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Une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) se tiendra, jeudi après-midi, et sera consacrée au vote de confiance à Marouane Abassi au poste de gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), en remplacement de Chedly Ayari.
En cas d’obtention de l’approbation de la majorité absolue des membres de l’ARP, Abassi deviendra le 13ème sur la liste des gouverneurs de cette institution financière, créée en 1958.
Le défunt Hédi Nouira été chargé de créer et de structurer la BCT qu’il dirige depuis sa fondation en 1958 jusqu’au 18 février 1972, remplacé par Ali Zouaoui ( jusqu’au 7 avril 1980).
Mohamed Skhiri succède à Moncef Belkodga (1980/1986) à la tete de la BCT pour un mandat de deux ans. Mohamed El Béji Hamda et Taouifik Baccar ont occupé ce poste successivement de1990 à 2001 et de 2004 à 2011.
Mustapha Kamel Nabli (2011-2012) a été limogé par l’ex-président de la République Moncef Marzouki (2011-2014). Le chef du gouvernement Youssef Chahed a demandé d’entamer les procédures de limogeage de Chedly Ayari, qui a présenté sa démission avant la tenue d’une séance plénière consacrée à son limogeage.
L’article 78 de la Constitution tunisienne prévoit que “le Président de la République se charge par voie de décrets présidentiels de nommer le gouverneur de la Banque centrale sur proposition du Chef du gouvernement et après approbation de la majorité absolue des présents à l’Assemblée des représentants du peuple.
Il est mis fin à ses fonctions suivant la même procédure ou à la demande du tiers des membres de l’Assemblée des représentants du peuple et l’approbation de la majorité absolue des membres de l’Assemblée.

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L’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) examinera, jeudi 15 février 2018, la décision d’appliquer les mesures de limogeage de Chedly Ayari, Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), depuis juillet 2012.
Le Chef du gouvernement, Youssef Chahed, a décidé, le 7 février courant, d’appliquer les mesures de limogeage du Gouverneur de la BCT, sans révéler les causes, suggérant de nommer à sa place M. Marouane Abassi. A cet effet, Chahed a présenté au président de la République, Béji Caid Essebsi, cette proposition, qui l’a soumise à l’ARP, conformément aux dispositions de l’article 78 de la Constitution, lequel stipule que le président de la République nomme le gouverneur de la BCT sur proposition du chef du gouvernement et après approbation de la majorité absolue des présents à l’ARP.

A noter que demain mercredi 14 février, Ayari se présentera devant la Commission des finances, en sa qualité de premier responsable de la CTAF (Commission Tunisienne des Analyses Financières).

Selon plusieurs parties, cette décision de limogeage de Chedly Ayari intervient suite au classement de la Tunisie par le Parlement européen, mercredi dernier, sur la liste noire des pays les plus exposés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme.
A rappeler que le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis, Sofiène Selliti, avait affirmé, le 10 février courant, que le juge d’instruction du Pôle judiciaire, économique et financier a émis deux mandats de dépôt à l’encontre de deux fonctionnaires de la BCT et a maintenu trois autres fonctionnaires en liberté, pour participation à une entente pour corruption et malversation, abus d’autorité pour l’obtention d’avantages et aussi de crimes de blanchiment d’argent.
La BCT avait annoncé, lundi, que “la saisine des autorités judiciaires de cette affaire a été effectuée de sa propre initiative pour la défense de l’intérêt général et le respect de la loi et pour se conformer à toutes les obligations permettant la lutte contre toutes formes de crimes“.

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Le chef de l’État, Béji Caïd Essebsi, a décidé de transférer, ce jeudi 8 février 2018, la proposition de limogeage du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chedly Ayari, au Parlement, d’après un communiqué de la présidence de la République.

Cette proposition qui a été émise hier mercredi par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, sera soumise à l’approbation de l’ARP, conformément aux dispositions de l’article 78 de la Constitution tunisienne.

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L’économiste Radhi Meddeb a évoqué ce jeudi 08 février 2018, sur Shems FM, l’éviction de Chedly Ayari de son poste de gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Selon lui, Ayari aurait dû, de son propre gré, quitter la barque avant d’être éjecté, «pour préserver sa dignité“. Il a ajouté que “la décision de le limoger, quelques mois avant la fin de son mandat, était humiliante car M. Ayari, en dépit des erreurs qu’il aurait pu commettre, a rendu des services à la Tunisie durant de longues années et il est inadmissible que sa carrière s’arrête de cette façon».

Cependant il a ajouté que la commission des analyses financières, une structure indépendante de la BCT, était pilotée par Ayari, ce qui fait que sa responsabilité était engagée, étant donné que cette commission a en charge surtout des affaires de blanchiment d’argent et les dispositifs de lutte contre ce  fléau.
Meddeb a également mis sur le dos de la BCT l’inflation qui ne cesse de monter, vu que l’institution élabore, entre autres, la politique monétaire du pays. Toutefois il a cité d’autres éléments qui impactent directement l’inflation, notamment l’érosion du dinar provoquée par «le tassement de la production, le déficit commercial, l’absence de stratégie industrielle et économique limpide et efficiente ainsi que l’assèchement du budget de l’Etat par l’embauche excessive dans la fonction publique».

