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Chedly Ayari,

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Nous l’écrivions dans notre édition du 18 décembre dernier, la Tunisie fait commerce avec 172 pays, et son déficit affiche un montant total de 11,628 Milliards DT. Trois pays représentent plus de la moitié de cet énorme déficit (6,014 milliards DT). Il s’agit, par ordre d’importance, de la Chine avec plus de 3 Milliards, de la Turquie avec plus de 1,33 Milliards DT et de la Russie avec plus de 1,21 Milliards DT en moins d’une année.

Ce que nous avons pu confirmer, c’est que la BCT au moins, a de gros soucis à ce sujet. «Qu’il faille revoir notre position commerciale avec la Turquie et la Chine, cela me paraît essentiel. Le déficit de la balance commerciale avec la Chine n’est pas normal. Cela, je l’avais dit au gouverneur de la banque centrale de Chine, lorsque je l’avais rencontré et il m’avait donné raison», dit à Africanmanager le Gouverneur Chedly Ayari, lorsque nous l’interpellons à ce sujet. «Je constate et je dénonce le déficit commercial et je dis que c’est mauvais pour les comptes du pays. Je n’ai d’autorité, ni sur les importations, ni sur les exportations qui sont du domaine du ministère», avoue le premier responsable de l’institution qui finance le commerce extérieur. Pour lui, «il faut trouver des solutions, sans pour autant diminuer le commerce avec ce pays, et j’avais alors découvert que 70 % de nos achats de ce pays sont des équipements et non de la pacotille et que nous n’aurons jamais une balance commerciale positive avec la Chine».

–          Un MOU à transformer en convention pour que le Swap démarre

La BCT (Banque Centrale de Tunisie), est en train de trouver une solution à ce problème et d’essayer de donner une réponse, financière et monétaire, au problème du déficit de la balance commerciale, notamment avec la Chine d’où vient le plus grand déficit, bien que la Tunisie ne représente certainement qu’une goutte dans l’océan des échanges chinois avec le reste du monde. «On est en train de trouver des solutions pour cela. Nous pouvons, ainsi par exemple, passer par un accord Swap entre le Dinar et le Yuan (Un Yuan = 0,33 DT). Le principe est acquis et signé». Cet accord Swap est généralement adossé à une ligne de crédit, financée par le gouvernement chinois. Ces comptes seront gérés directement par les banques.

Le 12 décembre 2016, Chedly Ayari signait avec le Gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiachuan, un mémorandum d’entente et de coopération, favorisant une plus grande ouverture entre les deux secteurs bancaire et financier des deux pays. «Les deux gouverneurs s’étaient mis d’accord sur le principe de conclure une convention portant sur le swap du yuan contre le dinar tunisien dans le but de régler une partie des opérations commerciales et financières en monnaie nationale, ce qui permettra d’atténuer les risques de change pour les deux parties et d’intéresser davantage les importateurs chinois aux exportations tunisiennes», disait alors un communiqué de la BCT. «Nous estimons que les Swap de change, dont la Chine par exemple a signé 36 avec beaucoup de pays comme l’Egypte et le Maroc, permettra à l’importateur de payer avec la monnaie du pays en question, la Livre turque ou le Yan chinois», a précisé Chedly Ayari à Africanmanager.

Actuellement, par exemple, la Tunisie passe par le Dollar US pour payer les Chinois et les Turcs. Les Swap de change auront ainsi pour effet de fournir directement des lignes de crédit qui permettront de financer le déséquilibre de la balance commerciale sur le court terme. Le Dinar tunisien sera ainsi accepté comme collatéral et comme garantie et devient donc une monnaie de paiement, au cas où les Chinois voudraient importer des marchandises de Tunisie. «La Chine a donné son accord et nous sommes en train d’étudier la question».

C’est ainsi, par exemple, qu’un concessionnaire qui voudrait importer des voitures chinoises s’adressera à sa banque qui paiera ses importations en Yuan par le DT que convertira le banquier tunisien, à travers la ligne de crédit chinoise. Pour le Gouverneur Chedly Ayari, «un accès facile au paiement pourrait augmenter le déséquilibre des échanges, certes. Mais dans tous les cas de figure, les accords de Swap n’éliminent pas le besoin d’une gestion, au plus près, du commerce extérieur par les Etats en place pour regarder ce qu’on importe. Mais c’est surtout le moment de développer un courant d’exportation vers ces pays». Force est de constater que la Tunisie achète beaucoup de Chine, mais ne vient que rarement à ses foires pour essayer d’y vendre, comme pour le cas de l’excédent d’agrumes pour un marché chinois qui entre de plain-pied dans l’ère de la consommation.

La symbolique est importante. Le Yuan est convertible et pourrait même devenir une monnaie de paiement avec d’autres pays et notamment la zone Yuan qui existe déjà et pourrait même renforcer les réserves de change de la Tunisie. «On pourrait même utiliser ce biais pour engager un processus, hors commerce, d’investissement chinois en Tunisie. L’idée qui me trotte en tête et que j’ai déjà soumise aux Chinois, c’est de créer un fonds d’investissement sino-tunisien pour des projets communs d’infrastructure, de tourisme et autres. Le yuan deviendra un moyen de paiement, à court terme j’espère, un moyen d’investissement et un moyen de renforcement des réserves de change», se prend ainsi à rêver le Gouverneur Chedly Ayari.

