lagos, au Nigeria, une nouvelle ville souffrant de stress thermique, comme New Delhi en Inde.
  • En Afrique sub-saharienne, 1,5 degré de réchauffement d’ici les années 2030 pourrait faire qu’environ 40 pour cent des zones actuelles de culture du maïs ne seraient plus adaptées aux variétés actuelles, et des impacts négatifs importants sur la convenance du sorgho sont prévus. Avec un réchauffement inférieur à 2 degrés d’ici les années 2050, la production agricole totale pourrait être réduite de 10 pour cent.
  • À 2 degrés de réchauffement, des chaleurs extrêmes jamais connues auparavant pourraient affecter 15 pour cent de la superficie territoriale de l’Afrique sub-saharienne à la saison chaude[vii], provoquant des décès et compromettant la capacité des agriculteurs à produire des cultures.
  • Si la température globale augmente de plus de 2 degrés avant la fin du siècle, d’ici 2050 les températures diurnes en Afrique du Nord (et au Moyen-Orient) pourraient atteindre 46 degrés les jours les plus chauds, une situation potentiellement mortifère.

par -

Les zones humides, l’écosystème le plus précieux sur le plan économique et parmi les plus riches du monde pour la biodiversité, disparaissent trois fois plus vite que les forêts.

C’est la conclusion du nouveau rapport de la Convention de Ramsar sur les zones humides, un traité mondial ratifié par 170 pays en vue de protéger les zones humides et de promouvoir leur utilisation rationnelle. Le rapport montre qu’aucune région n’est épargnée.

« Les Perspectives mondiales pour les zones humides sont un cri d’alarme –sur le taux de disparition accéléré, non seulement des zones humides de la planète mais aussi des services vitaux qu’elles procurent. Sans elles et sans leurs services, le programme mondial de développement durable restera lettre morte », déclare Martha Rojas Urrego, Secrétaire générale de la Convention de Ramsar sur les zones humides.

Les zones humides jouent aussi un rôle essentiel dans les efforts de régulation du climat mondial. Les tourbières, qui ne couvrent que 3% de la superficie de la planète, stockent deux fois plus de carbone que toutes les forêts du monde et les marais; les herbiers marins et les mangroves sont aussi des écosystèmes riches en carbone. Elles atténuent également les crues et protègent les littoraux.

Malgre leur rôle essentiel dans les efforts de régulation du climat mondial, les zones humides restent dangereusement sous-évaluées dans les plans nationaux. Environ 35% des zones humides de la planète ont disparu entre 1970 et 2015, et le rythme de disparition s’est accéléré depuis 2000.

Cette disparition est le résultat de grandes tendances telles que les changements climatiques, la démographie galopante, l’urbanisation, en particulier des zones côtières et des deltas fluviaux, et de l’évolution des modèles de consommation responsables des changements intervenus dans l’utilisation des terres et de l’eau et dans l’agriculture.

La menace persistante et croissante qui pèse sur les dernières zones humides de la planète, entretenue par le drainage de l’eau, la pollution, l’utilisation non durable, les espèces envahissantes, les flux interrompus par les barrages et le déversement de sédiments par le déboisement et l’érosion des sols en amont, est décrite en détail dans les Perspectives mondiales pour les zones humides.

Les zones humides sont cruciales pour l’homme et pour la vie sur la planète. Directement ou indirectement, elles fournissent presque toute l’eau douce consommée dans le monde. Plus d’un milliard de personnes en dépendent pour leur subsistance et 40% des espèces vivent et se reproduisent dans les zones humides. La crise de la biodiversité est tout aussi alarmante. Plus de 25% de toutes les plantes et de tous les animaux des zones humides sont en danger d’extinction.

Elles sont une source vitale d’aliments, de matières premières, de ressources génétiques pour la pharmacopée et d’énergie hydroélectrique; elles jouent un rôle important dans le transport, le tourisme et le bien‑être culturel et spirituel de tous les peuples.

« On constate un lent éveil à la valeur des zones humides. Autour de la planète, les législateurs doivent intégrer les zones humides dans les programmes politiques et investir dans leur pérennité. Nous devons éduquer le monde à l’importance critique de cet écosystème dont la disparition est très rapide. Sans les zones humides, nous sommes tous menacés », affirme Mme Rojas Urrego.

