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Commission Economique pour l’Afrique

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Le Forum sur le commerce en Afrique 2018, organisé par le Ministère de l’industrie, du commerce et de l’investissement du Nigéria et co-organisé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), la Fondation Rockefeller et la Commission de l’Union africaine (CUA), aura lieu les 2 et 3 novembre 2018 à Lagos.

Le Forum réunira des parties prenantes de tout le continent, des sphères politique et de la gouvernance, du secteur privé et des entrepreneurs, des philanthropes, des universités, des chercheurs et des partenaires de développement, afin de débattre du processus de mise en place de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

L’Accord de libre-échange a été signé en mars 2018, par 44 pays africains et s’il est ratifié, ce dernier deviendra l’un des blocs commerciaux du monde les plus importants. Il s’agit également du plus important accord commercial signé depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui réunit 1,3 milliard de personnes et dont le Produit intérieur brut (PIB) combiné s’élève à plus de 2 000 milliards de dollars dans un marché unique. L’accord vise à améliorer la concurrence et à réduire les coûts des entreprises.

L’objectif du Forum est d’examiner les défis et les opportunités de la ZLECA dans les différents États africains et de mieux comprendre comment cette zone peut stimuler le développement économique et la prospérité du continent pour tous les citoyens africains.

« L’idée d’un marché africain intégré pour industrialiser l’Afrique, stimuler la croissance, améliorer le bien-être et créer des emplois existe depuis longtemps. Cependant, avec l’émergence réelle de la ZLECA en 2018, le Gouvernement nigérian a pris la décision de mobiliser les acteurs de l’économie nigériane pour en comprendre ses détails, interpréter ses opportunités et réorganiser notre système économique afin d’en garantir une cohérence et une coordination, si les opportunités de la ZLECA sont à réaliser et à maximiser. Ce forum est une occasion unique de dialoguer de manière proactive avec un large éventail de parties prenantes pour garantir que l’Accord fonctionne pour le Nigéria », déclare Okechukwu Enelamah, Ministre de l’industrie, du commerce et de l’investissement du Nigéria.

La ZLECA offre une plate-forme, longtemps attendue, pour permettre au continent d’accélérer son industrialisation par divers moyens, tels que l’élimination des droits de douane sur le commerce intra-africain qui profitera à des services plus compétitifs qui réduiront les coûts des entreprises, amélioreront leur efficacité et augmenteront la valeur pour les consommateurs.

Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), indique qu’à l’ère des guerres commerciales, l’Afrique envoie un message fort favorisant des accords et des réformes commerciaux par le biais d’un consensus et d’une coopération et ne laissant personne pour compte.

« Pour que la Zone de libre-échange continentale africaine ait un impact décisif sur les économies africaines, nous devons maintenant élaborer des stratégies claires pour une diversification des produits et une mise en œuvre inclusive. La rapidité avec laquelle les pays ont signé et ratifient actuellement l’Accord de la ZLECA souligne la dynamique derrière cette initiative phare africaine », dit le Chef de la CEA.

Selon des études de la CEA, l’Afrique est aujourd’hui moins industrialisée qu’il y a trois décennies. La part de la production et des exportations du continent dans l’industrie manufacturière a régulièrement diminué et les exportations de l’Afrique restent largement concentrées sur les produits de base et les matières premières. Grâce à la ZLECA, l’industrialisation contribuera à créer des emplois pour la population croissante de jeunes africains, améliorant ainsi les moyens de subsistance, l’accès à l’éducation et à la santé.

L’accord favorisera également une croissance multisectorielle en plein essor dans des domaines tels que l’agriculture, où la ZLECA offrira des opportunités de dynamiser le secteur agroalimentaire et donnera accès à de nouveaux marchés régionaux pour les exploitants agricoles et aux chaînes de valeur agricoles régionales. En ce qui concerne l’accès à l’électricité, environ 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité. Si les tendances actuelles se poursuivent, il faudra peut-être patienter jusqu’en 2080 pour que l’Afrique soit complètement électrifiée. La ZLECA aidera à créer un ensemble intégré de plates-formes et de partenariats pour piloter les systèmes électriques régionaux, accélérer l’accès à l’énergie à des fins productives et réduire les coûts de la production d’énergie en Afrique.