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas et douteraient de la possibilité de passer du rêve à la réalité, le Yuan est convertible et même considéré comme monnaie de réserve. Malgré les quelques restrictions qui le frappent encore, il fait partie des DTS (Droits de Tirages Spéciaux) du FMI depuis octobre dernier. Actuellement, dans le calcul de la valeur des DTS, il y a le Yuan.

–          Le Swap avec la Turquie n’est pas encore possible, mais on y pense

Le problème de l’énorme déficit est aussi valable, bien qu’à moindre importance en sommes d’argent, pour la Turquie. «Pour la Turquie, le déficit est tout aussi important, au point qu’il nous faut revisiter le commerce extérieur entre les deux pays. Il est hors de question de fermer les frontières. Les accords de l’OMC nous en empêcheraient. Autrement, les procédures sont longues et les mesures doivent être limitées dans le temps. C’est une mesure qu’un ministre du Commerce doit avoir en tête, mais c’est un recours de dernier ressort. L’idée, à mon sens, est de conforter ce déséquilibre par des lignes de crédit qui te fournit de l’argent dans la monnaie du pays avec lequel tu es déficitaire», reconnaît encore le Gouverneur de la BCT.

Reste à savoir si la solution que la BCT est en train d’essayer avec la Chine, pourrait être appliquée au pays avec lequel la Tunisie enregistre le 2ème grand déficit commercial. Il semble que non. «Le modèle chinois que nous sommes en train de mettre en place, ne pourra pas s’appliquer à la Turquie. Avec ce pays, nous pourrions développer la question des lignes de crédit à caractère commercial qui financeront les importations tunisiennes de ce pays et proposer le Swap. Nous n’en avons pas encore discuté avec ce pays, mais on l’envisage dans le cadre d’un nouvel accord monétaire et commercial», conclut pour nous le Gouverneur de la BCT.

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Pendant cinq jours, le gouverneur de la BCT Chedly Ayari, la ministre des Finances Lamia Zribi et deux hauts cadres du MF, ont écumé les places financières de 3 pays, la France, l’Allemagne et l’Angleterre, à la recherche de financements pour combler les déficits du budget de l’Etat, à raison de 9 réunions, individuelles ou par groupes, par jour, avec les investisseurs et les bailleurs de fonds. La demande à Londres était tellement importante (70 investisseurs) que le marathon des réunions a dû se faire en groupes de 6 à 7 par membre de délégation. De 8 heures du matin à 20 heures. Même les déjeuners se transformaient en rencontres avec les investisseurs et à 18 heures, on se réunissait avec les organisateurs pour le feed-back des marchés.

  • Dur, dur de s’endetter dans ces conditions !

La discussion n’était pas facile comme en a témoigné l’agence de presse spécialisée Reuters, d’autant que la délégation tunisienne avait, en face d’elle, non des politiciens ou des bailleurs de fonds publics, mais des investisseurs privés, plus soucieux de bénéfices et de délais et conditions de remboursement que de la conjoncture interne de la Tunisie et des perspectives de son processus démocratique. «Nos vis-à-vis dans les discussions pendant le roadshow, sont au courant de tout ce qui se passe en Tunisie dans le détail. Ils ont, par exemple, attiré notre attention que les médecins tunisiens sont en grève et que les pharmaciens aussi, alors que nous discutions. Ils connaissent, par le nom, tous les dirigeants de l’UGTT et suivent leurs déclarations. Tous des signaux négatifs pour la communauté des bailleurs de fonds», nous avouait la ministre tunisienne des Finances Lamia Zribi, lors d’un entretien téléphonique avec Africanmanager.

La délégation tunisienne discutait aussi avec de jeunes loups des finances qui n’avaient cure de notre conjoncture de jeune démocratie et de transition économique. Et la pertinence des questions, face à des réponses dont les membres de la délégation ne maîtrisaient parfois pas toutes les ficelles et imposait un réalisme qui reste incompréhensible pour des vis-à-vis au langage purement technique et financier, rendait leur mission trop dure. «Des techniciens de la finance qui ne comprennent pas qu’on accorde des augmentations salariales alors que le budget ne le permet pas, ou qui ne comprennent pas qu’on ait un déficit commercial élevé alors qu’on refuse toujours de dévaluer notre monnaie», nous disait encore la ministre qui affirme à ce propos que «les investisseurs et les bailleurs de fonds ont été unanimes à poser la question autour de la dévaluation du Dinar». Et Lamia Zribi d’avouer que «la notation de Fitch a beaucoup perturbé le roadshow, beaucoup compliqué les négociations», admettant que «cela rend nécessaire, sinon impérieux, que la Tunisie fasse les efforts nécessaires pour améliorer sa note souveraine, car une autre dégradation nous fermerait les portes des bailleurs de fonds».

Des bailleurs qui ont parfois pressé la délégation tunisienne comme un citron, par des questions, non pas auxquelles ils n’étaient pas préparés, mais pour les réponses qui n’étaient pas parfois logiques pour les techniciens, purs et durs, des finances qu’ils étaient. Mais «on a bien défendu notre dossier et on a même réussi à faire changer d’avis certains par la sincérité des réponses et inspiré assez de confiance», pour arriver à ce taux de 5,625 %, selon le communiqué du ministère des Finances.