On estime que les zones humides – lacs, cours d’eau, marais et tourbières mais aussi zones marines et côtières telles que les estuaires, les lagunes, les mangroves et les récifs coralliens – couvrent actuellement plus de 12,1 millions de km2, une superficie plus vaste que celle du Groenland. Entre 13 et 18% sont inscrites sur la Liste de Ramsar des zones humides d’importance internationale et sont des sites protégés.

Mais l’inscription de nouveaux sites en vue de leur protection ne suffit pas. Les Perspectives mondiales pour les zones humides insistent sur la nécessité de se doter de plans de gestion efficaces des zones humides et d’intégrer les zones humides dans la préparation et l’application de plans nationaux sur le développement durable, les changements climatiques et autres engagements mondiaux importants.

« Il faut, de toute urgence, une action collective pour renverser les tendances de la perte et de la dégradation des zones humides et assurer aussi bien l’avenir des zones humides que le nôtre. »

par -

Dans un communiqué rendu public ce mardi 25 septembre 2018, Mabrouka Salhi, maire de la municipalité d’El Battan relevant du gouvernorat de Manouba a annoncé, qu’une cellule de crise a été créée et qui sera opérationnelle  24h / 24 au siège de la mairie, en prévision des changements climatiques.

Elle a précisé qu’à la lumière des prévisions de l’institut national de la météorologie, la municipalité appelle tous les citoyens à la vigilance.

par -

Le processus d’élaboration du Plan National d’Adaptation (PNA) aux changements climatiques a été lancé officiellement jeudi 16 août 2018 à Tunis, dans le but de réduire la vulnérabilité des pays à ces changements, de renforcer la capacité d’adaptation de l’activité agricole et garantir la sécurité alimentaire, la protection du littoral et des ressources hydrauliques, de la santé et de l’infrastructure et ce moyennant 3 millions de dollars (8,29 millions de dinars) déboursés par le Fonds vert.

Il s’agit du coup d’envoi de la préparation du 2ème axe du plan relatif à la sécurité alimentaire et à l’adaptation au secteur agricole, qui sera dirigé par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), en coordination avec les ministères de l’Agriculture, des Affaires locales et de l’Environnement, moyennant 1 million de dollars (2,77 millions de dollars) .

Pour le ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, Samir Taïeb, l’agriculture compte parmi les secteurs les plus vulnérables et affectés par les changements climatiques, d’autant que le pays compte parmi les plus exposés aux changement climatiques. Il a noté que des études seront lancées faisant remarquer les principales menaces concernent la rareté de l’eau, l’érosion du sol et les richesses animales du pays .

Il a souligné la disposition de toutes les institutions internationales concernées par le dossier des changements climatiques à aider la Tunisie, exprimant la disposition des autorités tunisiennes à appliquer ce qui est dans l’intérêt de l’agriculture et du pays.

De son côté, le représentant de la FAO, coordinateur du bureau de l’Afrique du Nord, Michael George Elhaj, a fait savoir que les objectifs du PNA concernent surtout la réduction de la vulnérabilité du secteur agricole aux changements climatiques à travers le renforcement de la capacité de son adaptation et de son intégration dans les stratégies du développement.

Il convient de signaler que le programme d’action de la FAO a ciblé ces trois dernières années l’exploitation durable des ressources naturelles, dont les ressources en eau, l’adaptation aux changements climatiques et la réduction de ses impacts, la participation à l’élaboration du troisième rapport national sur les changements climatiques et la préparation de deux projets d’investissement dans les régions les plus vulnérables et les plus affectées par le climat.

La coopération entre la Tunisie et la FAO sera renforcée grâce à de nouveaux projets, portant sur la mise à jour de la carte agricole et l’amélioration de la qualité de ses services en vue d’une meilleure exploitation des ressources naturelles particulièrement hydrauliques.

Outre l’axe relatif à la sécurité alimentaire et l’adaptation de l’activité agricole, le PNA comprend deux autres axes dont le premier porte sur l’inclusion des questions relatives au climat dans la planification et l’aménagement urbain aux niveaux interrégional, régional et national alors que le deuxième axe porte sur l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale visant l’intégration des questions relatives à la politique de développement économique et social en Tunisie.

