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Choura

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Des élus à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont annoncé, lundi 27 août 2018, la naissance du bloc parlementaire la “Coalition nationale”. Le bloc a coopté des indépendants et aspiré les députés de l’Union patriotique libre, mais pas que, il a également chassé sur les terres des groupes parlementaires de Machrou Tounes et Nidaa Tounes, avec même quelques belles prises, parmi les députés démissionnaires. Cela suffit au bonheur des artisans de la nouvelle force parlementaire, pour le moment, en attendant les coups qu’ils vont porter, au quotidien, aux partis qui faisaient la loi jusqu’ici au Parlement. Cette nouvelle formation fait tellement peur au personnel politique que certains y voient la main du chef du gouvernement, Youssef Chahed, comme un moyen de peser sur le cours des choses à l’ARP (il ne bouderait pas son plaisir, lui qui y est régulièrement malmené, sans parler de ses projets que les élus se font un malin plaisir de freiner !) mais également de faire un tour de chauffe pour la prochaine présidentielle. En tout cas Mustapha Ben Ahmed, député et porte-parole du bloc de la Coalition nationale, lui dément, catégoriquement. Pour une fois y aurait-il fumée sans feu ?

On n’a aucune date pour les élections de 2019, on ne sait même pas si elles auront effectivement lieu l’an prochain, tant la trajectoire politique du pays est illisible avec des appels, jusqu’à ce 27 août 2018, surtout de la part d’Ennahdha, à un renversement de la table – remaniement ministériel, très large, disent-ils maintenant. A ce chaos politique ambiant s’ajoute la question de l’élection présidentielle  (qui y sera ? Qui a le droit d’y être ? Qui n’a pas le droit ?…), laquelle devient quasiment obsessionnelle… pour les islamistes. Ces derniers sont même en train, littéralement, de perdre leur flegme légendaire et leur assurance de force tranquille à la seule évocation de la joute pour se disputer le fauteuil de Béji Caïd Essebsi. Ils ont beau seriner que leur conclave de deux jours à Hammamet a mis sur la table des sujets divers d’intérêt général, national et pas exclusivement politique, les communiqués issus de cette rencontre laissent penser le contraire. Notamment la perspective de voir Chahed participer à la course présidentielle…

L’épouvantail des islamistes

Sur cette affaire c’est carrément une levée de boucliers chez les islamistes. Exit leurs nuances, compromis et ronds de jambe habituels, c’est carrément non. Chahed au palais de Carthage, c’est non. Deux communiqués en 24 heures pour le dire, c’est on ne peut plus clair. Alors que l’intéressé lui-même n’a pas dit un mot sur cette affaire, sauf pour démentir les bruits sur ses intentions supposées, pour marteler qu’il ne se préoccupe que des dossiers dont il a la charge et pour jurer, ou presque, qu’il se rangera derrière BCE s’il décide de rempiler en 2019. Et qui parle de la présidentielle en ce moment ? Sofiene Toubel, le chef du bloc parlementaire de Nidaa Tounes et un des lieutenants du principal ennemi de Chahed, Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif du parti. Pour dire quoi ? Pour dire, dans Assabah News, que Ennahdha n’a pas le droit de barrer la route de la présidentielle au chef du gouvernement, pour rappeler que Chahed est le poulain de Nidaa Tounes – ça fait longtemps qu’on n’a pas entendu ça ! – et que seul son parti a le droit de se prononcer sur son avenir. Cette sortie signifie plusieurs choses : D’abord qu’il n’y a pas que les islamistes qui sont travaillés par la problématique de la présidentielle, ensuite que Chahed n’est plus forcément l’ennemi à abattre et que Nidaa Tounes pourrait, de manière très opportuniste, surfer sur la popularité de son “poulain” et en faire son candidat en 2019, si BCE n’y va pas, ce qui est fort probable. Alors qu’il y a à peine quelques semaines cette perspective donnait des boutons aux dirigeants de Nidaa…

Chahed au palais de la Kasbah, du moins jusqu’en 2019 (et après un des leurs à sa place, pourquoi pas), ça passait encore pour les islamistes, car après tout il a plutôt été un bon partenaire ; il n’a pas cherché des noises aux poulains d’Ennahdha dans le gouvernement, malgré une pluie d’attaques, pour incompétence, surtout le ministre de la Santé, Imed Hammami. Qu’aurait fait un autre nidaïste pur jus à la place de Chahed ? Sans doute pire. Mais de là à envoyer l’actuel chef du gouvernement sur le fauteuil présidentiel, ou tout au moins lui dégager la voie, c’est un pas qu’Ennahdha n’est pas prêt à franchir. Non pas pour les raisons avancées par la Choura – l’intérêt de la nation, celui de Chahed, et que sais-je encore -, mais parce qu’ils ne sont pas absolument sûrs de pouvoir s’accommoder du jeune, énergique et obstiné poulain du chef de l’Etat, comme ce fut le cas avec le mentor, même si les coups de canif de ces derniers mois – mariage entre une Tunisienne et un non-musulman, et maintenant la question explosive de l’héritage – ont malmené le contrat moral de Paris entre les deux protagonistes des élections de 2014.

