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Lors de sa réunion ce mercredi 31 mai 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), la commission des finances a décidé d’auditionner le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari sur sa dernière décision portant sur l’augmentation du taux directeur général de Banque.

Il est à rappeler à ce propos que la banque centrale a récemment décidé d’élever son taux d’intérêt directeur de 25 points, une décision qui n’a pas plu à la majorité des Tunisiens d’autant plus qu’il s’agit d’une deuxième augmentation en un mois, après l’augmentation de 50 points, le 26 avril dernier.

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Bien que ce fut nécessaire pour la Tunisie afin de minimiser les dangers de l’inflation, la deuxième augmentation du taux d’intérêt directeur de Banque centrale de Tunisie (BCT) ne cesse de susciter la polémique. Son effet sur l’investissement, la croissance et le développement économique du pays a été fortement contesté. Aujourd’hui, ce sont les députés qui n’ont pas manqué de dénoncer cette décision qui ne pourra en aucun cas résoudre les problèmes financiers, selon leurs dires.

Présent lors de la réunion, ce mercredi 31 mai 2017, de la commission des finances de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le député de Nidaa Tounes Mohamed Fadhel Ben Omrane a fortement critiqué la décision de la Banque centrale d’augmenter son taux d’intérêt directeur deux fois en un seul mois. “C’est une politique mauvaise et illogique, surtout que le problème financier auquel fait face la Tunisie aujourd’hui est d’ordre structurel et il n’est plus monétaire”, a assuré Ben Omrane.

Monsieur le gouverneur de la Banque centrale, vous êtes en train de fragiliser l’entreprise et lui rendre la situation encore plus difficile avec ces mesures arbitraires. Vous devez arrêter ! Aujourd’hui la situation économique devient de plus en plus grave...”, a martelé le député de Nidaa, appelant ainsi à auditionner le patron de cette institution d’émission, Chedly Ayari. “Où va-t-on ? Pour quels objectifs?” s’est interrogé l’élu.

Outre l’audition de Chedly Ayari, Ben Omrane a appelé à changer la composition du Conseil d’administration de la BCT. “Ce n’est pas normal d’augmenter le taux directeur de la banque deux fois en un seul mois alors qu’il n’y a ni de l’investissement, ni de nouveaux emplois“, a-t-il ajouté.

Un point de vue partagé par Hedi Ben Brahim, député et vice-président de ladite commission, qui a indiqué que de telles décisions, partout dans le monde, “nécessitent une longue période de discussions et de concertations entre les différentes parties concernées, alors que ce n’est pas le cas pour la Tunisie. L’augmentation du taux directeur de la BCT est un dossier très sensible eu égard à son effet sur l’inflation et sur l’économie en général“,  a-t-il dit.
Il a par ailleurs précisé que l’augmentation du taux directeur n’encourage pas les banques et les institutions financières à investir et à écouler de nouveaux produits financiers sur le marché, soulignant que la consommation de la Tunisie en termes de nouveaux produits ne dépasse pas les 20% de ce qui se commercialise aujourd’hui dans le monde. Du coup, l’augmentation deux fois en un seul mois du taux directeur de la banque sera un handicap pour l’économie, la croissance et le développement, d’après lui.

Ben Brahim a fait remarquer dans cet ordre d’idées que cette décision va aussi impacter les petits crédits comme ceux octroyés par Enda, accusant ainsi de telles organisations d’abus en appliquant, d’après lui, des taux d’intérêt compris entre 30 et 35% alors que le taux d’intérêt maximal convenu en Tunisie est de 7%.  “Là nous exigeons l’intervention de la Banque centrale pour régler les choses“, a-t-il dit.

La décision de la Banque centrale d’élever son taux d’intérêt directeur de 25 points, d’autant plus qu’il s’agit d’une deuxième augmentation en un mois, après l’augmentation de 50 points, le 26 avril dernier, a également suscité la colère de l’UTICA. Dans un communiqué récent, il a été indiqué que cette décision est intervenue “après l’apparition de prémices d’une détente économique, et des indicateurs positifs en matière de taux de croissance“.

Le patronat considère aussi que cette décision revêt de “réels dangers pour l’entreprise, aura des répercussions négatives sur sa compétitivité, et constitue un message négatif pour les investisseurs, dans la mesure où elle va augmenter le coût de l’investissement.

L’organisation patronale déplore que l’entreprise soit désormais “victime de nombreuses décisions arbitraires, et n’a eu de cesse de subir coup après coup, à l’instar de l’impôt sur les sociétés dans la loi de finances 2017, la majoration salariale, l’effondrement de la valeur du dinar, la hausse des taxes douanières et des taux de la TVA. A cela s’ajoute, l’instabilité des législations et décisions, la dégradation du climat des affaires, avec notamment la propagation du commerce parallèle et de la contrebande“.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a indiqué, lors de son audition le mardi 16 mai 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que lors de la crise du dinar tunisien, la communication était très désastreuse, que la banque centrale a été très prudente et n’est intervenue qu’après avoir bien analysé la situation. “J’étais très prudent et je n’ai pas fait de déclarations”, a dit Ayari.

Le gouverneur de la BCT a par ailleurs appelé à laisser la banque centrale, quel que soit son responsable, travailler dans son domaine. “Nous sommes tous des passagers”, a assuré Ayari, faisant allusion aux informations qui ont circulé récemment dans plusieurs médias et selon lesquelles il sera limogé prochainement…

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a déclaré, lors de son audition, le mardi 16 mai 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que le marché de change est menacé par la panique.