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Le secrétaire général de l’UGTT (Union générale tunisienne du travail), Nourredine Taboubi, est tombé à bras raccourcis sur le gouverneur de la BCT (Banque Centrale de Tunisie), Chedly Ayari, responsable, à ses yeux, des difficultés économiques du pays. Le leader de la centrale syndicale a déclaré, sur Mosaïque Fm hier jeudi 25 janvier 2018 dans la soirée, qu’il est temps d’envisager le départ d’Ayari.
Toute chose a une fin, a indiqué Taboubi, avant d’ajouter que «des indicateurs économiques tels que le glissement du dinar et les problèmes auxquels fait face l’économie tunisienne militent pour un changement du gouverneur de la Banque centrale». Il a conclu en ces termes : «Il est temps que d’autres compétences assurent la relève»…

Ayari, qui a survécu aux tentatives de déboulonnement ébruitées par la presse en mai 2017, laquelle avait même avancé une liste de successeurs potentiels, doit maintenant se frotter à l’UGTT. On verra si la centrale syndicale va persister dans sa requête ou si c’est juste un feu de paille, et si, le cas échéant, l’actuel gouverneur de la BCT sera capable de résister à la tempête…

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En février 2017, nous rapportions que la BCT (Banque Centrale de Tunisie), était en train de trouver une solution au problème du déséquilibre de la balance commerciale avec la Chine et d’essayer de donner une réponse, financière et monétaire, au problème du déficit de la balance commerciale.

«On est en train de trouver des solutions pour cela. Nous pouvons, ainsi par exemple, passer par un accord Swap entre le Dinar et le Yuan. Le principe est acquis et signé», nous déclarait alors le Gouverneur Chedli Ayari. Notons que cet accord Swap est généralement adossé à une ligne de crédit, financée par le gouvernement chinois.

Faisant le suivi de cette déclaration de Chedli Ayari, nous apprenons que la Chine a en effet fait une proposition d’accord Swap à la Tunisie, jugée intéressante, mais qui a finalement été refusée par la Banque Centrale de Tunisie, car le taux d’emprunt qui devait être fait en Yuan, était trop cher. Depuis, la Chine n’a pas fait une seconde offre moins chère.

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Chedly AYARI, Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), a déclaré ceci à l’ouverture des travaux d’un workshop, organisé par la Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie (CTFCI), et ayant pour thème les transferts en devises des investisseurs :

«Consciente de la perception que peuvent véhiculer les difficultés rencontrées par certains investisseurs étrangers pour réaliser des transferts en principe libres et ce, en l’absence de justificatifs exigés, la Banque Centrale de Tunisie a entrepris une action de revue de la réglementation de change en vue d’assouplir certaines procédures et apaiser la contrainte de change sur les opérateurs économiques aussi bien résidents que non-résidents et témoigner aux différents intervenants l’engagement ferme et irréversible des autorités tunisiennes à l’instauration d’un cadre privilégiant la libre mobilité du capital. D’où l’adoption imminente d’une série de mesures en faveur des non-résidents et que j’ai le plaisir de vous annoncer :

– la digitalisation de la fiche d’investissement permettant à un investisseur non-résident de s’auto-déclarer et d’établir lui-même sa fiche d’investissement qui sera validée par l’intermédiaire agréé domiciliataire de son dossier d’investissement ;

– la reconversion des avances en comptes courants accordées par des non-résidents en devises en augmentation du capital ;

– le règlement à l’étranger du prix de cessions de parts ou d’actions entre étrangers non-résidents ;

– l’accès des sociétés non résidentes aux financements leasing pour l’acquisition d’équipements nécessaires à la production et des matériels roulants utilitaires.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a indiqué, lors d’une rencontre, tenue ce mercredi 29 novembre 2017 à Tunis, qu’une délégation du FMI séjourne actuellement en Tunisie pour évaluer la situation économique et les réformes entreprises dans le pays et débloquer en conséquence la troisième tranche de crédit.

Il a en outre indiqué que le processus d’évaluation de la situation économique est déjà entamé, à partir d’aujourd’hui et se poursuivra jusqu’au 11 décembre prochain. Le FMI rendra public son rapport sur la situation économique de la Tunisie avant le 15 décembre courant et ce, après la réunion de son conseil d’administration.

Une rencontre entre les responsables tunisiens et le FMI devrait avoir lieu durant le mois de janvier 2018.

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Lors d’une rencontre organisée ce mercredi 29 novembre 2017, à Tunis, à l’initiative de la Chambre tuniso-francaise du commerce et de l’industrie (CTFCI), le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a lancé un message fort aux investisseurs français : ” Vous devez foncer, investir et prendre quand même le risque (…) On n’a pas dit de prendre le risque politique ou sécuritaire mais au moins économique et commercial“, a-t-il assuré.

S’agissant des attentes des adhérents de la CTFCI et de leurs sources de préoccupation exposées lors de cette rencontre, Chedly Ayari  a fait remarquer qu’il n’y a pas de problème majeur et que ce sont des problématiques ordinaires comme ceux portant sur le transfert des bénéfices et des dividendes, le risque de change, la complexité des procédures ou encore les délais d’attente, soulignant que 1200 entreprises françaises sont installées en Tunisie avec des investissements de plus de 6 Milliards de dinars.