TAP

par -

Selon les modèles numériques des climatologues, l’année 2019 sera une année pluvieuse en Tunisie, après trois années sèches, dont les impacts ont été fortement ressentis par la population. Le spectre de “révolte de la soif“, plane déjà sur plusieurs localités du pays et l’absence de l’eau suscite davantage de protestations sociales.
Bien que l’histoire des pluviométries en Tunisie, pour plus d’un siècle, révèle que la fréquence de trois ans de sécheresse est rare et même risquée, car elle épuise les stocks en eau, la réalité des changements climatiques a changé la donne, ces dernières années et les effets de ce phénomène planétaire ne sont plus prévisibles.

Le plan climat pour la Tunisie table sur une diminution des ressources en eau conventionnelles de la Tunisie de 30% d’ici 2030 et sur une baisse des ressources en eau de surface d’environ 5%. La Tunisie perdra, ainsi, environ 150 millions de mètres cubes (m3) de ses ressources actuelles en raison de l’élévation du niveau de la mer et de l’augmentation de la salinité dans les aquifères côtiers, selon le plan climat présenté par la Tunisie à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCUNCC).
Le pays devrait, donc, se préparer à des phénomènes extrêmes, non seulement, au niveau des politiques de l’Etat, mais aussi à une échelle plus restreinte (communautés locales, individus) pour prévenir les risques des changements climatiques et en atténuer les impacts, en particulier en ce qui concerne la ressource en eau, vitale pour la survie et pour la croissance économique.

La pénurie de l’eau, premier danger des changements climatiques

Les changements climatiques en Tunisie seront perceptibles à travers une augmentation de la température de deux degrés dans l’extrême Sud et Sud-est du pays, entraînant des précipitations plus faibles et une augmentation du taux d’évaporation et une réduction du volume des eaux des barrages et des ressources en eau mobilisées.
L’Observatoire National de l’Eau avait déjà mis en garde contre une “révolte de la soif“, et contre les “protestations dans diverses régions du pays“, dans lesquelles des coupures d’eau ont duré plus qu’un mois.
La situation risque de s’aggraver, parce qu’au moment où les ressources en eau diminuent en Tunisie, à cause de la baisse des précipitations, les besoins en cette ressource rare augmentent, compte tenu du développement du mode de vie de la population et de l’expansion urbaine.
Cela pourrait mener à un déséquilibre entre l’offre et de la demande et à la perturbation de l’approvisionnement et de la distribution de l’eau, ce qui engendrera inévitablement, plus de protestations sociales.

L’expertise des ancêtres pour protéger les droits des générations futures

Les ancêtres ont laissé de nombreuses techniques traditionnelles de récupération de l’eau, dont les “feskias”, des bassins construits par les aghlabides et qui constituent les plus importants ouvrages hydrauliques de l’histoire du monde islamique servant à lutter contre la sécheresse et à la pénurie d’eau. Les bassins des Aghlabides de Kairouan sont les plus célèbres en Tunisie. Il s’agit d’une série de réservoirs constitués d’un petit bassin de décantation, d’un grand bassin pour l’emmagasinage des eaux et de deux citernes de puisage, d’une capacité de plus de 900m3.
Ces ouvrages et d’autres systèmes adoptés par la Tunisie depuis les années 1970, tels que les “Tabias”, peuvent contribuer à la conservation de l’eau et aussi du sol ainsi qu’à la réalisation d’une autonomie pour les familles et les agglomérations, notamment dans les zones rurales.

Les Tunisiens doivent penser, désormais, à récolter l’eau pluviale en hiver pour lutter contre la soif et la pénurie d’eau en été. Ils ont déjà l’habitude de préparer leur réserve alimentaire appelée “El Oula”, pour la consommation pendant l’hiver.
Car, d’ici 2050, les réserves en eau de la Tunisie vont connaitre une réduction de plus de 50% à cause du déficit pluviométrique, de la prolongation des périodes de sécheresse et du changement climatique.