Il a par ailleurs indiqué qu’il a été informé de la crise du dinar alors qu’il était à l’étranger pour discuter des deuxième et troisième tranches de crédit qui devraient être accordées à la Tunisie. Sur cette question, il a assuré que la BCT a réussi à mettre le pays sur les rails et qu’une autre tranche de crédit de près de 300 millions d’euros devrait être accordée à la Tunisie, après l’approbation du conseil d’administration du FMI qui devrait se réunir le 9 juin prochain.

Ayari a toutefois démenti le fait que la Tunisie soit soumise aux diktats du FMI, assurant que la relation avec l’institution financière est caractérisée par une flexibilité sous contrôle. “La Tunisie est un membre du FMI et doit profiter des avantages” qu’offre l’institution, a-t-il dit.

Il a tenu toutefois à préciser qu’il s’agit de la deuxième crise du dinar après celle survenue en juin 2016, mais qui était passée inaperçue.

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Lors de son audition, ce mardi 16 mai 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a appelé à créer de la richesse et de la valeur ajoutée pour stopper l’hémorragie du stock des réserves de change qui ont atteint aujourd’hui 102 jours d’importation seulement contre 122 jours d’importation auparavant. Il a expliqué cette baisse par les lourdes factures d’importation payées par la BCT, notamment celle des hydrocarbures qui devient “illogique”. Une seule facture équivaut dans certains cas à un (1) jour d’importation, selon ses dires.

“Ce n’est pas possible aujourd’hui de ne pas payer les factures… et pour payer on est obligé d’utiliser les stocks de nos réserves de change”, a fait savoir le gouverneur de la BCT, sans pour autant cacher que l’hémorragie de la devise va encore continuer.

Ayari a, dans le même cadre, indiqué que malgré les montants injectés par la BCT pour secourir le dinar, il semble que le sacrifice demeure inutile. ” Les pressions sur le marché de change sont toujours très importantes”, a-t-il dit.

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Le gouverneur de la banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a affirmé, lors de son audition, ce mardi 16 mai 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que la Tunisie est entrée depuis l’année 2011 dans une inflation ascendante qui s’est aggravée à partir de l’année 2013 pour dépasser aujourd’hui les 6%, ce qui explique, selon lui, la décision de la BCT d’augmenter son taux directeur. “On est obligé d’intervenir pour maîtriser la situation et réduire le gap entre l’offre et la demande… C’est notre responsabilité…“, a-t-il expliqué.

Ayari a dans le même contexte indiqué que la Tunisie est arrivée à des niveaux historiques de refinancement interne pour atteindre près de 9 milliards de dinars, un chiffre qui demeure, selon ses déclarations, encore insuffisant et qui contraint la Banque centrale à s’endetter encore plus de l’extérieur pour financer le déficit budgétaire.

Le gouverneur de la BCT a toutefois mis en garde contre l’utilisation des crédits étrangers pour payer les salaires et non pour la croissance et la création de richesses. “Depuis plusieurs années, on s’endette pour payer les salaires… Si cela continue, c’est la catastrophe“, a-t-il expliqué.

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Lors de son audition ce mardi 16 mai 2017, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a exprimé sa satisfaction par rapport au taux de croissance réalisé durant le premier trimestre de cette année, qui atteint 2,1% et ce, après plusieurs années durant lesquelles elle n’a pas dépassé 1%.

Le gouverneur de la BCT a cependant indiqué que la situation économique et financière du pays demeure très difficile et compliquée, expliquant cela par 4 variables, à savoir l’inflation, la balance budgétaire, le solde des opérations courantes et la dette extérieure. Ces facteurs impactent quotidiennement la politique monétaire du pays et ont un effet direct sur le marché de change, démentant ainsi les bruits qui avaient récemment circulé dans plusieurs médias selon lesquels, la baisse du dinar par rapport aux monnaies étrangères a pour cause la déclaration de la ministre des Finances, Lamia Zribi, récemment limogé par le chef du gouvernement.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, sera auditionné, aujourd’hui mardi 16 mai 2017 en plénière à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) sur la politique monétaire et la situation de la finance publique.

Lors de cette plénière, l’ARP examinera deux projets de loi dont celui portant approbation de l’émission par la Banque centrale de Tunisie d’un emprunt obligataire sur le marché financier international avec une garantie de l’Agence américaine pour le développement internationale,

Il sera également question du projet de loi organique portant approbation de l’adhésion de la Tunisie à la convention n°108 du Conseil de l’Europe relative à la protection des personnes des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à caractère personnel et au protocole additionnel n°181 relatif aux autorités de contrôle et aux flux transfrontalières de données.

Les députés de l’ARP examineront aussi le projet de loi organique relatif au Code des collectivités locales ainsi que celui relatif au Code des organismes de placement collectif qui a été assigné à la Commission de finances, de planification et de développement.

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Nous l’écrivions dans notre édition du 18 décembre dernier, la Tunisie fait commerce avec 172 pays, et son déficit affiche un montant total de 11,628 Milliards DT. Trois pays représentent plus de la moitié de cet énorme déficit (6,014 milliards DT). Il s’agit, par ordre d’importance, de la Chine avec plus de 3 Milliards, de la Turquie avec plus de 1,33 Milliards DT et de la Russie avec plus de 1,21 Milliards DT en moins d’une année.