« Nous sommes ravis d’aider la CEA et la CUA à tout organiser et à diriger le débat sur l’Accord avec les dirigeants africains. Ce forum est une occasion de travailler ensemble pour relever les défis, discuter des solutions et accroître la sensibilisation à l’égard de la capacité de l’accord à devenir un outil de transformation qui améliore la vie de millions d’Africains, en particulier les plus vulnérables », informe Mamadou Biteye, Directeur général de la Fondation Rockefeller pour l’Afrique.

Ledit Forum fournira une plate-forme pour discuter de la participation de l’Afrique et de son appropriation des objectifs de la ZLECA et examinera comment le commerce intrarégional peut favoriser la prospérité en Afrique. Le Forum réunira les parties prenantes pour déterminer comment les pays peuvent passer d’un accord de partenariat signé en vue d’une action concrète à la mise en œuvre.

« La ZLECA est essentielle pour la compétitivité économique et le développement de l’Afrique. Lorsque la Zone de libre-échange continentale africaine sera pleinement opérationnelle, les entreprises africaines seront exposées à d’importantes économies d’échelle et d’envergure. Avec une production et une compétitivité accrues, ainsi que des investissements accrus, nos entreprises seront en mesure d’accroître la part de l’Afrique dans le commerce mondial, ce qui créera des opportunités de développement économique et de prospérité pour les pays africains », précise la Commission de l’Union africaine.

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L’UTICA a accueilli, mardi, 30 octobre 2018, la 33ème session du Comité Intergouvernemental des Experts (CIE) de la Commission économique des Nations Unies  pour l’Afrique (CEA) avec pour ordre du jour : « La révolution des données en Afrique du Nord : Mettre les données, au service de la transformation structurelle ».

Ouvrant officiellement cette réunion, M. Zied Laadhari, ministre du Développement, de  l’Investissement et de la Coopération internationale, a mis l’accent sur l’importance des données statistiques et a mis en exergue la nécessité de la conjonction des efforts entre les secteurs public et privé comme seul moyen de réaliser les objectifs du développement.

Pour bien exploiter les données a ajouté le ministre, il est nécessaire de disposer d’un cadre adéquat afin que les décideurs puissent disposer de données fiables pour pouvoir concevoir des plans de développement efficaces car ce qui ne se mesure pas n’existe pas. Le ministre a annoncé qu’un projet de loi sur le système national des statistiques est en cours d’élaboration et qu’un projet pilote pour l’utilisation des drones pour la collecte de données agricoles a été initié avec la coopération sud coréenne. Il a également annoncé que l’institut panafricain des statistiques sera inauguré cette semaine à Tunis.

Prenant la parole lors de cette manifestation, M. Samir Majoul, président de l’UTICA, a souligné dans son allocution que la politique africaine de l’UTICA vise à assurer un développement économique et social partagé et que le développement économique du continent doit se faire par les Africains, pour les Africains et au travers du secteur privé africain, fonctionnant en bonne intelligence avec les Etats.

Il revient aux entreprises, a ajouté M. Majoul, de jouer un rôle clef dans la mise en œuvre de cette coopération, à travers, des échanges commerciaux plus dynamiques, le transfert de technologies et le développement de joint-ventures, pour la réalisation de grands projets d’infrastructures en vue de booster l’économie continentale à travers une coopération Sud-Sud.

Les statistiques, a affirmé M. Majoul, sont indispensables aux politiques économiques, y compris pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. Elles sous-tendent presque tous les aspects de l’économie : les intrants économiques, le commerce, l’industrie, l’agriculture, l’emploi, la pauvreté, l’accès à l’enseignement, l’incidence des maladies, etc.

Abordant le thème de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECA), inscrit au programme de la réunion, M. Majoul a affirmé que l’Afrique dispose d’un potentiel pour la production et la consommation à soutenir par le développement du commerce intra-régional et de l’investissement. Une forte capacité de création d’emplois est tributaire d’une coopération politique renforcée entre les pays membres de ces groupements régionaux. Elle est également tributaire également d’un engagement pro-actif du secteur privé, l’UTICA pour sa part y est engagée.