On a beau expliquer à ce beau monde que le chef de l’Etat n’a pas de réel pouvoir sur la direction des affaires intérieures, que c’est acté par la Constitution et avéré par son incapacité à avancer sur de grands dossiers, tel que le changement du régime politique, on court quand même après son fauteuil. Les hommes providentiels, forts, trop forts qui ont occupé le palais de Carthage ont laissé des traces, et pas que dans la tête des citoyens. Le pouvoir, le vrai, est à Bardo, et pourtant tout le monde ne parle que de Carthage, hanté par les souvenirs de Bourguiba et de Ben Ali, même si peu le reconnaissent sous les projecteurs. Pour les citoyens il s’agit de retrouver, même à minima, des types capables de mener avec autorité la barque, si possible sans la main de fer qui écrase tout et tout le monde ; et pour les politiques il s’agit d’incarner cet homme dont rêvent les Tunisiens. Et pour les islamistes il s’agit de se donner toutes les garanties que celui qui s’assoira sur ce fauteuil (pourquoi pas Rached Ghannouchi, mais comme il est complètement cramé, à en croire tous les sondages…) n’exhumera pas les tourments que Bourguiba mais surtout Ben Ali leur ont infligé. Un même pays, des visions et intérêts divergents. Et c’est pas près de s’arranger !

S.L.

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Le vice-président du Mouvement Ennahdha, Ali Larayedh, a émis vendredi le souhait de voir le Front populaire adopter des positions modérées afin de garantir la stabilité du pays.
” Les positions modérées sont la meilleure voie pour garantir la réussite de la transition démocratique en Tunisie “, a-t-il souligné en marge de la réunion du Conseil de la Choura qui a démarré vendredi dans la ville balnéaire de Hammamet et qui se poursuivra pendant trois jours.
” Bien qu’il soit proche de l’ancien régime et comporte des radicaux, le Mouvement Nidaa Tounes fait preuve de souplesse et de modération “, a-t-il cité en exemple.
” Le Mouvement Ennahdha est aujourd’hui la locomotive des courants islamiques en termes de modération, d’innovation, d’authenticité et de modernité et nul ne peut le concurrencer dans ce domaine “, s’est-il félicité.
” A la faveur d’une lecture édifiante de la nouvelle Constitution, plusieurs partis de l’ancien régime ont réussi à se débarrasser des pratiques exclusives à l’encontre du Mouvement Ennahdha et de certains partis de gauche “, a-t-il encore argué.

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Réuni le 16 octobre en session ordinaire, le Conseil de la Choura d’Ennahdha, pourtant parti au pouvoir avec plusieurs ministres au GUN de Youssef Chahed, vient de «faire un enfant dans le dos» du même GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Traitant de la situation économique et sociale, la Choura tient, dans un communiqué rendu public ce dimanche 16 octobre 2016, le même langage du «partage du fardeau de l’étape » et évoque «la nécessité d’ un dialogue profond entre le GUN, les partenaires sociaux et les partis politiques ». Cette position d’un des plus importants partis du GUN qui prend le contre-pied de la position du gouvernement Chahed qui vient d’adopter en conseil des ministre le même texte polémique de la LF 2017, le conseil de la Choura confirme lorsqu’il évoque la loi des finances 2017, en appelant à ce que  «les choix du GUN en lien clair avec le document de Carthage », ce qui revient à reprendre la même position de l’UGTT, la centrale syndicale qui est le plus grand opposant au texte actuel de la LF 2017. Cette position d’Ennahdha ressemble à s’y méprendre à un «enfant dans le dos » ou à un «coup de poignard dans le dos » de Chahed.

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La situation politique nationale et les derniers développements sur la scène régionale ainsi que les préparatifs pour le dixième congrès du mouvement Ennahdha sont les principaux points à l’ordre du jour de la réunion du Conseil de la Choura (Conseil consultatif) du mouvement, qui se tient samedi et dimanche à Hammamet.

Les membres de la Choura ont pris connaissance des motions rédigées par la commission de préparation du dixième congrès, a indiqué Fethi Ayadi, président du Majlis, dans une déclaration à la presse.

Ces motions proposent une évaluation de l’action du mouvement et de son image et déterminent l’orientation notamment aux niveaux politique et structurel, a-t-il précisé.

Sur un autre plan, le président du Conseil de la Choura a indiqué que 276 congrès locaux ont été organisés dans le cadre de la préparation du dixième congrès d’Ennahdha prévu en mars prochain, souhaitant que le processus du dialogue instauré puisse aboutir à « des décisions adéquates qui répondent aux défis auxquels est confrontée la Tunisie ».

Ennahdha étudiera, dans la prochaine étape, la question des alliances avec d’autres partis, a-t-il fait savoir, ajoutant que le mouvement est ouvert à toute proposition d’alliance « sur la base d’un projet national et la garantie de l’unité nationale. »

Ayadi a par ailleurs affirmé le refus du mouvement Ennahdha de toute intervention étrangère en Libye « en accord avec la position officielle de la Tunisie.»

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