La récolte des eaux de pluie, une technique fréquente dans plusieurs pays

Selon une étude de l’ITES, intitulée “L’eau à l’horizon 2050 “, il tombe sur la Tunisie en année moyenne environ 36 milliards de m3, avec une très forte variabilité entre 11 et 90 milliards de m3. Or, les eaux de surface mobilisées dans les lacs, les barrages et dans les nappes aquifères ne totalisent qu’environ 4,8 milliards de m3 /an.
Il reste donc pour clore le bilan 31,2 milliards de m3 /an. Il est légitime de se demander si l’on peut récupérer une partie additionnelle de cette pluviométrie non mobilisée. Le réexamen du bilan consiste à chercher à identifier les emplois de ces 31,2 milliards de m3 afin d’en récupérer le maximum soit sous forme directe ou indirecte.
Une part de ces ressources peut être récupérée à travers la technique de récolte des eaux de pluie, déjà utilisée dans des pays comme l’Inde ou le Mexique où, une organisation mexicaine a réussi à installer un système de récupération des eaux pluviales au profits des logements, des écoles et des établissement de santé.
Ce système a permis de garantir des sources d’eau durales à environ 12 millions de mexicains, selon l’organisation Isla Urbana.

Des données de l’Observatoire National de l’Eau montrent, déjà, ce jeudi 26 juillet 2018, que les ressources des barrages tunisiens, estimées, à ce jour, à 869,917 millions de m3 sont en baisse de 91,816 m3 par rapport à la moyenne de 3 ans auparavant (le même jour).
A cet effet, il est plus que jamais recommandé de préserver l’eau. Tout citoyen peut jouer son rôle et penser à récolter les eaux de ruissellement pour ses besoins domestiques. L’Etat est appelé, pour sa part, à imposer aux promoteurs immobiliers et à toutes les nouvelles constructions, des ouvrages de collecte des eaux.
Car, les eaux de pluie sont des eaux gratuites qui peuvent être utilisées pour l’irrigation des jardins, le nettoyage des surfaces et du linge et partant réduire la pression sur les eaux du réseau de la SONEDE.
Les industriels et hôteliers peuvent, eux aussi, penser à des systèmes de collecte des eaux de pluie, à travers des réservoirs et des citernes, pour réduire leur consommation d’eau.

Une pauvreté hydrique qui impose la révision des politiques agricoles

La Tunisie fait aujourd’hui partie du club des 20 pays les plus vulnérables et les plus exposés aux impacts des changements climatiques. Cette réalité doit pousser les décideurs à repenser la politique agricole pour l’adapter à la nouvelle donne climatique.
Car, l’agriculture demeure l’un des premiers secteurs consommateurs d’eau, en particulier, les cultures irriguées qui accaparent 80% des ressources en eau mobilisées, soit 2,2 milliards m3 par an, dont 75% provenant de la nappe souterraine. Les cultures irriguées occupent une superficie de 450 000 hectares en Tunisie, soit 8% des superficies cultivées du pays.
Concrètement, ceci veut dire qu’il faut abandonner certaines cultures consommatrices de l’eau telle que les fraises, sachant que pour la production d’un seul kilogramme de ce fruit, il faut consommer 380 litres d’eau. L’Etat gagnerait à promouvoir, à contrario, des cultures adaptées au climat aride et semi-aride qui ne nécessitent pas de grandes quantités d’eau telles que la figue de barbarie, les oliviers et d’autres cultures à sec.

par -

Ce mercredi 27 septembre s’est tenue, à la Cité des Sciences de Tunis, une conférence proposée par l’Agence Française de Développement et le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche sur la transition agroécologique et l’adaptation aux changements climatiques, mettant en avant les défis auxquels l’agriculture tunisienne doit faire face dans les prochaines années.

A cette occasion, Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, a rappelé les actions menées par l’agence dans le secteur agricole, avec une mobilisation de plus de 270 millions d’euros depuis 1994. M. Abdallah Rabhi, Secrétaire d’Etat chargé des Ressources Hydrauliques et à la Pêche, a mis en exergue le partenariat étroit entre Ministère et l’Agence pour la mise en œuvre de réponses appropriées aux grands enjeux de l’agriculture tunisienne. Parmi eux, la dégradation et la rareté des ressources naturelles (sol et eau) constituent une problématique centrale.