Le président de l’UTICA a en outre proposé que la CEA organise une session spéciale dans l’objectif de réfléchir aux moyens de renforcer l’économie formelle en la libérant de toutes les contraintes qui freinent son développement.

Auparavant, M. Taieb Baccouche, secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe, a mis l’accent dans son intervention sur l’importance d’adopter une vision régionale dans l’élaboration des statistiques. Il a mis l’accent sur l’importance de la fiabilité des données qui sont fondamentales dans l’élaboration des plans de développement.

De son côté Mme Lilia Hachem Naas, directrice du bureau Afrique du nord de la commission économique pour l’Afrique, a souligné que c’est la première fois que cette réunion se tient en dehors du siège de la commission. Elle a ensuite présenté la situation actuelle de l’économie africaine en mettant l’accent sur le chômage des jeunes et le développement régional inégal.

A l’ouverture de la réunion, le  président sortant du CIE a déclaré que cette réunion permettra aux participants de débattre de questions d’actualité inscrites à son ordre du jour, ajoutant qu’il est nécessaires de renforcer les systèmes nationaux de statistiques.

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La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) est dans toutes les têtes, et même plus que ça puisque le projet existe sur le papier et qu’il a été déjà paraphé par une pléthore de nations. Les Africains s’activent autour de cette affaire, et pour cause : Tout le monde semble avoir compris – il était temps ! – que cette union est la voie royale pour sortir enfin le continent de son sous-développement chronique et pour offrir aux Africains la prospérité que peuvent aisément leur permettre les richesses de leurs sous-sol, mais que les mauvaises politiques économiques, la corruption, une instabilité politique endémique et des conflits incessants éloignent. Toutefois la ZLECA il faudra la mériter, il faudra y travailler durement pour que ça ne reste pas une chimère servant juste à justifier les rencontres onéreuses des chefs d’Etats africains où on ripaille et échange sur des sujets qui n’ont que peu d’intérêt pour les populations. “La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine aura des retombées positives en termes d’intégration africaine et d’échanges interafricains, reste que les profits à en tirer dépendront fortement du degré de libéralisation qui sera retenu par les pays africains“, a affirmé mardi 30 octobre 2018 Simon Mevel-Bidaux, économiste auprès de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

Intervenant lors d’une session spéciale dédiée à l’accord pour la mise en place de la ZLECA, tenue dans le cadre du 33ème comité intergouvernemental d’experts de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), organisé du 30 octobre au 2 novembre 2018, à Tunis, l’économiste de la CEA a considéré que “plus le scénario de libéralisation sera ambitieux, plus les bénéfices à en tirer en termes de commerce interafricain seront élevés“.
Outre la question du choix du scénario de libéralisation à adopter, les Etats signataires de l’Accord pour la mise en place de la zone de libre-échange continentale africaine devront également s’accorder sur les questions relatives aux règles d’origine et aux offres d’accès aux marchés aussi bien pour le commerce des biens que pour celui des services, avant de lancer la deuxième phase de négociations prévue pour 2020“, a-t-il aussi précisé.
Et d’ajouter “cette deuxième phase portera sur les questions relatives à l’investissement, à la propriété intellectuelle et aux politiques de compétition dans le cadre de la ZLECA“.