Chedly Ayari a déploré l’absence d’investissement dans les industries fortes comme l’énergie : “Un investisseur doit prendre le risque et dépasser les petits problèmes qui pourraient avoir lieu. Sinon pourquoi il est là !“, s’est exclamé Ayari, appelant ainsi les investisseurs à éviter les discussions sur des questions qu’on peut dépasser comme les taxes ou le retard des contenaires. “Vous voulez trouver toutes les choses garanties ? Vous voulez la convertibilité du dinar, vous voulez une stabilité et des salaires très bas ?“, s’est exclamé Ayari.

Dans une déclaration faite devant les médias en marge de cette rencontre, il a par ailleurs indiqué que le grand projet de coopération tuniso-francaise qui doit créer une forte valeur ajoutée et fournir de l’emploi aux diplômés de l’enseignement supérieur n’a pas encore vu le jour : ” On est resté dans la sous-traintance (…) Le modèle de coopération dont on a besoin aujourd’hui n’est pas celui des années 70 où des milliers de postes ont été créés dans le textile“, a assuré Ayari, avant d’ajouter que la Tunisie vit aujourd’hui une situation différente parce qu’on est appelé à fournir de l’emploi aux diplômés de l’enseignement supérieur.

La Tunisie d’aujourd’hui a besoin d’un nouveau dynamisme et d’une nouvelle culture de mutation comme celle qu’a pratiquée le Japon avec la Corée du Sud, Taïwan, l’Indonésie ou encore la Thaïlande (…) La Tunisie a besoin aujourd’hui d’un nouveau régime de coopération qui diffère de celui des années 70“, a assuré le gouverneur de la BCT dans un message adressé aux investisseurs français.

Le gouverneur de la BCT a sous un autre angle indiqué qu’il nous faut encore deux autres années pour achever la transition dans le pays. Une période durant laquelle on doit garantir une grande stabilité politique, économique, sociale et sécuritaire, selon ses dires.

Tout changement brutal peut entraver l’achèvement du processus de la transition“, a assuré Ayari, mettant en garde contre le risque de rater la fin de la transition.

Il a, dans un autre contexte, indiqué que la Tunisie subit des évolutions parce que son économie est liée à des monnaies fortes, à savoir l’Euro et le Dollar. Du coup, la Tunisie ne peut pas échapper aux chocs exogènes et cela impactera non seulement les prix, le taux de change et la politique monétaire mais aussi des secteurs extrêmement importants pour la Tunisie, a ajouté le gouverneur de la BCT.

Diverses interrogations ont été formulées par les adhérents de la CTFCI au sujet des différents aspects en relation avec les problématiques de transfert et de change dans notre pays ; ils ont soulevé la complexité au niveau des procédures, la lenteur dans le traitement des demandes déposées auprès de la BCT, les demandes d’assistance technique, le financement d’entreprises totalement exportatrices non résidentes par les banques locales, l’implantation à l’étranger, le transfert des bénéfices et des dividendes, le transfert des frais d’assistance technique, les investissements des entreprises tunisiennes à l’étranger, l’export des services d’entreprises tunisiennes, le commerce électronique et le risque de change.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a annoncé, lors d’une rencontre tenue ce mercredi 29 novembre 2017 à Tunis, à l’initiative de la Chambre tuniso-francaise du commerce et de l’industrie (CTFCI), que certains projets de réformes ont été bloqués à cause de la faiblesse des avoirs en devise, espérant que cela soit débloqué dans les meilleurs délais.

Il a toutefois indiqué que malgré cette carence, la BCT continue à honorer ses engagements en termes de paiement des dettes : “Vous n’avez pas idée du poids de la dette qu’on paye“, a indique Ayari, avant d’ajouter : “Quelle que soit la situation, on n’a jamais  demandé même un moratoire de 24 heures“, a-t-il confié.

Il est à rappeler à ce propos que selon les chiffres (provisoires) publiés sur le site officiel de la Banque centrale, les avoirs nets en devise de la Tunisie ont plongé à 92 jours d’importation ( 12,420 MDT) et ce, à la date du 24 novembre dernier, contre des réserves couvrant 98 jours d’importation (12,954 MDT) à la date du 27 octobre 2017. Un niveau qui place la Tunisie au seuil de l’insécurité en termes de réserves en devises, étant donné que ce seuil est normalement fixé, selon les spécialistes, à 110 jours d’importation.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a fait savoir, lors d’une rencontre organisée, ce mercredi 29 novembre 2017 à Tunis à l’initiative de la Chambre tuniso-francaise du commerce et de l’industrie (CTFCI), qu’il nous faut encore deux autres années pour achever la transition dans le pays. Une période durant laquelle on doit garantir une grande stabilité politique, économique, sociale et sécuritaire, selon ses dires.

Tout changement brutal peut entraver l’achèvement du processus de la transition“, a assuré Ayari, mettant en garde contre le risque de rater la fin de la transition.

Il a, dans un autre contexte, indiqué que la Tunisie subit des évolutions parce que son économie est liée à des monnaies fortes, à savoir l’Euro et le Dollar. Du coup, la Tunisie ne peut pas échapper aux chocs exogènes et cela impactera non seulement les prix, le taux de change et la politique monétaire mais aussi des secteurs extrêmement importants pour la Tunisie, a ajouté le gouverneur de la BCT.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a annoncé une légère amélioration au niveau des principaux indicateurs économiques; voire des prémices d’une reprise économique. ” La tendance est positive et les choses sont en amélioration… en témoignent les chiffres que nous allons publier prochainement“, a assuré Ayari, dans une déclaration faite aux médias, en marge du Forum de l’entrepreneuriat tenu, ce jeudi 16 novembre 2017, à l’initiative de l’Institut Arabe des Chefs d’entreprises (IACE).