  • Les 850 M étaient un choix et suffiraient, si …

Beaucoup d’observateurs et d’analystes se sont par ailleurs demandé pourquoi ne pas avoir pris plus et si la délégation tunisienne, n’avait pas, en fin de compte, échoué dans sa mission. «Nous avions un objectif maximal de 1 Milliard d’euros, selon le mandat qui nous avait été donné par l’ARP. Le montant était en fait un choix, parce que nous avions dû faire le ménage, dans les 206 offres représentant un montant de 1,6 Milliards euros, entre véritables investisseurs, les bonnes banques et les bons fonds d’investissements, pour ne pas tomber dans le spéculatif. Les conditions de certaines offres, comme en matière de taux d’intérêt, de coupon, de maturité et de taux spéculatifs, nous ont finalement fait faire le choix des 850 M pour une maturité de 7 ans, selon les termes du mandat qui nous a été donné par l’ARP et qui était d’une maturité entre 7 et 10 ans. Une plus courte maturité ne nous aurait pas été favorable et une maturité plus longue nous aurait coûté plus cher», a indiqué la ministre tunisienne des Finances à Africanmanager.

Pour la ministre Zribi, «le montant est au-delà des prévisions budgétaires pour l’apport des bailleurs de fonds étrangers et même en-dessous de nos besoins », assure-t-elle, affirmant ne jamais avoir parlé d’un montant d’un Milliard d’euros. Pour elle, «les 850 M devraient être suffisants, à condition de réussir nos discussions avec la BAD, la Banque Mondiale et le FMI dont les autres bailleurs de fonds attendent la réaction, qui devrait normalement arriver en mars prochain, pour se décider de leur côté».

  • A quand un roadshow local des vérités ?

Satisfaite du résultat de la mission, la ministre des Finances insiste pour dire que «le résultat du road-show reste quand même une marque confiance dans le risque Tunisie», dans sa résilience et sa capacité à rebondir. Elle n’en reste pas moins réaliste. «Nous l’avions constaté, l’appréciation externe du risque Tunisie, fait encore peur aux investisseurs, qui ne voient toujours pas les effets des réformes et des améliorations. Le grand hic pour les bailleurs de fonds, reste le déficit budgétaire et courant et l’avancement des réformes qui ont été finalement les deux grands points d’achoppement pour cette sortie sur le marché européen de la dette. Il nous faut nous remettre au travail et avancer plus vite dans les réformes, sinon la prochaine sortie sera encore plus difficile dans de telles conditions», indique-t-elle.

Il reste maintenant, au chef du gouvernement en personne, de faire sa part du travail, celle qui consiste à parler au peuple, à travers un roadshow de réunions populaires et non assis sur un fauteuil derrière les caméras, pour lui dire la gravité de la situation et l’appeler à reprendre le travail et à redoubler d’effort pour remettre son économie en marche et ne pas décevoir tous ceux qui attendent un avenir meilleur de la révolution !

 

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La Banque Mondiale (BM) vient de prédire un taux de croissance de 3% en 2017 pour la Tunisie. Prévision qui intervient juste après l’annonce de 1,5% de croissance pour 2016. Prévision aussi qui ravira certainement Youssef Chahed et son GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Et s’il le croit, il aura à notre sens tiré trop vite et ferait mieux de rengainer et comparer les prévisions d’une institution dont les chiffres annoncés en début d’année en matière de croissance n’ont presque jamais été conformes à la dure réalité de la Tunisie qu’il dirige.

Il devrait d’abord, ainsi que ses conseillers économiques et financiers, savoir quels seront les moteurs de la croissance capables de la tirer, s’il y en a, vers le haut. Ces «Growth Drivers» pour la Tunisie, comme diraient ces experts dont nous ne sommes pas, c’est d’abord l’exportation. Or, la balance commerciale a terminé l’exercice 2015 avec un déficit inquiétant dépassant toutes les limites. Cela fragilise le secteur extérieur qui était jusque-là l’apanage de la Tunisie, surtout si l’importation n’est pas productive, mais de consommation.
A tout cela il faudra ajouter que pour 2017, l’exportation, dont grande partie est agricole, dépendra de facteurs exogènes comme la météorologie et souffre de quantité, de compétitivité et des conditions de livraison. Il y a aussi la productivité qui participe à 1,5 – 2 % dans la croissance, laquelle productivité est en sérieuse panne depuis 2011, pour ne pas dire qu’elle a disparu.

L’autre «Diver» de croissance est le tourisme, qui participe à 6 ou 7 % dans la croissance. Cela sans oublier le reste des secteurs et leurs 400 mille personnes qu’ils font vivre autour d’eux. Le tourisme et dérivés peinent cependant toujours à se relever pour carburer à une vitesse capable de contribuer aux 3% de croissance que prévoit la BM. A cela il faut ajouter la panne du secteur minier et des énergies et le secteur de l’économie numérique, qui n’a pas encore répondu aux investissements faits.
Certes les IME et le textile résistent à la crise et font de bons taux de croissance. Or, pour réaliser de la croissance, au taux annoncé par la BM, il faudra que tous ces moteurs fonctionnent, tous et en même temps, ce qui n’a jusqu’ici pas été le cas. On peut certes faire de la croissance artificielle, notamment par la consommation, de 3% ou même plus. Elle sera cependant une croissance amorphe et artificielle non créatrice d’emplois.