La conférence a donné lieu à deux tables rondes, faisant intervenir des experts français et tunisiens : M. Christian Fusillier, responsable de la division Agriculture, Développement Rural et Biodiversité de l’AFD ; M. Eric Scopel, directeur de recherche au CIRAD ; M. Karim Daoud, président du SYNAGRI ; M. Salah Lamouchi, président de l’APAD (Association pour la Promotion de l’Agriculture Durable) ; Mme Samia Maamer, Directrice Générale en charge de l’Agriculture Biologique ; Mme Murielle Trouillet, cheffe de projet de l’initiative 4p1000 (visant des méthodes de séquestration du carbone dans les sols) ; et M. Hassen Chourabi, Directeur Général de l’Aménagement et la Conservation des Territoires Agricoles.

Ces interventions ont porté dans un premier temps sur la définition du concept de l’agroécologie et son inscription dans une logique de durabilité des systèmes de production : l’agriculture, au-delà de sa fonction économique, a également des fonctions sociales (emploi, maintien des activités des territoires ruraux) et environnementales (préservation du capital naturel). Ont ensuite été présentées des initiatives concrètes issues du terrain, menées en Tunisie. La projection d’un film est venue enrichir les échanges avec la salle en présentant les résultats d’expériences de diffusion de techniques agroécologiques à travers le Monde (Cameroun, Cambodge, Madagascar).

Cette conférence s’inscrit dans la série des évènements organisés par l’Agence de Tunis dans le cadre du 25ème anniversaire de son engagement en Tunisie.

par -

Au cours du mois d’octobre 2016, le ministère de l’agriculture présentera au conseil d’administration du Fonds vert pour le climat, un projet de lutte contre les changements climatiques, nécessitant des financements de plus de 20 millions d’euros, a indiqué le directeur général de l’aménagement et de la conservation des terres agricoles au ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche Hassen Chourabi.
Dans le cadre de Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), le fonds vert pour le climat fournit aux pays en voie de développement des financements de près de 100 milliards de dollars par an, pour la réalisation de projets de lutte contre les changements climatiques.
Intervenant en marge d’un atelier de travail tenu, lundi, sur le thème ” l’agriculture tunisienne et la lutte contre les changements climatiques : orientations, priorités et dispositions futures”, le responsable a indiqué que son département a achevé l’étude du projet, en coopération avec l’Agence française de développement (AFD).
Le projet, dont le coût frôle les 20 millions d’euros en plus de 6 millions euros sous forme de dons, concernera les gouvernorats de Zaghouan, Mahdia et Kasserine. Il comporte plusieurs techniques de lutte contre les changements climatiques et leurs impacts sur les ressources naturelles et hydrauliques et sur la terre, a indiqué Chouarbi, ajoutant que le projet sera lancé en 2017, au plus tard 2018, après l’obtention du financement par le fonds vert pour le climat.
La coordinatrice des projets au sein du “Partenariat Mondial de l’Eau – Méditerranée (Global Water Partnership) ” Sarra Touzi, a, pour sa part, précisé que le gouvernement, notamment, le ministère de l’agriculture est responsable de la mise en place des lignes directrices et des programmes d’action visant à mettre à niveau toutes les personnes concernées ainsi que les opérants dans le secteur agricole, pour lutter contre les dangers des changements climatiques.
Le ministre de l’agriculture Saâd Seddik a souligné que le stock des eaux des barrages qui représentent 25% du stock total des eaux, a régressé de 450 millions de mètres cubes à cause des changements climatiques qui impactent directement l’agriculture, notamment les ressources hydrauliques.

FOCUS 🔍

Comme chaque année et pour la 8ème fois consécutive, Orange Tunisie a organisé son Orange Summer Challenge (OSC), le rendez-vous incontournable des jeunes technophiles,...

Le meilleur des RS

La loi antiraciste vient d'être votée par le Parlement, avec son lot de sanctions qui en refroidit plus d'un (fortes amendes et même peine...

INTERVIEW

Slim Feriani, le ministre de l'Industrie et des PME et de l'Energie par intérim, a récemment accordé à Africanmanager une interview exclusive où il...

AFRIQUE

Cinquante-cinq personnes ont été tuées cette semaine dans des violences intercommunautaires entre jeunes chrétiens et musulmans dans le nord du Nigeria, a déclaré le...

Reseaux Sociaux

SPORT

Résultats et classement à l'issue de 4e journée de la Ligue 2 professionnelle de football, disputée samedi et dimanche: POULE A Dimanche A Oued Ellil : AS Oued...