Mevel-Bidaux a aussi affirmé que “la Commission économique pour l’Afrique essaye de pousser les pays africains à intégrer le commerce électronique dans le cadre des négociations sur la ZLECA“.
Il a, par ailleurs, estimé que “la signature de la Déclaration de Kigali pour le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine par la majorité des pays de l’Union africaine constitue un pas important vers l’intégration continentale et le développement du continent, reste que la mise en œuvre de l’accord n’entrerait en vigueur qu’une fois ratifié par 22 pays et nous en sommes actuellement à 7 ratifications (le Kenya, le Tchad, le Niger, le Ghana, la Guinée, le Rwanda et le Swaziland )“.
Il a ainsi souligné l’importance d’une adhésion plus marquée de la part des pays africains à cette démarche de mise en place d’une zone de libre-échange continentale africaine, rappelant que trois pays refusent jusque-là de signer l’accord pour la mise en place de la ZLECA, à savoir l’Erythrée, la Guinée-Bissau et le Nigeria, sachant que trois autres pays ne l’ont pas encore signé mais se sont engagés à le faire, à savoir le Botswana, la Tanzanie et la Zambie.
L’économiste de la CEA a, en outre, indiqué qu’une fois ratifiée, la mise en place de la ZLECA se fera d’une manière progressive, compte tenu des écarts entre les pays africains en termes de développement et d’infrastructures, appelant les pays africains à limiter la liste des produits qui seront exclus de cette libéralisation pour optimiser les gains qui en découleront.

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Le Bureau de la CEA (commission économique pour l’Afrique) en Afrique du Nord, organise, en partenariat avec le Ministère du Développement de l’Investissement et de la Coopération Internationale (MDICI) et l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), la 33ème Réunion du Comité Intergouvernemental d’Experts (CIE) du Bureau, du 30 octobre au 2 novembre 2018 à Tunis (République de Tunisie).

Organe statutaire du Bureau de la CEA en Afrique du Nord, le CIE, composé de représentants des pays membres (Algérie, Egypte, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie et Soudan), se réunit annuellement en vue de se pencher sur le contexte économique et social dans lequel évoluent les économies de la région et de statuer sur les orientations stratégiques de la CEA en Afrique du Nord. Cette importante rencontre se tient pour la première fois à Tunis (République de Tunisie), à l’invitation du Gouvernement tunisien.

Organisée sous le thème : « Révolution des données en Afrique du Nord : mettre les données au service de la transformation structurelle », la 33ème Réunion du CIE se tiendra en tandem avec une réunion ad hoc d’experts sur le même thème, avec pour ambition d’examiner l’écosystème des données en Afrique du Nord. Ces travaux seront ainsi l’occasion pour des experts et représentants des pays nord africains d’échanger à propos de l’écosystème des données en Afrique du Nord, les besoins de la région pour la production de statistiques de qualité, les protocoles régissant la production de données, l’analyse, la confidentialité et l’éthique dans la région ainsi que le rôle des nouvelles technologies dans la collecte, l’analyse et le partage des informations. Les participants se pencheront par ailleurs sur les données requises pour le suivi de la mise en œuvre des Objectifs mondiaux pour le développement durable (ODD) des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine pour le développement du continent dans leurs pays respectifs.

D’autres thématiques clés seront abordées tout au long de la rencontre ; parmi ces dernières figurent les questions de l’emploi des jeunes en Afrique du Nord, l’état d’avancement de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECA), l’intégration de la migration dans les politiques nationales de développement de la région et la promotion des principes de l’économie bleue en Afrique du Nord. Il sera par ailleurs procédé à la présentation et au lancement du rapport du Bureau de la CEA en Afrique du Nord sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030.

Le Comité Intergouvernemental d’Experts et la réunion d’experts se tiendront avec la participation de représentants de haut niveau des gouvernements et institutions nationales d’Algérie, Egypte, Lybie, Maroc, Mauritanie, Soudan et Tunisie, le Secrétaire Général de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) et autres organisations onusiennes inter-gouvernementales, de la société civile, et du milieu académique.

Les recommandations issues de cette réunion seront présentées à la Conférence des Ministres Africains des Finances, de la Planification et du Développement Economique de la CEA dans la perspective de leur mise en œuvre.

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Un évènement parallèle pour aider les ministres africains, les législateurs et autres à approfondir leurs connaissances sur les mesures nécessaires à mettre pour lutter contre les Flux financiers illicites en provenance d’Afrique et les politiques prioritaires, y compris les lois relatives à la gestion des ressources naturelles du continent au profit de sa population, se tiendra en marge de la Conférence des ministres de 2018, à Addis-Abeba.