Sollicité par Africanmanager pour un commentaire sur le chiffre des 3% de la BM, le Gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, affirme que «il est techniquement impossible, maintenant, de prédire ce que sera 2017, même pour la Banque Mondiale avec tout son appareil de statisticiens, d’analystes et de prévisionnistes. Il faut au moins attendre que le 1er trimestre, qui est très indicatif en matière de croissance, se termine. On n’aura donc les chiffres de ce premier trimestre que vers la mi-mai 2017. Tout le reste, c’est de la spéculation et des extrapolations qui sont, certes scientifiquement menées, mais gratuites».
Et le gouverneur de la BCT de nous indiquer que «en admettant que tous ces moteurs de croissance se remettent à fonctionner tous ensemble, sans rupture, ni sociale ni économique, le saut de croissance qu’on pourrait faire, en tout cas en 2017 car en 2018 il pourrait y avoir des reprises intéressantes, ne sera pas énorme et moi je doute des 3%. En tout cas je n’ai rien qui me permette de parler de 3% de croissance pour 2017 et je crois que la BM ne pourra pas me fournir des preuves pour cela».

Dans son «rapport de suivi de la situation économique» fait à l’automne 2016, la Banque Mondiale affirmais que «l’économie [Ndlr : tunisienne] devrait connaître une croissance modeste de 2,0 % en 2016 grâce à une hausse de la consommation publique (de 10,1 %) suite à la négociation d’augmentations de salaires et à l’investissement (en hausse de 4,5 %). A moyen terme, la croissance économique devrait progresser, respectivement, à 3,0 et 3,7 % en 2017 et 2018 dans un scénario qui associerait une accélération des réformes structurelles, une amélioration de la sécurité au niveau national et régional (dont un début de normalisation en Libye notamment), une plus grande stabilité sociale et une augmentation modérée de la demande extérieure». Rien de tout cela ne s’est réalisé, à commencer par la croissance de 2%, qui n’a été qu’à peine de 1,5 % et sans création d’emplois.

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S’exprimant devant la Commission de la réforme administrative et de lutte contre la corruption à l’ANC

Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, s’est déclaré optimiste quant à l’avenir du pays, et ce malgré les problèmes qui persistent dans le pays depuis de nombreuses années.

Dans une déclaration rapportée par le journal Assarih dans son édition de ce jeudi 3 novembre 2016, le gouverneur de la BCT a précisé que la Tunisie souffre d’un manque au niveau des ressources financières, soulignant toutefois que les compétences tunisiennes sont capables de faire sortir le pays de l’ornière.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu, ce mercredi 12 octobre 2016 au palais de Carthage, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari.

A l’issue de cette rencontre, le gouverner de la BCT a indiqué qu’il a présenté au chef de l’Etat un exposé sur les récents entretiens qu’il a effectué à Washington avec de hauts fonctionnaires du groupe de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI), ainsi que des représentants d’institutions financières et de banques étrangères.

Chedly a par ailleurs confirmé la volonté de tous de continuer à soutenir la Tunisie, exprimant ainsi sa confiance par rapport à l’amélioration de la situation des finances publiques et à dépasser la crise par laquelle passe le pays.

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-Le rating du risque souverain de la Tunisie et les perspectives de son positionnement sur le marché international des capitaux, ont fait l’objet de réunions du Gouverneur de la BCT, Chedly Ayari avec les premiers responsables d’agences de notation ainsi que ceux de certaines banques internationales de renommée internationale et ce en marge de sa participation aux assemblées annuelles de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI), tenues à Washington (5 – 9 octobre 2016) .
Selon un communiqué publié dimanche par la Banque Centrale de Tunisie, Ayari s’est entretenu avec ses homologues aux banques Centrales de la Chine et de Russie; “afin d’établir de nouvelles pistes de coopération entre la BCT et les deux institutions précitées notamment en matière de gestions des réserves et de financement extérieur”.
A noter que le Gouverneur de la BCT a pris part à la réunion plénière des Assemblées Annuelles du FMI et de la BM, au Comité Monétaire et Financier International (CMFI) ainsi qu’aux évènements organisés par les hauts responsables du FMI, notamment la réunion présidée par sa directrice générale, Christine Lagarde avec les Ministres des Finances et les Gouverneurs de la région Moyen Orient et l’Asie Centrale(MOAC). Les discussions au cours de cette réunion ont porté sur les progrès accomplis en matière de la mise en œuvre de la stratégie pour booster la croissance inclusive depuis les assemblées annuelles de 2015.
·Ayari a aussi, pris part à une rencontre conduite par M. Masood Ahmed, Directeur du Département MOAC (Moyen Orient, Asie Centrale) avec les Ministres et Gouverneurs de la région ayant pour thème : “les conséquences économiques et financières des différentes options de financement budgétaire, notamment dans un environnement de faibles cours du pétrole et de besoins de financements accrus “.
Enfin, il a participé à une table ronde regroupant les Gouverneurs au Fonds de la région MOAC afin de débattre du rapport semestriel sur les perspectives économiques régionales pour le Moyen Orient et l’Asie Centrale.