Il a fait savoir à cet effet que la Banque centrale est en train d’accentuer les efforts pour éviter un dérapage du déficit commercial et ce, en incitant les banques, publiques et privées, à ne pas financer les importations et les encourager par conséquent à financer les PME.

Évoquant la situation du dinar tunisien, Chedly Ayari a tenu à préciser que sa perturbation n’est pas particulière et est liée à l’état de l’économie du pays, notamment le commerce, à la demande sur la devise pour financer le déficit commercial, les importations et les transactions commerciales. ” La devise dépend de plusieurs facteurs économiques, commerciaux et financiers qui marquent le pays dans une période bien précise“, a indiqué Chedly Ayari, avant d’ajouter que le déficit est financé par la devise qui à son tour ne viendra qu’à travers la reprise de l’importation et de l’investissement, facteurs déterminants de la reprise de la valeur du dinar, selon ses dires.

Sans évoquer des chiffres, le gouverneur de la BCT a assuré que la dégradation du déficit commercial devient aujourd’hui plus importante, une des raisons ayant poussé la Banque centrale, selon ses dires, à prendre, en coordination avec le ministère du Commerce, un ensemble de mesures dont la plus importante est de rendre difficile l’octroi des autorisations relatives à l’importation de certains produits considérés non prioritaires.

Il a par ailleurs annoncé que la BCT se prépare à mettre en place un laboratoire de recherche dédié à l’étude de la technologie Blockchain, soulignant toutefois que ce projet n’est actuellement qu’une idée et que le travail se concentre actuellement sur l’étude de la faisabilité et des domaines d’intervention de cette technologie post-internet, selon ses déclarations.

Il a estimé que cette nouvelle technologie dépasse de loin la question de la monétique et permettra de réduire non seulement le coût mais aussi les délais d’attente.  “C’est une nouvelle dynamique technologique plus forte que l’internet“, a-t-il assuré.

Ayari a dans le même contexte indiqué que la BCT est invitée à organiser un sommet africain sur la Blockchain. “Nous allons discuter avec Paris Europlace la possibilité d’organiser en Tunisie, et pour la première fois en Afrique, un sommet africain sur la Blockchain“, a assuré Ayari, sans se prononcer sur la date de la tenue de ce Sommet.

Il a toutefois indiqué que malgré l’importance de cette technologie, la BCT vise à développer davantage les technologies modernes de la finance telles que le cashless, le e-commerce, le e-paiement : “Nous voulons nous concentrer sur les nouvelles techniques financiers“, a-t-il dit.

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Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a eu un entretien hier jeudi 26 octobre 2017, au siège de la BCT, avec une délégation du Conseil d’administration de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), sur le sol tunisien depuis le 23 octobre 2017. Un communiqué de la banque indique qu’il a été surtout question des réformes majeures qui ont été engagées dans le secteur bancaire tunisien pour doper la croissance de l’économie tunisienne dans les années à venir.

Le texte dit également qu’Ayari a sollicité la BERD pour hisser la réforme du système bancaire tunisien à un pallier supérieur, notamment par le biais de la consolidation de l’assistance technique. Le Chef de la délégation de la BERD, Frans Weekers, a accueilli très favorablement la requête du gouverneur de la BCT, tout en affirmant que son organisme va financer davantage la Tunisie, précise le communiqué…

A noter que le séjour de la délégation de la BERD s’achève ce vendredi.

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Chedly Ayari Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, en sa qualité de Gouverneur pour la Tunisie au Fonds Monétaire International (FMI), a participé aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale qui se sont tenues à Washington du 13 au 15 octobre 2017. Outre la réunion plénière des Assemblées Annuelles tenue le 13 octobre 2017, le Gouverneur a pris part à la réunion à huis clos organisée par Mme Christine Lagarde pour les Ministres des Finances et les Gouverneurs de la région MOAN. Les discussions y ont permis de faire le bilan sur le programme des réformes engagées par les pays de la région et d’explorer les pistes sur lesquelles le FMI peut appuyer leurs efforts engagés pour booster la croissance inclusive.

Ayari a aussi pris part au débat organisé par Jihad Azour, Directeur du Département MOAC en l’honneur des Gouverneurs des banques centrales des pays qui relèvent du Département Moyen-Orient et Asie Centrale. Cette occasion a permis de déterminer les nouveaux domaines où le FMI pourrait fournir aux banques centrales de la région des conseils, des travaux analytiques et une aide au développement des capacités.

Au cours de cette mission, le Gouverneur de la BCT a eu aussi des échanges fructueux avec les premiers responsables du FMI portant sur l’état des lieux de la coopération financière dans le cadre du « Mécanisme Elargi du Crédit » et a insisté sur la nécessité de poursuivre la coopération avec le Fonds selon le calendrier convenu ce qui permettra de renforcer la stabilité politique, économique et sociale dans le pays durant la période restante du programme.