La réunion, qui se tiendra le dimanche 13 mai 2018, à partir de 16h, au Centre de conférences des Nations Unies, mettra l’accent sur les politiques fiscales critiques et les préoccupations de l’Afrique en matière de mobilisation des recettes et discutera les messages clés d’une étude sur l’architecture de gouvernance mondiale pour lutter contre les Flux financiers illicites et une étude de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) sur l’érosion de la base et le transfert des bénéfices d’un point de vue africain.

Gamal Ibrahim, Chef de la Section des finances et du secteur privé, de la Division des politiques macroéconomiques, de la CEA, déclare que l’évènement offre également une opportunité aux représentants de la CEA, du Forum africain d’administration fiscale et au Gouvernement de la Norvège, un partenaire de discuter des priorités qu’ils considèrent pour lutter contre les Flux financiers illicites en Afrique.

L’évènement parallèle aura lieu sous le thème, « Priorités pour la lutte contre les Flux financiers illicites en Afrique », organisé conjointement par la CEA, le Forum africain d’administration fiscale et le Gouvernement de la Norvège.

L’Afrique perd plus de 50 milliards de dollars chaque année en raison des Flux financiers illicites.

Les pays africains se sont engagés à s’attaquer à ces flux au moyen de la cible 16.4 des Objectifs de développement durable et de la Déclaration spéciale de l’Assemblée de l’Union africaine sur les Flux financiers illicites en 2015.

L’évènement parallèle visera à identifier les obstacles tels que l’absence de transparence, la faiblesse des cadres juridiques et réglementaires et le manque de réactivité institutionnelle et d’action coordonnée aux efforts fournis par les gouvernements pour atténuer l’impact des Flux financiers illicites sur la mobilisation des ressources nationales.

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La croissance en Afrique de l’Est demeure rapide et le revenu moyen par habitant de la région a atteint 740 dollars des Etats-Unis en 2016, soit deux fois plus que dix ans auparavant. « Ce niveau reste certes faible, mais c’est une performance impressionnante qui est le résultat de taux de croissance économique soutenus, considérablement plus élevés que les moyennes africaines ou mondiales sur la période » a expliqué M. Andrew Mold, Directeur par intérim du Bureau pour l’Afrique de l’Est de la Commission économique pour l’Afrique (ECA).

« Cela ne doit pas nous leurrer – la région est encore confrontée à de sérieux défis pour atteindre les objectifs de développement durable en 2030 – mais en général, les populations d’Afrique de l’Est vivent plus longtemps, en meilleure santé, et avec une qualité de vie améliorée par rapport à la génération précédente » a ajouté M. Mold.

Il s’exprimait lors d’un dialogue politique organisé par le Bureau pour l’Afrique de l’Est de la CEA, au Centre de Convention de Kigali, pour discuter des progrès et des défis de la région. Selon le nouveau rapport de la CEA intitulé « Développements macroéconomiques et sociaux en Afrique de l’Est 2018 », malgré des améliorations notables, la croissance dans la région reste fragile. En particulier, le développement du secteur manufacturier en Afrique de l’Est est insuffisant, limitant la création d’emplois et freinant le progrès technologique.

Le rapport note qu’à part l’Éthiopie, qui a mis en œuvre un programme ambitieux de parcs industriels axés sur les exportations, les politiques gouvernementales n’ont jusqu’ici pas réussi à promouvoir une croissance robuste dans le secteur manufacturier.

Un autre thème important souligné par le rapport de la CEA est la nécessité d’améliorer l’environnement des affaires en Afrique de l’Est. Le développement du secteur privé est insuffisant et la majeure partie des investissements productifs sont encore réalisés par le secteur public. Selon le rapport, la croissance serait plus forte et plus résiliente si des politiques étaient mises en œuvre pour stimuler l’activité du secteur privé.

L’Afrique de l’Est est une région qui comprend 14 pays : le Burundi, les Comores, le Congo, Djibouti, l’Éthiopie, l’Érythrée, le Kenya, Madagascar, l’Ouganda, le Rwanda, les Seychelles, la Somalie, le Soudan du Sud et la Tanzanie.