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Une source officielle de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a démenti dans une déclaration accordée au journal électronique, Assabahnews, les informations publiées par l’expert économique Moez Joudi selon lesquelles les salaires du gouverneur de la BCT, Chedly Ayari et du vice-gouverneur, Mohamed Rekik ont été quintuplés.

On rappelle que Moez Joudi avait indiqué que Chedly Ayari et Mohamed Rekik toucheraient respectivement 28 mille et 24 mille dinars par mois.

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«L’année 2015 aura été pour l’économie tunisienne, à bien des égards, une année difficile, dans un contexte global largement défavorable», disait Chedly Ayari dans la présentation du rapport de la BCT pour l’exercice 2015. L’alerte cède  cependant vite le pas, chez un Gouverneur de la BCT résolument optimiste malgré le tableau noir qu’il y a brossé, à l’optimisme lorsqu’il se fait fort de «constater que l’économie tunisienne a réussi à préserver un degré de résilience à même de résister à tant de facteurs déstabilisants, réalisant une croissance positive, et même bien au-delà des prévisions qui tablaient, en majorité, sur une stagnation, voire une récession».

  • Une liste de performances de 193 mots

La liste des «performances» de l’économie tunisienne en 2015, ne dépassant pas les 193 mots, le Gouverneur retrouve ses vrais réflexes d’économiste alerte, même au risque de passer pour un Cassandre, pour attirer l’attention «sur le fait que ce potentiel et cette résilience, largement entamés tout au long de la période transitoire, risquent d’être encore plus fragilisés à court terme au regard des menaces qui pèsent sur la croissance économique et les équilibres financiers, notamment celui du secteur extérieur dont les statistiques disponibles depuis le début de l’année en cours reflètent des risques réels de dérapages porteurs de menaces sur les réserves en devises et la stabilité du taux de change du dinar». Il ne se prive pas, non plus, de rappeler à ceux qui lui opposeraient les quelques petites réussites de l’économie tunisienne que, «l’amélioration, relative, des indicateurs macroéconomiques, a bénéficié de la baisse sensible des prix du pétrole sur le marché international et a été appuyée par la mobilisation de ressources financières extérieures conséquentes ».Et de rappeler, en appui à ce clin d’œil que sans ces ressources extérieures, «la situation de la liquidité de l’économie aurait été sérieusement menacée». Et Chedly Ayari de conclure que «la détérioration des équilibres fondamentaux et son corollaire la hausse accélérée du recours aux financements extérieurs [qui se sont traduits par une ] hausse de 13 points de pourcentage du PIB de la dette publique et de 12 points de la dette extérieure en cinq ans et consacrés, en partie, aux dépenses courantes du budget, traduit la dérive d’une société qui vit largement au-dessus de ses moyens, et dont le train de vie insoutenable, dérogeant à toute logique économique, ne saurait être maintenu plus longtemps». La phrase est longue et détaillée, mais elle est à l’image des dangers réels que dépeint le gardien du temple des finances tunisiennes et le premier responsable de l’autorité de régulation financière.

  • Redonner à l’économie ses capacités de rétablissement

Chedly Ayari passe ensuite aux remèdes qu’il propose. D’abord, «redonner à l’économie ses pleines capacités de rétablissement sur le chemin d’une croissance forte, soutenue et inclusive, à même de relever le défi de la lutte contre le chômage, par l’assainissement du climat des affaires et la levée des obstacles et freins structurels à la reprise de l’investissement, ce qui requiert le renforcement et l’accélération du programme, en cours, des réformes fondamentales adoptées par les autorités et soutenues par les partenaires financiers internationaux de la Tunisie».

Selon le Gouverneur de la BCT, «l’action des autorités doit être focalisée sur la consolidation de la stabilité macroéconomique, la mise à niveau de la qualité des services rendus par l’administration et les institutions publiques, l’instauration d’une meilleure discipline budgétaire et la poursuite de la réforme du secteur bancaire pour renforcer la fonction d’intermédiation financière».

Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même en matière de communication autour du boulot fait par sa BCT, Ayari rappelle la «panoplie de mesures ciblées axées sur la modernisation du cadre analytique et opérationnel de la politique monétaire en vue d’en promouvoir la transmission à l’économie réelle et l’ancrage des anticipations des agents économiques, le renforcement des assises financières et de la gouvernance des banques, notamment publiques, et la supervision bancaire basée sur les risques (…), la règlementation des changes [qui] a été profondément revue dans le sens de plus de libéralisation, appuyée par une politique de change plus flexible, avec comme objectif ultime, la convertibilité totale du dinar, une fois réunis les prérequis nécessaires», dit-il avec en mesurant bien ses mots à la fin.