Ce que nous avons pu confirmer, c’est que la BCT au moins, a de gros soucis à ce sujet. «Qu’il faille revoir notre position commerciale avec la Turquie et la Chine, cela me paraît essentiel. Le déficit de la balance commerciale avec la Chine n’est pas normal. Cela, je l’avais dit au gouverneur de la banque centrale de Chine, lorsque je l’avais rencontré et il m’avait donné raison», dit à Africanmanager le Gouverneur Chedly Ayari, lorsque nous l’interpellons à ce sujet. «Je constate et je dénonce le déficit commercial et je dis que c’est mauvais pour les comptes du pays. Je n’ai d’autorité, ni sur les importations, ni sur les exportations qui sont du domaine du ministère», avoue le premier responsable de l’institution qui finance le commerce extérieur. Pour lui, «il faut trouver des solutions, sans pour autant diminuer le commerce avec ce pays, et j’avais alors découvert que 70 % de nos achats de ce pays sont des équipements et non de la pacotille et que nous n’aurons jamais une balance commerciale positive avec la Chine».

–          Un MOU à transformer en convention pour que le Swap démarre

La BCT (Banque Centrale de Tunisie), est en train de trouver une solution à ce problème et d’essayer de donner une réponse, financière et monétaire, au problème du déficit de la balance commerciale, notamment avec la Chine d’où vient le plus grand déficit, bien que la Tunisie ne représente certainement qu’une goutte dans l’océan des échanges chinois avec le reste du monde. «On est en train de trouver des solutions pour cela. Nous pouvons, ainsi par exemple, passer par un accord Swap entre le Dinar et le Yuan (Un Yuan = 0,33 DT). Le principe est acquis et signé». Cet accord Swap est généralement adossé à une ligne de crédit, financée par le gouvernement chinois. Ces comptes seront gérés directement par les banques.

Le 12 décembre 2016, Chedly Ayari signait avec le Gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiachuan, un mémorandum d’entente et de coopération, favorisant une plus grande ouverture entre les deux secteurs bancaire et financier des deux pays. «Les deux gouverneurs s’étaient mis d’accord sur le principe de conclure une convention portant sur le swap du yuan contre le dinar tunisien dans le but de régler une partie des opérations commerciales et financières en monnaie nationale, ce qui permettra d’atténuer les risques de change pour les deux parties et d’intéresser davantage les importateurs chinois aux exportations tunisiennes», disait alors un communiqué de la BCT. «Nous estimons que les Swap de change, dont la Chine par exemple a signé 36 avec beaucoup de pays comme l’Egypte et le Maroc, permettra à l’importateur de payer avec la monnaie du pays en question, la Livre turque ou le Yan chinois», a précisé Chedly Ayari à Africanmanager.

Actuellement, par exemple, la Tunisie passe par le Dollar US pour payer les Chinois et les Turcs. Les Swap de change auront ainsi pour effet de fournir directement des lignes de crédit qui permettront de financer le déséquilibre de la balance commerciale sur le court terme. Le Dinar tunisien sera ainsi accepté comme collatéral et comme garantie et devient donc une monnaie de paiement, au cas où les Chinois voudraient importer des marchandises de Tunisie. «La Chine a donné son accord et nous sommes en train d’étudier la question».

C’est ainsi, par exemple, qu’un concessionnaire qui voudrait importer des voitures chinoises s’adressera à sa banque qui paiera ses importations en Yuan par le DT que convertira le banquier tunisien, à travers la ligne de crédit chinoise. Pour le Gouverneur Chedly Ayari, «un accès facile au paiement pourrait augmenter le déséquilibre des échanges, certes. Mais dans tous les cas de figure, les accords de Swap n’éliminent pas le besoin d’une gestion, au plus près, du commerce extérieur par les Etats en place pour regarder ce qu’on importe. Mais c’est surtout le moment de développer un courant d’exportation vers ces pays». Force est de constater que la Tunisie achète beaucoup de Chine, mais ne vient que rarement à ses foires pour essayer d’y vendre, comme pour le cas de l’excédent d’agrumes pour un marché chinois qui entre de plain-pied dans l’ère de la consommation.

La symbolique est importante. Le Yuan est convertible et pourrait même devenir une monnaie de paiement avec d’autres pays et notamment la zone Yuan qui existe déjà et pourrait même renforcer les réserves de change de la Tunisie. «On pourrait même utiliser ce biais pour engager un processus, hors commerce, d’investissement chinois en Tunisie. L’idée qui me trotte en tête et que j’ai déjà soumise aux Chinois, c’est de créer un fonds d’investissement sino-tunisien pour des projets communs d’infrastructure, de tourisme et autres. Le yuan deviendra un moyen de paiement, à court terme j’espère, un moyen d’investissement et un moyen de renforcement des réserves de change», se prend ainsi à rêver le Gouverneur Chedly Ayari.

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas et douteraient de la possibilité de passer du rêve à la réalité, le Yuan est convertible et même considéré comme monnaie de réserve. Malgré les quelques restrictions qui le frappent encore, il fait partie des DTS (Droits de Tirages Spéciaux) du FMI depuis octobre dernier. Actuellement, dans le calcul de la valeur des DTS, il y a le Yuan.