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La Commission économique pour l’Afrique s’associera prochainement au secteur privé pour faire en sorte que celui-ci joue un rôle dans la croissance et la prospérité en Afrique.

Lors d’une réunion avec le cinquième Comité, un comité de de l’Assemblée générale des Nations Unies chargé des questions administratives et budgétaires à Addis-Abeba, la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, déclare que le secteur privé a un rôle crucial à jouer, en tant que moteur de la croissance économique en Afrique.

« Nous travaillerons beaucoup plus avec le secteur privé pour réaliser certains des buts et objectifs de l’Agenda 2063 et de l’Agenda 2030. Le secteur privé a un rôle à jouer pour apporter la croissance et la prospérité sur le continent mais il ne peut y parvenir seul », dit-elle.

Mme Songwe fait part au comité de son aperçu stratégique du travail de la CEA, des efforts en cours pour restructurer l’organisation, y compris ses Bureaux sous-régionaux et autres questions connexes.

Elle met en exergue les questions d’actualité sur l’orientation de la CEA, notamment son appui aux États membres dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable et le Programme de développement de l’Union africaine sur 50 ans, l’Agenda 2063 ; après les négociations de l’accord post Cotonou;  la migration ; le changement climatique ; le genre ; l’agriculture ; l’énergie ; le commerce et l’intégration régionale, en particulier à la suite de la signature récente de l’Accord de libre-échange continental africain (AfCFTA) à Kigali, au Rwanda, par 44 pays.

Mme Songwe fait également trait à la collaboration avec d’autres entités des Nations Unies, notamment le Mécanisme de coordination régionale (MCR) et les mécanismes des équipes de pays et Institutions des Nations Unies (UNCT / UNLT), ainsi que d’autres institutions panafricaines telles que l’Union africaine. De plus, elle souligne également le travail de l’Institut africain pour le développement économique et la planification (IDEP), ajoutant que celui-ci serait bientôt partenaire avec les compagnies d’assurance et les universités pour dispenser des cours qui contribueront à stimuler la croissance sur le continent.

Mme Songwe, ajoute cependant qu’il faut un budget robuste et durable au fil du temps pour assurer le succès sur le terrain.

« Soixante ans plus tard, nous devons produire de meilleurs résultats et plus simples. Comme le dit le secrétaire général, nous devons être en mesure d’atteindre nos objectifs et nous sommes sur la bonne voie, et nous espérons pouvoir vous faire rapport très bientôt. Nous sommes en train de finaliser le processus de restructuration et de réalignement de la CEA pour que celle fasse des résultats », déclare-t-elle en référence aux 60 années d’existence de la Commission cette année.

« Nous examinons la structure de la CEA pour voir comment nous pouvons la rendre plus efficace et plus réactive, mais de manière plus efficace pour voir comment nous pouvons utiliser encore mieux ou même plus les compétences du personnel que nous avons en interne et je pense que nous avons été en mesure de trouver un bon nombre d’activités où il y a besoin de quelques ajustements et d’une certaine efficacité et nous espérons que dans les prochains mois nous allons pouvoir mener à bien certaines de ces activités ».

Mme Songwe et le comité ont discuté du rôle de la CEA en tant que Groupe de réflexion produisant des connaissances qui influencent les politiques aux niveaux mondial et régional ; le pouvoir de mobilisation de la CEA sur le continent et son travail de plaidoyer.

Le comité a ensuite visité l’imprimerie primée de la CEA, l’emblématique Africa Hall qui est en cours de rénovation pour une meilleure utilisation de ce symbole célèbre.

Africa Hall est le berceau de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), aujourd’hui l’Union africaine, qui a été construite il y a un demi-siècle pour représenter l’histoire, l’unité et la culture de l’Afrique.

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La secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe, a tenu jeudi 1er mars 2018 des entretiens à huis-clos avec le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Miroslav Lajčák, exprimant son appréciation sur les réformes en cours de l’Union africaine qui devraient rendre l’organisme continental plus autosuffisant et plus efficace.