  • Tout cela n’est rien sans la Com, point faible d’Essid

Conscient des enjeux, politiciens aussi, de ce qu’il propose, Chedly Ayari appelle «les autorités publiques à œuvrer de manière pragmatique et concertée avec les différentes parties prenantes à asseoir une démarche consensuelle ayant pour objectifs de dégager une marge de manœuvre budgétaire et extérieure». Et c’est là qu’il est le plus clair, lorsqu’il met l’accent sur «l’optimisation des recettes et une meilleure allocation des dépenses, promouvoir l’attractivité du pays pour les investissements étrangers nécessaires pour combler ses besoins de financements, mettre en place les structures et mécanismes idoines de gestion active de la dette publique, contenir les vulnérabilités du secteur financier et réduire les rigidités structurelles du marché du travail, consolider la transparence et la lutte contre la corruption, tout en doublant d’effort afin de circonscrire l’économie informelle et l’intégrer de manière efficace au circuit organisé».

Le mot de Chedly Ayari en présentation du rapport BCT 2015, met encore le doigt sur la plaie, après avoir ressenti à juste titre une «incompréhension probable de l’opinion publique et des partenaires sociaux face aux exigences de la discipline budgétaire et aux réformes », sur la nécessaire «adoption d’une politique de communication cohérente et efficace, essentielle au succès de l’action publique pour assurer la conviction des citoyens et de toutes les parties prenantes du bien-fondé et de la nécessité desdites réformes et, à terme, de leurs dividendes». Et c’est précisément là le point faible et le vrai talon d’Achille du gouvernement Habib Essid et du chef du gouvernement lui-même en premier lieu.

 

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Mohsen Hassan

Le ministre du Commerce, Mohsen Hassan s’est réuni mardi 21 juin 2016 avec le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari et des membres de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) pour discuter la situation de la balance commerciale et les mesures urgentes à prendre pour maîtriser les importations et booster les exportations, indique un communiqué du ministére du Commerce.

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S’exprimant devant la Commission de la réforme administrative et de lutte contre la corruption à l’ANC

Le président de la République, Béji Caied Essebsi, a proposé le nom de Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), pour le poste de chef du gouvernement, rapporte “Acharek El Aousset” dans son son édition de ce lundi 20 juin 2016, citant des sources responsables.

Selon la même source, certains dirigeants de Nidaa Tounes ont proposé le nom de “Slim Chaker” comme prochain chef du gouvernement.

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Interrogé

La baisse du dinar par rapport à la monnaie étrangère ne cesse de préoccuper les esprits des experts et des responsables du marché financier, surtout que le dinar tunisien a clôturé la semaine par un effondrement face au dollar américain qui a atteint 2.1650 dt. Plusieurs experts en la matière ont et à maintes reprises tiré la sonnette d’alarme sur la décrochage du dinar tunisien. Les raisons de cette dépréciation sont certes multiples, mais la situation de crise que vit notre pays depuis la Révolution est le plus facteur le plus important.

Dans un statut posté ce lundi 13 juin 2016 sur sa page Facebook, l’expert économique Ezzedine Saidane a assuré que la baisse du dinar, bien que rapide, n’est que le reflet ou la conséquence de la situation difficile que connaissent l’économie et les finances publiques de la Tunisie. « Mais une situation difficile devrait appeler une action, elle devrait déclencher un processus d’élaboration d’une stratégie de sauvetage, des mesures concrètes », a indiqué Saidane, appelant les autorités et les parties concernées à montrer au moins que le pays est géré, et qu’il n’est pas à l’abandon.

L’expert économique a, dans le même contexte, expliqué qu’au lieu de cela nous avons eu droit à des déclarations tout à fait contradictoires et diamétralement opposées lancées par le ministre des Finances d’un côté et par le gouverneur de la Banque Centrale de l’autre.

S’agissant des propos tenus par le gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, Saidane a cité trois déclarations qui semblent particulièrement inquiétantes dont principalement « la chute du Dinar ne peut pas être arrêtée par une simple décision de la BCT ». Commentant cette déclaration, l’expert économique a dit : « D’accord, mais la BCT compte-t-elle faire quelque chose. Ou s’agit-il là d’une simple déclaration d’impuissance ? Une déclaration lourde de conséquences ! », a-t-il précisé.

Une autre déclaration, non moins inquiétante : «Le système bancaire se porte bien, sauf pour deux banques qui sont menacées de faillite ». Commentant cette déclaration, Ezzedine Saidane a affirmé que le gouverneur de la BCT n’a pas nommé les deux banques en question. Conséquence de cela le doute est jeté sur toutes les banques. « Une telle déclaration ne semble pas très responsable. En outre il se trouve que les deux banques en question (BFT et TFB, remarquez que ce sont les mêmes initiales mais dans un ordre différent) sont des banques publiques ! Qui les supervise et les contrôle, qui compose leur conseil d’administration ? », a jouté Saidane.

La troisième déclaration de Chedly Ayari est en rapport avec le système bancaire. A ce propos, le gouverneur de la Banque centrale a dit : « Le système bancaire tunisien est en retard de 10 ans par rapport à des pays semblables à la Tunisie”. Et qu’avons-nous fait pour rattraper, en partie au moins, ce retard sur les 3 ou 4 dernières années par exemple ? », a dit Saidane.

Ezzedine Saidane n’a pas été le seul à évoquer les propos inquiétants du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Moez Labidi, expert économique, n’a pas également manqué d’exprimer sa déception suite aux déclarations de Chedly Ayari, notamment lorsqu’il a dit : « Le système bancaire se porte bien, sauf pour deux banques qui sont menacées de faillite ». De telles déclarations ne peuvent qu’alimenter le doute et rendre les investisseurs réticents vis-à-vis de la destination Tunisie, selon ses dires.