Le Gouverneur s’est également réuni avec les hauts responsables du Trésor Américain. Au cours de ces réunions, les discussions ont porté sur l’aide américaine à la Tunisie durant la prochaine période et particulièrement l’assistance technique accordée par l’Office de l’Assistance Technique du Trésor américain à la Banque Centrale de Tunisie dans le domaine de la Stabilité Financière et le développement des Systèmes de Paiement.

En marge des assemblées, Chedli Ayari s’est entretenu avec les hauts responsables des banques internationales ainsi que certains de ses homologues Gouverneurs de banques centrales afin de renforcer la coopération technique et financière avec ces différentes institutions. Au terme de sa mission, le Gouverneur a pris part à la Conférence « US-MENA Private Sector Dialogue (PSD) » sur le thème « Combating Terrorism and Enhancing Relations with Correspondent Banks » organisée conjointement par la Federal Reserve (FED) et l’Union des Banques Arabes (UBA) à New York.

Durant son intervention, Monsieur le Gouverneur a mis l’accent sur la nécessité du renforcement de la coopération régionale entre les banques centrales et les cellules d’analyses financières dans leur guerre contre la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ayari a aussi lancé un appel à la communauté internationale et aux pays développés engagés dans cette guerre à soutenir les capacités des pays de la région dans ce domaine particulièrement par une assistance technique et financière conséquente.

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Une délégation tunisienne composée du ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari, du ministre des Finances, Ridha Chalghoum et du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari devrait se rendre à partir de ce mardi 10 octobre 2017 aux États Unis pour participer aux assemblées générales d’automne de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI) qui auront lieu du 11 au 15 octobre courant.

La délégation tunisienne rencontrera des responsables de la BM et un nombre de hauts responsables au FMI. Une source du ministère de la Coopération internationale nous a confié que les discussions avec la Banque Mondiale et le FMI devraient porter sur les grandes réformes engagées par la Tunisie.

Il y a lieu de rappeler à ce propos que les assemblées de l’automne de la BM et du FMI se caractérisent par la tenue du conseil des gouverneurs du groupe de la BM et du FMI auxquels prennent part les gouverneurs des banques centrales, les ministres des finances et du développement, de hauts responsables du secteur privé et des académiciens de plusieurs pays du monde en vue de discuter les questions d’intérêt général, la lutte contre la pauvreté, le développement économique et l’efficience des aides.

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Nous l’écrivions dans notre édition du 18 décembre dernier, la Tunisie fait commerce avec 172 pays, et son déficit affiche un montant total de 11,628 Milliards DT. Trois pays représentent plus de la moitié de cet énorme déficit (6,014 milliards DT). Il s’agit, par ordre d’importance, de la Chine avec plus de 3 Milliards, de la Turquie avec plus de 1,33 Milliards DT et de la Russie avec plus de 1,21 Milliards DT en moins d’une année.

Ce que nous avons pu confirmer, c’est que la BCT au moins, a de gros soucis à ce sujet. «Qu’il faille revoir notre position commerciale avec la Turquie et la Chine, cela me paraît essentiel. Le déficit de la balance commerciale avec la Chine n’est pas normal. Cela, je l’avais dit au gouverneur de la banque centrale de Chine, lorsque je l’avais rencontré et il m’avait donné raison», dit à Africanmanager le Gouverneur Chedly Ayari, lorsque nous l’interpellons à ce sujet. «Je constate et je dénonce le déficit commercial et je dis que c’est mauvais pour les comptes du pays. Je n’ai d’autorité, ni sur les importations, ni sur les exportations qui sont du domaine du ministère», avoue le premier responsable de l’institution qui finance le commerce extérieur. Pour lui, «il faut trouver des solutions, sans pour autant diminuer le commerce avec ce pays, et j’avais alors découvert que 70 % de nos achats de ce pays sont des équipements et non de la pacotille et que nous n’aurons jamais une balance commerciale positive avec la Chine».

–          Un MOU à transformer en convention pour que le Swap démarre

La BCT (Banque Centrale de Tunisie), est en train de trouver une solution à ce problème et d’essayer de donner une réponse, financière et monétaire, au problème du déficit de la balance commerciale, notamment avec la Chine d’où vient le plus grand déficit, bien que la Tunisie ne représente certainement qu’une goutte dans l’océan des échanges chinois avec le reste du monde. «On est en train de trouver des solutions pour cela. Nous pouvons, ainsi par exemple, passer par un accord Swap entre le Dinar et le Yuan (Un Yuan = 0,33 DT). Le principe est acquis et signé». Cet accord Swap est généralement adossé à une ligne de crédit, financée par le gouvernement chinois. Ces comptes seront gérés directement par les banques.

Le 12 décembre 2016, Chedly Ayari signait avec le Gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiachuan, un mémorandum d’entente et de coopération, favorisant une plus grande ouverture entre les deux secteurs bancaire et financier des deux pays. «Les deux gouverneurs s’étaient mis d’accord sur le principe de conclure une convention portant sur le swap du yuan contre le dinar tunisien dans le but de régler une partie des opérations commerciales et financières en monnaie nationale, ce qui permettra d’atténuer les risques de change pour les deux parties et d’intéresser davantage les importateurs chinois aux exportations tunisiennes», disait alors un communiqué de la BCT. «Nous estimons que les Swap de change, dont la Chine par exemple a signé 36 avec beaucoup de pays comme l’Egypte et le Maroc, permettra à l’importateur de payer avec la monnaie du pays en question, la Livre turque ou le Yan chinois», a précisé Chedly Ayari à Africanmanager.