–          Le Swap avec la Turquie n’est pas encore possible, mais on y pense

Le problème de l’énorme déficit est aussi valable, bien qu’à moindre importance en sommes d’argent, pour la Turquie. «Pour la Turquie, le déficit est tout aussi important, au point qu’il nous faut revisiter le commerce extérieur entre les deux pays. Il est hors de question de fermer les frontières. Les accords de l’OMC nous en empêcheraient. Autrement, les procédures sont longues et les mesures doivent être limitées dans le temps. C’est une mesure qu’un ministre du Commerce doit avoir en tête, mais c’est un recours de dernier ressort. L’idée, à mon sens, est de conforter ce déséquilibre par des lignes de crédit qui te fournit de l’argent dans la monnaie du pays avec lequel tu es déficitaire», reconnaît encore le Gouverneur de la BCT.

Reste à savoir si la solution que la BCT est en train d’essayer avec la Chine, pourrait être appliquée au pays avec lequel la Tunisie enregistre le 2ème grand déficit commercial. Il semble que non. «Le modèle chinois que nous sommes en train de mettre en place, ne pourra pas s’appliquer à la Turquie. Avec ce pays, nous pourrions développer la question des lignes de crédit à caractère commercial qui financeront les importations tunisiennes de ce pays et proposer le Swap. Nous n’en avons pas encore discuté avec ce pays, mais on l’envisage dans le cadre d’un nouvel accord monétaire et commercial», conclut pour nous le Gouverneur de la BCT.

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Pendant cinq jours, le gouverneur de la BCT Chedly Ayari, la ministre des Finances Lamia Zribi et deux hauts cadres du MF, ont écumé les places financières de 3 pays, la France, l’Allemagne et l’Angleterre, à la recherche de financements pour combler les déficits du budget de l’Etat, à raison de 9 réunions, individuelles ou par groupes, par jour, avec les investisseurs et les bailleurs de fonds. La demande à Londres était tellement importante (70 investisseurs) que le marathon des réunions a dû se faire en groupes de 6 à 7 par membre de délégation. De 8 heures du matin à 20 heures. Même les déjeuners se transformaient en rencontres avec les investisseurs et à 18 heures, on se réunissait avec les organisateurs pour le feed-back des marchés.

  • Dur, dur de s’endetter dans ces conditions !

La discussion n’était pas facile comme en a témoigné l’agence de presse spécialisée Reuters, d’autant que la délégation tunisienne avait, en face d’elle, non des politiciens ou des bailleurs de fonds publics, mais des investisseurs privés, plus soucieux de bénéfices et de délais et conditions de remboursement que de la conjoncture interne de la Tunisie et des perspectives de son processus démocratique. «Nos vis-à-vis dans les discussions pendant le roadshow, sont au courant de tout ce qui se passe en Tunisie dans le détail. Ils ont, par exemple, attiré notre attention que les médecins tunisiens sont en grève et que les pharmaciens aussi, alors que nous discutions. Ils connaissent, par le nom, tous les dirigeants de l’UGTT et suivent leurs déclarations. Tous des signaux négatifs pour la communauté des bailleurs de fonds», nous avouait la ministre tunisienne des Finances Lamia Zribi, lors d’un entretien téléphonique avec Africanmanager.

La délégation tunisienne discutait aussi avec de jeunes loups des finances qui n’avaient cure de notre conjoncture de jeune démocratie et de transition économique. Et la pertinence des questions, face à des réponses dont les membres de la délégation ne maîtrisaient parfois pas toutes les ficelles et imposait un réalisme qui reste incompréhensible pour des vis-à-vis au langage purement technique et financier, rendait leur mission trop dure. «Des techniciens de la finance qui ne comprennent pas qu’on accorde des augmentations salariales alors que le budget ne le permet pas, ou qui ne comprennent pas qu’on ait un déficit commercial élevé alors qu’on refuse toujours de dévaluer notre monnaie», nous disait encore la ministre qui affirme à ce propos que «les investisseurs et les bailleurs de fonds ont été unanimes à poser la question autour de la dévaluation du Dinar». Et Lamia Zribi d’avouer que «la notation de Fitch a beaucoup perturbé le roadshow, beaucoup compliqué les négociations», admettant que «cela rend nécessaire, sinon impérieux, que la Tunisie fasse les efforts nécessaires pour améliorer sa note souveraine, car une autre dégradation nous fermerait les portes des bailleurs de fonds».

Des bailleurs qui ont parfois pressé la délégation tunisienne comme un citron, par des questions, non pas auxquelles ils n’étaient pas préparés, mais pour les réponses qui n’étaient pas parfois logiques pour les techniciens, purs et durs, des finances qu’ils étaient. Mais «on a bien défendu notre dossier et on a même réussi à faire changer d’avis certains par la sincérité des réponses et inspiré assez de confiance», pour arriver à ce taux de 5,625 %, selon le communiqué du ministère des Finances.