Moez Labidi a en outre critiqué la position de la Banque centrale de Tunisie, qui devient de moins en moins réactive face à la baisse du dinar, tout en limitant son intervention sur le marché de change, d’une part pour éviter le risque de se retrouver avec des réserves de change de moins de 90 jours d’importations, et d’autre part pour répondre favorablement aux pressions du FMI qui plaide pour une dépréciation de la monnaie nationale.

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«Une entreprise étrangère spécialisée a proposé ses services pour récupérer les avoirs de la Tunisie spoliés et placés à l'étranger»

En marge de l’adoption jeudi 9 juin 2016 du projet de loi relatif aux banques et aux institutions financières, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari a indiqué que la dépréciation du dinar tunisien est principalement due à la baisse de la production du secteur des mines et du secteur touristique, les deux principaux secteurs qui fournissent, en temps normal, de la devise au pays, selon ses dires.

En effet, le dinar tunisien a battu son record de baisse historique face au Dollar américain. Sur Tunis, l’euro s’est échangé, jeudi 9 juin 2016, à 2.4500 dinars alors que le dollar a clôturé la séance à 2.1590 dinars.

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Le Gouverneur de banque centrale de Tunisie

Dans une déclaration à Shems Fm en marge de l’adoption du projet de loi relatif aux banques et aux institutions financières, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Chedly Ayari a affirmé que la Banque franco-tunisienne fait face à de sérieux problèmes et qu’ils sont à la recherche de solutions empêchant sa faillite.
S’agissant de la loi sur les banques, il a indiqué que ladite loi comporte des mesures protégeant les banques de la faillite.
Il est à rappeler par ailleurs que l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté jeudi après-midi en seconde lecture le projet de loi relatif aux banques et aux institutions financières dans sa totalité, et ce après l’avoir approuvé article par article.

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Chedly Ayari

Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a déclaré sur Shems FM hier vendredi 03 juin dans la soirée que le bouclage du budget pour l’année 2017 sera assez compliqué si les ressources générées par les impôts demeurent insuffisantes.

Il a ajouté que la situation financière du pays est assez difficile et que l’économie nationale est plombée la chute de la production. Il déclaré dans ce sens : « nous sommes contraints de contracter des prêts, puisque que les secteurs du tourisme et des mines sont frappés par une crise ».

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Chedly ayari

Il semble que l’heure soit au réveil forcé en Tunisie, notamment après la sortie fracassante du président de la République, Béji Caied Essebsi, en faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationale, un projet qui reflète la gravité de l’étape que traverse actuellement la Tunisie. Ce vendredi 03 juin, c’est au tour du gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, de rebondir sur la situation financière du pays et de dresser un tableau sombre de l’économie tunisienne, tout en lançant des chiffres non moins affligeants que le discours d’Essebsi. « La situation financière du pays est très difficile et les choses deviennent de plus en plus délicates. Nous devons bouger. C’est inacceptable ! On ne peut pas accepter une telle situation, surtout 5 ans après la Révolution », a affirmé Chedly Ayari dans une déclaration devant les médias en marge d’une rencontre débat à l’Institut Arabe des chefs d’Entreprises (IACE).

Lors de cette rencontre sous le thème « Quel nouveau sequencing dans l’assouplissement de la réglementation des changes en Tunisie ? », le gouverneur de la BCT a indiqué que la Banque centrale, contrairement à ce qui a été dit, encourage l’internationalisation des entreprises tunisiennes, notamment celles ayant une situation financière solide. « Dans le contexte actuel de post-transition caractérisé par une pénurie de l’épargne nationale, la libéralisation est d’autant plus opportune pour la mobilisation des ressources externes nécessaires au financement des réformes, des déficits courant et budgétaire mais aussi des investissements », a indiqué Ayari, faisant remarquer que    que l’attractivité recherchée au niveau des ressources va aussi de pair avec l’objectif de facilitation de la dynamique d’internationalisation des entreprises tunisiennes pour une meilleure compétitivité.

Revenant sur la situation financière du pays, Chedly Ayari a déclaré qu’il avait alerté le gouvernement sur les dérives de l’économie nationale, et particulièrement la balance commerciale qui ne cesse de se détériorer pour atteindre un niveau record. « J’ai alerté le gouvernement des dérives de la balance commerciale. Je lui ai dit qu’on ne peut pas continuer avec ce déficit là », avant d’appeler le gouvernement à agir. « C’est le rôle du gouvernement. Moi je ne peux rien faire. Le président de la République est au courant de la gravité de la situation et il est très inquiet », a-t-il assuré.

Il a, sous un autre angle, indiqué que le gouvernement se trouve chaque année devant un grand problème de financement du budget de l’Etat, soulignant toutefois que l’Etat honore chaque mois ses engagements en termes de salaires.
S’agissant des réserves en devises, le gouverneur de la BCT a indiqué qu’elles s’établissent actuellement à 109 jours d’importation, une situation qui n’est pas grave mais il faut faire attention, selon Ayari.