Mme Songwe, Membre de l’équipe de réforme dirigée par le Président rwandais Paul Kagame, déclare qu’elle se concentre actuellement sur un certain nombre de questions afin de garantir que l’Union soit gérée plus efficacement au profit de ses citoyens.

Ceux-ci comprennent le financement de l’Union africaine ; comment faire des gains d’efficacité autour de l’Union par le biais de ses agences comme le NEPAD, qui pourrait être intégré à la Commission de l’UA en tant qu’Agence de développement de l’Union africaine ; renforcer la capacité du personnel de l’Union africaine à assurer la qualité et rapprocher l’UA de ses citoyens.

« En ce qui concerne le financement, c’est une erreur de dire que jusqu’à présent, 80% de ce que fait l’Union africaine est financé par des donateurs », déclare Mme Songwe, ajoutant que l’Afrique peut et devrait financer son propre développement et ses intérêts.

Elle dit que son équipe travaille et progresse bien dans ses efforts pour s’assurer que les réformes institutionnelles ré-alignent et gèrent efficacement l’UA aux niveaux politique et opérationnel et plus important, prévoient un financement plus durable pour la consolidation de la paix en Afrique si le prélèvement de 0,2% est respecté.

Certains États membres ont commencé à mettre en œuvre le prélèvement de 0,2% alors que d’autres sont en attente, dit Mme Songwe, ajoutant que l’UA disposerait d’un surplus de fonds pour la paix et la sécurité si tous les pays africains appliquaient le prélèvement de taxe.Lajčák, qui a rencontré hier le Président de la CUA, Moussa Faki Mahamat et les commissaires de l’UA, déclare que les réformes sont cruciales car elles conduiront à la création d’une Union africaine plus forte.

« Une Union africaine forte mène à une Afrique forte dans toutes les plateformes internationales », dit-il, ajoutant qu’il a discuté avec M. Mahamat et les commissaires de la nécessité d’une coopération plus étroite entre l’ONU et l’Union africaine.

Les dirigeants des deux organisations ont signé en janvier le cadre UA-ONU pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Ceci a suivi la signature du cadre de paix et de sécurité entre l’UA et l’ONU en avril 2017.

« Les partenariats entre l’UA et l’ONU sont une nécessité », déclare M. Lajčák, ajoutant que l’ONU ne peut atteindre aucun de ses objectifs sans l’Afrique.

Mme Songwe et le président de l’AGNU ont également discuté de la mise en œuvre du programme 2030 pour le développement durable et des moyens à mettre en œuvre pour inclure le secteur privé dans le financement des ODD. Ils ont également discuté des migrations et des consultations en cours sur le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées, régulières et les réformes de l’ONU.

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La Commission Economique pour l’Afrique présentera, mardi 20 septembre à Tunis, le Rapport sur l’Indice Africain de Développement Social (IADS) pour l’Afrique du Nord.

Lancé en mars 2015 à Addis-Abeba (Ethiopie), l’IADS est un outil de conception et de suivi de politiques sociales, destiné à aider les pays africains à assurer un impact positif du développement économique sur les conditions de vie de leurs populations. Cet outil mesure ainsi l’exclusion humaine dans six dimensions clés du bien-être tout au long du cycle de vie – y compris la survie, la santé, l’éducation, l’emploi, les moyens de subsistance et la capacité à mener une vie décente au-delà de 60 ans. Le rapport qui sera présenté le 20 septembre prochain, le premier réalisé en Afrique du Nord, présentera les résultats sur l’IADS pour six pays de la sous-région, à savoir : Algérie, Egypte, Maroc, Mauritanie, Soudan et Tunisie.

« A la différence de l’exclusion sociale, l’exclusion humaine décrit l’incapacité de l’individu à participer à et bénéficier du processus de développement de son pays », a indiqué Mme Takyiwaa Manuh, Directrice de la Division des Politiques de Développement Social à la CEA à la veille de la réunion. « Ce rapport vise à aider les responsables nord-africains à rendre leurs politiques plus équitables et plus inclusives, tout en facilitant le débat et le partage d’expérience en Afrique du Nord en matière de politiques de développement social », a-t-elle ajouté.

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