  • Les 850 M étaient un choix et suffiraient, si …

Beaucoup d’observateurs et d’analystes se sont par ailleurs demandé pourquoi ne pas avoir pris plus et si la délégation tunisienne, n’avait pas, en fin de compte, échoué dans sa mission. «Nous avions un objectif maximal de 1 Milliard d’euros, selon le mandat qui nous avait été donné par l’ARP. Le montant était en fait un choix, parce que nous avions dû faire le ménage, dans les 206 offres représentant un montant de 1,6 Milliards euros, entre véritables investisseurs, les bonnes banques et les bons fonds d’investissements, pour ne pas tomber dans le spéculatif. Les conditions de certaines offres, comme en matière de taux d’intérêt, de coupon, de maturité et de taux spéculatifs, nous ont finalement fait faire le choix des 850 M pour une maturité de 7 ans, selon les termes du mandat qui nous a été donné par l’ARP et qui était d’une maturité entre 7 et 10 ans. Une plus courte maturité ne nous aurait pas été favorable et une maturité plus longue nous aurait coûté plus cher», a indiqué la ministre tunisienne des Finances à Africanmanager.

Pour la ministre Zribi, «le montant est au-delà des prévisions budgétaires pour l’apport des bailleurs de fonds étrangers et même en-dessous de nos besoins », assure-t-elle, affirmant ne jamais avoir parlé d’un montant d’un Milliard d’euros. Pour elle, «les 850 M devraient être suffisants, à condition de réussir nos discussions avec la BAD, la Banque Mondiale et le FMI dont les autres bailleurs de fonds attendent la réaction, qui devrait normalement arriver en mars prochain, pour se décider de leur côté».

  • A quand un roadshow local des vérités ?

Satisfaite du résultat de la mission, la ministre des Finances insiste pour dire que «le résultat du road-show reste quand même une marque confiance dans le risque Tunisie», dans sa résilience et sa capacité à rebondir. Elle n’en reste pas moins réaliste. «Nous l’avions constaté, l’appréciation externe du risque Tunisie, fait encore peur aux investisseurs, qui ne voient toujours pas les effets des réformes et des améliorations. Le grand hic pour les bailleurs de fonds, reste le déficit budgétaire et courant et l’avancement des réformes qui ont été finalement les deux grands points d’achoppement pour cette sortie sur le marché européen de la dette. Il nous faut nous remettre au travail et avancer plus vite dans les réformes, sinon la prochaine sortie sera encore plus difficile dans de telles conditions», indique-t-elle.

Il reste maintenant, au chef du gouvernement en personne, de faire sa part du travail, celle qui consiste à parler au peuple, à travers un roadshow de réunions populaires et non assis sur un fauteuil derrière les caméras, pour lui dire la gravité de la situation et l’appeler à reprendre le travail et à redoubler d’effort pour remettre son économie en marche et ne pas décevoir tous ceux qui attendent un avenir meilleur de la révolution !

 

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La Banque Mondiale (BM) vient de prédire un taux de croissance de 3% en 2017 pour la Tunisie. Prévision qui intervient juste après l’annonce de 1,5% de croissance pour 2016. Prévision aussi qui ravira certainement Youssef Chahed et son GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Et s’il le croit, il aura à notre sens tiré trop vite et ferait mieux de rengainer et comparer les prévisions d’une institution dont les chiffres annoncés en début d’année en matière de croissance n’ont presque jamais été conformes à la dure réalité de la Tunisie qu’il dirige.

Il devrait d’abord, ainsi que ses conseillers économiques et financiers, savoir quels seront les moteurs de la croissance capables de la tirer, s’il y en a, vers le haut. Ces «Growth Drivers» pour la Tunisie, comme diraient ces experts dont nous ne sommes pas, c’est d’abord l’exportation. Or, la balance commerciale a terminé l’exercice 2015 avec un déficit inquiétant dépassant toutes les limites. Cela fragilise le secteur extérieur qui était jusque-là l’apanage de la Tunisie, surtout si l’importation n’est pas productive, mais de consommation.
A tout cela il faudra ajouter que pour 2017, l’exportation, dont grande partie est agricole, dépendra de facteurs exogènes comme la météorologie et souffre de quantité, de compétitivité et des conditions de livraison. Il y a aussi la productivité qui participe à 1,5 – 2 % dans la croissance, laquelle productivité est en sérieuse panne depuis 2011, pour ne pas dire qu’elle a disparu.

L’autre «Diver» de croissance est le tourisme, qui participe à 6 ou 7 % dans la croissance. Cela sans oublier le reste des secteurs et leurs 400 mille personnes qu’ils font vivre autour d’eux. Le tourisme et dérivés peinent cependant toujours à se relever pour carburer à une vitesse capable de contribuer aux 3% de croissance que prévoit la BM. A cela il faut ajouter la panne du secteur minier et des énergies et le secteur de l’économie numérique, qui n’a pas encore répondu aux investissements faits.
Certes les IME et le textile résistent à la crise et font de bons taux de croissance. Or, pour réaliser de la croissance, au taux annoncé par la BM, il faudra que tous ces moteurs fonctionnent, tous et en même temps, ce qui n’a jusqu’ici pas été le cas. On peut certes faire de la croissance artificielle, notamment par la consommation, de 3% ou même plus. Elle sera cependant une croissance amorphe et artificielle non créatrice d’emplois.