Il a en outre indiqué que le déficit commercial ne peut pas continuer sur la tendance actuelle.
S’agissant du déficit courant, Chedly Ayari a indiqué que cela ne doit pas dépasser les 7,9% programmés par le gouvernement pour l’année 2016. « La situation sera catastrophique si on atteint un taux à deux chiffres », a-t-il dit, soulignant que le pays est dans une conjoncture de gestion de la pénurie en devises. Il a souligné que le déficit de la balance commerciale (les marchandises) et la balance des services a fait monter le déficit commercial à des niveaux records.
Chedly Ayari a sous un autre angle indiqué que jusqu’au mois de mai 2016, les taux de croissance en termes d’exportation sont négatifs, et c’est catastrophique pour le pays. Plus 4 millions de dinars en devises ont été perdus durant l’année 2016 à cause des difficultés du secteur minier et celui du tourisme.

Il a par ailleurs ajouté que la Tunisie passe aujourd’hui par une phase très délicate qu’il faut bien gérer, notamment au niveau de la balance commerciale et du déficit courant, soulignant qu’il n’y a pas d’entrée de capitaux depuis le début de cette année, mis à part le déboursement de la première tranche du crédit du Fonds Monétaire International (FMI), 319,5 millions de dinars, le 24 mai dernier.

Chedly Ayari a, en outre, alerté contre la dépréciation du taux de change, estimant que la détérioration du taux de change entrainera la dégradation de tout le système financier.
Poursuivant son intervention devant une foule de journalistes, Chedly Ayari a encore exprimé son inquiétude face à la situation financière du pays, assurant que les recettes directes et indirectes provenant de la fiscalité ne sont pas suffisantes et ne couvrent même pas les charges. Et d’ajouter dans le même contexte que la masse salariale absorbe la part la plus importante du budget de l’Etat, soit plus de 1 milliards de dinars par mois. Cette somme-là entretient 670 mille salariés de la fonction publique, selon ses dires.

« On se trouve chaque mois devant un grand problème de liquidités du fait que nos dépenses dépassent largement nos ressources », a déclaré Ayari, avouant que les choses n’ont pas évolué comme prévu et que la situation financière est toujours difficile. « La situation sera toujours difficile puisqu’on s’endette pour consommer et payer les salaires et non pour investir et créer de la richesse”, a-t-il lâché.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a affirmé lors de son intervention ce vendredi 3 juin 2016 dans un débat à l’IACE qu’il n’y a pas d’entrée de capitaux depuis le début de cette année, mis à part le déboursement de la première tranche du crédit du Fonds Monétaire International (FMI), 319,5 millions de dinars, le 24 mai dernier.
Chedly Ayari a à ce propos alerté contre la dépréciation du taux de change, soulignant que la détérioration du taux de change entrainera la dégradation de tout le système financier.

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Nous avons réussi à stabiliser l'inflation et la ramener  à des niveaux inférieurs, nous sommes ambitieux et nous

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a affirmé lors de son intervention ce vendredi 3 juin 2016 dans un débat à l’IACE que 4 millions de dinars en devises ont été perdus durant l’année 2016 à cause des difficultés du secteur minier et celui du tourisme.

Il a par ailleurs ajouté que la Tunisie passe aujourd’hui par une conjoncture très délicate qu’il faut bien gérer, notamment au niveau de la balance commerciale et du déficit courant.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a affirmé lors de son intervention ce vendredi 3 juin 2016 dans un débat à l’IACE que le pays est dans une conjoncture de gestion de la pénurie en devises. Il a souligné que le déficit de la balance commerciale (les marchandises) et la balance des services a fait monter le déficit commercial à des niveaux records.
Chedly Ayari a sous un autre angle indiqué que jusqu’au mois de mai 2016, les taux de croissance
en termes d’exportation sont négatifs, et c’est catastrophique pour le pays.

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«Une entreprise étrangère spécialisée a proposé ses services pour récupérer les avoirs de la Tunisie spoliés et placés à l'étranger»

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a affirmé lors de son intervention ce vendredi 3 juin 2016 dans un débat à l’IACE que le déficit commercial ne peut pas continuer sur la tendance actuelle.
S’agissant du déficit courant, Chedly Ayari a indiqué que cela ne doit pas dépasser les 7,9% programmés par le gouvernement pour l’année 2016. “La situation sera catastrophique si on atteint un taux à deux chiffres”, a-t-il dit.

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Chédly Ayari n’est pas candidat à la présidence du gouvernement

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a affirmé lors de son intervention ce vendredi 3 juin 2016 dans un débat à l’IACE qu’il avait alerté le gouvernement sur les dérives de l’économie nationale, et particulièrement la balance commerciale qui ne cesse de se détériorer pour atteindre un niveau alarmant, selon ses dires.

Lors de cette rencontre qui se tient sous le thème “Quel nouveau sequencing dans l’assouplissement de la réglementation des changes en Tunisie”, Chedly Ayari a dit : “J’ai alerté le gouvernement des dérives de la balance commerciale. Je lui ai dit qu’on ne peut pas continuer avec ce déficit là”, avant d’appeler le gouvernement à agir. “C’est le rôle du gouvernement. Moi je peux rien faire”, a-t-il dit.

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