Actuellement, par exemple, la Tunisie passe par le Dollar US pour payer les Chinois et les Turcs. Les Swap de change auront ainsi pour effet de fournir directement des lignes de crédit qui permettront de financer le déséquilibre de la balance commerciale sur le court terme. Le Dinar tunisien sera ainsi accepté comme collatéral et comme garantie et devient donc une monnaie de paiement, au cas où les Chinois voudraient importer des marchandises de Tunisie. «La Chine a donné son accord et nous sommes en train d’étudier la question».

C’est ainsi, par exemple, qu’un concessionnaire qui voudrait importer des voitures chinoises s’adressera à sa banque qui paiera ses importations en Yuan par le DT que convertira le banquier tunisien, à travers la ligne de crédit chinoise. Pour le Gouverneur Chedly Ayari, «un accès facile au paiement pourrait augmenter le déséquilibre des échanges, certes. Mais dans tous les cas de figure, les accords de Swap n’éliminent pas le besoin d’une gestion, au plus près, du commerce extérieur par les Etats en place pour regarder ce qu’on importe. Mais c’est surtout le moment de développer un courant d’exportation vers ces pays». Force est de constater que la Tunisie achète beaucoup de Chine, mais ne vient que rarement à ses foires pour essayer d’y vendre, comme pour le cas de l’excédent d’agrumes pour un marché chinois qui entre de plain-pied dans l’ère de la consommation.

La symbolique est importante. Le Yuan est convertible et pourrait même devenir une monnaie de paiement avec d’autres pays et notamment la zone Yuan qui existe déjà et pourrait même renforcer les réserves de change de la Tunisie. «On pourrait même utiliser ce biais pour engager un processus, hors commerce, d’investissement chinois en Tunisie. L’idée qui me trotte en tête et que j’ai déjà soumise aux Chinois, c’est de créer un fonds d’investissement sino-tunisien pour des projets communs d’infrastructure, de tourisme et autres. Le yuan deviendra un moyen de paiement, à court terme j’espère, un moyen d’investissement et un moyen de renforcement des réserves de change», se prend ainsi à rêver le Gouverneur Chedly Ayari.

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas et douteraient de la possibilité de passer du rêve à la réalité, le Yuan est convertible et même considéré comme monnaie de réserve. Malgré les quelques restrictions qui le frappent encore, il fait partie des DTS (Droits de Tirages Spéciaux) du FMI depuis octobre dernier. Actuellement, dans le calcul de la valeur des DTS, il y a le Yuan.

–          Le Swap avec la Turquie n’est pas encore possible, mais on y pense

Le problème de l’énorme déficit est aussi valable, bien qu’à moindre importance en sommes d’argent, pour la Turquie. «Pour la Turquie, le déficit est tout aussi important, au point qu’il nous faut revisiter le commerce extérieur entre les deux pays. Il est hors de question de fermer les frontières. Les accords de l’OMC nous en empêcheraient. Autrement, les procédures sont longues et les mesures doivent être limitées dans le temps. C’est une mesure qu’un ministre du Commerce doit avoir en tête, mais c’est un recours de dernier ressort. L’idée, à mon sens, est de conforter ce déséquilibre par des lignes de crédit qui te fournit de l’argent dans la monnaie du pays avec lequel tu es déficitaire», reconnaît encore le Gouverneur de la BCT.

Reste à savoir si la solution que la BCT est en train d’essayer avec la Chine, pourrait être appliquée au pays avec lequel la Tunisie enregistre le 2ème grand déficit commercial. Il semble que non. «Le modèle chinois que nous sommes en train de mettre en place, ne pourra pas s’appliquer à la Turquie. Avec ce pays, nous pourrions développer la question des lignes de crédit à caractère commercial qui financeront les importations tunisiennes de ce pays et proposer le Swap. Nous n’en avons pas encore discuté avec ce pays, mais on l’envisage dans le cadre d’un nouvel accord monétaire et commercial», conclut pour nous le Gouverneur de la BCT.

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Pendant cinq jours, le gouverneur de la BCT Chedly Ayari, la ministre des Finances Lamia Zribi et deux hauts cadres du MF, ont écumé les places financières de 3 pays, la France, l’Allemagne et l’Angleterre, à la recherche de financements pour combler les déficits du budget de l’Etat, à raison de 9 réunions, individuelles ou par groupes, par jour, avec les investisseurs et les bailleurs de fonds. La demande à Londres était tellement importante (70 investisseurs) que le marathon des réunions a dû se faire en groupes de 6 à 7 par membre de délégation. De 8 heures du matin à 20 heures. Même les déjeuners se transformaient en rencontres avec les investisseurs et à 18 heures, on se réunissait avec les organisateurs pour le feed-back des marchés.

  • Dur, dur de s’endetter dans ces conditions !

La discussion n’était pas facile comme en a témoigné l’agence de presse spécialisée Reuters, d’autant que la délégation tunisienne avait, en face d’elle, non des politiciens ou des bailleurs de fonds publics, mais des investisseurs privés, plus soucieux de bénéfices et de délais et conditions de remboursement que de la conjoncture interne de la Tunisie et des perspectives de son processus démocratique. «Nos vis-à-vis dans les discussions pendant le roadshow, sont au courant de tout ce qui se passe en Tunisie dans le détail. Ils ont, par exemple, attiré notre attention que les médecins tunisiens sont en grève et que les pharmaciens aussi, alors que nous discutions. Ils connaissent, par le nom, tous les dirigeants de l’UGTT et suivent leurs déclarations. Tous des signaux négatifs pour la communauté des bailleurs de fonds», nous avouait la ministre tunisienne des Finances Lamia Zribi, lors d’un entretien téléphonique avec Africanmanager.