Sollicité par Africanmanager pour un commentaire sur le chiffre des 3% de la BM, le Gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, affirme que «il est techniquement impossible, maintenant, de prédire ce que sera 2017, même pour la Banque Mondiale avec tout son appareil de statisticiens, d’analystes et de prévisionnistes. Il faut au moins attendre que le 1er trimestre, qui est très indicatif en matière de croissance, se termine. On n’aura donc les chiffres de ce premier trimestre que vers la mi-mai 2017. Tout le reste, c’est de la spéculation et des extrapolations qui sont, certes scientifiquement menées, mais gratuites».
Et le gouverneur de la BCT de nous indiquer que «en admettant que tous ces moteurs de croissance se remettent à fonctionner tous ensemble, sans rupture, ni sociale ni économique, le saut de croissance qu’on pourrait faire, en tout cas en 2017 car en 2018 il pourrait y avoir des reprises intéressantes, ne sera pas énorme et moi je doute des 3%. En tout cas je n’ai rien qui me permette de parler de 3% de croissance pour 2017 et je crois que la BM ne pourra pas me fournir des preuves pour cela».

Dans son «rapport de suivi de la situation économique» fait à l’automne 2016, la Banque Mondiale affirmais que «l’économie [Ndlr : tunisienne] devrait connaître une croissance modeste de 2,0 % en 2016 grâce à une hausse de la consommation publique (de 10,1 %) suite à la négociation d’augmentations de salaires et à l’investissement (en hausse de 4,5 %). A moyen terme, la croissance économique devrait progresser, respectivement, à 3,0 et 3,7 % en 2017 et 2018 dans un scénario qui associerait une accélération des réformes structurelles, une amélioration de la sécurité au niveau national et régional (dont un début de normalisation en Libye notamment), une plus grande stabilité sociale et une augmentation modérée de la demande extérieure». Rien de tout cela ne s’est réalisé, à commencer par la croissance de 2%, qui n’a été qu’à peine de 1,5 % et sans création d’emplois.

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S’exprimant devant la Commission de la réforme administrative et de lutte contre la corruption à l’ANC

Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, s’est déclaré optimiste quant à l’avenir du pays, et ce malgré les problèmes qui persistent dans le pays depuis de nombreuses années.

Dans une déclaration rapportée par le journal Assarih dans son édition de ce jeudi 3 novembre 2016, le gouverneur de la BCT a précisé que la Tunisie souffre d’un manque au niveau des ressources financières, soulignant toutefois que les compétences tunisiennes sont capables de faire sortir le pays de l’ornière.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu, ce mercredi 12 octobre 2016 au palais de Carthage, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari.

A l’issue de cette rencontre, le gouverner de la BCT a indiqué qu’il a présenté au chef de l’Etat un exposé sur les récents entretiens qu’il a effectué à Washington avec de hauts fonctionnaires du groupe de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI), ainsi que des représentants d’institutions financières et de banques étrangères.

Chedly a par ailleurs confirmé la volonté de tous de continuer à soutenir la Tunisie, exprimant ainsi sa confiance par rapport à l’amélioration de la situation des finances publiques et à dépasser la crise par laquelle passe le pays.

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-Le rating du risque souverain de la Tunisie et les perspectives de son positionnement sur le marché international des capitaux, ont fait l’objet de réunions du Gouverneur de la BCT, Chedly Ayari avec les premiers responsables d’agences de notation ainsi que ceux de certaines banques internationales de renommée internationale et ce en marge de sa participation aux assemblées annuelles de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI), tenues à Washington (5 – 9 octobre 2016) .
Selon un communiqué publié dimanche par la Banque Centrale de Tunisie, Ayari s’est entretenu avec ses homologues aux banques Centrales de la Chine et de Russie; “afin d’établir de nouvelles pistes de coopération entre la BCT et les deux institutions précitées notamment en matière de gestions des réserves et de financement extérieur”.
A noter que le Gouverneur de la BCT a pris part à la réunion plénière des Assemblées Annuelles du FMI et de la BM, au Comité Monétaire et Financier International (CMFI) ainsi qu’aux évènements organisés par les hauts responsables du FMI, notamment la réunion présidée par sa directrice générale, Christine Lagarde avec les Ministres des Finances et les Gouverneurs de la région Moyen Orient et l’Asie Centrale(MOAC). Les discussions au cours de cette réunion ont porté sur les progrès accomplis en matière de la mise en œuvre de la stratégie pour booster la croissance inclusive depuis les assemblées annuelles de 2015.
·Ayari a aussi, pris part à une rencontre conduite par M. Masood Ahmed, Directeur du Département MOAC (Moyen Orient, Asie Centrale) avec les Ministres et Gouverneurs de la région ayant pour thème : “les conséquences économiques et financières des différentes options de financement budgétaire, notamment dans un environnement de faibles cours du pétrole et de besoins de financements accrus “.
Enfin, il a participé à une table ronde regroupant les Gouverneurs au Fonds de la région MOAC afin de débattre du rapport semestriel sur les perspectives économiques régionales pour le Moyen Orient et l’Asie Centrale.

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Une source officielle de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a démenti dans une déclaration accordée au journal électronique, Assabahnews, les informations publiées par l’expert économique Moez Joudi selon lesquelles les salaires du gouverneur de la BCT, Chedly Ayari et du vice-gouverneur, Mohamed Rekik ont été quintuplés.

On rappelle que Moez Joudi avait indiqué que Chedly Ayari et Mohamed Rekik toucheraient respectivement 28 mille et 24 mille dinars par mois.

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«L’année 2015 aura été pour l’économie tunisienne, à bien des égards, une année difficile, dans un contexte global largement défavorable», disait Chedly Ayari dans la présentation du rapport de la BCT pour l’exercice 2015. L’alerte cède  cependant vite le pas, chez un Gouverneur de la BCT résolument optimiste malgré le tableau noir qu’il y a brossé, à l’optimisme lorsqu’il se fait fort de «constater que l’économie tunisienne a réussi à préserver un degré de résilience à même de résister à tant de facteurs déstabilisants, réalisant une croissance positive, et même bien au-delà des prévisions qui tablaient, en majorité, sur une stagnation, voire une récession».

  • Une liste de performances de 193 mots

La liste des «performances» de l’économie tunisienne en 2015, ne dépassant pas les 193 mots, le Gouverneur retrouve ses vrais réflexes d’économiste alerte, même au risque de passer pour un Cassandre, pour attirer l’attention «sur le fait que ce potentiel et cette résilience, largement entamés tout au long de la période transitoire, risquent d’être encore plus fragilisés à court terme au regard des menaces qui pèsent sur la croissance économique et les équilibres financiers, notamment celui du secteur extérieur dont les statistiques disponibles depuis le début de l’année en cours reflètent des risques réels de dérapages porteurs de menaces sur les réserves en devises et la stabilité du taux de change du dinar». Il ne se prive pas, non plus, de rappeler à ceux qui lui opposeraient les quelques petites réussites de l’économie tunisienne que, «l’amélioration, relative, des indicateurs macroéconomiques, a bénéficié de la baisse sensible des prix du pétrole sur le marché international et a été appuyée par la mobilisation de ressources financières extérieures conséquentes ».Et de rappeler, en appui à ce clin d’œil que sans ces ressources extérieures, «la situation de la liquidité de l’économie aurait été sérieusement menacée». Et Chedly Ayari de conclure que «la détérioration des équilibres fondamentaux et son corollaire la hausse accélérée du recours aux financements extérieurs [qui se sont traduits par une ] hausse de 13 points de pourcentage du PIB de la dette publique et de 12 points de la dette extérieure en cinq ans et consacrés, en partie, aux dépenses courantes du budget, traduit la dérive d’une société qui vit largement au-dessus de ses moyens, et dont le train de vie insoutenable, dérogeant à toute logique économique, ne saurait être maintenu plus longtemps». La phrase est longue et détaillée, mais elle est à l’image des dangers réels que dépeint le gardien du temple des finances tunisiennes et le premier responsable de l’autorité de régulation financière.

  • Redonner à l’économie ses capacités de rétablissement

Chedly Ayari passe ensuite aux remèdes qu’il propose. D’abord, «redonner à l’économie ses pleines capacités de rétablissement sur le chemin d’une croissance forte, soutenue et inclusive, à même de relever le défi de la lutte contre le chômage, par l’assainissement du climat des affaires et la levée des obstacles et freins structurels à la reprise de l’investissement, ce qui requiert le renforcement et l’accélération du programme, en cours, des réformes fondamentales adoptées par les autorités et soutenues par les partenaires financiers internationaux de la Tunisie».

Selon le Gouverneur de la BCT, «l’action des autorités doit être focalisée sur la consolidation de la stabilité macroéconomique, la mise à niveau de la qualité des services rendus par l’administration et les institutions publiques, l’instauration d’une meilleure discipline budgétaire et la poursuite de la réforme du secteur bancaire pour renforcer la fonction d’intermédiation financière».

Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même en matière de communication autour du boulot fait par sa BCT, Ayari rappelle la «panoplie de mesures ciblées axées sur la modernisation du cadre analytique et opérationnel de la politique monétaire en vue d’en promouvoir la transmission à l’économie réelle et l’ancrage des anticipations des agents économiques, le renforcement des assises financières et de la gouvernance des banques, notamment publiques, et la supervision bancaire basée sur les risques (…), la règlementation des changes [qui] a été profondément revue dans le sens de plus de libéralisation, appuyée par une politique de change plus flexible, avec comme objectif ultime, la convertibilité totale du dinar, une fois réunis les prérequis nécessaires», dit-il avec en mesurant bien ses mots à la fin.

  • Tout cela n’est rien sans la Com, point faible d’Essid

Conscient des enjeux, politiciens aussi, de ce qu’il propose, Chedly Ayari appelle «les autorités publiques à œuvrer de manière pragmatique et concertée avec les différentes parties prenantes à asseoir une démarche consensuelle ayant pour objectifs de dégager une marge de manœuvre budgétaire et extérieure». Et c’est là qu’il est le plus clair, lorsqu’il met l’accent sur «l’optimisation des recettes et une meilleure allocation des dépenses, promouvoir l’attractivité du pays pour les investissements étrangers nécessaires pour combler ses besoins de financements, mettre en place les structures et mécanismes idoines de gestion active de la dette publique, contenir les vulnérabilités du secteur financier et réduire les rigidités structurelles du marché du travail, consolider la transparence et la lutte contre la corruption, tout en doublant d’effort afin de circonscrire l’économie informelle et l’intégrer de manière efficace au circuit organisé».

Le mot de Chedly Ayari en présentation du rapport BCT 2015, met encore le doigt sur la plaie, après avoir ressenti à juste titre une «incompréhension probable de l’opinion publique et des partenaires sociaux face aux exigences de la discipline budgétaire et aux réformes », sur la nécessaire «adoption d’une politique de communication cohérente et efficace, essentielle au succès de l’action publique pour assurer la conviction des citoyens et de toutes les parties prenantes du bien-fondé et de la nécessité desdites réformes et, à terme, de leurs dividendes». Et c’est précisément là le point faible et le vrai talon d’Achille du gouvernement Habib Essid et du chef du gouvernement lui-même en premier lieu.