La délégation tunisienne discutait aussi avec de jeunes loups des finances qui n’avaient cure de notre conjoncture de jeune démocratie et de transition économique. Et la pertinence des questions, face à des réponses dont les membres de la délégation ne maîtrisaient parfois pas toutes les ficelles et imposait un réalisme qui reste incompréhensible pour des vis-à-vis au langage purement technique et financier, rendait leur mission trop dure. «Des techniciens de la finance qui ne comprennent pas qu’on accorde des augmentations salariales alors que le budget ne le permet pas, ou qui ne comprennent pas qu’on ait un déficit commercial élevé alors qu’on refuse toujours de dévaluer notre monnaie», nous disait encore la ministre qui affirme à ce propos que «les investisseurs et les bailleurs de fonds ont été unanimes à poser la question autour de la dévaluation du Dinar». Et Lamia Zribi d’avouer que «la notation de Fitch a beaucoup perturbé le roadshow, beaucoup compliqué les négociations», admettant que «cela rend nécessaire, sinon impérieux, que la Tunisie fasse les efforts nécessaires pour améliorer sa note souveraine, car une autre dégradation nous fermerait les portes des bailleurs de fonds».

Des bailleurs qui ont parfois pressé la délégation tunisienne comme un citron, par des questions, non pas auxquelles ils n’étaient pas préparés, mais pour les réponses qui n’étaient pas parfois logiques pour les techniciens, purs et durs, des finances qu’ils étaient. Mais «on a bien défendu notre dossier et on a même réussi à faire changer d’avis certains par la sincérité des réponses et inspiré assez de confiance», pour arriver à ce taux de 5,625 %, selon le communiqué du ministère des Finances.

  • Les 850 M étaient un choix et suffiraient, si …

Beaucoup d’observateurs et d’analystes se sont par ailleurs demandé pourquoi ne pas avoir pris plus et si la délégation tunisienne, n’avait pas, en fin de compte, échoué dans sa mission. «Nous avions un objectif maximal de 1 Milliard d’euros, selon le mandat qui nous avait été donné par l’ARP. Le montant était en fait un choix, parce que nous avions dû faire le ménage, dans les 206 offres représentant un montant de 1,6 Milliards euros, entre véritables investisseurs, les bonnes banques et les bons fonds d’investissements, pour ne pas tomber dans le spéculatif. Les conditions de certaines offres, comme en matière de taux d’intérêt, de coupon, de maturité et de taux spéculatifs, nous ont finalement fait faire le choix des 850 M pour une maturité de 7 ans, selon les termes du mandat qui nous a été donné par l’ARP et qui était d’une maturité entre 7 et 10 ans. Une plus courte maturité ne nous aurait pas été favorable et une maturité plus longue nous aurait coûté plus cher», a indiqué la ministre tunisienne des Finances à Africanmanager.

Pour la ministre Zribi, «le montant est au-delà des prévisions budgétaires pour l’apport des bailleurs de fonds étrangers et même en-dessous de nos besoins », assure-t-elle, affirmant ne jamais avoir parlé d’un montant d’un Milliard d’euros. Pour elle, «les 850 M devraient être suffisants, à condition de réussir nos discussions avec la BAD, la Banque Mondiale et le FMI dont les autres bailleurs de fonds attendent la réaction, qui devrait normalement arriver en mars prochain, pour se décider de leur côté».

  • A quand un roadshow local des vérités ?

Satisfaite du résultat de la mission, la ministre des Finances insiste pour dire que «le résultat du road-show reste quand même une marque confiance dans le risque Tunisie», dans sa résilience et sa capacité à rebondir. Elle n’en reste pas moins réaliste. «Nous l’avions constaté, l’appréciation externe du risque Tunisie, fait encore peur aux investisseurs, qui ne voient toujours pas les effets des réformes et des améliorations. Le grand hic pour les bailleurs de fonds, reste le déficit budgétaire et courant et l’avancement des réformes qui ont été finalement les deux grands points d’achoppement pour cette sortie sur le marché européen de la dette. Il nous faut nous remettre au travail et avancer plus vite dans les réformes, sinon la prochaine sortie sera encore plus difficile dans de telles conditions», indique-t-elle.

Il reste maintenant, au chef du gouvernement en personne, de faire sa part du travail, celle qui consiste à parler au peuple, à travers un roadshow de réunions populaires et non assis sur un fauteuil derrière les caméras, pour lui dire la gravité de la situation et l’appeler à reprendre le travail et à redoubler d’effort pour remettre son économie en marche et ne pas décevoir tous ceux qui attendent un avenir meilleur de la révolution !

 

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La Banque Mondiale (BM) vient de prédire un taux de croissance de 3% en 2017 pour la Tunisie. Prévision qui intervient juste après l’annonce de 1,5% de croissance pour 2016. Prévision aussi qui ravira certainement Youssef Chahed et son GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Et s’il le croit, il aura à notre sens tiré trop vite et ferait mieux de rengainer et comparer les prévisions d’une institution dont les chiffres annoncés en début d’année en matière de croissance n’ont presque jamais été conformes à la dure réalité de la Tunisie qu’il dirige.

Il devrait d’abord, ainsi que ses conseillers économiques et financiers, savoir quels seront les moteurs de la croissance capables de la tirer, s’il y en a, vers le haut. Ces «Growth Drivers» pour la Tunisie, comme diraient ces experts dont nous ne sommes pas, c’est d’abord l’exportation. Or, la balance commerciale a terminé l’exercice 2015 avec un déficit inquiétant dépassant toutes les limites. Cela fragilise le secteur extérieur qui était jusque-là l’apanage de la Tunisie, surtout si l’importation n’est pas productive, mais de consommation.
A tout cela il faudra ajouter que pour 2017, l’exportation, dont grande partie est agricole, dépendra de facteurs exogènes comme la météorologie et souffre de quantité, de compétitivité et des conditions de livraison. Il y a aussi la productivité qui participe à 1,5 – 2 % dans la croissance, laquelle productivité est en sérieuse panne depuis 2011, pour ne pas dire qu’elle a disparu.

L’autre «Diver» de croissance est le tourisme, qui participe à 6 ou 7 % dans la croissance. Cela sans oublier le reste des secteurs et leurs 400 mille personnes qu’ils font vivre autour d’eux. Le tourisme et dérivés peinent cependant toujours à se relever pour carburer à une vitesse capable de contribuer aux 3% de croissance que prévoit la BM. A cela il faut ajouter la panne du secteur minier et des énergies et le secteur de l’économie numérique, qui n’a pas encore répondu aux investissements faits.
Certes les IME et le textile résistent à la crise et font de bons taux de croissance. Or, pour réaliser de la croissance, au taux annoncé par la BM, il faudra que tous ces moteurs fonctionnent, tous et en même temps, ce qui n’a jusqu’ici pas été le cas. On peut certes faire de la croissance artificielle, notamment par la consommation, de 3% ou même plus. Elle sera cependant une croissance amorphe et artificielle non créatrice d’emplois.

Sollicité par Africanmanager pour un commentaire sur le chiffre des 3% de la BM, le Gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, affirme que «il est techniquement impossible, maintenant, de prédire ce que sera 2017, même pour la Banque Mondiale avec tout son appareil de statisticiens, d’analystes et de prévisionnistes. Il faut au moins attendre que le 1er trimestre, qui est très indicatif en matière de croissance, se termine. On n’aura donc les chiffres de ce premier trimestre que vers la mi-mai 2017. Tout le reste, c’est de la spéculation et des extrapolations qui sont, certes scientifiquement menées, mais gratuites».
Et le gouverneur de la BCT de nous indiquer que «en admettant que tous ces moteurs de croissance se remettent à fonctionner tous ensemble, sans rupture, ni sociale ni économique, le saut de croissance qu’on pourrait faire, en tout cas en 2017 car en 2018 il pourrait y avoir des reprises intéressantes, ne sera pas énorme et moi je doute des 3%. En tout cas je n’ai rien qui me permette de parler de 3% de croissance pour 2017 et je crois que la BM ne pourra pas me fournir des preuves pour cela».

Dans son «rapport de suivi de la situation économique» fait à l’automne 2016, la Banque Mondiale affirmais que «l’économie [Ndlr : tunisienne] devrait connaître une croissance modeste de 2,0 % en 2016 grâce à une hausse de la consommation publique (de 10,1 %) suite à la négociation d’augmentations de salaires et à l’investissement (en hausse de 4,5 %). A moyen terme, la croissance économique devrait progresser, respectivement, à 3,0 et 3,7 % en 2017 et 2018 dans un scénario qui associerait une accélération des réformes structurelles, une amélioration de la sécurité au niveau national et régional (dont un début de normalisation en Libye notamment), une plus grande stabilité sociale et une augmentation modérée de la demande extérieure». Rien de tout cela ne s’est réalisé, à commencer par la croissance de 2%, qui n’a été qu’à peine de 1,5 % et sans création d’emplois.

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S’exprimant devant la Commission de la réforme administrative et de lutte contre la corruption à l’ANC

Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, s’est déclaré optimiste quant à l’avenir du pays, et ce malgré les problèmes qui persistent dans le pays depuis de nombreuses années.

Dans une déclaration rapportée par le journal Assarih dans son édition de ce jeudi 3 novembre 2016, le gouverneur de la BCT a précisé que la Tunisie souffre d’un manque au niveau des ressources financières, soulignant toutefois que les compétences tunisiennes sont capables de faire sortir le pays de l’ornière.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu, ce mercredi 12 octobre 2016 au palais de Carthage, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari.

A l’issue de cette rencontre, le gouverner de la BCT a indiqué qu’il a présenté au chef de l’Etat un exposé sur les récents entretiens qu’il a effectué à Washington avec de hauts fonctionnaires du groupe de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI), ainsi que des représentants d’institutions financières et de banques étrangères.

Chedly a par ailleurs confirmé la volonté de tous de continuer à soutenir la Tunisie, exprimant ainsi sa confiance par rapport à l’amélioration de la situation des finances publiques et à dépasser la crise par laquelle passe le pays.

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