 

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Mohsen Hassan

Le ministre du Commerce, Mohsen Hassan s’est réuni mardi 21 juin 2016 avec le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari et des membres de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) pour discuter la situation de la balance commerciale et les mesures urgentes à prendre pour maîtriser les importations et booster les exportations, indique un communiqué du ministére du Commerce.

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S’exprimant devant la Commission de la réforme administrative et de lutte contre la corruption à l’ANC

Le président de la République, Béji Caied Essebsi, a proposé le nom de Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), pour le poste de chef du gouvernement, rapporte “Acharek El Aousset” dans son son édition de ce lundi 20 juin 2016, citant des sources responsables.

Selon la même source, certains dirigeants de Nidaa Tounes ont proposé le nom de “Slim Chaker” comme prochain chef du gouvernement.

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Interrogé

La baisse du dinar par rapport à la monnaie étrangère ne cesse de préoccuper les esprits des experts et des responsables du marché financier, surtout que le dinar tunisien a clôturé la semaine par un effondrement face au dollar américain qui a atteint 2.1650 dt. Plusieurs experts en la matière ont et à maintes reprises tiré la sonnette d’alarme sur la décrochage du dinar tunisien. Les raisons de cette dépréciation sont certes multiples, mais la situation de crise que vit notre pays depuis la Révolution est le plus facteur le plus important.

Dans un statut posté ce lundi 13 juin 2016 sur sa page Facebook, l’expert économique Ezzedine Saidane a assuré que la baisse du dinar, bien que rapide, n’est que le reflet ou la conséquence de la situation difficile que connaissent l’économie et les finances publiques de la Tunisie. « Mais une situation difficile devrait appeler une action, elle devrait déclencher un processus d’élaboration d’une stratégie de sauvetage, des mesures concrètes », a indiqué Saidane, appelant les autorités et les parties concernées à montrer au moins que le pays est géré, et qu’il n’est pas à l’abandon.

L’expert économique a, dans le même contexte, expliqué qu’au lieu de cela nous avons eu droit à des déclarations tout à fait contradictoires et diamétralement opposées lancées par le ministre des Finances d’un côté et par le gouverneur de la Banque Centrale de l’autre.

S’agissant des propos tenus par le gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, Saidane a cité trois déclarations qui semblent particulièrement inquiétantes dont principalement « la chute du Dinar ne peut pas être arrêtée par une simple décision de la BCT ». Commentant cette déclaration, l’expert économique a dit : « D’accord, mais la BCT compte-t-elle faire quelque chose. Ou s’agit-il là d’une simple déclaration d’impuissance ? Une déclaration lourde de conséquences ! », a-t-il précisé.

Une autre déclaration, non moins inquiétante : «Le système bancaire se porte bien, sauf pour deux banques qui sont menacées de faillite ». Commentant cette déclaration, Ezzedine Saidane a affirmé que le gouverneur de la BCT n’a pas nommé les deux banques en question. Conséquence de cela le doute est jeté sur toutes les banques. « Une telle déclaration ne semble pas très responsable. En outre il se trouve que les deux banques en question (BFT et TFB, remarquez que ce sont les mêmes initiales mais dans un ordre différent) sont des banques publiques ! Qui les supervise et les contrôle, qui compose leur conseil d’administration ? », a jouté Saidane.

La troisième déclaration de Chedly Ayari est en rapport avec le système bancaire. A ce propos, le gouverneur de la Banque centrale a dit : « Le système bancaire tunisien est en retard de 10 ans par rapport à des pays semblables à la Tunisie”. Et qu’avons-nous fait pour rattraper, en partie au moins, ce retard sur les 3 ou 4 dernières années par exemple ? », a dit Saidane.

Ezzedine Saidane n’a pas été le seul à évoquer les propos inquiétants du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Moez Labidi, expert économique, n’a pas également manqué d’exprimer sa déception suite aux déclarations de Chedly Ayari, notamment lorsqu’il a dit : « Le système bancaire se porte bien, sauf pour deux banques qui sont menacées de faillite ». De telles déclarations ne peuvent qu’alimenter le doute et rendre les investisseurs réticents vis-à-vis de la destination Tunisie, selon ses dires.

Moez Labidi a en outre critiqué la position de la Banque centrale de Tunisie, qui devient de moins en moins réactive face à la baisse du dinar, tout en limitant son intervention sur le marché de change, d’une part pour éviter le risque de se retrouver avec des réserves de change de moins de 90 jours d’importations, et d’autre part pour répondre favorablement aux pressions du FMI qui plaide pour une dépréciation de la monnaie nationale.

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«Une entreprise étrangère spécialisée a proposé ses services pour récupérer les avoirs de la Tunisie spoliés et placés à l'étranger»

En marge de l’adoption jeudi 9 juin 2016 du projet de loi relatif aux banques et aux institutions financières, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari a indiqué que la dépréciation du dinar tunisien est principalement due à la baisse de la production du secteur des mines et du secteur touristique, les deux principaux secteurs qui fournissent, en temps normal, de la devise au pays, selon ses dires.

En effet, le dinar tunisien a battu son record de baisse historique face au Dollar américain. Sur Tunis, l’euro s’est échangé, jeudi 9 juin 2016, à 2.4500 dinars alors que le dollar a clôturé la séance à 2.1590 dinars.

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